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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 05 No. 191
Jeudi 8 Mai 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-11:
MERCREDI 7 MAI 2003
Les délégués se sont réunis, matin et
après-midi, dans deux groupes de travail parallèles pour y
poursuivre la négociation du projet de décision du Président
concernant le programme futur, l'organisation et les méthodes
de travail de la Commission. Le Groupe de Travail I devait
discuter du programme de travail pluriannuel et de
l'organisation future des travaux de la CDD et le Groupe de
Travail II devait examiner les questions de l'élaboration des
rapports, des partenariats et du bureau. Le matin, les
participants devaient se réunir également pour un exposé sur
l'Année Internationale de l'Eau Douce et des Consultations
informelles devaient se dérouler tout au long de la matinée et
de l'après-midi pour la finalisation du projet de décision
concernant les préparatifs de l'évaluation des 10 années de la
mise en œuvre du Programme d'Action de la Barbade (PAB).
LE GROUPE DE TRVAIL I
A l'ouverture des travaux des groupes de
travail I et II, le Président de la CDD-11, Moosa, attira
l'attention sur la date limite à respecter et informa les
délégués que la session devait terminer ses travaux le
vendredi après-midi et que les négociations devaient être
bouclées le jeudi. Affirmant que les ministres ayant pris part
au segment de haut niveau de la semaine écoulée avaient "voulu
montrer que le multilatéralisme poursuivait sa voie et qu'il
n'était pas effondré," l'orateur exhorta les délégués à faire
preuve d'une plus grande diligence dans leurs travaux.
LE PROGRAMME DE TRAVAIL PLURIANNUEL: Au
sujet du paragraphe consacré aux trois thèmes principaux, la
pauvreté, la consommation et la production, et les ressources
naturelles de base, le G-77/ CHINE souhaita soit sa
suppression soit sa re-formulation, utilisant le libellé exact
du JPOI . L'option suppression fut appuyée par de nombreuses
délégations, entendu que si cette dernière était retenue,
l'idée générale du texte serait reflétée dans le préambule. Le
Coprésident Moeini Meybodi requit de Ngurah Swajaya (Indonésie),
la facilitation des concertations officieuses autour du
préambule.
Au sujet du libellé consacré aux
considérations devant guider la mise en œuvre du programme de
travail de la CDD, le G-77/CHINE suggéra de le remplacer par
sa proposition concernant le programme de travail pluriannuel.
Diverses délégations expliquèrent les amendements qu'elles
proposaient dans le paragraphe et nombre de pays suggérèrent
de déplacer certaines parties du libellé vers le préambule. Un
certain nombre de délégations proposèrent des amendements dans
l'annexe d'origine, le porte-parole du G-77/CHINE nota un
certain nombre de différences fondamentales entre les
positions exprimées par les pays, signalant sa préférence
plutôt pour une approche globale embrassant l'ensemble des
questions, que pour approche "à la carte" focalisée sur une
liste limitée de sujets. D'autres délégations désapprouvèrent,
soulignant la nécessité de limiter le nombre des sujets devant
être abordés par les sessions de la CDD. Certaines notèrent
également que les ministres avaient fait part de leur souhait
de se focaliser sur les questions de l'eau et de l'énergie au
cours des deux premiers cycles.
L'ORGANISATION FUTURE DES TRAVAUX: Au
sujet du libellé traitant de la contribution du calendrier des
travaux de la CDD à la mise en œuvre du développement durable,
le G-77/CHINE, contré par la NORVEGE, la SUISSE, l'AUSTRALIE,
les ETATS-UNIS et l'UE, appela à l'insertion d'une référence
au principe des responsabilités communes mais différenciées.
Le groupe de travail décida que les travaux de la Commission
seront organisés en une série de "Cycles de Mise en œuvre" de
deux ans, orientées vers l'action, assortie d'une "Session
d'Evaluation" et d'une "Session Politique."
Les délégués abordèrent ensuite le Rapport
du Secrétaire Général sur la mise en œuvre, s'accordèrent, sur
proposition du Canada, de dire qu'il reflétait bien les
progrès réalisés, tout à la fois, dans la mise en application
du Plan d'Action 21, du Programme de la Suite de la Mise en
1ouvre du Plan d'Action 21, et du JPOI. L'UE, contrée par le
G-77/ CHINE, proposa que le rapport présentait une revue
détaillée de la mise en œuvre "à tous les niveaux." Le
G-77/CHINE fit aussi objection à la formulation suggérant que
le rapport rendait compte des nouveaux défis posés et des
nouvelles opportunités offertes. Il y eut accord général pour
dire que le rapport devait être basé sur les données fournies
dans les rapports des pays et dans les rapports des
organisations des Nations Unies et des instances régionales.
Il y eut une longue discussion, non aboutie, autour de
l'emploi des termes "entre autres" et "au cas échéant"
dans les références aux données devant être fournies par les
sous-régions et les par les Principaux Groupes Sociaux. Le
G-77/CHINE s'opposa à une proposition des Etats-Unis appelant
à l'inclusion des rapports sur les partenariats.
Les délégations s'accordèrent également
pour dire que la revue des progrès dans la "Session
d'Evaluation" devait inclure les contributions apportées par
les agences, les programmes et les Fonds des Nations Unies, le
FEM et les institutions financières et commerciales
internationales.
Au sujet des contributions apportées par
les Principaux Groupes Sociaux, les délégations acceptèrent un
libellé proposé par le Coprésident Meybodi et amendé par le
G-77/CHINE, se référant aux experts scientifiques et aux
éducateurs, en "gardant à l'esprit" les paragraphes pertinents
du JPOI.
Les délégués abordèrent ensuite la question
du résultat de la "Session d'Evaluation," et s'accordèrent
pour dire que ce dernier devait inclure une synthèse du
Président. Au sujet du libellé proposant la tenue d'un Forum
sur l'Action Intergouvernementale, la REPUBLIQUE DE COREE
suggéra qu'il ait lieu au mois de février de la deuxième année
du cycle, et plaça entre crochets la référence à la durée de "deux
semaines" proposée pour le forum. Avec l'UE et le G-77/CHINE,
l'intervenant fit également part de ses réserves concernant le
déséquilibre du nombre des réunions proposées pour les deux
années du cycle. Le JAPON rappela au Secrétariat sa requête
d'éclairer la lanterne des délégués sur les implications
budgétaires des diverses propositions avancées pour le
programme des réunions.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
Le Groupe de Travail II poursuivit la
négociation du projet de décision du Président, qui avait été
encore révisé dans la compilation de texte intégrant le
résultat des discussions menées au cours de la journée du
mardi. Après une brève discussion de diverses propositions
appelant à l'amendement de l'intitulé du chapitre, les
délégués décidèrent d'enlever tous les intitulés de chapitre
du projet de texte.
LES PARTENARIATS: Le G-77/CHINE proposa
un libellé devant tenir lieu de préambule. L'UE approuva, mais
l'AUSTRALIE, le CANADA, les ETATS-UNIS et le JAPON y firent
objection. Les délégués discutèrent ensuite le paragraphe
réitérant que les partenariats constituaient un instrument
complémentaire important pour l'impulsion de la mise en œuvre
du Plan d'Action 21 et du JPOI. Le G-77/CHINE introduisit un
libellé précisant que l'intention des "partenariats n'est pas
de se substituer aux engagements pris par les gouvernements
mais de complémenter la mise en œuvre du JPOI." Le délégué des
ETATS-UNIS plaida pour une référence plutôt à "accords
intergouvernementaux" qu'à "engagements." L'UE proposa
"engagements conclus à l'échelle intergouvernementale." Le
groupe décida de mener des consultations officieuses sur ce
sujet, et de présenter un rapport, jeudi.
Il y eut également désaccord autour de la
proposition avancée par le G-77/ CHINE de supprimer la
référence aux partenariats mentionnés comme étant "une
innovation cruciale," et de s'y référer comme étant "des
initiatives volontaires entreprises par les parties prenantes."
Réagissant à de nouveaux amendements proposés par le
G-77/CHINE, le délégué des Etats-Unis fit part de ses réserves
quant à la considération de nouveaux paragraphes à ce stade
tardif des négociations.
L'ETABLISSEMENT DES RAPPORTS: Les
délégués accordèrent une grande attention au paragraphe
soulignant l'importance du système de l'établissement des
rapports pour l'évaluation des progrès réalisés dans la mise
en œuvre. Une bonne partie du débat se focalisa sur le point
de savoir si, oui ou non, il fallait retenir les références à
"un système efficace" d'établissement des rapports,
formulation, qui avait la préférence de l'UE, ainsi que sur
l'insertion d'un libellé portant sur "l'évaluation et le suivi."
Au terme de longues discussions, les délégués approuvèrent une
formulation soulignant que "un système efficace
d'établissement des rapports est essentiel pour la revue,
l'évaluation et le suivi des progrès" réalisés dans la mise en
œuvre. Les délégués s'accordèrent aussi sur une proposition de
l'UE disant que le paragraphe devait faire référence aux
parties pertinentes du JPOI, et sur une proposition des
Etats-Unis appelant à l'insertion d'une référence spécifique
aux actions d'identification, aux opportunités offertes et aux
contraintes rencontrées.
Le groupe de travail aborda ensuite le
paragraphe consacré à la soumission des rapports à la CDD,
examinant d'abord le libellé proposé par le G-77/CHINE. Après
l'introduction d'un certain nombre d'amendements par l'UE et
les ETATS-UNIS, le libell� fut accept�. Telle que retenue, la
formulation "encourage les pays � pr�senter, sur une base
volontaire, des rapports nationaux, en particulier, � la
Session d'Evaluation de la CDD, en se focalisant sur les
progr�s concrets r�alis�s dans la mise en �uvre, notamment,
les accomplissements, les contraintes rencontr�es, les d�fis
pos�s et les opportunit�s offertes."
Au sujet des diverses formulations et
propositions additionnelles avanc�es pour la question de
l'�tablissement des rapports, les d�l�gu�s firent part de
leurs incertitudes sur le point de savoir si ces derniers
concernaient sp�cifiquement la soumission des rapports � la
CDD ou au Secr�tariat G�n�ral. Le Copr�sident Bruno Stagno
indiqua que le groupe retournerait � ce texte, jeudi matin.
Dans le paragraphe faisant r�f�rence aux
diverses requ�tes pr�sent�es au Secr�tariat concernant la
question de l'�tablissement des rapports, les d�l�gu�s
s'accord�rent sur un libell� appelant � �viter le placement
"de fardeaux inutiles sur les Etats" dans le domaine de
l'�laboration des rapports, et � la fourniture de donn�es
mettant en exergue les tendances pertinentes, les contraintes,
les d�fis et les th�mes �mergeants. L'UE, contr�e par le
G-77/CHINE, proposa la promotion des bonnes pratiques et des
rep�res. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS souligna le r�le du Groupe
de D�veloppement des Nations Unies dans la coordination du
travail men� au sein de l'ONU. Aucun accord ne put, toutefois,
�tre atteint sur ce sujet.
LE BUREAU: Les d�l�gu�s entam�rent un
premier examen du chapitre consacr� au Bureau. Les
commentaires se focalis�rent sur les r�serves autour du terme
de deux ans propos� pour le Bureau, qui risque de donner lieu
� des complications juridiques et autres, compte tenu du
r�gime tri-annuel de l'adh�sion � la CDD. Le d�l�gu� des
ETATS-UNIS proposa la suppression de ce chapitre et
l'�laboration d'une d�cision s�par�e concernant le Bureau,
pour soumission � la consid�ration de l'ECOSOC.
CONSULTATIONS OFFICIEUSES SUR LES PEID
Des consultations officieuses sur les PEID
se d�roul�rent le matin et l'apr�s-midi, pour la finalisation
du projet de d�cision concernant les pr�paratifs de la r�union
internationale consacr�e � l'�valuation de la mise en �uvre du
PAB. En vue de garantir une grande visibilit� aux questions
ayant trait aux PEID, le G-77/CHINE fit part de son souhait
d'int�grer une r�union pr�paratoire de trois jours dans le
programme de travail de la CDD-12. Les ETATS-UNIS et le JAPON
mirent en garde, s'agissant du champ d'action et du programme
de la CDD-12, contre la prise de d�cisions qui risqueraient de
pr�d�terminer le r�sultat des n�gociations men�es dans les
groupes de travail. Les d�l�gu�s d�cid�rent de laisser la
r�f�rence au "segment de haut niveau" entre crochets, en
attendant la d�cision du Groupe de Travail sur ce sujet.
Les d�l�gu�s d�cid�rent aussi de
r�organiser l'ordre de nombre de paragraphes de mani�re �
s'assurer que tous les rapports devant �tre soumis au cours du
processus pr�paratoire prennent en ligne de compte les
dispositions pr�vues dans la r�solution 57/262 de l"Assembl�e
G�n�rale concernant la simplification des rapports. Le d�l�gu�
des ETATS-UNIS proposa l'insertion d'un libell� demandant au
Secr�taire G�n�ral travail "dans le cadre des ressources
disponibles," durant le processus pr�paratoire, la NOUVELLE
ZELANDE ajoutant une formulation stipulant que les
contributions volontaires sont � utiliser, si n�cessaire, pour
la couverture des d�ficits. Les d�l�gu�s approuv�rent ces
suggestions. Apr�s confirmation des dates et lieux des
r�unions pr�paratoires r�gionales, les d�l�gu�s approuv�rent
le projet de d�cision, lequel sera renvoy� au Groupe de
Travail II, pour examen.
EXPOSE SUR L'ANNEE INTERNATIONALE DE L'EAU
DOUCE
Cette r�union fut pr�sid�e par Ronnie
Kasrils, Ministre Sud-Africain des Ressources en Eau et des
For�ts. Dans son intervention, Willem Alexander, Prince
H�ritier des Pays-Bas, d�clara que l'am�lioration de la
situation de l'assainissement dans le monde n�cessitait un
effort sp�cial et appela � une "nouvelle r�volution agricole."
D'autres orateurs not�rent l'imp�ratif d'une mobilisation
sociale et d'une mobilisation des m�dias, de la mise en place
de strat�gies attentives au r�le des femmes, dans le domaine
de l'eau, et d'une focalisation sur l'�tre humain, sur les
m�nages et sur les communaut�s. Les participants devaient
entendre �galement lecture de rapports sur les travaux de la
Cellule charg�e du Projet du Mill�naire dans le domaine de
l'Eau et de l'Assainissement, du Troisi�me Forum Mondial sur
l'Eau, et le Rapport sur le D�veloppement des Ressources en
Eau dans le Monde.
DANS LES COULOIRS
L'appel emphatique lance mercredi matin par
le Pr�sident Moosa aux groupes de travail, de faire preuve
d'une grande diligence dans les n�gociations semble avoir
donn� des r�sultats mitig�s. Si les participants du Groupe de
Travail I ont sembl�, au d�part, �tre inspir�s par son
�loquence, certains ont quitt� la r�union, tard dans l'apr�s-midi,
en sugg�rant que les pourparlers s'�taient �gar�s � mesure
qu'on avan�ait dans la journ�e. Dans l'intervalle, le Groupe
de Travail II a commenc� ses travaux � une allure qualifi�e
par l'un des d�l�gu�s comme �tant "semblable � celle d'un
escargot," avec quelques participants d�plorant l'introduction
"en derni�re minute" de nombreux ajouts dans le texte par
nombre de d�l�gations. Bien que la s�ance de l"apr�s-midi se
soit av�r�e plus productive, il semble que l'inqui�tude
demeure r�pandu concernant le fait que les deux groupes ont
encore beaucoup � faire; certains ont m�me sembl� �tre surpris
qu'il n'y ait pas eu de s�ance nocturne, mercredi.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I: Ce groupe se
r�unira dans la Salle de Conf�rence 4, de 10h � 13h et de 15h
� 18h, pour n�gocier l'organisation future des travaux et le
programme de travail pluriannuel.
GROUPE DE TRAVAIL II: Ce groupe se
r�unira dans la Salle de Conf�rence 6, de 10h � 13h et de 15h
� 18h, pour n�gocier des partenariats et des contributions du
syst�me des Nations Unies et des Principaux Groupes Sociaux.
Ce groupe examinera aussi les projets de d�cisions concernant
les PEID et le tra�age rapide des ONG accr�dit�es aupr�s du
SMDD � l'ECOSOC. |