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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 05 No. 183
Lundi, 30 Avril 2001
RESUME DE LA NEUVIEME SESSION
DE LA COMMISSION DU DEVELOPPEMENT DURABLE:
16 - 28 AVRIL 2001
La neuvième session de la
Commission du Développement Durable s'est déroulée au
siège des Nations Unies, à New York, du 16 au 28 avril 2001.
Plus de 500 participants, dont des ministres gouvernementaux
et autres officiels de haut rang, ainsi que des représentants
du secteur du commerce et de l'industrie, des collectivités
locales, de la communauté scientifique et technologique et
des organisations non gouvernementales (ONG), devaient prendre
part à ses travaux. Conformément au programme de travail
pluriannuel de la Commission pour la période 1998-2002, la
session devait se pencher sur les thèmes sectoriels de
l'énergie et de l'atmosphère, le thème économique des
transports, et les thèmes transversaux de l'information au
service de la prise des décisions et de la participation, et
de la coopération internationale au service de l'instauration
d'un environnement habilitant.
Après avoir passé en revue
l'ordre du jour et les questions organisationnelles, quatre
séances consacrées au Dialogue avec les Acteurs Sociaux ont
eu lieu du 16 au 18 avril, aux travaux desquelles, la
communauté scientifique et technologique participait pour la
première fois. Le Segment de Haut Niveau qui engloba un
groupe de discussion spécial, deux séances de dialogue
interactif et une séance de débat général, a eu lieu du 18
au 20 avril. Les 19 et 20 avril, les ministres et autres chefs
de délégations tinrent plusieurs séances d'échange
informel avec les membres désignés du Bureau de la CDD-10
pour leur fournir les orientations politiques nécessaires au
processus préparatoire du Sommet Mondial sur le
Développement Durable prévu à Johannesburg, en Afrique du
Sud, en 2002.
Les travaux de la CDD-9 sur
l'élaboration des décisions concernant les cinq thèmes
sectoriels et intersectoriels furent menés dans trois
Comités de Rédaction qui entamèrent leurs travaux le lundi
23 avril. Il y eut, durant les séances de rédaction, des
débats étendus à la fois sur les questions de procédure et
sur les questions de fond. Le G-77/Chine, les ETATS-UNIS et
d'autres Etats firent objection à un certain nombre de
nouvelles propositions introduites, lundi 23 avril, par
l'Union Européenne, et qui n'avaient pas été approuvées au
cours des réunions des Groupes de Travail Intersessions
tenues en février et mars 2001.
Des divergences de fond ont
intéressé les références portant sur l'utilisation et le
transport de l'énergie nucléaire, les indicateurs du
développement durable, le Principe 10 de Rio (participation
du public), la gouvernance, le changement climatique et le
Protocole de Kyoto. Suite à des consultations informelles
tenues tout au long de la journée du vendredi et qui se sont
étalées jusqu'au samedi matin, les délégués parvinrent
finalement à réaliser un consensus autour de l'ensemble des
libellés objet de contestation et à adopter les cinq
décisions.
Si les verdicts peuvent
différer légèrement d'un observateur à l'autre, quant au
résultat de la CDD-9, un net consensus s'est dégagé sur un
point précis: il est temps de "restructurer de manière
radicale" la CDD, la neuvième session ayant mis en
évidence les lacunes de toujours auxquelles s'attendent, à
l'avance, bon nombre d'observateurs. Pour beaucoup d'entre
eux, la CDD-9 était plutôt centrée sur la préservation
d'intérêts souverains et le rétrécissement de l'éventail
des options à retenir pour le Sommet de 2002, que sur la
conduite de discussions franches autour du développement
durable en vue de dégager des recommandations et des
orientations politiques claires et précises. Pour que le
Sommet de Johannesburg puisse constituer une percée réelle,
il se doit de ne pas manquer l'occasion de définir les
mécanismes opérationnels du développement durables.
BREF HISTORIQUE DE LA CDD
La CDD émergea du Plan
d'Action 21, le programme d'action adopté par la Commission
des Nations Unies sur le Développement Durable (CNUED), en
juin 1992. Le Plan d'action 21 appela à la création de la
CDD aux fins: de s'assurer du suivi efficace de la CNUED;
d'impulser la coopération internationale et de rationaliser
les capacités intergouvernementales en matière de prise de
décisions; et d'évaluer l'état d'avancement de
l'application du Plan d'action 21 aux niveaux
local, national, régional et international. En 1992, la 47ème
session de l'Assemblée Générale de l'ONU établit, dans sa
Résolution 47/191, les termes de référence de la CDD, sa
composition, ses lignes directrices concernant la
participation des ONG, le calendrier de ses travaux, ses liens
avec d'autres organes des Nations Unies, et les arrangements
devant encadrer son Secrétariat. La CDD tint sa première
session de fond en juin 1993 et s'est, depuis, réunie
régulièrement une fois par an. En juin 1997, cinq ans après
la CNUED, l'Assemblée Générale de l'ONU tint une session
extraordinaire (SE/AGNU-19) consacrée à l'évaluation de la
mise en œuvre du Plan d'Action 21. Les négociations
produisirent le Programme de la Suite de la Mise en Œuvre du
Plan d'action 21. Parmi les décisions adoptées à la
SE/AGNU: le programme de travail de la CDD qui identifiait les
thèmes sectoriels et intersectoriels et ceux relatifs au
secteur économique et aux principaux groupes sociaux,
auxquels seront consacrées les quatre sessions suivantes de
la CDD. Les thèmes annuels majeurs retenus étaient ceux de
la pauvreté et des modes de consommation et de production.
La CDD-6 se déroula du 20
avril au 1er mai 1998. Les participants y procédèrent à
l'examen du thème économique de l'industrie et du thème
sectoriel des approches stratégiques dans le domaine de la
gestion de l'eau. Ils devaient, par ailleurs, y procéder à
la revue de la mise en œuvre du Programme d'Action pour le Développement
Durable des Petits Etats Insulaires en Développement, et
débattre des thèmes intersectoriels du transfert des
technologies, du renforcement des capacités, de l'éducation,
des sciences et de l'amélioration de la prise de conscience.
La CDD-7 eut lieu du 19 au
30 avril 1999. Les participants y considérèrent le thème
économique du tourisme, le thème sectoriel des océans et
des mers et le thème intersectoriel des modes de consommation
et de production. Ils devaient se pencher également sur les
préparatifs de la Session Extraordinaire de l'Assemblée
Générale de l'ONU consacrée à la Revue du Programme
d'Action de la Barbade pour le Développement Durable des
Petits Etats Insulaires en Développement.
La CDD-8 se réunit du 24
avril au 5 mai 2000. Les participants y examinèrent le thème
économique de l’agriculture durable et de gestion des sols,
le thème sectoriel de planification et de gestion intégrée
des ressources foncières et les thèmes transversaux des
ressources financières, du commerce et de l’investissement,
et de la croissance économique. Les conclusions et les
propositions figurant dans le rapport final furent également
examinées, tout comme les dispositions prises dans le cadre
des préparatifs de l’évaluation de la dixième année de
la CNUED.
COMPTE RENDU DE LA REUNION
Le Président de la CDD-9,
Bedrich Moldan (République Tchèque) ouvrit les travaux de la
réunion le lundi 16 avril, et invita les délégués à
observer une minute de silence à la mémoire du
Vice-président Daudi Taliwaku (Ouganda), décédé début
avril 2001. Dans ses remarques d'ouverture, le Président
Moldan souligna le rôle de la CDD dans le suivi des progrès
et des accomplissements sur la voie du développement durable.
Souhaitant la bienvenue aux
participants, le Sous-secrétaire Général chargé des
Affaires Economiques et Sociales, Nitin Desai, mit en exergue
l'énergie comme un domaine apportant une valeur ajoutée à
l'oeuvre des Nations Unies, notant que la CDD-9 est la
première réunion onusienne à aborder l'énergie en tant que
thème sectoriel. L'orateur indiqua que les questions ayant
trait aux besoins énergétiques des populations et à
l'accès à l'énergie doivent être traitées comme des
questions prioritaires, nota que bon nombre de préoccupations
concernant la mise à disposition des ressources au service du
développement durable se rapportent à l'énergie, et
suggéra de fusionner l'ordre du jour de la CDD avec celui de
l'éradication de la pauvreté.
LES QUESTIONS
ORGANISATIONNELLES: Le lundi 16
avril, les délégués procédèrent à l'élection de Madina
Jarbussynova (Kazakhstan) en qualité de Vice-présidente,
pour représenter le groupe des Pays Asiatiques et pour servir
de Rapporteur. Le vendredi 20 avril, Margarida Rosa Da Silva
Izata (Angola) fut élue, à son tour, Vice-présidente pour
représenter le Groupe des Pays Africains au sein du Bureau.
Les autres membres du Bureau de la CDD-9 sont le Président
Moldan, et les Vice-présidents David Stuart (Australie) et
Alison Drayton (Guyane), qui avaient été élus lors de la
première session de la CDD-9, en mai 2000.
Les délégués
procédèrent à l'accréditation du Forum Intergouvernemental
sur la Sécurité Chimique auprès de la CDD, avec statut
d'observateur, et à l'adoption du document Ordre du Jour
Provisoire et Diverses Questions Organisationnelles
(E/CN.17/2001/1). Le Président Moldan expliqua la conduite
des travaux au cours des débats et des dialogues interactifs
du Segment de Haut Niveau et des Groupes de Rédaction. Il
invita les ministres à prendre part aux échanges informels
programmés les jeudi 19 et vendredi 20 avril, et les
encouragea à focaliser leurs interventions sur le prochain
Sommet Mondial sur le Développement Durable.
LES SEANCES DE DIALOGUE AVEC
LES ACTEURS SOCIAUX
Les séances de Dialogue
avec les Acteurs Sociaux consacrées au thème de l'énergie
et transport eurent lieu du lundi 16 au mercredi 18 avril. Des
représentants du secteur du commerce et de l'industrie, des
syndicats des travailleurs, des ONG, des collectivités
locales et de la communauté scientifique et technologique y
présentèrent des déclarations axées sur trois thèmes:
-
la réalisation d'un
accès équitable à l'énergie durable;
-
l'adoption de choix
viables en matière de production, distribution et
consommation d'énergie;
-
l'édification de
partenariats entre les secteurs public et privé pour la
concrétisation de l'énergie durable au service des
transports; et
-
la planification de
transports viables: les choix et les modèles à retenir
dans la conception des implantations humaines et des
moyens de transports alternatifs.
Les séances devaient
commencer par des exposés concis présentés par chacun des
groupes sociaux présents, suivis par des réactions de la
part de deux représentants gouvernementaux, puis d'un
dialogue d'ordre général et clôturés enfin, par des
recommandations élaborées par chacun des groupes sociaux en
présence. Le Président Moldan souligna que les dialogues et
les recommandations dégagées viendront alimenter les
discussions de la CDD autour des thèmes de l'énergie, des
transports et de l'atmosphère.
Les recommandations
récurrentes dégagées des séances de dialogue appelaient:
à l'utilisation et à l'investissement dans les formes
d'énergie renouvelables, y compris les technologies qui s'y
rapportent; à un plus grand accès à l'énergie; à la
transparence et à la participation dans les prises de
décisions; et à la nécessité du renforcement des
capacités, de la collaboration entre l'ensemble des
intervenants, du financement de la recherche, du transfert des
technologies et de l'éradication de la pauvreté. Le débat
autour de la suppression progressive des subventions
accordées aux sources d'énergie non viables et du recours à
l'énergie nucléaire devait occuper une place proéminente
dans les discussions.
REALISATION D'UN ACCES
EQUITABLE A L'ENERGIE DURABLE: Les
représentants du secteur du Commerce et de l'Industrie
appelèrent, entre autres: à la réforme du marché; à
l'amélioration de l'efficience énergétique; à
l'utilisation des études d'impacts sociaux des activités de
production d'énergie; et à l'intégration des coûts
externes et des profits, y compris ceux dérivés.
Les représentants des
Syndicats notèrent les préoccupations liées aux accidents
de travail et recommanda: une plus grande participation des
travailleurs dans les décisions ayant trait à la production
et au transport de l'énergie; la ratification de la
Convention 155 de l'Organisation Internationale du Travail
portant sur la santé des travailleurs; la reconnaissance des
liens entre la santé des travailleurs, celle de la
communauté et celle de l'environnement; et un soutien plus
important à la recherche dans le domaine des implications de
la transition vers l'énergie durable, sur l'emploi.
Les porte-parole des ONG
exhortèrent les gouvernements, entre autres: à entamer
immédiatement la suppression graduelle de l'énergie
nucléaire; à voter un moratoire sur l'extraction des
combustibles fossiles dans les régions écologiquement
fragiles; à imposer une taxe sur les combustibles à base de
carbone; à cesser la construction de barrage de grande
échelle; à promouvoir un accès plus important à l'énergie
durable en faveur des femmes; à soutenir la création d'une
nouvelle agence des Nations Unies chargée de la promotion des
sources d'énergie renouvelables et durables.
Les délégués des
collectivités locales appelèrent à l'ouverture, en faveur
des pauvres, de l'accès à l'énergie commercialisée, à
l'investissement dans l'énergie non polluante et à
l'utilisation de certaines subventions en faveur des sources
d'énergie renouvelable et non polluantes.
Les porte-parole de la
communauté scientifique et technologique encouragèrent la
suppression graduelle des caisses de compensation, la
décentralisation de l'énergie, le renforcement de l'appui à
la recherche et développement, une utilisation plus
importante des évaluations des coûts liés aux cycles de vie
et de l'intégration des coûts réels, une collaboration
interdisciplinaire, et l'intégration de la science dans les
prises de décisions.
DES CHOIX VIABLES DANS LES
DOMAINES DE LA PRODUCTION, DISTRIBUTION ET CONSOMMATION
D'ENERGIE: Les représentants du
commerce et de l'industrie appuyèrent: une réduction de
l'utilisation de l'énergie à travers des législations et
des normes, des programmes de labélisation, la mise en place
de codes et la mise à disposition de l'information;
l'ouverture et l'amélioration de l'accès aux technologies;
et le développement et la fourniture du gaz naturel aux pays
en développement.
Les syndicats des
travailleurs recommandèrent entre autres: une suppression
graduelle de l'énergie nucléaire; l'accroissement de
l'efficience énergétique et de la dé-carbonisation;
l'amélioration de l'étanchéité des bâtiments; et la
création d'emplois dans le secteur de l'énergie renouvelable
assortie d'une transition équitable des industries existantes
à celles émergeantes.
Les ONG appelèrent, entre
autres: à la suppression progressive de l'énergie nucléaire
et de l'utilisation des combustibles fossiles; à un moratoire
sur l'exploration du pétrole dans les régions sensibles; à
une focalisation accrue sur la conservation de l'énergie, à
des planifications et des constructions durables; à
l'utilisation de la Charte Mondiale de l'Energie en tant
qu'outil politique; à la reconnaissance du rôle des
standards de l'Organisation Normative Internationale, et de
leur application; et à la mise en place d'un centre onusien
d'échange d'information sur les technologies de l'énergie.
Les collectivités locales
appelèrent: à des standards pour l'encadrement de la
production de l'énergie non polluante et de la qualité de
l'air; à une priorité pour l'investissement dans la
réduction de la demande en matière d'énergie et la
réalisation de l'efficience énergétique; à l'aplanissement
des obstacles entravant la mise à disposition des
technologies non polluantes au niveau des collectivités
locales; et à un soutien gouvernemental en faveur des
initiatives dans les domaines de la gestion de la demande, des
codes à observer en matière d'énergie, et des politiques
d'approvisionnement.
La communauté scientifique
et technologique encouragea, entre autres: la suppression
progressive des caisses de compensation disponibles aux
systèmes énergétiques polluants et peu sûrs; des
tarifications appropriées assorties d'une intégration des
coûts externes et des coûts liés aux cycles de vie;
l'élimination des entraves d'ordre réglementaire; la
promotion de l'utilisation des combustibles à base
d'hydrogène; la mise en place de standards uniformes dans
l'évaluation du développement durable; et l'intensification
de la recherche dans le domaine de la fixation du carbone.
DES PARTENARIATS ENTRE LES
SECTEURS PUBLIC ET PRIVE POUR LA REALISATION DE L'ENERGIE
DURABLE AU SERVICE DES TRANSPORTS:
Les représentants du commerce et de l'industrie
encouragèrent: le développement et le financement de
marchés plus viables et plus innovants dans le domaine des
transports; l'instauration de conditions favorisant
l'émergence de marchés viables dans le domaine des
combustibles à base de gaz; et un accès égalitaire à la
mobilité.
Les syndicats des
travailleurs: firent part de leurs réserves concernant la
privatisation des réseaux ferroviaires, les aspects négatifs
du système maritime des pavillons de complaisance, et le
transport indirect inefficace et non viable des produits du
marché; puis soulignèrent le lien étroit entre la
sécurité des transports, les conditions du travail et
l'état de l'environnement. Ils appelèrent également: à des
normes internationales en matière de sécurité,
d'environnement et d'emploi, et à une coopération entre le
commerce et l'industrie dans les programmes de transports des
travailleurs.
Les ONG suggérèrent
l'adoption de politiques visant à la réduction de la demande
en matière de transport et à la promotion des formes de
transports non motorisées, et notèrent: l'influence de
l'investissement gouvernemental sur l'utilisation des
transports; et la nécessité de modifications dans les
aménagements territoriaux, de régulations et de mesures de
réduction d'émissions, basées sur la loi du marché.
Les représentants des
collectivités locales recommandèrent: l'amélioration des
carburants utilisés dans les technologies de transport; la
promotion d'une consommation rationnelle; l'investissement
dans des routes cyclables et piétonnières, assorties
d'incitations d'ordre esthétique et sécuritaire; des normes
de dimensions nationales pour les émissions émanant des
véhicules; et l'utilisation du leadership public et du
pouvoir étatique en matière d'approvisionnement pour
promouvoir des moyens de transport non polluants et étendre
le marché des véhicules propres.
La communauté scientifique
et technologique souligna qu'une mobilité abordable et
écologiquement rationnelle est essentielle pour le
développement durable, et appela à un système de transports
à taux d'émission zéro et à de nouvelles infrastructures
et technologies de transport.
PLANIFICATION DE TRANSPORTS
VIABLES: CHOIX ET MODELES A RETENIR DANS LA CONCEPTION DES
IMPLANTATIONS HUMAINES ET DES VEHICULES ALTERNATIFS:
Dans la séance de dialogue sur ce thème, plusieurs
participants présentèrent des commentaires sur l'importance
de l'intégration des transports et de la planification de
l'aménagement des territoires. Les représentants du commerce
et de l'industrie recommandèrent: la promotion d'instruments
efficaces pour les objectifs économiques, sociaux et
environnementaux; la consolidation des cargaisons dans tous
les modes de transport, y compris la prévention des transits
à vide; et l'encouragement de l'action gouvernementale dans
les domaines des règles de droit et de la justice, de
l'intégrité au sein de l'administration, de la transparence
et de la responsabilité, de la robustesse des politiques
économiques et de légitimités des autorités chargées de
la mise en application.
Les représentants des
syndicats des travailleurs soulignèrent que les femmes sont
les principales utilisatrices des services et des ressources
énergétiques à usage domestique, et requirent entre autres:
une évaluation des effets de la libéralisation des services
des domaines de l'énergie et des transports dans les pays en
transition économique; la re-conception des implantations
humaines; la participation des travailleurs dans les prises de
décisions concernant la planification en matière de
transports; et l'intégration d'une composante éducationnelle
dans toutes les initiatives.
Les ONG déclarèrent que la
santé publique ne doit pas être compromise par les
politiques suivies dans le domaine des transports, notant que
l'analyse du rapport coût - bénéfice manquait souvent de
prendre en ligne de compte les coûts environnementaux et
sociaux des transports, et appelèrent: à la satisfaction des
besoins, en matière d'accessibilité, à travers
l'amélioration des parcours et des ponts piétonniers et la
promotion des véhicules non motorisés actionnés par
l'homme, et pas uniquement à travers la construction
d'aéroports et de grands axes routiers; à l'examen de la
centralisation des services publics; à la démocratisation
des décisions touchant à l'investissement; au renforcement
de la production et de la distribution locales; à la
vérification des émissions émanant des véhicules, des
mesures de sécurité et des normes de la qualité de l'air;
à la mise en place de moyens de transport viables et
équitables du point de vue social, environnemental et de la
parité des sexes; la réduction des déplacements pour motifs
d'activités routinières; et la réduction de la dépendance
par rapport au déplacement en voiture.
Les collectivités locales
recommandèrent: que les collectivités locales aient la
charge de mettre en application, dans le domaine de
l'aménagement des territoires, de politiques visant la
réduction de la demande en matière de transport et
l'amélioration de la planification urbaine; d'exercer un
contrôle local sur l'investissement dans le domaine des
transports; d'élaborer des stratégies régionales pour des
politiques intégrées et viables dans les domaine de
l'aménagement territorial et des transports; l'utilisation
des denrées alimentaires produites à l'échelle locale; et
une évolution des modes de vie.
La communauté scientifique
et technologique encouragea: la conciliation entre la
durabilité et les besoins en matière de services de
transport; l'intégration des évolutions démographiques, des
tarifications appropriées, des régulations, des bonnes
pratiques et des standards dans la planification en matière
de transport; des travaux de recherche et développement des
contributions techniques favorisant la transition vers une
énergie plus viable; la décentralisation de la production
énergétique; la mise en place de partenariats, de dimension
mondiale, incluant les Nations Unies et les constructeurs
automobiles; et, l'intégration de la planification des
ressources, des modes de vie durables, de l'aménagement
territorial, des systèmes de transport et des différents
types de technologies.
Le vendredi 20 avril, le
Président Moldan produisit et présenta une synthèse des
initiatives débattues au cours des séances de Dialogue avec
les Acteurs Sociaux.
LE SEGMENT DE HAUT NIVEAU
Le Segment de Haut Niveau
commença l'après-midi du mercredi 18 avril, par le Groupe de
Discussion Spécial sur le Financement de l'Energie et des
Transports. Des séances de dialogue interactif furent tenues
le jeudi 19 avril, sur le thème Transports et Energie, et le
vendredi 20 avril, sur le thème de l'intégration probante du
développement durable dans les politiques nationales. Un
débat général autour des thèmes de la CDD-9 se déroula
les journées du jeudi et du vendredi.
LE GROUPE DE DISCUSSION
SPECIAL SUR LE FINANCEMENT DE L'ENERGIE ET DES TRANSPORTS:
Le modérateur, Nitin Desai, Sous-secrétaire Général
chargé des Affaires Economiques et Sociales, indiqua que la
séance devait être consacrée à l'examen des types de
financements disponibles à l'énergie et aux transports, en
vue d'identifier les besoins des gouvernements et de
déterminer la manière dont l'industrie pourrait être
impliquée. Les représentants des institutions financières
présentèrent des exemples de financements envisagés par
leurs institutions et devant être accordés à travers, entre
autres, des programmes de micro-crédits, des technologies
renouvelables et l'octroi de fonds de démarrage. Les
représentants des gouvernements de l'Ouganda, de l'Indonésie
et de la République Tchèque donnèrent un aperçu sur les
contraintes financières rencontrées dans les secteurs de
l'énergie et des transports, en particulier ceux des
transports publics, des technologies de l'énergie
renouvelable (TER) et des coûts d'exploitation directs. Les
représentants du commerce et de l'industrie évoquèrent les
diverses formes d'aide, y compris les options offertes et les
conditions exigées en la matière, ainsi que le soutien
apporté à la formation et aux opérations de mise en oeuvre.
Le débat qui suivit permit
de mettre en relief: un sérieux déficit au niveau de
l'énergie rural et la nécessité de mettre en place des
partenariats entre les secteurs public et privé pour
favoriser son financement; les réticences à l'égard du
financement des transports publics et les contraintes
entravant son auto-gestion; les obstacles entravant le
transfert des technologies énergétiques et le besoin de
mettre en place divers instruments favorisant sa réalisation;
et l'importance de l'aménagement territorial et de la
planification urbaine dans la réalisation de transports
viables. Clôturant le débat, Desai attira l'attention des
ministres sur la contradiction constatée dans le soutien
vigoureux exprimé en faveur de la promotion des transports
public dans les pays en développement et l'insignifiance de
l'investissement destiné à ce secteur, soulignant que,
nonobstant l'absence de viabilité commerciale, les transports
publics présentent des avantages sociaux et divers autres
profits économiques indirects.
LE DIALOGUE INTERACTIF SUR
L'ENERGIE ET LES TRANSPORTS: Ce
dialogue se focalisa sur le défi mondial posé par
l'accroissement des besoins en matière d'énergie et de
transports et par la nécessité d'investissements privés et
publics dans ces secteurs. Un certain nombre de gouvernements
se focalisèrent sur la question de l'énergie nucléaire, une
majorité d'entre eux se déclarant défavorable à son
utilisation sur la base, à la fois, des coûts d'exploitation
directs et des coûts de mise hors de service, et du problème
non résolue des déchets radioactifs. Les pays
industrialisés et les pays en développement soulignèrent la
nécessité de développer les sources d'énergie
renouvelables et firent part de l'intérêt porté à ces
formes d'énergie. Un accent fut également placé sur la
gestion de la demande en matière d'énergie et sur
l'impératif d'établir un lien entre l'énergie et la
réduction de la pauvreté.
LE DIALOGUE INTERACTIF SUR
L'INTEGRATION PROBANTE DU DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LES
POLITIQUES NATIONALES: Cette séance
fut consacrée à l'examen de deux questions: l'étendue de la
réussite de l'intégration de la notion de développement
durable dans les politiques nationales, et la perspective à
venir dans ce domaine. Les présentations se focalisèrent,
entre autres sur l'électrification des zones rurales, les
technologies d'énergie renouvelables, les stratégies
nationales en matière d'énergie, l'intégration des
indicateurs et des stratégies liés à l'éradication de la
pauvreté, et, les forages pétroliers et les exploitations
minières sur les territoires des Peuples Indigènes.
LE DEBAT D'ORDRE GENERAL:
Trois déclarations introductives précédèrent le débat
général. Le Sous-secrétaire Général Desai réitéra que
c'était là, la première fois que le thème de l'énergie
était traité à un niveau politique aux Nations Unies. Le
Directeur Executif du PNUE, Klaus Töpfer, donna un aperçu
sur les nouvelles initiatives du Programme. Le Président du
Conseil d'Administration du PNUE, David Anderson (Canada),
présenta un rapport sur les progrès réalisés par le Groupe
Intergouvernemental des Ministres ou leurs Représentants sur
la Gouvernance Environnementale Internationale. L'orateur
déclara que les conclusions du groupe seront transmis au
comité préparatoire du Sommet Mondial sur le Développement
Durable .
Bien que le débat ait
couvert des questions touchant aux thèmes des transports, des
indicateurs du développement durable, de l'information au
service des prises de décision, de l'atmosphère et de
l'intégration des considérations environnementales dans les
stratégies nationales de développement, la focalisation
porta principalement sur les questions ayant trait à
l'énergie. Plusieurs pays présentèrent leurs stratégies
nationales concernant: la réduction de la pollution et des
émissions de gaz à effet de serre; les pratiques durables
dans le domaine de l'énergie; et les difficultés et les
obstacles rencontrés dans la réalisation de l'énergie
durable. Un certain nombre de pays en développement
appelèrent à un soutien financier, au transfert des
technologies et au renforcement des capacités dans les
différents secteurs, en particulier ceux où les
investissements privés font défaut tels que celui du
développement des TER et de l'accès à l'énergie dans les
régions rurales.
S'agissant de l'énergie,
plusieurs délégués, dont ceux de l'Irlande, de la Nouvelle
Zélande, de l'Allemagne, de Nauru et du Danemark, firent
objection à l'utilisation de l'énergie nucléaire. L'Inde
déclara que les pays doivent pouvoir déterminer leurs
propres politiques énergétiques, pour peu que les mesures de
sécurité soient assurées. Il y eut un soutien fort en
faveur du développement et de l'accès des communautés
rurales à l'énergie. La France et l'Italie déclarèrent que
les modèles de développement actuels ne sont pas viables.
Quoique le mandat de la session consistant à procéder à une
revue du thème de l'atmosphère exclût les questions en
cours d'examen dans d'autres forums, les récentes
déclarations des Etats-Unis sur le Protocole de Kyoto n'ont
pas manqué de susciter des polémiques sur ce sujet,
plusieurs pays apportant leur appui au Protocole et d'autres
critiquant les Etats-Unis où les exhortant à reconsidérer
leur position. Des réserves furent également exprimées sur
l'étendue sans précédent du trou d'ozone au dessus des pays
de l'Hémisphère Sud.
Un accent fut également
placé sur les liens entre l'énergie et les transports, la
planification urbaine qui minimise l'utilisation des moyens de
transport particuliers, et la nécessité de mettre en place
des normes encadrant la notification préalable des pays
susceptibles d'être menacés par le transit des cargaisons de
déchets radioactifs et par leurs effets sur la santé. Les
préoccupations exprimées autour du thème de l'information
au service de la prise des décisions englobèrent la
nécessité d'impliquer tous les pays dans l'élaboration des
indicateurs volontaires et de traiter les décalages
enregistrés dans le domaine des technologies numériques. Le
Canada, le Groupe des Nations de Rio et la Norvège
apportèrent leur soutien aux travail de la CDD dans le
domaine des indicateurs du développement durable.
Un grand nombre de pays
identifièrent par ailleurs les questions d'intérêt ayant
rapport avec le Sommet Mondial sur le Développement Durable,
notamment: la mondialisation et son impact sur le
développement durable; l'éradication de la pauvreté;
l'évaluation des résultats des décisions de Rio; et le fait
que l'ensemble des sujets à soumettre à la considération du
Sommet doivent être discutées dans le processus
préparatoire. Le mardi 24 avril, le Président Moldan fit
circuler sa synthèse des discussions du Segment de Haut
Niveau.
LES DECISIONS DE LA CDD-9
Du 23 au 28 avril, les
délégués se penchèrent sur les projets de décisions
concernant les cinq thèmes figurant dans son ordre du jour.
La Vice-présidente Alison Drayton présida le Comité de
Rédaction I sur le thème de l'Energie et le Comité de
Rédaction II sur le thème de l'Information au service de la
prise des décisions et de la participation et celui de la
Coopération Internationale au service de l'Instauration d'un
Environnement Habilitant. Les Vice-présidents David Stuart et
Margarida Da Silva Izata (Angola) co-présidèrent le Comité
de Rédaction sur les thèmes de l'atmosphère et des
transports. Compte tenu du caractère transversal d'un bon
nombre des questions abordées dans le cadre des cinq projets
de décisions, plusieurs parmi les plus contentieuses d'entre
elles furent résolues sous forme "de paquet" au
cours des consultations informelles tenues le jeudi 26 et le
vendredi 27 avril. Au terme de négociations extensives, la
Commission adopta ses cinq décision (E/CN.17/2001/L.2) samedi
28 avril à 8h40 du matin.
L'ENERGIE:
Présidées par Alison Drayton, les négociations sur le
thème de l'énergie furent entamées sur la base du projet de
décision préparé par le Groupe d'Expert Intergouvernemental
Spécial sur l'Energie et le Développement Durable
(E/CN.17/2001/15). Cette décision comprenait six chapitres
portant sur: les considérations générales, les thèmes et
les options, les thèmes majeurs, la coopération régionale
et internationale, qui traitait de questions diverses ayant
rapport entre autres avec: l'efficience énergétique,
l'énergie renouvelable et les technologies avancées en
matière de combustibles fossiles, l'amélioration du
fonctionnement des marchés et leur mise au service du
développement durable et, les efforts internationaux. Le
Comité de Rédaction négocia le projet de décision au cours
des journées du lundi, mardi et mercredi, puis établit un
groupe informel – informel présidé par Gustavo Ainchil
(Argentine), pour le traitement des questions ayant trait à
l'énergie nucléaire figurant dans les projets de décisions
concernant les thèmes de l'énergie et des transports. Le
groupe informel - informel se réunit l'après-midi du jeudi
25 et toute la journée du vendredi 26 avril, terminant ses
travaux, ce même jour à 18h30. Les points restés en suspens
furent résolus, la nuit du vendredi, dans des négociations
informelles.
Les questions polémiques
ayant donné lieu à un débat prolongé aboutissant à deux
journées de consultations informelles ont porté notamment
sur les recommandations en rapport avec: l'importance de la
prise en compte du Principe 16 de la Déclaration de Rio
(intégration des coûts environnementaux) dans le contexte
des politiques énergétiques; les effets de l'application des
normes environnementales sur l'éradication de la pauvreté;
l'intégration des coûts environnementaux; la sécurité
nucléaire et la gestion des déchets radioactifs, et la
régulation du transit des déchets nucléaires; les normes et
les codes de l'efficience énergétique; la suppression
graduelle des subventions accordées au secteur de l'énergie
néfastes à l'environnement; la mise à disposition de
ressources pour le soutien de l'énergie au service du
développement durable; et la mise en réseau des centres
d'excellence compétents dans le domaine des technologies
énergétiques. Un consensus put être réalisé sur bon
nombre de ces questions, à travers des consultations
informelles, avec prise en considération des éléments en
rapport figurant dans les différents projets de décisions.
Au cours du processus
d'adoption de la décision, le Comité de Rédaction procéda
à la suppression des libellés où aucun consensus n'était
possible, notamment ceux portant sur: les normes et les codes
de l'efficience énergétique, la suppression des subventions
néfastes en vigueur dans les pays industrialisés, la
promotion de la réduction des polluants atmosphériques, et
les références à la mise en place de politiques de
développement appuyant l'objectif de l'énergie au service du
développement durable. Les divergences sur un certain nombre
de sujets difficiles, y compris celui du transfert des
technologies et des ressources supplémentaires furent
résolues par l'adoption de formulations approuvées
auparavant par les Nations Unies.
La Décision Finale:
au sujet des considérations générales, la décision
(E/CN.17/2001/L.2): souligne l'importance de l'énergie pour
la réalisation des objectifs du développement durable; note
les écarts importants entre les pays en matière de
consommation d'énergie; reconnaît les défis à relever dans
la mise à disposition de ressources financières adéquates,
prévisibles, nouvelles et supplémentaires, ainsi que la
nécessité d'accroître les investissements provenant de
toutes les entités intervenantes; et met en exergue
l'importance du principe des responsabilités communes mais
différentiées des pays et celle du Principe 10 de la
Déclaration de Rio (participation du Public).
Au sujet des thèmes et
options, la décision appelle, entre autres: à des politiques
énergétiques favorables aux efforts consentis par les pays
en développement dans le domaine de l'éradication de la
pauvreté; a un soutien de la part de la communauté
internationale en faveur des efforts fournis pour la promotion
du renforcement des capacités, au transfert des technologies,
à des investissements et autres formes de ressources
financières; et, les gouvernements, à élaborer et à mettre
en application diverses politiques énergétiques.
La décision souligne, par
ailleurs, les défis à relever et recommande les options et
les stratégies à adopter dans chacun des thèmes clés de
l'accessibilité à l'énergie, de l'énergie renouvelable,
des technologies avancées en matière de combustible fossile,
des technologies d'énergie nucléaire, de l'énergie rurale
et, de l'énergie utilisée dans le secteur des transports.
Au sujet des thèmes
majeurs, la décision prévoit également:
-
l'amélioration de la
recherche et développement aux niveaux national,
régional et international, dans le domaine des
technologies avancées non polluantes, des technologies
plus efficaces, des technologies avancées en matière de
combustibles fossiles et des technologies d'énergie
renouvelable;
-
le renforcement des
capacités des institutions, de l'infrastructure et des
ressources humaines dans les pays en développement, et du
leadership technologique dans les pays industrialisés et
les pays en transition économique (PTE), ainsi que la
focalisation sur le renforcement des capacités dans le
domaine de la coopération en matière de développement;
-
des mesures de soutien
à la promotion de la coopération technique visant à
faciliter le transfert du savoir faire technologique
nécessaire et à renforcer les capacités économiques,
techniques et de gestion;
-
l'assistance aux pays en
développement, dans le domaine des techniques
d'information;
-
la concrétisation
urgente de tous les engagements financiers pris dans le
cadre du Plan d'action 21, notamment la fourniture de
ressources nouvelles et supplémentaires à la fois
adéquates et prévisibles, ainsi qu'une attention aux
difficultés d'obtenir des financements essentiels à
l'investissement dans l'infrastructure, rencontrées par
les pays en développement;
-
l'encouragement des
gouvernements à améliorer le fonctionnement des marchés
nationaux de l'énergie par des moyens favorisant la
promotion du développement durable, la levée des
barrières commerciales et l'amélioration de
l'accessibilités, en tenant compte du fait que ces
politiques sont arrêtées par chacun des pays; et,
-
la nécessité de
renforcer les organisations et des institutions de base
communautaires, en tenant compte du Principe 10 de Rio,
assorti d'une pleine reconnaissance des Principes 5
(éradication de la pauvreté), 7 (responsabilités
communes mais différentiées) et 11 (les coûts
injustifiés des normes environnementales).
Au sujet de la coopération
régionale, la décision accueille favorablement les efforts
fournis au niveau régional par les groupes d'intérêt dans
la discussion des questions clés et la formulation des
positions et des programmes d'action régionaux de promotion
de l'énergie mise au service du développement durable. Elle
encourage les gouvernements à promouvoir activement la mise
en application des programmes d'action qui en résultent et
recommandes la mise en oeuvre d'entreprises régionale et
sous-régionale susceptibles de requérir un soutien
sous-régional, régional et international support. Parmi les
recommandations particulières:
-
le renforcement des
institutions nationales et régionales opérant dans le
domaine de l'énergie et les arrangements visants à
améliorer la coopération régionale et internationale
dans le domaine de l'énergie mise au service du
développement durable;
-
la promotion des projets
d'électrification rurale, au niveau régional;
-
le renforcement et la
facilitation, selon le cas, des arrangements régionaux de
coopération visant la promotion du commerce
transfrontalier de l'énergie;
-
le renforcement et, le
cas échéant, la facilitation des forums de dialogue
entre les procédures nationales, régionales et
internationales et les consommateurs d'énergie;
-
la promotion, là où
approprié, de la coopération entre les pays concernés
de la région, avec le soutien de la communauté
internationales, pour améliorer le développement et la
production de champs d'hydrocarbure;
-
le renforcement de la
coopération régionale dans le domaine de la recherche,
du développement et de la démonstration de l'efficience
énergétique, de l'énergie renouvelable, et des
technologies avancées en matière de combustibles
fossiles; et
-
l'encouragement de la
coopération régionale en matière de renforcement des
capacités, notamment la coopération Sud - Sud.
Au sujet de la coopération
internationale, la décision reconnait le rôle important que
peut jouer la coopération internationale dans l'aide devant
être apportée aux pays pour la réalisation du
développement durable. Elle recommande:
-
la prise de mesures
concrètes visant à optimiser les ressources financières
disponibles et l'exploration des voies et moyens
d'accroître ces ressources et de mettre à contribution
des solutions financières innovantes pour le soutien de
l'énergie mise au service du développement durable, y
compris la considération de la manière dont l'APD
pourrait être utilisée pour la levée de fonds privés;
-
la poursuite du dialogue
autour des questions touchant à l'énergie mise au
service du développement durable, dans le cadre du
processus du Sommet Mondial sur le Développement Durable;
-
la promotion des
programmes de coopération internationale et du
partenariat public - privé visant à favoriser la
disponibilité de sources d'énergie abordables,
l'efficience énergétique, les technologies avancées en
matière d'énergie fossiles et les technologies de
l'énergie renouvelable;
-
la promotion de la mise
en réseau des centres d'excellence opérant dans le
domaine de l'énergie mise au service du développement
durable;
-
la mise à disposition
des pays en développement, de subventions et de prêts à
conditions favorables;
-
l'exploration de la
portée des mécanismes internationaux en vigueur en
matière de financement dans le développement de
l'infrastructure aux fins d'identifier les risques
encourus et de s'assurer de la transparence de leur
gestion; et
-
le soutien des efforts
internationaux visant à promouvoir l'égalité de
l'accès et des chances en faveur des femmes dans le
domaine de l'énergie.
LES TRANSPORTS:
Présidé par David Stuart, le Comité de Rédaction sur le
thème des Transports basa ses discussions sur les éléments
retenus pour le projet de décision figurant dans le Rapport
du Groupe de Travail Spécial Intersessions sur les Transports
et l'Atmosphère (E/CN.17/2001/16) et établis sous quatre
chapitres ayant trait: aux considérations générales, a la
coopération internationale, à la coopération régionale, et
aux recommandations destinées au niveau national.
Le débat fut marqué par un
certain nombre de questions difficiles. Dans le chapitre
consacré aux considérations générales, la référence aux
"transports viables" fut particulièrement sujette
à controverse, le G-77/Chine faisant objection à son
maintien, lui préférant un libellé portant sur la
croissance économique, le développement social et la
protection environnementale, autant de composantes
interdépendantes du développement durable. L'UE, le Canada
et d'autres Etats mirent en exergue la contribution du secteur
des transports dans le développement durable, et
suggérèrent le maintien des références à la notion de
transports durables et l'adjonction d'un libellé portant sur
"la sécurité et l'accès" et se référant aux
"services et systèmes."
La question du transport des
déchets nucléaires revêtit un caractère hautement
polémique, le Japon et la Fédération de Russie s'étant
déclarés opposés à toute référence à ce sujet dans la
décision. La Nouvelle Zélande proposa une formulation plus
générale englobant "les substances dangereuses,"
et empruntant une formulation tirées de la terminologie de
l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, et un libellé
additionnel portant sur la notification et la consultation. La
résolution de cette question fut accomplie during les
consultations informelles - informelles tenues sur le sujet de
l'énergie nucléaire, au moyen d'un libellé faisant
référence au "transit transfrontalier des substances
dangereuses," sans mention explicite des déchets
nucléaires.
Le chapitre consacré à la
coopération internationale traitait, entre autres: de la
disponibilité de ressources financières pour les pays en
développement et des PTE; des liens entre transport,
environnement, santé et sécurité; de la suppression
graduelle du plomb de l'essence; et des actions entreprises
par les organisations internationales dans le cadre de la
lutte contre le changement climatique, la pollution
atmosphériques et d'autres effets. Dans ce même chapitre,
l'Arabie Saoudite fit objection à toute référence à une
coopération au service des transports. Autre sujet
polémique, celui du libellé appelant la CDD à encourager
l'Organisation Internationale de l'Aviation Civile à prendre
des mesures concrètes pour la limitation ou la réduction des
émissions de gaz à effet de serre échappant au contrôle du
Traité de Montréal, conformément à Article 2.2 du Traité
de Kyoto. Le G-77/Chine, les Etats-Unis et l'Australie,
contrés par le Japon et l'UE, soulignèrent que la Commission
n'était pas habilitée à faire cela. Le Chapitre portant sur
les recommandations destinées au niveau national traitait,
entre autres: de la mise en place de stratégies visant à
atténuer les émissions et les nuisances sonores générales;
de l'encouragement de l'implication du secteur privé dans
l'amélioration de l'efficience et dans le contrôle des
émissions; du renforcement des capacités et de l'utilisation
appropriée des technologies de l'information; de la promotion
de l'accès à des systèmes de transport public à la fois
efficaces, abordables, sûrs and écologiquement rationnels;
de la promotion d'une planification tenant compte de la
composante féminine; de la promotion de la participation du
public; et de la considération de l'intégration des coûts
externes à travers l'application du principe pollueurs
payeurs. L'UE présenta de nombreux amendements et
propositions sur ces sujets, mais plusieurs d'entre eux furent
rejetés par telles ou telles autres parties. Le G-77/ China
s'opposa à la référence au principe pollueurs payeurs pour
l'élimination des subventions néfastes à l'environnement.
Plusieurs délégués désapprouvèrent les références aux
"meilleures pratiques," telles que soutenues par
l'UE. Après de longues discussions, les délégués
s'accordèrent sur la formulation "expérience
probantes" proposée par le G-77/Chine.
Le G-77/China, les
Etats-Unis, l'Australie et le Canada reprochèrent aux
propositions de l'UE leur caractère trop prescriptif et le
fait qu'elles ne tenaient pas compte des circonstances
particulières des différents pays. L'Inde suggéra de
préciser que ces propositions "concernaient seulement
les pays industrialisés." L'UE argua que ses
propositions étaient le résultats des Dialogues avec les
Principaux Acteurs Sociaux.
La Décision Finale:
La décision finale (E/CN.17/2001/L.2) comporte quatre
chapitres consacrés aux considérations générales, à la
coopération internationale, à la coopération régionale, et
aux recommandations destinées au niveau national.
S'agissant des
considérations générales, la décision reconnaît, entre
autres:
-
l'Aide Public au
Développement (APD) comme principale source du
financement extérieur et la nécessité d'un financement
supplémentaire substantiel pour les pays en
développement;
-
la nécessité d'un
accès favorable aux, et d'un transfert de, technologies
écologiquement rationnelles, y compris, la coopération
technique et le transfert du savoir faire nécessaire au
renforcement des capacités économiques, techniques et de
gestion;
-
la contribution à la
mise en place de moyens de transports public sûrs,
abordables, efficaces, écologiquement rationnels,
garantissant la mobilité et fournissant un accès à
toutes les franges de la société sur une base
équitable;
-
les défis complexes et
pluridimensionnels posés aux décisions politiques et
l'impact des activités du secteur des transports sur la
croissance économique, le développement social et la
protection environnementale;
-
les effets
environnementaux adverses des accidents de la route, des
nuisances sonores et de la pollution atmosphérique et
l'impact des émissions sur la santé humaine;
-
la participation des
principaux groupes sociaux et la coordination au sein des
gouvernements et entre eux comme étant de pertinence pour
la formulation des politiques;
-
les effets sur la santé
des femmes découlant du manque d'accès aux moyens de
transport;
-
la nécessité de
systèmes de transport adéquats et efficaces,
économiquement viables, socialement acceptable et
écologiquement rationnels; et,
-
le besoin de faciliter
les innovations techniques et d'encourager la recherche,
la mise au point et le transfert de technologies non
polluantes.
Au sujet de la coopération
internationale, les délégués décidèrent que la Commission
se devait de souligner l'importance des transports pour le
développement durable, et l'importance de fournir une aide
aux pays en développement et aux pays en transition
économique. La décision recommande à la communauté
internationale de coopérer pour, entre autres:
-
faciliter le transfert
des technologies non polluantes, promouvoir l'efficience
énergétique et l'amélioration des systèmes de
transports pour les usagers et pour les marchandises;
-
encourager les
institutions financières internationales et autres
donateurs à faire du thème des transports au service du
développement durable, une priorité;
-
apporter une assistance
dans le domaine du renforcement des capacités, notamment
à travers le développement des ressources humaines et
institutionnelles;
-
soutenir les
partenariats entre les secteurs public et privé visant à
promouvoir les investissements;
-
apporter une aide dans
la mise en application du mandat de la SE/ AGNU-19
concernant la suppression graduelle de l'utilisation du
plomb dans l'essence et considérer la réduction des taux
de sulfure et de benzène dans les carburants, ainsi que
des particules des gaz d'échappements des véhicules;
-
encourager l'utilisation
et le transferts des technologies non polluantes en
matière de combustibles; et,
-
encourager les
organisations internationales à entreprendre des actions
visant à renforcer la mise en place de systèmes de
transport abordables, à améliorer la sécurité et à
réduire la pollution.
Le texte recommande
également que les Etats membres de l'Organisation Maritime
Internationale Maritime considèrent la ratification de
l'Annexe VI de la Convention de MARPOL sur la Prévention de
la Pollution provenant des Navires.
Les recommandations
concernant la coopération régionale appellent, entre autres:
à une meilleure utilisation des commissions, des banques et
autres organisations régionales; à l'échange des
expériences probantes; à l'examen des possibilités de
renforcer les accords existants concernant la pollution
transfrontalière; au financement des projets de transport
susceptibles de contribuer au développement durable; et à
mettre l'accent sur les potentialités qu'une approche
coordonnée pourrait apporter à l'intégration de
l'aménagement territorial et de la planification
infra-structurelle.
S'agissant des
recommandations destinées au niveau national, la décision
appelle, entre autres: à l'intégration des objectifs
économique, sociaux et environnementaux en utilisant un large
éventail d'instruments politiques englobant les régulations,
les instruments économiques, l'intégration des coûts
environnementaux dans les prix du marché, ainsi que les
données et l'analyse de l'impact environnemental et social;
à la mise en place de stratégies visant à réduire les
nuisances sonores associées aux transports, à utiliser de
meilleures technologies véhiculaires et à encourager la
planification d'une infrastructure sûre pour les moyens de
transport non motorisés; et à encourager l'implication du
secteur privé dans l'amélioration de l'efficience
énergétique et la maîtrise des émissions. La décision
encourage, par ailleurs, les gouvernements à promouvoir: le
renforcement des capacités et l'utilisation appropriée des
technologies d'information; l'accès à des systèmes de
transports efficaces, abordables, sûrs et écologiquement
rationnels, y compris la desserte des zones rurales et des
zones urbaines éloignées et les services interurbains; la
planification de services et de systèmes de transport
attentifs aux femmes, aux personnes âgées et aux
handicapés; et la participation du public et l'accès à
l'information.
L'ATMOSPHERE:
Présidé par David Stuart, le Comité de Rédaction commença
ses délibérations sur la base des éléments éventuels
pouvant figurer dans le projet de décision concernant la
protection de l'atmosphère, contenus dans le Rapport du
Groupe de Travail Intersessions Spécial sur les Thèmes des
Transports et de l'Atmosphère (E/CN.17/2001/16). Les
participants devaient tenir également des consultations
informelles – informelles modérées par David Drake
(Canada) pour aider les délégués à avancer dans la
résolution des libellés crochetés.
Le projet de décision
traitait des considérations générales, de la coopération
internationale, de la coopération régionale et des
recommandations destinées au niveau national concernant la
protection de l'atmosphère, et fut, tout au long de la
semaine, l'objet de révisions effectuées par le Président
Stuart pour refléter les nouvelles propositions introduites
et les nouveaux accords conclus par les Parties.
Dans les négociations, les
délégués se focalisèrent sur plusieurs questions sujettes
à controverses, dont certaines avaient rapport avec nombre de
propositions textuelles avancées, en dernière minute, par
l'UE. Les divergences étaient axées en particulier sur les
libellés portant sur:
-
les orientations
concernant les Parties signataires du Traité de Montréal
Protocol et de la CCCC, ainsi que la formulation relative
au Traité de Kyoto;
-
l'équité et la part
historique des pays industrialisés dans la contribution
aux émissions polluantes;
-
les effets de la
pollution atmosphérique sur le patrimoine culturel;
-
l'implication du secteur
privé dans le transfert des technologies;
-
la pollution
atmosphérique dans le contexte des implantations
humaines;
-
le suivi de l'évolution
de l'atmosphère de la planète; et,
g
-
la coopération
régionale, y compris dans le domaine du renforcement des
capacités.
Le libellé portant sur les
accords environnementaux multilatéraux pertinents nécessita
de longue tractations. Les propositions et les amendements
introduits par l'UE concernant un certain nombre de
sous-paragraphes s'adressant aux Parties signataires du
Traité de Montréal et de la CCCC et du Traité de Kyoto
devaient donner lieu à de profondes divergences. Au cours des
séances du Comité de Rédaction des mardi 24 et mercredi 25
avril, les délégués débattirent du point de savoir si, oui
ou non, il fallait accepter les divers sous-paragraphes
proposés ou amendé par l'UE portant sur le changement
climatique et le trou de la couche d'ozone. Une proposition
particulièrement controversée cherchait à encourager toutes
les Parties signataires de la CCCC à plutôt engager des
négociation constructives sur les modalités et la mise en
application du Traité de Kyoto et à le ratifier en vue de
permettre son entrée en vigueur en 2002, qu'à simplement
prendre note des négociations en cours, comme proposé
initialement. Le G-77/ Chine, le Japon et les Etats-Unis
firent part de leurs réserves concernant le point de savoir
si la CDD avait compétence ou mandat de donner des directives
aux Parties signataires de la CCCC ou du Traité de Montréal.
La Suisse affirma qu'il était approprié pour la CDD de
prendre position sur certaines de ces questions. Le délégué
des Etats-Unis souhaita la suppression de la référence
proposée portant sur le Traité de Kyoto. Dans son adresse
finale au Comité de Rédaction, samedi 28 avril, le Japon
nota qu'il soutenait l'utilisation du Traité de Kyoto pour la
lutte contre le réchauffement de la planète. Comme suite aux
consultations informelles menées du vendredi soir au samedi
matin, les négociateurs parvinrent à ôter les crochets
entourant tous les libellés pertinents, à l'exception des
propositions alternatives avancées pour le libellé portant
sur les négociations relevant des cadres de la CCCC et du
Traité de Kyoto. Le Président Stuart indiqua qu'au défaut
de consensus, c'est la formulation, plus simple, d'origine qui
sera retenue, laquelle prend note des négociations en cours
menées dans le cadre de la CCCC et du Traité de Kyoto.
Le libellé portant sur
l'équité et la part historique des pays industrialisés dans
la pollution atmosphérique requit également des
négociations étendues. Le G-77/Chine et le Mexique
apportèrent leur appui à l'insertion d'un libellé faisant
référence à l'équité et stipulant que les pays
industrialisés doivent être en première ligne dans le
traitement de la pollution atmosphérique, compte-tenu du fait
qu'ils sont responsables de la plus grande part historique et
actuelle des émissions. Le Canada, l'UE, le Japon et les
Etats-Unis firent objection à une telle formulation. Après
de longues concertations, la question fut résolue samedi
matin, à travers un texte de compromis stipulant que les pays
industrialisés sont responsables de la plus grande part de
l'accumulation historique des pollutions atmosphériques, et
que le traitement des questions ayant trait à l'atmosphère
implique la résolution de nombreux aspects et problèmes
pouvant être liés à tout un éventail de facteurs,
notamment ceux de l'équité et du manque de ressources
financières et technologiques.
Le libellé consacré aux
effets de la pollution atmosphérique sur le patrimoine
culturel, proposé par l'UE, le lundi 23 avril, fut contré
par le G-77/Chine. La question fut résolue dans des
consultations informelles tenues vendredi 27 avril, lesquelles
aboutirent à un texte de compromis notant les effets
négatifs de la pollution atmosphérique sur la santé
humaine, sur le développement socio-économique, sur les
écosystèmes et sur le patrimoine culturel.
Au sujet des carburants non
polluants et de l'implication du secteur privé dans le
transfert des technologies, le G-77/Chine exprima son appui à
l'idée de voir l'aide du secteur privé aux pays en
développement impliquer des "termes
préférentiels." L'UE, le Canada et les Etats-Unis
s'opposèrent à cet ajout. Le texte de compromis finalement
adopté se réfère à un transfert des technologies "à
des conditions favorables, y compris à des termes de
concession et à des termes préférentiels, tels que
mutuellement approuvés."
Le libellé qui se réfère,
dans le chapitre portant sur les recommandations destinées au
niveau national, aux implantations humaines nécessita une
longue discussion. En réaction aux nombreux amendements et
propositions avancées par l'UE sur des points tels que celui
de la pollution atmosphérique dans le contexte des
implantations humaines, le Canada et le G-77/Chine mirent en
garde contre le détournement de la focalisation sur la
question atmosphérique. Le texte finalement approuvé ne fait
pas, de manière particulière, référence aux implantations
humaines mais traite des maladies dues à la pollution
atmosphérique des espaces intérieurs et extérieurs.
La Décision Finale:
La décision finale (E/CN.17/2001/L.2) comprend des chapitres
portant sur les considérations générales, la coopération
internationale, la coopération régionale, et les
recommandations destinées au niveau national.
Dans le chapitre consacré
aux considérations générales, la décision de la Commission
souligne que la question de l'atmosphère de la planète doit
être considérée en même temps que celles des océans et de
la surface terrestre, comme étant l'une des trois domaines
qui forment le système de soutien à la vie de la planète.
Elle note, par ailleurs, que les activités humaines et les
catastrophes naturelles contribuent à l'accumulation de
substances atmosphériques ayant des implications sur
l'évolution et la variabilité climatique, sur la couche
d'ozone et sur la pollution de l'air ambiant. Le texte notes
également les effets négatifs de la pollution atmosphérique
sur la santé humaine, le développement socio-économique,
les écosystèmes et le patrimoine culturel, et la nécessité
d'une coopération régionale et internationale appropriée,
ainsi que le rôle des pays industrialisés dans
l'accumulation historique des polluants atmosphériques, et
les nombreux défis posés au traitement des questions
atmosphériques.
Le chapitre consacré à la
coopération internationale se focalise sur la mise à
disposition d'une assistance en faveur des pays en
développement et des pays en transition économiques à
travers, entre autres, le renforcement des capacités, la
collecte et l'analyse des données, la mise au point et
l'introduction de carburants non polluants et de technologies
d'abattement de la pollution atmosphérique. La poursuite de
la coopération dans le domaine de la mise en application des
accords environnementaux multilatéraux, notamment du Traité
de Montréal, de la CCCC, de la Convention sur la Diversité
Biologique et de la Convention sur la Lutte Contre la
Désertification, est encouragée. En outre, tous les pays
sont encouragés à considérer la signature et la
ratification ou l'accession à la future Convention de
Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants, dans les
meilleurs délais possibles, et le Groupe Intergouvernemental
sur l'Evolution Climatique est encouragé à envisager le
soutien d'une plus grande implication des experts des pays en
développement, dans ses travaux. La CDD souligne également
l'importance du renforcement de la coopération internationale
dans le domaine du suivi de l'évolution de la situation
atmosphérique de la planète.
La coopération régionale
est encouragée pour: le soutien des accords régionaux visant
l'amélioration de la qualité de l'air ambiant et le
contrôle de la pollution atmosphérique transfrontalière;
l'amélioration des méthodes de quantification et
d'évaluation de la pollution atmosphérique; et l'impulsion
des programmes de renforcement des capacités, le renforcement
des ressources institutionnelles et l'implication des
principaux groupes sociaux, en tenant compte des circonstances
et des besoins particuliers des petits Etats insulaires en
développement.
Au sujet des recommandations
destinées au niveau national, les gouvernements sont
encouragés, entre autres: à améliorer la compilation des
données et le suivi de la qualité de l'air ambiant; à
poursuivre l'élaboration et l'application, dans ce domaine,
de stratégies intégrant le contrôle de la pollution
atmosphérique et la gestion de la qualité de l'air ambiant;
et l'amélioration des politiques visant à réduire les
risques posés à la santé environnementale, notamment à
travers des plans et des stratégies de prévention,
d'atténuation et de réponse aux maladies dues à la
pollution atmosphérique des espaces intérieurs et
extérieurs, en accordant une attention particulière à la
santé des femmes et des enfants.
L'INFORMATION AU SERVICE DE
LA PRISE DES DECISIONS ET DE LA PARTICIPATION:
Le Comité de Rédaction sur ce thème était présidé par
Alison Drayton. Les négociations y furent basées sur les
éléments susceptibles de figurer dans le projet de décision
concernant le thème de l'information au service des processus
décisionnels et de la participation (E/CN.17/2001/17),
contenus dans le rapport du Groupe de Travail Intersessions
Spécial sur le thème de l'information au service des
processus décisionnels et de la participation et celui de la
coopération internationale au service de l'instauration d'un
environnement habilitant. Des consultations informelles
regroupant les principaux blocs de négociation furent
menées, tout au long de la semaine, autour des libellés
portant sur les indicateurs du développement durable, qui ne
furent pas abordés de manière formelle dans le Comité de
Rédaction. Plus tard, dans la semaine, des consultations
informelles eurent lieu autour des propositions avancées par
l'UE sur le Principe 10 de la Déclaration de Rio concernant
la participation du public.
Le texte des éléments
susceptibles de figurer dans la décision concernant le thème
de l'information au service de la prise des décisions et de
la participation: présente les considérations générales;
décrit les orientation à fournir au système multilatéral,
notamment sur les améliorations devant être apportées dans
le fonctionnement, la cohérence, la coordination, et dans la
formation et le renforcement des capacités; trace les grande
lignes des indicateurs du développement durable; et fournit
des recommandations concernant les activités au niveau
national.
Des discussions prolongées
eurent lieu autour des propositions avancées par l'UE pour
les nombreuses références au Principe 10 de la Déclaration
de Rio concernant l'accès à l'information, la participation
du public dans les prises de décisions, et l'accès aux
délibérations juridiques et administratives autour des
questions environnementales. Une seule référence au Principe
10 de Rio fut maintenue dans le chapitre consacré au
recommandations destinées au niveau national, avec l'ajout
introduit par le G-77/Chine portant sur les Principes 5
(éradication de la pauvreté), 7 (responsabilités communes
mais différenciées) et 11 (coûts injustifiés des normes
environnementales). L'UE proposa un nouveau paragraphe sur le
rôle effectif que pourraient jouer des médias indépendants
et objectifs dans le soutien du développement durable. Ce
paragraphe fut déplacé vers le chapitre de l'introduction.
La question des indicateurs
fut résolue au moyen de consultations informelles tenues
entre les représentants des principaux blocs de négociation,
avec pour plate-forme de discussion le "papier
officieux" distribué lundi 23 avril, et révisé mardi.
Le texte approuvé sur les indicateurs devait être parachevé
le mercredi.
La Décision Finale:
Dans la décision finale (E/CN.17/2001/L.2), le chapitre
consacré aux considérations générales fut rebaptisé
"introduction." Ce chapitre note que des lacunes
significatives restent encore à combler quant à la
disponibilité et à l'utilisation de l'information dans bon
nombre de pays, et que ces pays en développement souffrent de
l'inadéquation de l'infrastructure et des systèmes
d'information, tout comme les franges de population trop
pauvres pour accéder aux nouvelles sources d'information,
laissées loin derrière. Le chapitre stipule par ailleurs que
les pays en développement, en particulier, ont besoin d'un
transfert de technologies et d'un renforcement des capacités
et qu'ils auront également besoin d'un flux adéquat et
prévisible de ressources financières nouvelles et
supplémentaire.
Dans le chapitre consacré
aux orientations à fournir au système multilatéral, la
Commission reconnaît que l'impulsion de l'information au
service de la prise des décision pour la concrétisation du
développement durable nécessitera une coopération
internationale et des actions compatibles avec les priorités
et les circonstances nationales, et que la volonté de fournir
une assistance aux pays en développement et aux pays en
transition économique, doit encourager: les organisations
internationales, y compris les secrétariats des conventions
internationales, à rationaliser leurs requêtes
d'information; les pays et les organisations internationales
pertinentes à mettre en place des systèmes favorisant
l'échange d'information, y compris le partage actif des
données fournies par les observatoires de la planète; et un
accès plus important à l'information disponible sur
l'Internet pour les personnes handicapées.
La Commission encourage le
renforcement de la coopération et de la coordination entre
les centres d'observation et les programmes de recherche du
monde entier pour la mise en place de systèmes globaux
intégrés.
Elle encourage également
les pays, et en particulier ceux en développement, avec la
coopération des organisations internationales pertinentes: à
apporter leur assistance dans les domaine de la formation et
du renforcement des capacités; à aider les gouvernements des
pays en développement à mettre en place l'infrastructure
technologique nécessaire à la réalisation du développement
durable; et à aider au renforcement des systèmes
d'information nationaux et des agences de statistiques pour
s'assurer de l'efficacité des efforts fournis dans le domaine
de la collecte et de l'analyse des données.
La CDD appelle: au
renforcement de l'accès des pays en développement à
l'information ayant trait au développement durable et aux
mesures visant à s'assurer que la commercialisation de
l'information ne se transforme pas en barrière pour les pays
en développement; à la promotion de la mise au point et
d'une utilisation plus large des technologies innovantes par
les pays en développement; et à la fourniture d'une
assistance aux pays en développement dans leurs efforts
nationaux visant à élaborer des données exactes, à long
terme, consistantes et fiables. Le textes énonce également
que les organisations internationales doivent se baser sur les
efforts existants pour améliorer la compatibilité des
méthodologies de collecte des données, et que l'objectif des
requêtes d'information doit être précisé.
Le texte portant sur les
indicateurs du développement durable, qui fut rebaptisés
"approches en matière d'indicateurs du développement
durable," reconnaît que les indicateurs élaborés dans
le cadre du Programme de Travail de la CDD sont destinés à
être utilisés par les pays au niveau national, sur une base
volontaire et de manière adaptée à leurs conditions
particulières, et qu'ils ne seront assortis d'aucun type de
conditions d'ordre financiers, technique et commercial. Le
texte stipule aussi que la Commission se doit de:
-
réitérer la
nécessité pour la CDD de poursuivre la révision
l'éventail complet des indicateurs avec la pleine
participation des Etats membres des Nations Unies;
-
souligner, en vertu de
la résolution 2000/27 de l'ECOSOC, que les indicateurs
utilisés par le Secrétariat des Nations Unies doivent
être élaborés avec la pleine participation de tous les
pays et approuvés par les organes intergouvernementaux
pertinents;
-
noter le rôle important
que les gouvernements nationaux des 22 pays qui ont pris
part au programme d'essai, ont jouer dans la mise au point
du Programme de Travail sur les indicateurs
expérimentaux;
-
encourager la poursuite
du travail sur ces indicateurs et d'autres encore de
manière compatible avec les conditions et les priorités
nationales pour la définition et la mise en application
des objectifs nationaux de développement durable;
-
mettre en exergue la
nécessité de poursuivre l'élaboration des indicateurs
axés sur les moyens d'exécution permettant d'évaluer
les progrès réalisés vers les objectifs de
l'instauration d'un environnement favorable au
développement;
-
encourager les pays en
développement et les organisations internationales à
apporter, tel qu'approprié, leur assistance aux pays en
développement dans l'établissement des capacités
élémentaires nécessaires à l'élaboration des
indicateurs nationaux à travers, entre autres, le soutien
financier, le renforcement des capacités, l'assistance
technique et des accords de jumelage; et,
-
rappeler l'invitation
adressée par l'ECOSOC à la Commission sur les
Statistiques de servir de correspondant
intergouvernemental pour l'évaluation des indicateurs
utilisés par le système des Nations Unies.
Au sujet des recommandations
destinées au niveau national, les gouvernements, en tenant
compte de leurs priorités et de leurs circonstances
nationales respectives, avec le soutien de la communauté
internationale, sont encouragés à considérer:
-
la prise de mesures
visant à assurer l'accès à l'information
environnementale, la participation du public dans les
prises de décisions et l'accès aux délibérations
juridiques et administratives ayant trait aux questions
environnementales, aux fins de faire avancer le Principe
10 de Rio (participation du public), tenant pleinement
compte des Principes 5 (éradication de la pauvreté), 7
(responsabilités communes mais différenciées) et 11
(coûts injustifiés des normes environnementales);
-
la collecte et
l'ouverture de l'accès à l'information pertinente pour
les prises de décisions en matière de développement
durable, incluant des données sur la composante féminine
et intégrant le savoir indigène et traditionnel;
-
l'établissement de
lignes directrices permettant la distinction entre
l'information spécialisée susceptible d'être
effectivement commercialisée et l'information qui doit
être mise gratuitement à la disposition du public;
-
l'élaboration de
stratégies visant à améliorer l'accès de toutes les
franges de la société aux technologies d'information et
de communication;
-
l'intégration des
données et autres résultats des activités de recherche
et de suivi dans les processus décisionnels;
-
l'intégration de
l'information sur les performances en matière de
développement durable produites par les principaux
groupes sociaux, y compris le secteur privé, dans les
processus décisionnels pertinents;
-
la promotion, avec la
participation du secteur privé, de mesures visant à
fournir aux pays en développement, l'accès à
l'information essentielle pour le développement durable;
-
l'impulsion du
développement durable, en coopération avec les
organisations internationales, à travers des mesures
d'encouragement et la mise en place de l'infrastructure
technologique nécessaire;
-
l'établissement de
partenariats stratégiques avec les ONG et le secteur
privé pour stimuler l'engendrement de données innovantes
et des méthodologies de collecte et d'analyse; et
-
l'encouragement de
l'application du savoir traditionnel et communautaire dans
la gestion durable des ressources.
LA COOPERATION
INTERNATIONALE AU SERVICE DE L'INSTAURATION D'UN ENVIRONNEMENT
HABILITANT: C'est Madina
Jarbussynova qui présida ce Comité de Rédaction à sa
première session, le lundi 23 avril, et c'est Alison Drayton
qui présida ses sessions suivantes qui se déroulées mardi,
mercredi et jeudi. La plate-forme des discussions était le
document des éléments susceptibles de figurer dans le projet
de décision concernant le thème de la coopération
internationale au service de l'instauration d'un environnement
habilitant (E/CN.17/2001/17), lequel, présentait les
considérations générales, décrivait les actions que la
Commission pouvait recommander à l'approbation de la
communauté internationale, et fournissait les recommandations
destinées au niveau national.
Un certain nombre de
questions sujettes à controverse furent discutées durant des
consultations informelles tenues jeudi et vendredi. Le
G-77/Chine préféra des références: à la croissance
économique, au développement social et à la protection
environnementale; à l'élaboration d'une stratégie et d'un
plan d'action visant à inverser le déclin de l'APD; aux
voies et moyens susceptibles de permettre de complémenter
l'APD par des ressources du secteur privé; et au contrôle
des flux de capitaux et d'investissements aux fins de
maintenir la stabilité financière. L'UE appuya un libellé
appelant à un suivi intégré et coordonné des principaux
sommets et conférences des Nations Unies et à une bonne
gouvernance au niveau national. Le délégué des Etats-Unis
préféra un libellé faisant référence à des efforts
visant à inverser le déclin de l'APD, "de la part des
pays qui ont décidé de le faire," pour la réalisation
des objectifs et à des efforts de la part des pays en
développement pour "un emploi efficace" des flux de
capitaux et d'investissements.
La Décision Finale:
Dans la décision finale (E/CN.17/2001/L.2), le chapitre
consacré aux considérations générales note que:
-
un environnement
économique international à la fois dynamique, habilitant
et en phase avec la coopération internationale est
indispensable pour la poursuite du développement durable;
-
la Commission est
entièrement engagée en faveur d'un système commercial
et financier multilatéral à la fois ouvert, équitable,
réglementé, prévisible et non discriminatoire;
-
la Commission réitère
la pertinence et l'importance de tous les principes
agréés dans la Déclaration de Rio, y compris celui qui
stipule, que compte tenu des différents niveaux de
contribution à la dégradation de l'environnement de la
planète, les Etats ont des responsabilités communes mais
différenciées; et
-
la nécessité de
s'assurer de l'équilibre entre la croissance économique,
le développement social et la protection
environnementale.
Le chapitre énonce
également que le processus de mondialisation est l'un des
éléments constitutifs de l'environnement économique
international, qu'il offre des opportunités tout en posant
des défis et des risques au développement durable, et que le
suivi des principaux sommets et conférences des Nations
Unies, ainsi celui de la Déclaration du Millénaire et des
objectifs internationaux pertinents pour le développement
durable, sont importants.
Le chapitre consacré à la
coopération internationale stipule: que les ressources
financière et les mécanismes de financement jouent un rôle
clé dans la mise en application du Plan d'action 21; que
l'APD constitue la principale source de financement extérieur
pour les pays en développement; et que des ressources
nouvelles et supplémentaires pour la mise en oeuvre du
développement durable et du Plan d'action 21 sont
nécessaires. Il énonce aussi qu'il est besoin d'un accès
favorable aux, et d'un transfert des, technologies
écologiquement rationnelles, en particulier, pour les pays en
développement.
La Commission recommande que
la communauté internationale approuve le soutien:
-
des pays en
développement dans leurs efforts visant à concrétiser
le développement durable de manière compatible avec
leurs priorités et leurs stratégies et/ou programmes
nationaux de développement;
-
des efforts de poursuite
des réformes et d'amélioration des institutions
financières multilatérales;
-
des efforts consentis
par les pays en développement pour la mise en place de
systèmes efficaces de régulation financière visant à
s'assurer que les flux des capitaux et des investissements
aident au maintien de la stabilité financière et à la
réduction des risques posés par la volatilité excessive
de la finance internationale, aux fins de concrétiser les
objectifs du développement durable;
-
de la mise en
application intégrale de l'initiative améliorée prise
en faveur des Pays Pauvres Lourdement Endettés;
-
de la coopération
régionale et sous-régionale, notamment celle Sud - Sud;
et,
-
des pays en
développement dans l'élaboration et l'exécution des
stratégies et/ou programmes nationaux de développement
durable, notamment à travers le transfert des
technologies écologiquement rationnelles, à des
conditions favorables, y compris à des termes
préférentiels et de concession, tels que mutuellement
agréé.
-
Elle recommande
également que la communauté internationale améliore: la
coordination de l'APD sur la base des besoins, priorités
et stratégies des pays récipiendaires; le rôle
catalyseur de l'APD; et l'accès des produits des pays en
développement aux marchés, en s'assurant de
l'application effective de toutes les clauses de l'Accord
Final de l'Uruguay Round qui incarnent les conclusions des
négociations multilatérales sur le commerce
international.
La Commission recommande, en
outre, que la communauté internationale:
-
réaffirme due l'ONU a
un rôle crucial à jouer dans la promotion de la
coopération internationale en matière de développement
durable;
-
prenne les mesures
nécessaires pour inverser la tendance à la baisse
enregistrée dans l'APD et s'efforce à honorer les
engagements pris en vue de concrétiser, dans les
meilleurs délais possibles, l'objectif agréé des
Nations Unies consistant à réserver 0.7% du PIB à
l'APD;
-
améliore et rationalise
le fonctionnement du Fonds pour l'Environnement Mondial de
manière à le rendre plus responsif aux besoins et
préoccupations des pays en développement;
-
trouve des solutions
durables aux problèmes de la dette des pays en
développement à faibles et à moyens revenus, en
utilisant, tel qu'approprié, les mécanismes
d'allégement de la dette disponibles;
-
apporte son assistance
aux pays en développement cherchant à s'intégrer dans
le système du commerce internationale et notamment dans
l'Organisation Mondiale du Commerce;
-
poursuive la
libéralisation du commerce international à travers,
entre autres, l'élimination des politiques causant la
distorsion des marchés, des politiques protectionistes et
des barrières non tarifaires entravant le commerce;
-
s'assure que les
politiques en matière de commerce, d'environnement et de
développement s'apportent un soutien mutuel pour la
réalisation du développement durable;
-
encourage
l'investissement dans les pays en développement,
notamment à travers des mécanismes d'assurance et des
instruments financiers;
-
mette en place des
mécanismes pour la mobilisation de ressources
financières nouvelles et supplémentaires, instruments
financiers, partenariats public-privé et partenariats
public-public compris;
-
aide les pays en
développement à accéder aux technologies
écologiquement rationnelles et s'assure que l'assistance
internationale en matière de transfert des technologies
est basée sur les besoins nationaux et locaux; et,
-
apporte son assistance
aux pays en développement et aux pays en transition
économique dans le domaine du renforcement des capacités
et soutienne la mise au point et le transfert des
technologies, le renforcement institutionnel et le
développement des ressources humaines.
Dans le chapitre consacré
aux recommandations destinées au niveau national, les
gouvernements, en tenant compte de leurs circonstances et
leurs priorités nationales et, avec le soutien de la
communauté internationale, tel qu'approprié, sont
encouragés à:
-
instaurer un
environnement intérieur favorable au développement
durable à travers, entre autres, la mise en place d'un
cadre juridique équitable et prévisible, le renforcement
des capacités et la mise en oeuvre de politiques
macro-économiques, sociales et environnementales
appropriées et une gouvernance transparente, efficace,
participative et responsable;
-
formuler et exécuter
des stratégies et/ou programmes nationaux de
développement durable, à travers un processus
consultatif national;
-
améliorer pour le
secteur privé, les ONG et les principaux groupes sociaux,
l'opportunité de contribuer au développement durable, à
la planification économique et l'éradication de la
pauvreté; et,
-
élaborer et mettre en
oeuvre des politiques, des programmes et des mesures
incitatives intégrant la croissance économique, l'essor
social et la protection environnementale.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Le Président Bedrich Moldan
ouvrit la Plénière de Clôture de la CDD-9 samedi 28 avril
à 8h10 du matin et invita les Présidents des Comités de
Rédaction à présenter leurs rapports.
Alison Drayton, Présidente
du Comité de Rédaction I, présenta son rapport sur les
conclusions des consultations consacrées au thème de
l'énergie. Le document du texte consensuel fut adopté, tel
qu'amendé par la Plénière, qui prit également note d'un
certain nombre d'autres documents pertinents: le rapport du
Secrétaire Général concernant les modes durables en
matière de production, de distribution et d'utilisation de
l'énergie; l'étude des tendances enregistrées dans la mise
en application nationale (E/CN.17/2001/12 et Corr.1), et le
rapport du Groupe d'Experts Intergouvernemental Spécial sur
l'Energie et le Développement Durable (E/CN.17/2001/15).
Drayton, également
Présidente du Comité de Rédaction II sur le thème de
l'information au service de la prise des décisions et de la
participation, présenta un rapport sur les résultats des
consultations menées sur cette question, et ce dernier fut
adopté par la Plénière. La Plénière prit également note
d'un certain nombre de documents pertinents: le rapport du
Secrétaire Général concernant lle thème de l'information
au service des processus décisionnel et de la participation:
le programme de travail de la CDD sur les indicateurs du
développement durable (E/CN.17/2001/4/Add.1); le rapport du
Secrétaire Général concernant les rapport nationaux a
soumettre à la Commission du Développement Durable
(E/CN.17/2001/14); et le rapport du Groupe de Travail
Intersessions Spécial sur les thèmes de l'Information au
service des la Prise de Décisions et de la Participation et
de la Coopération Internationale au service de l'Instauration
d'un Environnement Habilitant (E/CN.17/2001/17). Au sujet de
la coopération pour l'instauration d'un environnement
favorable, la Présidente Drayton introduisit le rapport du
Comité de Rédaction sur ce point. Le rapport fut adopté par
la Plénière, laquelle prit également noté du rapport du
Secrétaire Général concernant le thème de la coopération
international au service de l'instauration d'un environnement
habilitant pour le développement durable (E/CN.17/2001/5).
David Stuart, Président du
Comite de Rédaction III, présenta à la Plénière le papier
officieux sur le thème sectoriel de l'atmosphère, et fit
prendre note de la déclaration officielle du Japon concernant
le Traité de Kyoto. Le rapport fut adopté. La Plénière
prit également note des documents pertinents ci-après: le
rapport du Secrétaire Général concernant le thème de la
protection atmosphérique (E/CN.17/2001/2) et le rapport du
Groupe de Travail Intersessions Spécial sur les thèmes des
Transports et de l'Atmosphère (E/CN.17/2001/16).
Stuart présenta aussi le
papier officieux consacré au thème des transports, indiquant
que la décision concernant le thème des transports était le
résultat des consultations tenues sur ce sujet et qu'elle
avait été approuvée par voie de consensus. Le document fut
adopté par la Plénière, qui prit également note des
documents pertinents suivants: le rapport du Secrétaire
Général concernant le thème des Transports (E/CN.17/2001/3)
et les notes du Secrétaire Général concernant les Dialogues
avec les Principaux Groupes Sociaux sur l'énergie et les
transports durables (E/CN.17/2001/6/Add.1-5).
Le Président Moldan demanda
à la Plénière de reconnaître: la note du Secrétariat
concernant la réunion de haut niveau (E/CN.17/2001/ CRP.2),
la note du Secrétariat concernant le Sommet Mondial sur le
Développement Durable (E/CN.17/2001/CRP.3) et la note du
Secrétariat concernant le budget programmatique
préliminaire, au titre de la biennale 2002-2003, de la
Division du Développement Durable, relevant du Département
des Affaires Economiques et Sociales (E/CN.17/ 2001/L.1).
Madina Jarbussynova présenta ensuite le procès verbal de la
CDD-9 (E/CN.17/2001/L.2), qui englobera les cinq décisions
qui avaient été présentées par les Comités de Rédaction
idoines sous forme de papiers officieux. Le rapport fut
adopté.
Dans ses remarques de
clôture, le Président Moldan exprima ses remerciements aux
délégués pour leur dur labeur et sa gratitude pour la
conclusion probante d'un processus ardu, notant que la CDD se
trouvait à un stade critique de son histoire, avec les
préparatifs du Sommet Mondial de 2002.
Le G-77/Chine, avec l'Arabie
Saoudite et l'UE, exprima ses vifs remerciements au Président
Moldan, aux Présidents des Comités de Rédaction, Drayton et
Stuart, ainsi qu'à leurs partenaires dans les négociations.
Le G-77/Chine loua l'esprit de consensus, d'ouverture au
dialogue et l'écoute d'autrui qui a régné tout au long de
la réunion. L'UE se félicita des accomplissements de la
Commission, compte tenu de l'énorme panier de travail de
cette année. Le Président Moldan clôtura les travaux samedi
28 avril 2001, à 8h45 du matin.
BREVE ANALYSE DE LA CDD-9
LA CDD-9: UN FONDEMENT
SOLIDE POUR LE SOMMET DE 2002
"Chaque révolution
s'évapore et laisse derrière elle la bave d'une nouvelle
bureaucratie." – Franz Kafka
"Frustrants!"
C'est le terme employé par bon nombre de délégués et d'ONG
observatrices pour exprimer leur sentiment à l'égard des
résultats de la CDD, un sentiment qui n'a pas vraiment
évolué depuis les réunions des Groupes de Travail
Intersessions Spéciaux de février et mars derniers. Que
cette attitude ait prévalue, n'est pas totalement inattendu,
car tout le monde savait, depuis longtemps, que la CDD-9
allait être une réunion difficile. Non seulement les
questions sujettes à controverse, n'étaient pas mûres –
après tout, c'était la première fois que le thème de
l'énergie était abordée à un niveau politique intégré au
sein des Nations Unies – mais également, les négociations
risquaient à tout moment de subir l'influence du contexte
politique et des intérêts nationaux intervenant dans la
perspective du Sommet Mondial sur le Développement Durable
prévu en 2002 à Johannesburg. Mettez aussi dans la marmite,
la série des réunions intersessions particulièrement
tendues, ajoutez à cela le retrait unilatéral des Etats-Unis
du Traité de Kyoto et la réintroduction par l'UE, de
nombreuses propositions prescriptives éliminées durant les
réunions intersessions, et vous comprendrez que certains
aient trouvé là une bonne raison d'attraper une indigestion.
Dans l'euphorie qui a
accompagné l'adoption du texte, samedi matin, après une
session marathon de 24 heure, bon nombre de délégués
étaient plutôt optimiste quant aux résultats obtenus. Ils
ont indiqué que la conclusion d'un accord sur un sujet
contentieux tels que celui de l'énergie, même si le texte
est loin d'être parfait, constitue un progrès important dans
le contexte des positions politiques intenses prises dans la
perspective du Sommet de 2002.
Si les verdicts peuvent
varier légèrement sur les résultats de la CDD, le consensus
est total sur un point particulier, à savoir, qu'il est temps
de "restructurer radicalement" la CDD. Les deux
semaine de la CDD-9 ont permis de mettre en lumière les
manquements importants auxquelles s'attendaient beaucoup
d'observateurs. Au lieu de chercher à pousser l'enveloppe des
thèmes nouveaux et émergeants et à réduire la fracture
Nord Sud, la CDD-9 a préféré laisser les négociateurs
chevronnés de New York régurgiter des libellés agréés
auparavant et rééditer les lignes de démarcation et les
divisions. Pour les ONG qui étaient venu à la CSD dans
l'espoir de la voir fournir des directives claires sur le
développement durable en perspective du Sommet de 2002, le
réveil a été plutôt dur. Il ne faut pas s'étonner alors
qu'un certain nombre d'entre elles, en particulier celles du
Sud, ait quitté la réunion, samedi matin, les yeux troubles
et profondément démoralisés par rapport à leurs attentes
du Sommet de Johannesburg.
IDENTIFICATION DES POINTS
D'ACHOPPEMENT
Les thèmes sectoriels et
intersectoriels en discussion ont fourni un terrain fertile en
points divergences: non seulement ces thèmes ont constitué
une base solide pour la réédition d'un certain nombre de
points contentieux traditionnels – tels que ceux ayant trait
aux questions des ressources financières, de bonne
gouvernance, de renforcement des capacités, et aux
références sur le rôle de différents forums – mais ils
ont également donné lieu à l'insertion de réserves fermes
sur tel ou tel aspect de chacun d'entre eux. Parmi ces
derniers, ceux ayant trait à l'énergie nucléaire, aux
indicateurs du développement durable, au transport
international des déchets dangereux, à la suppression
graduelle du plomb de l'essence, l'élimination des caisses de
compensation, et l'introduction des normes de l'efficience
énergétique.
Pour comprendre les points
de divergence, il est essentiel d'apprécier le caractère du
"jeu de négociation" qui s'est a eu lieu le long du
processus de la CDD, dans lequel la discussion autour de
concepts apparemment fondamentaux tels que celui de
l'éco-efficacité a due céder la place à débats étendus
sur des questions telles que celle consistant à cerner la
nuance entre "l'énergie au service du développement
durable" et "l'énergie durable." L'un des
observateurs n'a pas hésité à affirmer ce jeu avait un
soubassement clairement orwellien. En 1984, Orwell avait dit:
"Ne voyez-vous pas que tout l'objectif de 'Newspeak'
consiste à réduire le champ de la pensée." Pour nombre
d'observateurs, c'est exactement ce que la CDD-9 a essayé de
faire: faire des négociations une plate-forme pour la
préservation des intérêts souverains et la réduction des
options devant être considérer au Sommet de 2002, au lieu
d'engager des pourparlers francs sur le développement
durable, aux fins de sortir avec des recommandations
politiques précises
Au risque de trop simplifier
les diverses nuances, les négociations ont été, tout au
long de la CDD-9, principalement marquées par des échanges
forts entre l'UE et le G-77/Chine, avec les membres du groupe
JUSCANZ et la Fédération de Russie dans un rôle
pratiquement de spectateurs. Pour dire les choses de manière
simple, l'intention de l'UE était d'utiliser la CDD-9 pour to
dégager un certain nombres d'engagements significatifs pour
le développement durable et pour défendre les libellés
appelant à la promotion de la mise en application de ces
engagements, en particulier, au niveau national. Pour sa part,
le G-77/Chine, mettant l'accent sur les circonstances
particulières des pays en développement et cherchant à
réduire au minimum l'introduction potentielle de quelque
forme de condition que ce soit, s'est entêté à rejeter
toute nouvelle proposition destinée à être mise en oeuvre
au niveau national ainsi que toute tentative de revenir sur
les engagements de Rio. Il est significatif que les
négociateurs du G-77/Chine aient, d'une manière général,
présenté peu de chose en terme de nouvelles propositions,
pour mieux axer leurs efforts sur l'importance de la mise a
disposition de ressources financières nouvelles et
supplémentaires, et sur la définition du développement
durable dans le contexte de l'éradication de la pauvreté.
Tout au long des échanges
entre l'UE et le G-77/Chine –marquées par exemple par des
discussions étendues sur le caractère "abordable"
que devaient revêtir les moyens de transports– les
contributions des membres du groupe JUSCANZ ont été, d'une
manière générale, plutôt limitées. Un certain nombre
d'observateurs ont suggéré que ces pays ne demandaient pas
mieux que de laisser le G-77/Chine abaisser lui-même le
niveau des engagements, se contentant, comme c'était le cas
pour les Etats-Unis, par exemple, de restreindre ses
interventions sur les engagements d'ordre financier. Cela a
été bien relever par le porte-parole de l'EU qui n'a pas
manqué d'y faire allusion, en faisant part de ses
préoccupations concernant la tendance du G-77/Chine à
interpréter les recommandations proposée dans le texte de
négociation, à partir de la seule perspective des pays en
développement et à permettre ainsi aux pays industrialisés
d'échapper à des obligations plus importantes. Pour
reprendre les mots de l'un des membres de l'UE: "cela
confère une certaine stupidité à l'exercice!" L'une
des causes prédominantes de cette tendance s'explique, à
croire certains commentateurs, par le fait que le G-77/Chine
était largement représenté par ce que d'aucuns nomment
"la Mafia de New York," une ribambelle de
représentants permanents dont le modus operandi consiste à
se contenter de défendre des positions éculées et qui sont,
d'une manière générale, dotés d'une expertise technique
limitée sur les sujets négociés.
"FRATERNITE"
Des préoccupations
concernant la tournure prise par la participation des pays en
développement ont été exprimées tout au long des
négociations par un certain nombre de délégués de pays
industrialisés qui ont fait également part de leur
frustration de voir le G-77/Chine se faire le porte-parole des
intérêts d'un groupe restreint de délégués. Cette
situation a été mise à l'indexe par plusieurs participants
qui ont exprimé leurs réserves concernant le fait que, dans
bon nombre de questions clés, les arguments en faveur de
pratiques durables en matière de développement, aient été
carrément outrepassés par l'influence prédominante des
intérêts de l'OPEP. Notant que l'Iran, comme porte-parole du
Groupe, était flanqué de part et d'autre et durant une bonne
partie des discussions, par les délégués de l'Arabie
Saoudite et du Nigeria, quelques observateurs ont également
souligné qu'au cours des débats des comités de rédaction,
plusieurs membres du G-77 ont été contraints d'exprimer des
points de vue différents de la position officielle du Groupe,
laissant parfois même transparaître un sentiment de
frustration de devoir s'aligner sur cette dernière. Un
représentant chevronné de l'un des pays membres de l'AOSIS
à déclaré, sur un ton las, durant les discussions
informelles autour de la question de l'énergie nucléaire,
"pour être franc, c'est forcés que nous nous
identifions avec G-77/Chine."
Un certain nombre de
participants du G-77/Chine ont évoqué l'influence
significative exercée sur les commissions internes du Groupe,
au nom de la "fraternité" autoproclamée de ses
représentants permanents auprès des Nations Unies, souvent
au détriment de contributions plus importantes pouvant être
apportées par les représentants venus des capitales. Un
participant chevronné s'est déclaré craindre que
l'insistance du Groupe sur l'aspect financier et la faiblesse
relative de son plaidoyer pour le renforcement des capacités
et le transfert des technologies, tout au long de la CDD-9,
soient perçues comme étant surtout profitables à un petit
nombre de pays en développement influents au détriment de
leurs partenaires de taille plus petite et moins influents au
sein du Groupe.
OU VA LA CDD: EST ELLE MÛRE
POUR LE CHANGEMENT?
Tout au long des deux
semaines de la réunion, on a vu croître, dans les couloirs,
le sentiment selon lequel la CDD, en admettant qu'elle doit
continuer, ne peut le faire sous sa forme actuelle. Un
délégué de l'un des pays membres de l'UE à déclaré que
"les capitales en sont à se demander de plus en plus si
cela valait bien la peine?" Ce sentiment a été
également exprimé par le ministre d'un pays du G-77/Chine
exaspéré par la litanie des déclarations ministérielles
réchauffées présentées au cours du Segment de Haut Niveau,
et qui a trouvé que "ce processus est une pure perte de
temps." Le délégué d'un pays membre du Groupe JUSCANZ,
a affirmé, quant à lui, que "la CDD, sous sa forme
actuelle, n'a aucun avenir." Le représentant d'un autre
pays industrialisé s'est interrogé, pour sa part, sur la
pertinence de la CDD, compte tenu du fait qu'après dix ans de
travail, les délégués n'ont encore pas réussi à parvenir
à une définition satisfaisante du développement durable.
Toutefois, cette frustration
à l'endroit de la CDD d'une manière général n'est pas
partagé par un certain nombre d'autres observateurs qui mette
l'accent sur le caractère unique du processus de la CDD quant
à la mise à contribution d'apports extérieurs. Reste que
plusieurs commentateurs ont suggéré que le perspectives
positives exprimées par certaines ONG et certains délégués
sur la CDD témoignent uniquement de la survie d'une poignée
d'inconditionnels du processus, sans doute "aveuglés par
sa fausse réalité" et qui, par conséquent, ont
tendance à trop présumer de son impact. Si le Dialogue avec
les Principaux Acteurs Sociaux sont, en soi, un processus
louable ayant produit des effets dans certaines des séances
qui lui étaient consacré, tels que l'impulsion des
initiatives de la CDD sur les thèmes de l'agriculture et du
tourisme, un certain nombre de délégués se sont interrogés
sur le point de savoir si les Dialogues de la CDD-9 auront
jamais une influence quelconque à long terme.
Les participants frustrés
par le processus de la CDD ont avancé un certain nombre de
recommandations sur la manière de traiter sa "crise de
crédibilité." Grandissante. Parmi ces recommandations:
réduire le nombre de thèmes à examiner dans chacune des
sessions; une focalisation sur les sujets nouveaux et
émergeants qui ne sont pas traités ailleurs; diminuer la
tendance à se contenter de rééditer des formulations
approuvées auparavant; se débarrasser des réunions de
groupes de travail intersessions "complètement
inutiles;" encourager les acteurs sociaux à avancer des
propositions concrètes durant les séances de Dialogues avec
les Principaux Groupes Sociaux; changer le calendrier et le
format du Segment de Haut Niveau; et tenir les réunions
ailleurs qu'à New York.
LA CDD-10: JETER LES
FONDATIONS DU CHANGEMENT?
Compte tenu des résultats
des discussions de la CDD-9, il est clair qu'un échange de
points de vue franc doit avoir lieu au cours du Sommet Mondial
sur le Développement Durable, et qu'un engagement authentique
doit survenir pour l'identification de solutions innovantes en
matière de durabilité. Un changement profond sera
nécessaire ensuite dans l'atmosphère qui a caractérisé les
négociations de la CDD-9 et bon nombre de réunions
précédentes de la CDD. Les délégués réunis pour les
travaux de la CDD-10 sont confrontés à des défis de taille,
certes, mais ont devant eux une opportunité merveilleuse de
faire montre de leadership en réussissant à dégager un
processus crédible permettant l'identification et le
traitement des principales questions devant être abordées
par le Sommet de 2002.
La réunion de Rio de 1992 a
constitué un jalon crucial dans la définition de l'ordre du
jour du développement durable. Si la réunion de Johannesburg
devait revêtir une égale importance, elle se doit de saisir
l'occasion pour définir de nouveaux mécanismes pour la
gouvernance en matière de développement durable, plutôt que
de se contenter de reprendre des débats sans intérêt. Si
elle n'y parvient pas, ceux qui qualifient le processus de CDD
de 'kafkaesque' ne manqueront pas de faire valoir le bien
fondé de leur opinion. Reste a voir si le Sommet de
Johannesburg sera en mesure produire la révolution des états
d'esprit jugée indispensable au développement durable ou si,
au contraire, elle n'aboutira qu'à la perpétuation de la
bureaucratie existante et à la production d'un texte vague et
d'attentes vaines.
A SUIVRE
CONFERENCE IMBIZO DES
DIRIGEANTS AFRICAINS SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE: Cette
réunion aura lieu du 7 au 9 mai 2001, à Spier Village, en
Afrique du Sud. Les participants y examineront une variété
de thèmes ayant trait au rapport entre le monde des affaires
et le développement durable et incluant la question du Sommet
Mondial de 2002 sur le Développement Durable. Pour de plus
amples renseignements, contacter le Forum environnemental
industriel de l’Afrique du Sud, tel: +27 11 880-0079 ou
0077; fax: +27 11 447-0848; e-mail: iefsa@mweb.co.za;
Internet http://www.ief.co.za/imbizo/
CONFERENCE ET FORUM MONDIAL
SUR L’ENERGIE DURABLE (SUSTAIN 2001): La
conférence se tiendra du 8 au 10 Mai 2001, à Amsterdam, aux
Pays Bas. L'événement offrira aux visiteurs et aux
délégués l'occasion de regarder de près un large éventail
de projets, d’équipements et de services depuis leurs
composantes individuelles jusqu'à la concrétisation des
projets de production, de vente et d'achat de produits
énergétiques fiables et non polluants dans le cadre d'un
marché compétitif. Pour plus d’informations,
contacter : Marc V. Sterel, Amsterdam RAI; tel:
+31-20-549-1212; fax: +31-20-549-1843; e-mail: sustain2001@rai.nl;
Internet: http://www.sustain2001.com
CONFERENCE SUR L’EUROPE ET
SOMMET MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Cette réunion aura lieu à Bruxelles du 10 au 11 mai 2001.
Elle sera axée sur l'identification des contributions
pratiques susceptibles d'être apportées par les européens
en soutien au Sommet Mondial de 2002 concernant les problèmes
ayant trait à la pauvreté. Les principaux thèmes
engloberont: l'eau, l'agriculture, le commerce, l'allégement
de la dette, l'énergie durable, l'habilitation des
populations et la gouvernance mondiale. Pour d'autres
détails, contacter: Francisco Flores, European Partners for
the Environment; tel: +32(0) 2 771 1534; fax: +32(0) 2 539
4815; e-mail: eupe@glo.be;
Internet: http://www.epe.be/objective2002/
SEPTIEME CONFERENCE
INTERNATIONALE SUR LES TRANSPORTS URBAINS ET L'ENVIRONNEMENT
AU 21EME SIECLE: Cette conférence
se tiendra du 14 au 16 mai 2001, sur l'Ile Lemnos, en Grèce,
et sera organisée par l'Institut de Technologie du Wessex, au
Royaume-Uni. Le thème Transports Urbains 2001 couvrira une
variété de sujets touchant aux transports urbains, à
l'aménagement territorial et à l'environnement dans les
villes. Pour plus d'informations, contacter: Gabriella
Cossutta, Conference Secretariat; tel: +44-238-029-3223; fax:
+44-238-029-2853; e-mail: gcossutta@wessex.ac.uk;
Internet: http://www.wessex.ac.uk/conferences/2001/urban01/
TROISIEME CONFERENCE DES
NATIONS UNIES SUR LES PAYS LES MOINS AVANCES:
Cette réunion se tiendra du 14 au 20 mai 2001, à Bruxelles,
en Belgique. Pour plus de détails, contacter: le Bureau du
Coordinateur Spécial chargé des dossiers des pays les moins
avancés, des pays insulaires en développement et des pays ne
disposant pas de débouchés maritimes, au sein de la CNUCED:
tel: +41-22-907-5893; fax:+41-22-907-0046; Internet: http://www.unctad.org/en/subsites/ldcs/document.htm
et http://www.un.org/events/ldc3/conference/
CONFERENCE INTERNATIONALE
SUR L'ASSOCIATION POUR LA GESTION DES RESSOURCES
D'INFORMATION: Cette conférence se
déroulera du 20 au 23 mai 2001, à Toronto, dans l'Ontario,
au Canada. Le thème en sera la "La Gestion des
Technologies de l'Information dans le cadre d'une Economie
Mondialisée." Pour d'autres informations, contacter:
Information Resources Management Association; tel:
+1-717-533-8879; fax: +1-717-533-8661; e-mail: jtravers@irma-international.org;
Internet: http://www.irma-international.org/call2001.htm
54EME CONGRES INTERNATIONAL
DE L'ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DES TRANSPORTS PUBLICS:
Ce congrès se tiendra du 20 au 25 mai 2001 à Londres, au
Royaume-Uni et englobera le Salon International des Transports
Publics et des Transports Urbains. Pour plus d'informations,
contacter: International Association of Public Transport; tel:
+32-2-673-6100; fax: +32-2-660-1072; e-mail: administration@uitp.com
ou events@uitp.com;
Internet: http://www.uitp.com
SIXIEME CONFERENCE ANNUELLE
SUR LES RESSOURCES PETROLIERES DU TROISIEME MILLENAIRE:
Cette conférence se réunira les 21 et 22 mai 2001 à
Londres, au Royaume-Uni. Elle se penchera sur les thèmes
ayant trait à l'énergie au 21ème siècle, à
l'exploration et à la production à l'échelle mondiale, et
aux domaines de croissance et aux nouvelles frontières. Pour
plus d'informations, contacter: Global Pacific & Partners,
tel: +1-281-597-9578; fax: +1-281-597-9589; e-mail: dgclarke@global.co.za;
Internet: http://www.petro21.com/international
CONFERENCE DES MINISTRES
PLENIPOTENTIAIRES DE LA CONVENTION DE STOCKHOLM SUR LES
POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS: La
réunion préparatoire de la conférence des ministres
plénipotentiaires se déroulera le lundi 21 mai 2001, à
Stockholm. La Conférence sur la signature de la Convention de
Stockholm est prévue les 22 et 23 mai 2001. Pour de plus
amples renseignements, contacter, UNEP Chemicals, tel:
+41-22-917-8193; fax +41-22-797-3460; e-mail: pops@unep.ch;
Internet: http://www.chem.unep.ch/pops/
PREMIERE CONFERENCE SUR LE
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES APPLICABLES AUX TRANSPORTS
ROUTIERS: Cette conférence se
tiendra du 23 au 25 mai 2001, à Arusha, en Tanzanie. Elle est
organisée par le Tanzania Technology Transfer Centre. Les
thèmes de la conférence comprendront: l'établissement et
l'opération d'un centre de transfert des technologies; des
programmes de transfert des technologies applicables aux
transports routiers; le transfert efficace des technologies
applicables aux transports routiers; la sécurité routière
et la gestion de la circulation routière; et les technologies
appropriées applicables à la construction et à l'entretien
des routes. Pour de plus amples détails, contacter: Abdul A.
Awadh, Secretary, Organizing Committee, c/o Tanzania
Conference Services Ltd; tel:
+255-22-212-2139/+255-811-336-987; fax: +255-22-211-6379;
e-mail: tcs@twiga.com or tzcenter@udsm.ac.tz
CONFERENCE SUR LES NOUVELLES
TECHNOLOGIES OFFRANT DES TRANSPORTS ROUTIERS SURS ET
ECOLOGIQUEMENT RATIONNELS: Cette
conférence se déroulera les 6 et 7 juin 2001, à
Trollhättan, au Suède, et se penchera sur les défis posés
actuellement dans le domaine de la circulation routière. Pour
d'autres détails, contacter: Marianne Palovaara, Project
Manager; tel: +46-8-405-2224 or +46-70-557-7604; e-mail: marianne.palovaara@industry.ministry.se;
Internet: http://www.vv.se/for_lang/english/euinfoblad/infoblad2.engelskt.pdf
"ISTANBOUL+5" –
SESSION EXTRAORDINAIRE DE L'ASSEMBLEE GENERALE CONSACREE A LA
REVUE ET A L'EVALUATION GLOBALE DE LA MISE EN APPLICATION DE
l'AGENDA D'HABITAT: Cette session
extraordinaire se tiendra du 6 au 8 juin 2001. Elle se
penchera sur les progrès réalisés dans la mise en
application des conclusions de la deuxième Conférence des
Nations Unies sur les Etablissements Humains (Habitat II), qui
s'est déroulée à Istanboul, en Turquie en 1996. Pour plus
d'informations, contacter: Axumite Gebre-Egziabher, UN Centre
for Human Settlements, Nairobi, tel: +254-2-623-831; e-mail: Axumite.Gebre-Egziabher@unchs.org;
Internet: http://www.istanbul5.org/
TROISIEME CONFERENCE
INTERNATIONALE SUR LES ECOSYSTEMES ET LE DEVELOPPEMNT DURABLE:
Cette conférence se tiendra du 6 au 8 juin 2001, à Alicante,
en Espagne. La réunion servira de forum pour la présentation
et la discussion des travaux menés récemment sur
l'ingénierie et les aspects touchant à la modélisation des
écosystèmes et du développement durable. Pour plus d’informations,
contacter: Susan Hanley, Conference Secretariat; tel:
+44-238-029-3223; fax: +44-238-029-2853; e-mail: shanley@wessex.ac.uk;
Internet: http://www.wessex.ac.uk/conferences/2001/ecosud01
CONFERENCE SUR LES
PARTENARIATS ENTRE LES SECTEURS PUBLIC ET PRIVE: DE LA
GOUVERNANCE DES ENTREPRISES: Cette
conférence se tiendra du 6 au 9 juin 2001, à Enschede, aux
Pays-Bas. Elle a pour objectif de faire acquérir une
meilleure compréhension des problèmes actuels ayant trait au
relations de travail entre les secteurs public et privé et
les organisations bénévoles. Pour plus d’informations,
contacter: Mel J. Hall, Enterprise and Business Excellence
Centre, Sheffield Business School; tel: +44-114-225-2895; fax:
+44-114-225-5265; e-mail: M.J.Hall@shu.ac.uk;
Internet: http://www.sms.utwente.nl/ppp/
PROMOUVOIR LES ACTIVITES
INTERNATIONALES AYANT TRAIT AUX SOURCES D'ENERGIE
RENOUVELABLES: Cette conférence se
tiendra du 8 au 10 juin 2001 à Berlin, en Allemagne, et
présentera les initiatives gouvernementales et non
gouvernementales entreprise dans le domaine du transfert des
technologies d'énergie renouvelable. Pour plus d’informations,
contacter: Eurosolar; tel: +49-22-836-2373; fax:
+49-22-836-1279; e-mail: inter_office@eurosolar.org;
Internet: http://www.eurosolar.org/conferences/2001/solarenergy_main.html
FORUM DES NATIONS UNIES SUR
LES FORETS: La première session de
fond du FNUF se tiendra au siège des Nations Unies, à New
York, du 11 au 22 juin. Pour plus d’informations, contactez:
Secrétariat du FNUF, tel: +1-212-963-6208; fax:
+1-212-963-3463; e-mail: vahanen@un.org;
Internet: http://www.un.org/esa/sustdev/forests.htm
PREMIERE CONFERENCE
EUROPEENNE SUR LE MARKETING DE L’ENERGIE VERTE:
Cette conférence se tiendra les 28 et 29 juin 2001, à St.
Moritz, en Suisse. Le forum abordera les questions du commerce
international et du marketing de l’énergie renouvelable.
Pour plus d’informations, contacter: Nicole Giger ou Sabine
Spoerri; tel: +41-1-296-8709; fax: +41-1-296-8702; e-mail: info@greenpowermarketing.org;
Internet: http://www.greenpowermarketing.org/
CONFERENCE INTERNATIONALE
SUR LES DEFIS POSES PAR UN MONDE EN EVOLUTION:
Cette conférence se tiendra à Amsterdam du 10 au 13 juillet
2001. Elle examinera les bases scientifiques nécessaires à
la compréhension des complexités du Traité de Kyoto et
définira le débat mondial sur le problème de la fixation du
carbone dans un système planétaire et un contexte humain
dynamique. La conférence est organisée par le Programme
International de la Géosphère - Biosphère, et ses
partenaires dans le domaine de l'observation du changement
climatique, le Programme de Recherche sur le Climat Mondial et
le Programme International sur les dimensions Humaines du
Changement Environnemental Mondial. Pour plus d’informations,
contacter: Susannah Eliott, International Geosphere-Biosphere
Programme; tel: +46-8-1664-48; fax: +46-8-1664-05; e-mail: susannah@igbp.kva.se
or igbp@congrex.nl;
Internet:http://www.igbp.kva.sex
REUNION DU GROUPE D'EXPERTS
SUR LES MESURES DE RENFORCEMENT DES CAPACITES NECESSAIRES A LA
MISE EN APPLICATION DU TRAITE DE CARTHAGENE:
Cette réunion se déroulera du 11 au 13 juillet 2001, à la
Havane, à Cuba, en fonction des fonds disponibles. Pour plus
d’informations, contacter: Le Secrétariat de la CDB; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
CONFERENCE SUR LA DETECTION
DES CHANGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX: SCIENCE ET SOCIETE: Cette
conférence aura lieu du 16 au 20 juillet 2001, à Londres, au
Royaume-Uni. Elle se focalisera sur les applications de la
détection et la compréhension des changements à long terme
intervenant dans les systèmes environnementaux naturels
perturbés, et examinera les méthodes de détection de ces
changements réalisables à travers différentes disciplines.
Pour plus d’information, contacter: Catherine E. Stickley,
Environmental Change Research Centre, Department of Geography,
University College; tel: +44-20-7679-5562; fax:
+44-20-7679-7565; e-mail: c.stickley@ucl.ac.uk;
Internet: http://www.nmw.ac.uk/change2001/
CdP-6 DE REPRISE DES ORGANES
SUBSIDIAIRES DE LA CCCC: La CdP-6 de
reprise (prévue en vertu de la décision de la
FCCC/CP/2000/L.3 de la CdP-6) de la Convention-Cadre sur les
Changements Climatiques se tiendra du 16 au 27 juillet 2001,
à Bonn. Pour d'autres renseignements, contacter: le
Secretariat de la CCCC; tel: +49-228-815-1000; fax:
+49-228-815-1999; e-mail: secretariat@unfccc.int;
Internet: http://www.unfccc.int
NEUVIEME CONFERENCE MONDIALE
SUR LA RECHERCHE EN MATIERE DE TRANSPORT:
Cette conférence est prévue du 22 au 27 juillet 2001, à
Séoul, en République de Corée. Elle a pour objectif de
réunir les responsables politiques, les décideurs et autres
académiciens dans un même forum pour un échange des points
de vue et des théories ayant trait à la recherche en
matière de transport, l’accent étant placé sur l’interface
entre les résultats des recherches et les prises de
décisions. Pour d'autres détails, contacter: WCTR
Secretariat; tel: +82-31-910-3100; fax: +82-31-910-3200;
e-mail: secretariat@wctr2001.org;
Internet: http://www.wctr2001.org/
21EME SESSION DU GROUPE DE
TRAVAIL DES PARTIES DU TRAITE DE MONTREAL:
Cette réunion est prévue du 24 au 26 juillet 2001 à
Montréal, au Canada. Pour plus d’informations, contacter:
Ozone Secretariat; tel: +254-2-62-1234; fax: +254-2-62-3601;
e-mail: ozoneinfo@unep.org;
Internet: http://www.unep.org/ozone
SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR
LE TRANSFERT DES TECHNOLOGIES APPLICABLES AU SECTEUR DES
TRANSPORTS: Cette réunion se
tiendra du 29 juillet au 2 août 2001, à St-Petersbourg, en
Floride, aux Etats-Unis. La Troisième Assemblée Générale
se réunira en parallèle. Pour plus d’informations,
contacter: Enrique Ordonez, Federal Highway Administration,
Office of International Programs; tel: +1-202-366-0217; fax:
+1-202-366-9626; e-mail: enrique.ordonez@fhwa.dot.gov;
Internet: http://www.international.fhwa.dot.gov
REUNION PREPARATOIRE
REGIONALE DU SOMMET MONDIAL DE 2002 SUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE – REGION D’AFRIQUE:
Cette réunion, prévue du 28 au 31 août 2001 à Nairobi, au
Kenya, entreprendra une évaluation régionale des progrès et
les principaux accomplissements réalisés en matière de
développement durable, dans la région, depuis 1992, ainsi
que des études prospectives et une évaluation des
contraintes auxquelles la région se trouve confrontée, les
nouveaux engagements et les nouvelles initiatives entreprises
au sein de la région en vue d'aplanir les contraintes et
réaliser davantage de progrès. Pour plus d’informations,
contacter: Hiroko Morita-Lou, DESA; tel: +1-212-963-8813; fax:
+1-212-963-4260; e-mail:moritalou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
CONFERENCE SUR LES
APPLICATIONS DURABLES POUR LES ETATS INSULAIRES TROPICAUX-
SATIS 2001: Cette conférence se
tiendra du 29 au 31 août 2001 à Kingston, en Jamaïque. Elle
a pour objectif, d'établir un forum pour la divulgation des
informations concernant la mise au point et l'utilisation des
technologies et des systèmes d’énergie renouvelable dans
les îles tropicales, et plus particulièrement aux Caraïbes.
Pour plus d’informations, contacter: Raymond M. Wright; tel:
+876-929-5380; fax: +876-926-3928; e-mail: rwright@pcj.com;
Internet: http://www.pcj.com/whatsnew.htm
CONFERENCE INTERNATIONALE
SUR LA MONDIALISATION: LES DEFIS A RELEVER ET OPPORTUNITES A
SAISIR EN MATIERE DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT, DANS LES
PAYS EN DEVELOPPEMENT: Cette
réunion aura lieu à Trieste, en Italie du 11 au 13 septembre
2001. Elle sera co-organisée par le Centre du Développement
International de l’Université de Harvard, le Centre des
Sciences et des Affaires Internationales de Belfer, et l’Académie
des Sciences du Tiers-Monde. Pour de plus amples
renseignements, contacter: Derya Honca, Program Coordinator,
Center for International Development, Harvard University; tel:
+1-617-495-1923; e-mail: m_derya_honca@harvard.edu;
Internet: http://www.cid.harvard.edu/cidbiotech/r&dconf/description.htm
NEUVIEME CONFERENCE
INTERNATIONALE POUR 2001 SUR LA MODELISATION, LE CONTROLE ET
LA GESTION DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE:
Cette réunion se tiendra du 12 au 14 septembre 2001 à
Ancône, en Italie. Cette conférence mettra l’accent sur
les techniques expérimentales et informatiques susceptibles d’être
utilisées comme outil de compréhension et de solution des
problèmes de la pollution atmosphérique à travers lesquels
il serait possible de procéder à une évaluation des
techniques et des stratégies proposées pour le contrôle des
émissions. Pour d'autres détails, contacter: Gabriella
Cossutta, Conference Secretariat; tel: +44-238-029-3223; fax:
+44-238-029-2853; e-mail: cossutta@wessex.ac.uk;
Internet: http://www.wessex.ac.uk/conferences/2001/air01/index.html
CONFERENCE 2001 SUR LES
TRANSPORTS INTERNATIONAUX: Cette
conférence se tiendra du 17 au 21 septembre 2001 à la
Havane, a Cuba. Elle offrira l'occasion de procéder à des
échanges d'expériences entre les responsables
gouvernementaux, les scientifiques, les représentants de
l'industrie et les experts techniques intervenant dans le
domaine des transports. Pour plus d’informations, contacter:
Huberto Valdés Rios, Secretario Ejectivo; tel:
+537-62-3051/3058, ext. 230; fax: +537-33-8250; e-mail: iitransp@transnet.cu;
Internet: http://www.transnet.cu/web/convencion/convencion.html
REUNION REGIONALE
PREPARATOIRE DU SOMMET MONDIAL DE 2002 SUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE - REGION EUROPEENNE: Cette
réunion se tiendra les 24 et 25 septembre 2001 à Genève, en
Suisse. Elle entreprendra une évaluation régionale des
progrès et des principaux accomplissements réalisés dans le
domaine du développement durable, dans la région, depuis
1992, des études de prospectives et l'évaluation des
contraintes rencontrées par la région, les nouveaux
engagements et les nouvelles initiatives entreprises dans la
région pour surmonter ces contraintes et réaliser davantage
de progrès. Pour plus d’information, contactez :
Hiroko Morita-Lou, DESA; tel: +1-212-963-8813; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
CONFERENCE INTERNATIONALE
SUR L’ECOLOGIE & LES MOYENS DE TRANSPORT:
Cette conférence se tiendra du 24 au 28 septembre 2001 à
Keystone, dans le Colorado, aux Etats-Unis. Les thèmes
englobent les terres humides et la qualité de l’eau, les
espèces menacées d'extinction, la gestion de l’habitat et
l'aménagement territorial. Pour plus d’informations,
contacter: David L. Zeigler; tel: +1-850-922-7209; fax
+1-850-922-7217; e-mail: david.zeigler@dot.state.fl.us;
Internet: http://www.dot.state.fl.us/emo/sched/ICOWET.htm
18EME SESSION DE LA PLENIERE
DU GIEC: Cette réunion aura lieu du
24 au 29 septembre 2001 à Londres, au Royaume-Uni. L’objectif
en est d’adopter / d’entériner le Rapport de Synthèse
élaboré par le Groupe. Pour plus d'informations, contacter:
Renate Christ, Secrétariat de l’ICCP, tel: +41-22-730-8574;
e-mail: christ_r@gateway.wmo.ch;
Internet: http://www.ipcc.ch/activity/master-sch.html
HUITIEME CONGRES MONDIAL SUR
LES SYSTEMES DE TRANSPORT INTELLIGENTS:
Cette réunion se tiendra du 30 septembre au 4 octobre 2001 à
Sydney, en Australie. Son but est de fournir une plate-forme
pour la présentation et la discussion des concepts avancés,
des résultats de la recherche et des activités de
déploiement. Pour plus d'informations, contacter: le
Secrétariat du Congrès, tel: +61-2-9241-1478; fax:
+61-2-9251-3552; e-mail: its2001@itsworldcongress.org;
Internet: http://www.itsworldcongress.org
CINQUIEME CONFERENCE DES
PARTIES DE LA CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA
DESERTIFICATION: La CdP-5 se tiendra
à Genève du 1er au 12 octobre 2001. Pour de plus
amples renseignements, contacter: Secrétariat de la CCD, tel:
+49-228-815-2800; fax: +49-228-815-2898/99; e-mail: secretariat@unccd.int;
Internet: http://www.unccd.int
DEUXIEME REUNION DU COMITE
INTERGOUVERNEMENTAL SUR LE TRAITE DE CARTHAGENE SUR LA
BIOSECURITE: Cette réunion est
prévue à Nairobi, au Kenya. Pour plus d'informations,
contacter: Secrétariat de la CDB, Montréal, Canada: tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
HUITIEME REUNION DU CNI SUR
L'ACCORD PIC: La huitième réunion
du Comité de Négociation Intergouvernemental pour la
Préparation de la Conférence des Parties de la Convention de
Rotterdam pour la mise en œuvre de la Procédure PIC
Applicable à Certains Produits Chimiques et Pesticides
Dangereux dans le Commerce International (CNI-8) se tiendra à
Rome, du 8 au 12 octobre 2001. Pour plus d'informations,
contacter: Niek van der Graaff, FAO; tel: +39-6-5705-3441;
fax: +39-6-5705-6347; e-mail: Niek.VanderGraaff@fao.org; or
Jim Willis, UNEP Chemicals; tel: +41-22-917-8111; fax:
+41-22-797-3460; e-mail: chemicals@unep.ch;
Internet: http://www.pic.int/
TREIZIEME
REUNION DES PARTIES DU TRAITE DE MONTREAL:
La RdP-13 se tiendra à Colombo, au Sri Lanka, du 15 au 19
octobre 2001. Pour plus d’informations, contacter: Le
Secrétariat de la Convention sur l’Ozone; tel:
+254-2-62-1234; fax: +254-2-62-3601; Internet: http://www.unep.org/ozone
DIX-HUITIEME
CONGRES DU CONSEIL MONDIAL DE L’ENERGIE:
Cette conférence se tiendra du 21 au 25 octobre 2001, à
Buenos Aires, en Argentine. Les principaux thèmes qui seront
abordés par le Congrès engloberont les défis posés aux
marchés internationaux et régionaux de l’énergie et les
mécanismes de marché nécessaires à l’affectation des
ressources énergétiques à moyen et à long terme. Pour plus
d’informations, contacter: US Energy Association, tel:
+1-202-331-0415; fax: +1-202-331-0418; e-mail: RHWmson@aol.com;
Internet: http://www.worldenergy.org/
GROUPE DE
TRAVAIL SPECIAL SUR L'ACCES ET PARTAGE DES AVANTAGES:
Cette réunion se déroulera sous les auspices de la
Convention sur le Diversité Biologique, du 22 au 26 actobre
2001, à Bonn, en Allemagne. Pour de plus amples informations,
contacter: Le Secrétariat de la CDB, à Montréal, au Canada:
tel: +1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
REUNION
REGIONALE PREPARATOIRE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AMERIQUE LATINE ET CARAIBES:
Cette réunion se tiendra les 23 et 24 octobre 2001 à Rio de
Janeiro, au Brésil. Elle entreprendra une évaluation
régionale des progrès et des principaux accomplissements
réalisés en matière de développement durable, par la
région, depuis 1992, les études prospectives et les
principales contraintes auxquelles la région se trouve
confrontée, les nouveaux engagements et les nouvelles
initiatives entreprises au sein de la région en vue d'aplanir
les obstacles et d’engendrer de nouveaux progrès. Pour plus
de détails, vous adresser à : Hiroko Morita-Lou, DESA;
tel: +1-212-963-8813; fax: +1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
REGIONALE PREPARATOIRE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE OCCIDENTALE:
Cette réunion se déroulera du 28 au 30 octobre 2001, au
Caire, en Egypte. Elle entreprendra une évaluation régionale
des progrès réalisés, notamment des principaux
accomplissements dans le domaine du développement durable,
par la région, depuis 1992, les études prospectives et les
principales contraintes auxquelles la région se trouve
confrontée, les nouveaux engagements et les nouvelles
initiatives entreprises au sein de la région en vue de
dépasser les obstacles et d’engendrer de nouveaux progrès.
Pour plus de détails, contacter: Hiroko Morita-Lou, DESA;
tel: +1-212-963-8813; fax: +1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
SEPTIEME
CONFERENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES:
La CdP-7 est prévue du 29 octobre au 9 novembre 2001, à
Marrakech, au Maroc. Pour plus de détails, contactez, le
Secrétariat de la CCCC, tel: +49-228-815-1000; fax:
+49-228-815-1999; e-mail: secretariat@unfccc.int;
Internet: http://www.unfccc.int/
SBSTTA-7 DE
LA CONVENTION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE:
La septième session de l’Organe Subsidiaire de la CDB de
Conseil Scientifique, Technique et Technologique, se réunira
à Montréal, au Canada, du 12 au 16 novembre 2001. Cette
session sera suivie, du 19 au 21 novembre 2001, également à
Montréal, d’une réunion intersessions sur les thèmes du
Plan Stratégique, des Rapports Nationaux et de la Mise en
Application de la Convention. Pour d'autres détails,
contacter: Secrétariat de la CDB, à Montréal, au Canada:
tel: +1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
REUNION
REGIONALE PREPARATOIRE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE-PACIFIQUE:
Cette réunion se tiendra en novembre 2001, le lieu restant
encore à déterminer. Elle entreprendra une évaluation
régionale des progrès réalisés, y compris des principaux
accomplissements dans le domaine du développement durable
dans la région depuis 1992, des études prospectives et de
l'évaluation des principales contraintes auxquelles la
région se trouve confrontées, les nouveaux engagements et
les nouvelles initiatives entreprises au sein de la région en
vue de dépasser les obstacles et d’engendrer de nouveaux
progrès. Pour plus de détails, veuillez vous adresser
à : Hiroko Morita-Lou, DESA; tel: +1-212-963-8813; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
CONFERENCE
INTERNATIONALE SUR LE THEME DE L’ENERGIE RENOUVELABLE AU
SERVICE DU DEVELOPPEMENT RURAL:
Cette conférence se déroulera du 19 au 21 janvier 2002 à
Dhaka, au Bangladesh. Les travaux techniques engloberont les
schémas de production énergétique basée sur les vents, les
vagues, les courants marins et les marées. La réunion
prendra également en considération les technologies futures,
à moyen et long termes, permettant le traitement des aspects
techniques relatif à la mise au point future de ces sources d’énergie
renouvelable. Pour de plus amples informations, contacter:
A.K.M. Sadrul Islam (Secretariat), Convenor; fax:
+880-2-861-3046; e-mail: sadrul@me.buet.edu
SECOND
PREPCOM POUR LE SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Cette
réunion de la CDD agissant en tant que Comité Préparatoire,
se tiendra du 28 janvier au 8 février 2002 au siège des
Nations Unies, à New York. Elle examinera les résultats des
processus préparatoires régionaux et nationaux, étudiera le
rapport des principales politiques mise en oeuvre par le
Secrétaire Général et organisera des Dialogues avec les
Acteurs Sociaux. Pour plus de détails, contacter: Andrey
Vasilyev, DESA; Tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10;
Contact pour les groupes principaux: Zehra Aydin-Sipos, DESA;
tel: +1-212-963-8811; fax: +1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org
CONFERENCE
INTERNATIONALE SUR LE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT:
La Conférence Internationale des Nations Unies sur le
Financement du Développement se tiendra en février-mars 2002
à Mexico. Elle réunira des représentants des gouvernements,
des Nations Unies et autres organisations majeures opérant
dans les domaines du commerce international, des finances et
du d�veloppement. Le Comit� Pr�paratoire est pr�vu � New
York du 2 au 8 mai 2001, en octobre-novembre et du 14 au 25
janvier 2002. Pour plus d�informations, contacter: Financing
for Development Coordinating Secretariat, United Nations
Headquarters, New York, Harris Gleckman, tel: +1-212-963-4690;
e-mail: gleckman@un.org,
ou encore, Federica Pietracci, tel: +1-212-963-8497; e-mail: pietracci@un.org;
Internet: http://www.un.org/esa/ffd
TROISIEME
PEPCOM DU SOMMET MONDIAL DE 2002 SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Cette r�union de la CDD, agissant en tant que Comit�
Pr�paratoire, se tiendrait du 18 au 29 mars ou du 1er au 19
avril 2002, au si�ge des Nations Unies, � New York. Elle
devrait produire le premier document pr�paratoire sur le
th�me de �l��valuation � et les �l�ments du
programme de travail futur de la CDD. Pour plus de
renseignements contacter: Andrey Vasilyev, DESA; tel:
+1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260; e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10;
Contactez pour les groupes principaux: Zehra Aydin-Sipos,
DESA; tel: +1-212-963-8811; fax: +1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org
QUATRIEME
PREPCOM DU SOMMET MONDIAL DE 2002 SUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Cette
r�union aura lieu du 6 au 17 mai 2002, � Djakarta, en
Indon�sie. Cette r�union qui inclura des s�ances
consacr�es au Dialogue avec les Principaux Groupes Sociaux,
produira le document politique devant �tre soumis au Sommet
en 2002. Pour plus de d�tails, contacter: Andrey Vasilyev,
DESA; tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260; e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10;
Groupes de contact principaux: Zehra Aydin-Sipos, DESA; tel:
+1-212-963-8811; fax: +1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org
SOMMET
MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Le Sommet Mondial sur le D�veloppement Durable se tiendra �
Johannesburg, en Afrique du Sud, au mois de septembre 2002.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Andrey Vasilyev, DESA; tel: +1-212-963-5949; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10. |