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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 05 No. 181
Jeudi, 26 Avril 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CDD-9:
MERCREDI 25 AVRIL 2001
Les délégués ont
poursuivi la discussion des projets de décisions dans les
trois Comités de Rédaction. Le Comité de Rédaction I s'est
réuni dans l'après-midi pour procéder à l'examen des
questions ayant trait au thème de l'énergie. Le Comité de
Rédaction II s'est réuni, matin et après-midi, pour le
traitement des projets de décisions concernant le thème des
transports et de la protection de l'atmosphère, et le Comité
de Rédaction III s'est réuni, le matin, pour poursuivre sa
première lecture du projet de décision concernant le thème
de la coopération internationale au service de l'instauration
d'un environnement habilitant, puis, de nouveau dans la
soirée, pour entamer la première lecture du projet de
décision révisé concernant le thème de l'information au
service de la prise des décisions et de la participation.
LE COMITE DE REDACTION I
Présidé par Alison Drayton
(Guyane), ce Comité de Rédaction devait parachever sa
seconde lecture du texte de négociation. Les délégués
s'accordèrent sur le libellé encourageant les gouvernements
à mettre en place "des programmes domestiques"
basés sur l'énergie renouvelable. Au sujet des technologies
avancées applicables aux combustibles fossiles, il n'y eut
pas d'accord sur la question de savoir s'il fallait accroître
l'utilisation "proportionnelle" ou
"relative" des combustibles à faible teneur en
carbone ou promouvoir la réduction des émissions de dioxyde
de carbone. Le libellé portant sur les indicateurs
applicables à la situation énergétique rurale, et sur
l'énergie et les questions liées au secteur des transports,
resta crocheté. S'agissant des technologies de l'énergie
nucléaire, la Présidente Drayton proposa l'établissement
d'un groupe de contact sous la présidence de Gustavo Ainchil
(Argentine), comportant des délégués issus du comité de
rédaction chargé du thème de l'énergie et celui chargé du
thème des transports. L'INDE et le PAKISTAN firent objection
à l'insertion d'un libellé portant sur la prolifération
nucléaire, dans le travail de la CDD.
Au sujet de l'amélioration
du fonctionnement des marchés, l'UE proposa un libellé
appelant à la mise en place, pour l'énergie, de marchés
ouverts et compétitifs, étayés par des mesures de
régulation appropriées. Le G-77/CHINE ajouta un libellé
appelant à la restructuration de la fiscalité en matière
d'énergie en vigueur dans les pays industrialisés, de
manière à y prendre en ligne de compte, la pollution
environnementale, et inséra une formulation tirée du texte
de la SE/ AGNU-19 appelant au renforcement des capacités des
pays en développement. Au sujet de la coopération
internationale, les délégués s'accordèrent sur
l'insertion: de la référence à l'éducation proposée par
la SUISSE; des amendements introduits par le G-77/CHINE
concernant le "rôle crucial" de la coopération
internationale, et de sa formulation portant sur la
mobilisation des ressources, "notamment les ressources
financières"; et de la proposition avancée par l'UE de
se référer "en particulier" aux pays en
développement. L'UE, contrée par ANTIGUA ET BARBUDA et par
l'ARABIE SAOUDITE, proposa un libellé appelant au
renforcement de la coordination entre les organes des Nations
Unies, lequel libellé fut placé entre crochets.
Au sujet des domaines
d'application de la coopération internationale, les
délégués approuvèrent, entre autres, la référence
de l'UE à des programmes de coopération bilatéraux et
multilatéraux en matière de développement, et le libellé
appelant à la promotion de technologies "abordables et
avancées en matière d'efficience énergétique".
Diverses propositions furent placées entre crochets, dont
celles portant sur: l'APD, comme étant "la base
fondamentale du financement extérieur";
"l'annulation" ou "l'allégement" de la
dette; les politiques énergétiques devant être intégrées
dans la stratégie de réduction de la pauvreté, proposées
par l'UE; la fourniture d'une aide financière à des
conditions favorables "mutuellement approuvées"; et
la proposition avancée par le G-77/CHINE appelant à une
utilisation améliorée des mécanismes internationaux. Le
délégué d'ANTIGUA & BARBUDA encouragea l'insertion
d'une référence à la promotion d'opportunités pour les
femmes à travers les services de crédit.
LE COMITE DE REDACTION II
Ce comité, présidé par
Drayton, devait poursuivre le débat autour du projet de
décision révisé concernant le thème de la coopération
internationale au service de l'instauration d'un environnement
habilitant, abordant le chapitre consacré à la coopération
internationale. Les délégués devaient, également,
parachever leur première lecture du projet de décision
révisé concernant le thème de l'information au service de
la prise des décisions et de la participation. La nouvelle
version révisée des chapitres portant sur les
considérations générales et sur la coopération
internationale, du projet de décision concernant le thème de
la coopération internationale au service de l'instauration
d'un environnement habilitant, fut distribuée.
LA COOPERATION
INTERNATIONALE AU SERVICE DE L'INSTAURATION D'UN ENVIRONNEMENT
HABILITANT: S'agissant de la
coopération internationale, le Comité procéda à l'examen
des libellés portant sur: la nécessité de trouver des
solutions durables aux problèmes de la dette et de l'accès
aux marchés; les obstacles et les barrières entravant le
commerce; l'investissement dans les pays en développement; le
transfert des technologies; et le soutien des efforts des pays
en développement dans la mise en oeuvre des stratégies
nationales de développement durable. Une bonne partie du
texte fut laissée entre crochets. Crochetées également,
deux nouvelles propositions avancées par le G-77/CHINE et
portant sur le besoin de résoudre le problème de la dette
des pays en développement à revenu moyen et sur la
nécessité d'un transfert de finances et de technologies
écologiquement rationnelles pour la mise en application des
stratégies et des programmes nationaux de développement
durable.
Les délégués devaient
s'accorder, par ailleurs, sur: la suppression du
sous-paragraphe accueillant favorablement le travail du PNUE
sur les méthodes d'évaluation des effets environnementaux
des politiques commerciales et celui faisant référence à
l'Initiative de Nairobi issue de la Cinquième Réunion du
Groupe d'Experts sur le Financement du Développement Durable;
et sur l'insertion d'une référence à
"l'éradication," de la pauvreté et à
"l'investissement dans le développement durable" au
lieu de celle aux "mécanismes de facilitation des
technologies écologiquement rationnelles." Les
participants acceptèrent de travailler sur la plate-forme de
la proposition du JAPON basée sur le projet de décision de
la CDD-8 concernant la question de la libéralisation du
commerce. L'UE, toutefois, fit objection à une proposition du
G-77/CHINE d'y ajouter des références aux barrières
commerciales déguisées et aux subventions qui causent des
distorsions, comme autant d'exemples d'entrave au commerce
international, affirmant que les deux mesures étaient
conceptuellement différentes et que les subventions
commerciales ne sont guère une forme de barrières
commerciales. Au sujet du libre accès des pays les moins
avancés aux marchés, l'AUSTRALIE préféra la formulation
retenue dans la Déclaration du Millénaire.
L'INFORMATION AU SERVICE DE
LA PRISE DES DECISIONS ET DE LA PARTICIPATION:
Les délégués s'accordèrent sur des libellés portant sur:
la dissémination et l'utilisation des données satellitaires;
les actions multilatérales devant être entreprises par les
pays "en coopération avec les organisations
internationales pertinentes, tel qu'approprié";
l'élaboration de données exactes, à long terme, fiables et
consistantes; les actions devant être entreprises, au niveau
national, par les gouvernements, "avec le soutien de la
communauté internationale, tel qu'approprié";
l'intégration des données et des résultats de la recherche
et des activités de suivi dans les processus décisionnels;
et l'encouragement et la fourniture de l'infrastructure
technologique nécessaire, en particulier aux pays en
développement.
Les délégués ne
parvinrent pas à s'entendre sur les libellés portant sur:
l'harmonisation des méthodologies, des normes et des
indicateurs; des lignes directrices devant encadrer
l'accessibilité des handicapés; la mise en place de
systèmes d'information offrant des possibilités d'échange
des données, y compris celles de l'observation de la
planète, entre les scientifiques; la mise au point de
technologies innovantes "et leur utilisation à une
échelle plus importante, par les pays en
développement"; l'intégration de l'information
concernant les performances en matière de développement
durable, produite par les principaux groupes sociaux, dans les
processus de décision, de planification, de suivi et
d'élaboration des rapports; et l'importance du rôle effectif
des médias.
Les délégués devaient,
par ailleurs, supprimer le libellé appelant à la tenue, au
développement et à l'application d'inventaires et de
registres des substances polluantes. L'UE offrit de retirer
ses propositions concernant la conduite d'une étude
d'évaluation des instruments internationaux à titre de
contribution au Sommet Mondial sur le Développement Durable,
et les instruments juridiques, tels que la Convention
d'Århus, à condition que soit accepté le libellé qu'elle a
proposé, appelant à s'assurer de l'accès à l'information
environnementale, de la participation du public dans la prise
des décisions et de l'accès aux délibérations juridiques
et administratives. Le G-77/Chine y fit objection, et toutes
les propositions furent laissées entre crochets.
Le libellé portant sur les
systèmes d'observation mondiaux ne fut pas abordé, compte
tenu du fait que le sujet était encore en cours d'examen dans
le Comité de Rédaction chargé du thème de l'atmosphère.
Le chapitre consacré aux indicateurs ne fut pas traité non
plus, compte tenu du fait que le sujet était encore en cours
d'examen dans le cadre des consultations informelles.
LE COMITE DE REDACTION III
Présidé par David Stuart
(Australie), ce comité devait entamer la discussion de la
révision de texte du projet de décision concernant le thème
des transports, et reprendre l'examen du projet de décision
concernant le thème de l'atmosphère, en commençant par le
chapitre consacré à la coopération internationale.
LES TRANSPORTS:
Les délégués débattirent des questions de procédure, et
en particulier des points relatifs aux amendements proposés
par l'UE. L'UE déclara que ces propositions reflétaient les
préoccupations émanant des séances de dialogue tenues avec
les différents acteurs sociaux. Le G-77/CHINE, appuyé par le
JAPON, demanda si les propositions de l'UE étaient
appropriées à ce stade du processus. L'ARABIE SAOUDITE mit
l'accent sur les contraintes de temps empêchant l'examen de
nouvelles propositions. Le BRESIL, appuyé par le CANADA et la
CHINE, indiqua que le texte de l'UE contenait des directives
à caractère prescriptif, et non des propositions. La SUISSE
appela à l'adoption d'un esprit de coopération dans la
discussion du document.
Les délégués se
penchèrent ensuite sur le projet de décision concernant le
thème des transports. Au sujet de la contribution du secteur
des transports au développement, l'UE, appuyée par le
CANADA, suggéra d'ajouter "la sécurité et
l'accès" dans le libellé alternatif appelant à des
"des systèmes et des services de transport
durables". Le G-77/CHINE fit objection au terme
"transports durables" en général. Au sujet des
effets environnementaux des activités liées aux transports,
la SUISSE, contrée par le G-77/CHINE, suggéra le maintien de
la référence au changement climatique. Le JAPON appela à la
suppression du paragraphe portant sur le transit
transfrontalier des substances dangereuses. Le Président
Stuart nota que le Bureau était en train de considérer le
point de savoir si ce Comité et celui chargé du thème de
l'Energie ne devaient pas procéder à l'examen de cette
question de manière conjointe.
S'agissant de la
coopération internationale, le CANADA fit part de ses
réserves concernant le niveau de détail des propositions de
l'UE. L'UE décrivit plusieurs éléments de ses propositions
qu'elle se dit prête à amender ou à omettre, notamment la
suppression du libellé appuyant l'affectation de ressources
en fonction des performances dans le domaine de
l'environnement. L'oratrice souhaita toutefois le maintien de
la référence à l'intégration d'évaluations
environnementales et sanitaires stratégiques dans les plans
et les programmes d'investissement du secteur des transports,
ainsi que du libellé portant sur l'Organisation
Internationale de l'Aviation Civile. L'AUSTRALIE fit objection
aux
deux références.
L'ATMOSPHERE: Les
délégués reprirent la débat sur le projet de décision. Au
sujet de la coopération régionale, le G-77/CHINE signala sa
préférence pour l'utilisation du libellé d'origine, notant
toutefois que certaines parmi les nouvelles propositions
avaient du mérite. L'UE préféra le maintien de ses
propositions. Au sujet des recommandations au niveau national,
l'UE, appuyée par la SUISSE et contrée par le G-77/CHINE, le
CANADA et l'AUSTRALIE, proposa d'insérer dans le libellé
portant sur la gestion de la qualité de l'air une référence
spécifique aux normes de qualité et aux limitations
d'émission. Au sujet de la référence à la pollution de
l'air dans les espaces intérieurs, le G-77/CHINE proposa de
supprimer le libellé appelant à l'utilisation de "plans
à court terme" dans les zones urbaines. Le CANADA
déclara que quelques-uns des libellés proposés concernent
davantage le logement que l'atmosphère. Le délégué
s'interrogea sur la nécessité du libellé portant sur la
conversion des substances nocives à l'ozone ou l'adoption des
technologies alternatives présentant la plus faible
contribution au réchauffement de la planète. Le JAPON et les
ETATS-UNIS indiquèrent que d'autres organes disposaient de
compétences plus importantes pour le traitement de ces
sujets. La SUISSE déclara qu'il était approprié, pour la
CDD, de prendre position.
Le Président Stuart demanda
ensuite aux délégués d'examiner les libellés crochetés
où l'accord était assez proche. Au sujet de la coopération
internationale, l'UE et le G-77/CHINE firent part de leur
soutien aux textes de compromis du Président concernant
l'assistance en matière de renforcement des capacités, la
recherche, l'éducation et la formation, et le renforcement
institutionnel dans le domaine de la prévention et de la
lutte contre la pollution atmosphérique.
Au sujet du libellé
consacré au Traité de Montréal, les délégués ne
parvinrent pas à s'entendre sur le point de savoir s'il
fallait se référer à un "réapprovisionnement
adéquat," à un "réapprovisionnement
substantiel" ou à des "ressources nouvelles et
supplémentaires" par rapport au Fonds Multilatéral. Les
délégués ne réussirent pas, non plus, à réaliser un
consensus sur la question de savoir s'il fallait
"encourager" ou "exhorter" les pays à
ratifier ou à accéder au Traité et à ses Amendements, dans
les meilleurs délais possibles. Au sujet des efforts fournis
dans le cadre du Traité et visant à dégager les voies et
moyens de promouvoir les alternatives de remplacement des
substances nocives à l'ozone, le G-77/CHINE et les ETATS-UNIS
déclarèrent qu'ils pouvaient apporter leur appui à la
proposition de l'UE de se référer à des alternatives
"abordables et présentant un bon rapport coût -
efficacité". Le Président Stuart indiqua que des
consultations informelles étaient requises pour la
résolution des questions en suspens.
DANS LES COULOIRS
Le réseau des ONG Nord –
Sud opérant sous le parapluie du Comité d'Organisation des
ONG accrédités auprès de la CDD a mit fin, hier, à ses dix
ans de relation, après le retrait du comité des ONG du Nord,
et avec lui, des comités chargés de la redevabilité de
comptes des entreprises, de l'évolution des modes de
production et de consommation et des affaires
institutionnelles. Le comité des organisations féminines
s'est penché, mercredi soir, sur la question de son
implication future. Le comité des ONG du Sud a indiqué qu'il
entendait poursuivre son travail sur les thèmes traités par
la CDD, conformément à la ligne de conduite antérieure et
le comité des ONG du Nord espèrent se convertir en une
coalition à composition non limitée. Quelques représentants
des ONG participantes ont indiqué que la rupture était due
au manque de confiance, à des décalages au niveau du style
de travail dans les rangs, et, quelqu'un parmi eux l'a
formulé, à des obstacles entravant "l'injection d'un
sang nouveau" dans le processus. Certains observateurs
ont déploré cette rupture la qualifiant de malheureuse,
intervenant malencontreusement, après des efforts concertés
fournis en vue de consolider les arrangements institutionnels,
à la veille du Sommet Mondial sur le Développement Durable.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
COMITE DE REDACTION I:
Le Comité sur l'énergie se réunira pour la négociation du
projet de décision afférant au thème de l'énergie, de 20h
à 23h dans la Salle de Conférence 5. La réunion sera
précédée par des consultations informelles / informelles,
sur la question de l'énergie nucléaire de 15h à 18h dans la
Salle de Conférence 9.
COMITE DE REDACTION II:
Le Comité se réunira de 11h à 13h dans la Salle de
Conférence 3 pour parachever la seconde lecture du projet de
décision concernant le thème de la coopération
internationale au service de l'instauration d'un environnement
habilitant, en commençant par le chapitre portant sur les
recommandations prévues pour le niveau national. Le Comité
se réunira de nouveau de 15h à 18h dans la même salle, pour
plancher sur le thème de l'information au service de la prise
des décisions.
COMITE DE REDACTION III:
Le Comité se réunira de 10h à 13h dans la Salle de
Conférence 7, pour discuter du thème des transports, et de
15h à 18h, dans la Salle de Conférence 2, pour débattre du
thème de la protection de l'atmosphère. |