Publié par L'Institut International du Développement
Durable (IIDD) Vol. 05 No. 132 lundi 03 mai 1999
COMPTE RENDU DE LA SEPTIEME SESSION DE LA COMMISSION DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
19 - 30 AVRIL 1999
La septième session de la Commission des Nations Unies sur le
Développement Durable (CDD-7) s'est déroulée au siège de l'ONU à
New York du 19 au 30 avril 1999. Les participants devaient y
examiner le thème économique du tourisme, le thème sectoriel des
océans et des mers et le thème transversal des modes de
consommation et de production. Ils y ont également procédé aux
préparatifs de la prochaine revue exhaustive du Programme
d'Action de la Barbade pour le Développement Durable des Petits
Etats Insulaires en Développement (PEID) par l'Assemblée
Générale.
Les délibérations ont commencé par un segment de quatre
séances consacré au thème du Tourisme au cours duquel les
représentants des collectivités locales, des ONG et de
l'industrie devaient engager, avec les délégués gouvernementaux,
un dialogue sur les initiatives de l'industrie, le comportement
du consommateur, le développement durable et les effets du
tourisme sur les littoraux. Les participants devaient ensuite
passer à un Segment de Haut Niveau qui s'est étalé sur deux
journées et demie et durant lequel 89 ministres et autres
officiels de haut rang devaient présenter des déclarations et
s'engager dans un dialogue conduit par le Président de la CDD-7,
Simon UPTON (Nouvelle Zélande). Au cours de la deuxième semaine
de la réunion, les délégués devaient mener des délibérations sur
13 projets de décisions et adopter finalement 12 d'entre eux le
30 avril. Une motion appelant à une non action sur un projet de
résolution introduit par la Fédération de Russie devait
également passer.
Les délégués ont souligné plusieurs aspects de leurs
décisions sur le thème des océans et des mers comme étant autant
de résultats positifs, notamment leur décision recommandant à
l'Assemblée Générale d'établir un processus informel ouvert aux
fins d'élargir et d'approfondir son examen des questions
touchant au thème des océans et des mers. D'autres décisions ont
porté sur la nécessité d'inverser les tendances enregistrées au
niveau de l'APD, les préparatifs de la CDD-9 consacrée au thème
de l'énergie, et l'intégration des politiques de consommation et
de production, de manière plus efficace, dans le programme de
travail de la CDD. S'agissant du thème du tourisme, les délégués
ont qualifié les décisions sur les mesures économiques, le
problème du tourisme sexuel, et le rôle de l'industrie du voyage
et du tourisme, de décisions de grande utilité à la fois pour
les pays industrialisés et pour les pays en développement.
BREF HISTORIQUE DE LA CDD
La Commission du Développement Durable fut envisagée dans le
cadre d'Action 21, le programme d'action adopté par la
Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le
Développement (CNUED). Action 21 appelait à la mise en place de
la CDD pour: s'assurer du suivi effectif de la CNUED; améliorer
la coopération internationale et rationaliser la capacité
décisionnelle intergouvernementale; et examiner les progrès
réalisés dans la mise en uvre du Plan d'Action 21 aux niveaux
local, national, régional et international. Etablie
officiellement en 1992 par la Résolution 47/191 de l'Assemblée
Générale de l'ONU, la Commission devait tenir sa première
session de fond en juin 1993. Depuis, la CDD se réunit une fois
par an.
En juin 1997, soit cinq ans après la CNUED, l'Assemblée
Générale tint une session extraordinaire (SE/AGNU) consacrée à
la revue de la mise en uvre du Plan d'Action 21. Les
négociations devaient produire le Programme de la Suite de la
Mise en uvre du Plan d'Action 21. Parmi les décisions adoptées
à la SE/AGNU, le programme de travail de la CDD qui identifie
les groupes de thèmes sectoriels, intersectoriels et les
secteurs économiques à examiner au cours des quatre sessions
suivantes de la Commission. Les thèmes majeurs seront ceux de la
pauvreté et des modèles de consommation et de production.
La sixième session de la Commission du Développement Durable
(CDD-6) s'est tenue au siège des Nations Unies à New York du 20
avrilau 1er mai 1998. Les participants y ont considéré le thème
économique de l'industrie et le thème sectoriel des approches
stratégiques de la gestion de l'eau. Ils devaient également y
procéder à la revue de la mise en uvre du Programme d'Action
pour le Développement Durable des Petits Etats Insulaires en
Développement (PEID) et à la discussion des thèmes
intersectoriels de transfert technologique, renforcement des
capacités, éducation, science et amélioration de la prise de
conscience.
COMPTE RENDU DE LA CDD-7
Le président de la CDD-7, Simon UPTON (Nouvelle Zélande),
ouvrit la plénière le lundi 19 avril à 10 h. Il notera que ses
collègues ministres ont indiqué que la CDD risquait de perdre
leur intérêt si elle ne devait pas aboutir à des résultats
substantiels. L'orateur précisa que la tâche de la CDD nétait
pas de négocier, mais dilluminer et appeler les délégués à
uvrer pour des résultats à la fois pratiques et réalisables.
UPTON devrait également noter quil étai le premier président de
la CDD à bénéficier de la décision délire le bureau
immédiatement après la session précédente, celle de 1998. Il
indiqua que les membres du bureau élus à la fin de la CDD-6,
outre sa propre personne, étaient Tibor FARAGO (Hongrie) et
George TALBOT (Guyane). Les membres additionnels du bureau élus
le 27 juillet 1998 étaient Largaton OUATTARA (Côte dIvoire) et
Navid HANIF (Pakistan). Depuis Sandor MOZES (Hongrie) a remplacé
FARAGO. OUTTARA sert en qualité de rapporteur.
Nitin DESAI, sous secrétaire Général chargé des affaires
économiques et sociales, souligna limportance des thèmes
inscrits à lordre du jour de la CDD. Il indiqua que la
commission sapprêtait à un premier examen du thème du tourisme
du point de vue de la durabilité et souligner la nécessité
détablir un code approprié pour ce débat. Il nota par ailleurs
les attentes de voir la session contribuer à linstauration
dune utilisation plus viable des océans et souligner
limportance des préparatifs de la session extraordinaire
consacrée au PEID, menés dans le cadre de la CDD.
Avec ces remarques douverture, les rapports sur les réunions
inter-sessions, ladoption de lordre du jour (E/CN.17/1999/1)
et linvitation de trois organisations intergouvernementales
supplémentaires à assister aux travaux de la CDD-7 avec le
statut dobservateur (E/CN.17/1999/L.2) la réunion entama ses
travaux. Les délégués passèrent une bonne partie de la première
semaine dans des séances de dialogues avec les principaux
groupes sociaux sur le thème du tourisme et avec les ministres
et autres officiels gouvernementaux de tout niveau sur
lensemble des points inscrits à lordre du jour de la CDD-7. La
deuxième semaine se focalisa sur la négociation des décisions de
la session. Le compte- rendu ci-après présente une synthèse des
débats menés au cours de la première semaine dans le segment
consacré au thème du tourisme et le segment de haut niveau et
identifie ensuite des débats spécifiques qui ont déterminé la
forme des décisions de la CDD, ainsi que les éléments quelles
renferment.
LE SEGMENT CONSACRE AU THEME DU TOURISME
Le dialogue qui a regroupé les ensembles des concernés par le
tourisme a débuté l'après-midi du lundi 19 avril. Les
représentants de lindustrie, des ONG, des syndicats, des
collectivités locales et des gouvernements devaient présenter
des déclarations douverture sur chacun des quatre thèmes du
dialogue, à la suite de quoi UPTON invita les participants à
entamer leur dialogue. Les quatre demi-journées thématiques qui
suivirent furent consacrées : aux initiatives de lindustrie en
faveur du développement durable ; aux changements du
comportement des consommateurs ; à la promotion dun
développement durable à base élargie à travers le tourisme, tout
en veillant à la sauvegarde de lintégrité des cultures locales
et à la protection de lenvironnement ; et à limpact du
tourisme sur la littérature. Au cours des séances du dialogue,
le président UPTON appela à une focalisation des interventions
en plaçant laccent sur limplication des principaux groupes et
sur leurs initiatives. Il mit en relief linformation de base
qui doit servir de repère pour la mesure des progrès réalisés
et noter son importance pour lévaluation des capacités
d'accueil, en particulier pour des pays comme les PEID. Il
souligna que les données devraient servir de repère et les
indications devraient être engendrées par lensemble des
concernés.
L'industrie souligna quavec des politiques, une gestion et
des cadres opérationnels appropriés, lindustrie du voyage et
du tourisme peut être un agent de changement positif en matière
de développement durable. Les syndicats soulignèrent les
possibilités offertes par linterface travailleurs -touristes
, à travers laquelle les travailleurs, lindustrie du tourisme
peuvent aider à faire évoluer la perception des visiteurs et à
pratiquer eux-mêmes un tourisme viable. Les collectivités
locales notèrent le rôle quelles peuvent jouer en qualité de
facilitateurs entre les différents intérêts, soulignèrent que
les effets environnementaux doivent être évalués, avant la prise
de décision de toute activité majeure, et mirent en relief la
nécessité dintégrer les plans du tourisme dans la planification
du développement local et régional. Les ONG soulignèrent que le
tourisme durable doit soutenir le développement au niveau local.
Le délégué des ETATS-UNIS recommanda lévaluation de la mise en
uvre et de lefficacité des directives actuelles en matière de
tourisme durable et indiqua que la CDD doit décider en 2002 de
l'opportunité détablir des lignes directrices internationales.
Concernant létablissement des points de référence, des
repères et des capacités daccueil, les ONG soulignèrent que
lindustrie doit employer ces mesures et les intégrer dans des
programmes exhaustifs où la transparence serait de garantie. Le
délégué des ETATS-UNIS souligna que les repères sectoriels
doivent être établis par les gouvernements. SAMOA indiqua que la
mise en place de normes internationales modifie le comportement
et déclara que la gestion gagnerait à être traitée au niveau
régional ou sous-régional. Les collectivités locales mirent en
relief la croissance basée sur léconomie du tourisme et
recommanderont de passer à des modèles où le nombre des hôtels
et des touristes se trouve limité. Lindustrie note que les
destinations touristiques différaient dans leurs exigences et
proposa la mise en place de processus conduits par les acteurs
du niveau local pour la détermination des capacités daccueil.
Concernant la réforme des régularisations et les initiatives
volontaires, les syndicats appelèrent à la poursuite de
laction. Les collectivités locales soulignèrent la nécessité
détablir un équilibre entre les initiatives volontaires et le
contrôle réglementaire au niveau local. Les ONG soulignèrent que
les initiatives volontaires et les régulations doivent être
spécifiques aux pays et mirent en relief la nécessité de tirer
des enseignements des effets négatifs de la mondialisation du
tourisme. Les syndicats suggérèrent détablir des connexions
entre la revue de la réforme des régulations menée par lOCDE,
et lévaluation des concernés.
Concernant la promotion dun développement durable à base
élargie, à travers le tourisme tout en veillant à la sauvegarde
des cultures locales et à la protection de lenvironnement,
lindustrie mit en exergue le tourisme comme étant lindustrie
la plus à même daccroître les opportunités demplois et de
revenus dans bon nombre de régions et déclare que le tourisme
doit prendre en ligne de compte les considérations
environnementales et socioculturelles, pour être viable. Les
syndicats soulignèrent limportance dimpliquer lensemble des
concernées en particulier les travailleurs dans la promotion du
tourisme durable et notèrent que le contrôle du tourisme est
limité, parce que les décisions sont souvent prises par les élus
vivants dans une région lointaine. LOUGANDA parla de la
dépendance outrée sur les mécaniques du marché dont sont lobjet
le développement du tourisme et les décisions prises dans le
domaine de la consommation et qualifia cette dépendance de
barrière majeure au développement durable. Les ONG
recommandèrent létablissement de trois groupes de travail des
principaux concernés pour lévaluation des déperditions
financières dans le domaine du tourisme, lélaboration dun plan
permettant de garantir les droits des peuples indigènes à la
terre, à l'eau et aux ressources, et pour la conception dun
plan applicable aux cadres du commerce international et de
linvestissement, qui viendrait offrir de nouvelles opportunités
économiques aux communautés locales. La GRECE nota que le
principal objectif de la politique touristique doit être la
présentation des ressources naturelles pour permettre la
réalisation du tourisme durable. Les syndicats soulignèrent la
nécessité de laisser des revenus aux communautés pour les
dommages des préjudices causés par le tourisme.
Concernant le tourisme culturel, les ONG soulignèrent le
caractère unique de la spiritualité des peuples indigènes et
notèrent que des pratiques touristiques ont souvent peu dégards
pour les valeurs et les croyances religieuses. Lindustrie
indiqua que des repères de référence étaient en train dêtre
élaborés pour les hôtels, notamment pour ce qui concerne le
patrimoine culturel. La BOLIVIE nota un accroissement au niveau
du commerce des biens culturels dans un certain nombre de pays
en développement et souligna la nécessité de mettre en place des
méthodes de contrôle. Les collectivités locales mirent en
exergue leur rôle dans la présentation des cultures locales et
suggèrent que lindustrie se focalise sur la force du travail
locale avant de songer à amener des travailleurs de lextérieur.
Des syndicats notèrent limportance des patrimoines culturels
dont jouissent les touristes et proposèrent de mettre en place
un réseau musical pour lencouragement de la prise de
conscience et de la sensibilité à lagenda 21.
Concernant limpact du tourisme sur les littoraux,
lindustrie proposa que la CDD sponsorise et cherche des
puissances auprès des agences internationales et des
gouvernements pour lintégration de lAgenda 21 en matière de
Voyage et de Tourisme dans les agendas 21 Locaux. Les syndicats
appelèrent à la préparation détudes dimpact pour les projets
de développements des littoraux et aux applications des
principes de prévention et de précautions dans la planification
et dans la gestion. Les collectivités locales parlèrent des
effets négatifs des vacances en bord de mer, tels que le
traitement inadéquat des eaux usées, la sur-pêche et la
privation des communautés locales à laccès à leurs lieux de
pêche et de récréations traditionnelles. Les ONG déclarèrent que
le tourisme doit être soigneusement planifié conformément à des
utilisations compatibles à des terres et des eaux et à la bonne
gestion des littoraux. LAUSTRALIE souligna la nécessité
daccorder une attention particulière à la planification
stratégique et aux aménagements territoriaux. Les syndicats
mirent en relief les conséquences négatives découlant de la non-
application de la planification et de la gestion intégrée des
littoraux. Les ONG appelèrent à un soutien de la part des
projets des outils intégrés.
Au sujet de linfrastructure et des subventions, les
collectivités locales déclarèrent que les promoteurs
touristiques doivent assumer les coûts de linfrastructure
nécessaire et couvrir lentretien des sites touristiques.
Lindustrie certains pays et certaines institutions offraient
des encouragements pour la couverture de ces dépenses. Les
collectivités locales précisèrent que cest à elle et non à
lindustrie que doit revenir la décision concernant la quote-
part que doit assumer lindustrie dans ces dépenses.
Dans le résumé, les principaux groupes sociaux, dans leur
ensemble, soutiennent la mise en place de projets pilotes de
tourisme durable dans les zones côtières. Lindustrie affirme
que le tourisme est crucial pour le développement des littoraux
et à qui une place de choix doit lui être accordée dans le cadre
de la gestion intégrée des littoraux. Les syndicats indiquèrent
que les initiatives volontaires doivent venir en complément aux
cadres réglementaires, et les collectivités locales notent
lutilité de laisser une place à part pour les sites
écologiquement ou culturellement sensibles dans le développement
touristique. Les participants soulignèrent les effets des
bateaux de croisière sur les littoraux et abordent lutilisation
des pavillons de complaisance, indiquant que ces pavillons ne
doivent pas être utilisés pour contourner les règlements
internationaux en matière de pollution marine et que le CDD se
doit daviser les organisations internationales pertinentes à
entreprendre des investigations sur lapplication de ces
règlements et à traiter les brèches éventuelles.
Au terme du dialogue, UPTON produisit un texte de synthèse
soulignant les principaux aspects abordés, et notamment les
initiatives de lindustrie, les initiatives volontaires, des
partenariats de travail pour les réalisations du développement
durable, lentreprise de programmes de renforcement des
capacités avec les communautés locales, les limites biophysiques
du développement, en tenant compte de limportance de
lintégrité culturelle, la coordination inter-agences, la mise
en place dun groupe de travail sur le tourisme avec la
participation de tous les concernés, et lélaboration dun code
déthique mondial pour le tourisme.
Le Président devait également produire un rapport de synthèse
du dialogue, lequel fut inclus dans le procès-verbal de la CDD-7
(E/CN.17/1999/L.4/Add.2).
LE SEGMENT DE HAUT NIVEAU
Le segment de haut niveau de la CDD se déroula du mercredi
après-midi 21 avril au vendredi après-midi 23 avril. Quatre-
vingt neuf ministres et chefs de délégations devaient présenter
leurs déclarations au cours de cette réunion de deux jours et
demi. Plus de la moitié des déclarations furent présentées par
des ministres. Les délégués y engagèrent également une série de
dialogues interactifs. UPTON tenta dorienter les dialogues vers
des propositions dactions susceptibles dêtre, sur instruction
des ministres, examinées au cours des négociations sur les
décisions de la CDD, la semaine daprès. Le résumé ci-après du
Segment de Haut Niveau met en relief les points soulevés dans
les diverses déclarations gouvernementales, ainsi que les points
de focalisation que le Président UPTON a dégagés des débats pour
lélaboration de son rapport de synthèse.
LE TOURISME ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE : Les délégués
abordèrent le thème du tourisme et du développement laprès-midi
du mercredi 21 avril. Plusieurs orateurs proposèrent diverses
approches et actions susceptibles de permettre la réalisation du
tourisme durable. La SLOVENIE suggéra que dans la mise en place
des cadres nécessaires au développement touristique, la capacité
daccueil soit définie, les instruments de la planification de
lutilisation des terres et des espaces soient appliqués et que
des études dimpact environnementales soient menées. La GRECE
encouragea la coordination internationale des politiques.
LINDONESIE souligna la nécessité dinstaurer des environnements
favorables aux petites et moyennes entreprises. Lindustrie
déclara que lAgenda 21 pour le Voyage et le Tourisme
fournissait un cadre daction. Les collectivités locales
suggérèrent que les administrations locales, en collaboration
avec lensemble des concernés doivent identifier les capacités
daccueil de leurs communautés. Plusieurs orateurs mirent
laccent sur les avantages de lélaboration des indicateurs, de
ladoption dun moyen central de normes de travail et de
lélimination du tourisme sexuel. La CHINE mit en garde contre
toute tentative délaborer des critères et des indicateurs
mondiaux. La GUYANE, au nom du G-77/CHINE, nota que certains
membres risquaient davoir des difficultés avec les références
portant sur le travail des enfants et sur les normes de travail.
Les recommandations touchant à lindustrie du tourisme
inclurent le soutien de lUE à la conduite dune étude
dévaluation exhaustive des initiatives volontaires existantes
en matière de tourisme durable et un appel à ladresse de
lindustrie du tourisme duvrer pour la mise en place dun code
de conduite mondial au service du tourisme durable. Le ZIMBABWE
et lINDONESIE soulignèrent que les communautés locales doivent
tirer profit du développement touristique. Des efforts dans le
domaine de léducation et de la prise de conscience en faveur
des communautaires furent également proposés. La MOLDAVIE
souligna limportance de la sensibilisation à lenvironnement
pour la promotion du tourisme durable. L'ESPAGNE mit en relief
le rôle de la sensibilisation des citoyens et celui de la
coopération internationale. Les syndicats recommandèrent la mise
en place de programmes de sensibilisation pour les travailleurs
sur la manière dorganiser leurs vacances.
Les points focaux dans la synthèse du Segment de Haut Niveau
élaboré par le Président portent sur la nécessité détablir un
programme de travail axé sur lidentification des actions
requises, les entités chargées de les réaliser et le calendrier
dexécution. Le texte note également la nécessité de rendre
compte du rôle de lindustrie et collectivités locales dans la
réalisation du développement durable dans le secteur du
tourisme, ainsi que des besoins en matière de renforcement des
capacités, et notamment des initiatives dans ce domaine. Le
texte note par ailleurs limportance des activités de gestion
et de planification dans le domaine du tourisme, telles que la
promotion des bonnes pratiques, lélaboration dune étude inter-
agences sur les capacités daccueil et les efforts visant à
minimiser les déchets associés aux excursions touristiques. Il
note également limpératif de traiter de manière efficace les
problèmes posés au niveau des littoraux, de donner une
orientation pertinente aux activités de recherche et de fournir
des directives pour une action plus forte sur le problème de
lexploitation des femmes et des enfants, en particulier à
travers le tourisme sexuel.
LES OCEANS ET LES MERS : Le Segment de Haut Niveau aborda le
thème des océans et des mers au cours des séances du matin et de
laprès-midi de la journée du jeudi 22 avril. Plusieurs orateurs
devaient souligner limportance de laccélération de la mise en
application du programme dAction Mondial pour la protection de
lEnvironnement Marin contre les activités terrestres (PAM). La
CHINE nota que le manque de ressources financières et
dexpertise en matière de gestion contraignent la capacité des
pays en développement à mettre en application le PAM. Le NIGERIA
appela les agences multilatérales, notamment le FEM, à accorder
une priorité aux activités du PAM. Trois problèmes importants
furent identifiés par les orateurs : les prises secondaires et
les pratiques de pêche destructrice ; les pêches illicites, non
déclarées et irrégulières ; et, les subventions. LUE mit
laccent sur les mesures à faire respecter les limites viables
des exploitations et à mettre en place des instruments
internationaux, tels que les plans de réduction des rebuts. Le
NIGERIA et la FRANCE appelèrent la CDD et dautres organes des
Nations Unies à accorder une priorité aux problèmes des pêches
illicites non déclarées et irrégulières pratiquées notamment par
des navires battant pavillon de complaisances. LINDONESIE et
MADAGASCAR notèrent que les moyens de subsistance des petits
pêcheurs sont souvent affectés par des flottes de pêche
industrielle et par les pêches illicites, non déclarées et
irrégulières. Le JAPON déclara que dans certains cas, les
subventions aidaient à réaliser les objectifs des politiques
socio-économiques et contribuaient à la réduction des capacités
de pêche excessives. La NORVEGE, le DANEMARK et dautres mirent
en relief le besoin de traiter les effets des produits chimiques
sur les océans. Le délégué des PAYS-BAS appela à une convention
internationale sur les crimes environnementaux assortie
dinstruments de respect des obligations.
Plusieurs orateurs proposèrent des voies et moyens
susceptibles de permettre lélargissement et lapprofondissement
du débat annuel de lAssemblée Générale sur le thème des océans
et des mers. LUE souligna la nécessité dune approche plus
globale était mieux coordonnée et le besoin dutiliser les
arrangements et les mécanismes disponibles. Le CANADA proposa la
tenue de réunion de haut niveau dans le cadre de lAG pour
lidentification des lacunes, ainsi que létablissement dun
groupe dexperts sur les océans et les pêches. La FRANCE,
lAUSTRALIE, le GROUPE DU PACIFIQUE SUD, le MEXIQUE et dautres
appelèrent à la mise en place dun groupe de travail de
composition non limitée chargé de se réunir annuellement et de
présenter des recommandations à lAssemblée Générale. Le BRESIL
déclara que les lacunes et chevauchements doivent dabord être
identifiés pour permettre à lAG de décider de la meilleure
manière de procéder. Dautres orateurs devaient mettre en relief
les efforts en matière de coopération régionale. Le NORVEGE,
MADAGASCAR, lALGERIE et dautres appelèrent à la mise en
application et au renforcement du programme du PNUD pour les
mers régionales. LAFRIQUE DU SUD souligna le besoin de
transcender les simples liens donateurs récipiendaires pour
lidentification des opportunités de vrais partenaires et fit
état des efforts africains fournis dans ce sens.
La synthèse du Président met en relief les appels lancés en
faveur de la ratification et de lentrée en vigueur des accords
existants et de lapplication des accords et des instruments
existants disponibles. Le texte note les efforts régionaux
potentiels, y compris la tenue de conférences sur le thème du
partenariat au niveau régional et la constitution
dorganisation de pêches régionales. Les problèmes associés avec
des pêches illicites non déclarées et irrégulières, avec les
prises secondaires et avec les polluants organiques persistants
y sont également notés, de même que les mesures susceptibles de
les traiter y sont suggérées. Dautres points focaux dans le
texte identifient la nécessité de dégager des moyens permettant
à la CDD de procéder à la revue de la mise en application de ces
recommandations et de cerner les lacunes actuelles et les
domaines où la coordination et la coopération doivent être
améliorées.
PREPARATIFS DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE SUR LES PEID : Le
Segment de Haut Niveau servit en guise de comité préparatoire
pour la session extraordinaire consacrée au PEID, au cours de sa
réunion du vendredi matin 23 avril. La session extraordinaire
prévue les 27 et 28 septembre 1999, procédera à la revue de la
mise en application du programme daction de la Barbade (PA) de
1994. SAMOA, au nom de lAlliance des Petits Etats Insulaires
(APEI) souligna le sens dappropriation et de responsabilité
dont ont fait preuve les PEID dans la mise en uvre du PA de la
Barbade et, avec dautres orateurs, mit en relief le besoin dun
partenariat renouvelé et du soutien international. La BARBADE,
au nom du groupe CARICOM, qualifia le déclin enregistré ayant
entravé la mise en uvre. Plusieurs orateurs mirent en exergue
les challenges posés par la mondialisation et par la libération
du commerce. LILE FIDJI, lILE MAURICE, la NOUVELLE ZELANDE,
SAINTE LUCIE et dautres déclarèrent que les circonstances
particulières des PEID doivent être prises en ligne de compte
dans le système du commerce international. LILE MAURICE et
dautres soulignèrent limportance de lindexe de vulnérabilité.
La NOUVELLE ZELANDE appela les Nations Unies à reconnaître la
vulnérabilité en tant que critère de classification parmi les
pays les mois avancés pour permettre aux PEID de bénéficier de
financement à des termes concédés. Dautres commentaires
devaient inclure laffirmation par les ETATS-UNIS que le
développement durable et le financement de lénergie
renouvelable constituaient un thème clé pour les PEID. LARABIE
SAOUDITE fit objection à un libellé appelant à des efforts
visant lefficacité et lautosuffisance dans le domaine de
lénergie. Concernant la proposition de texte sur le droit des
PEID dinterdire les mouvements transfrontières des déchets
dangereux à lintérieur des espaces relevant de leur
juridiction, les ETATS-UNIS, lUE et la CHINE préférèrent
poursuivre ce débat dans le cadre de lexamen du document
élaboré pour la session extraordinaire.
La synthèse du Président souligne limportance de lextension
de la validité du PA de la Barbade en tant que canevas du
développement durable des PEID. Le texte fait état de la
vulnérabilité des PEID et des préoccupations concernent le
déclin des niveaux de lAPD. Il met en exergue limportance de
la prise en considération des circonstances particulières des
PEID dans les prochaines négociations de lOMC, ainsi que la
nécessité de renforcer la coordination et les partenariats entre
les bailleurs de fonds. Il met également laccent sur
lopportunité offerte à tous les pays pour réaffirmer à la
session extraordinaire les engagements quils ont pris à la
conférence de la Barbade.
CONSOMMATION ET PRODUCTION : Les délégués abordèrent les
thèmes de mode de consommation et de production, au cours de la
dernière réunion du Segment de Haut Niveau, le vendredi après-
midi 23 avril. Le BRESIL souligna que le principe des
responsabilités communes mais différenciées doit guider le
changement des modes de consommation et de production. La
FINLANDE, au nom de l'UE, nota les responsabilités des pays
industrialisés dans laugmentation de la consommation mondiale
et souligna limpératif détablir des modes de consommation
durables dans tous les pays, tout en améliorant la situation des
pauvres. Parmi les politiques et les projets proposés par les
délégués pour le traitement de cette gestion : les stratégies de
production propre, l' éco-efficacité, le transfert de
technologies écologiquement rationnelles et la sensibilisation
du consommateur. La SUISSE, lUE et la POLOGNE notèrent
lutilité de léco-étiquetage volontaire. Le BELARUS fit
objection à un recours à des normes écologiques pour protéger le
commerce. Concernent la proposition dexpansion les lignes
directives de la production du consommateur, les ONG firent part
de leur regret de constater que certaines propositions avancées
auparavant ne figurent pas dans le projet de texte soumis à la
considération de la CDD-7, mais encouragèrent les délégués à
accepter les propositions retenues dans le texte. Un
représentant de lindustrie déclara que lindustrie pense que le
sujet des modes de consommation et de production durable ne doit
pas être incluse dans les lignes directrices. Parmi dautres
commentaires, la suggestion du PAKISTAN délaborer des lignes
directrices pour les médias et le secteur publicitaire.
La synthèse du Président note le besoin de focaliser le
travail futur, à travers lélaboration de stratégies permettant
de réaliser : la gestion intégrée des ressources, la production
propre et léco-efficacité ; une meilleure compréhension de la
mondialisation et son importance sur les modes de consommation
et de production ; et des progrès dans la réalisation des
problèmes liés à lurbanisation. Le texte du Président note
également la nécessité de promouvoir linvestissement dans le
renforcement des capacités dans le développement et le transfert
des technologies et dans la réalisation dune plus grande
efficacité au niveau de la production, et de reconnaître les
rôles des gouvernements, des organisations internationales, de
lindustrie et des autres concernés. Le dernier point de
focalisation appelle au renforcement et à lamélioration de la
capacité internationale dans le domaine du transfert des
technologies écologiquement rationnelles, vers les pays en
développement assorti du soutien financier requis.
LES PRESENTATIONS NATIONALES
Lundi 26 avril, les délégués près de la CDD-7 entendirent des
présentations sur la coopération établies dans la région de la
Mer Baltique, sur la politique nationale en matière de pêche en
Islande, sur le tourisme au Kenya, sur le contrôle du Canal de
Panama, et sur la gestion des océans et des littoraux au
Mexique.
La POLOGNE et plusieurs autres Etats Baltes parlèrent de
leurs efforts de coopération sur les questions marines de la Mer
Baltique. Les éléments clés de la convention conclue en 1992
englobent la prévention de la pollution sur la base du principe
de pollueurs payeurs et du principe de précaution. Les
intervenants mirent laccent sur : lutilisation de la
planification spatiale pour la conservation et la protection des
patrimoines naturels et culturels, à travers un règlement
harmonieux des différends dus à des modes contradictoires
dutilisation des terres; les réseaux dinfrastructure entre les
villes de la région et le "Plan d'Action Baltique 21" qui est
l'Agenda 21adapté à la région.
Un groupe Islandais parla de lapproche basée sur la science
les connaissances adoptées par lIslande dans le domaine de la
gestion durable des ressources marines vivantes. LISLANDE a mis
en place un régime de gestion vigoureux incluant lallocation de
droits de pêche, la surveillance et lapplication des lois. Le
porte-parole déclara que lAccord des Nations Unies sur les
Stocks Halieutiques Sédentaires, et Grands Migrateurs requiert
une coordination et une coopération pour aider à la protection
des stocks au-delà des zones économiques exclusives de
lIslande. Les représentants du KENYA parlèrent de leurs efforts
dans le domaine du tourisme et du développement durable.
Laction gouvernementale est focalisée sur la réalisation dune
transition vers un volume mois important mais des résultats
plus efficients dans le domaine du tourisme, au cours de la
décennie à venir. Les initiatives gouvernementales englobent :
lamélioration de la qualité de vie des populations au Kenya ;
la garantie dune répartition équitable des profits tirés du
tourisme, en faveur des communautés locales ; linculcation du
respect des coutumes, des religions et des cultures locales ;
et, linitiation dun partenariat actif avec lensemble des
concernés par le secteur du tourisme.
Le représentant de PANAMA parla de la gestion du canal de
Panama qui retourne au contrôle panaméen à la fin de lannée en
cours. Plusieurs développements visent à garantir une transition
bien ordonnée incluant des lois pour la nouvelle entité chargée
de la gouvernance et de la gestion de la vie aquatique.
Le représentant du MEXIQUE parla du cadre institutionnel et
juridique mis en place pour la viabilité des océans. Les mesures
prises dans ce domaine comprennent : la création dun ministère
de lenvironnement, des ressources naturelles et la pêche ; une
gestion intégrée des littoraux et des espaces marins ;
lutilisation durable et la conservation des ressources marines
vivantes ; et, le renforcement de la coopération régionale et
internationale. Lorateur appela à lamélioration de la
coordination internationale dans le contexte régional et entre
les organisations financières et les institutions
intergouvernementales.
LES DECISIONS DE LA CDD-7
Les délégués de la CDD-7 passèrent la deuxième semaine de la
session dans trois comités de rédaction et un certain nombre de
réunions informelles à négocier 13 décisions. Le Comité de
Rédaction I, présidé par Navid HANIF (Pakistan), procéda à
lexamen des thèses du tourisme et des modes de consommation et
de production. Le Comité de Rédaction II, présidé par Sandor
MOZES (Hongrie) se répartit en deux sous-comités. Lun se
chargea dexaminer le thème des océans et des mers, sous la
présidence dAlan SIMCOCK (Royaume-Uni). Lautre procéda à
lexamen des préparatifs de la session extraordinaire consacrée
aux PEID et fut présidé par John ASHE (Antigua et Barbuda). Le
Comité de Rédaction III présidé par John TALBOT (Guyane) examina
les préparatifs de la CDD-9 qui sera consacrée au thème de
lénergie et autres questions. Les délibérations des délégués
étaient basées sur les éléments possibles que les groupes de
travail intersessions de la CDD. Les délégués furent également
encouragés à se référer aux points focaux mis en exergue par le
Président UPTON, émanant du segment Haut Niveau et à sa synthèse
du segment consacré au thème du tourisme. La section ci-après
résume les thèmes abordés et les décisions prises par le CDD-7.
LE TOURISME
La CDD procéda à lélaboration dun programme de travail pour
le développement durable du tourisme qui commencera à être
appliqué, moyennant des moyens et des ressources approfondies,
notamment dans les pays en développement. La décision précise
que ce programme de travail doit être revu en 2002. Les
délibérations des délégués se basèrent sur les éléments
possibles proposés par les éléments de la CDD sur le thème du
tourisme, tel que figurant dans le document E/CN.17/1999/17. Le
rapport du Secrétaire Générale sur le tourisme et le
développement durable (E/CN.17/1999/5 et Add.1) fournit dautres
informations générales.
Les négociations furent menées dans des sessions officieuses
et dans des informelles -informelles. Concernant le tourisme
sexuel, les pays industrialisés proposèrent un texte, que
beaucoup de pays en développement trouvèrent inacceptable parce
quil sensationnalise la question et apporte une publicité
négative à certains pays. La NOUVELLE ZELANDE facilita les
consultations qui ont permis de parvenir à un projet de texte
jugé acceptable par les deux groupes, en détachant le tourisme
sexuel des autres problèmes touristiques. Au sujet des normes
pertinentes à lindustrie du voyage et du tourisme, différents
points de vue furent exprimés par les pays industrialisés sur le
caractère et la portée que doivent revêtir les lignes
directrices et sur le calendrier de leur mise en application. Un
certain nombre de groupes parvinrent à un consensus quun code
déthique mondial serait prématuré et saccordèrent sur un texte
appelant à la mise en application, telles quappropriées, des
normes pertinentes à lindustrie du tourisme. Sagissant du rôle
des organisations internationales, les délégués exprimèrent des
points de vue divergents dans leurs propositions sur les rôles
de lIUT et de lOMS dans létablissement des normes de travail
et de santé. Les délégués ne parvinrent pas à une définition
consensuelle des concepts de tourisme durable et déco-tourisme
et appelèrent à un éclaircissement de ces concepts. Les pays
industrialisés proposèrent la mise en place dinstruments
fiscaux et de diverses mesures économiques. Les pays en
développement préférèrent prévoir un assortiment
dinstrumentS à utiliser de manière appropriée.
La décision de la CDD-7 sur le tourisme et le développement
durable (E/CN.17/1999/L.6) exhorte les gouvernements : à
consulter et à travailler en partenariat avec lensemble des
principaux groupes sociaux et avec les communautés locales et
indigènes, aux fins de faciliter leur participation active à
tous les stades du processus du développement touristique ; à
instaurer un cadre favorable à la petite et moyenne entreprise
en reconnaissance aux potentialités par le tourisme durable en
matière demploi et à maximiser les potentialités du tourisme
dans le domaine de léradication de la pauvreté.
La Commission encourage lindustrie du tourisme : à mettre en
place des formes de tourisme écologiquement, socialement et
culturellement adaptées ; à poursuivre le développement et la
mise en uvre des initiatives volontaires ; à prendre des
mesures efficaces pour la réduction des volumes des déchets
associés aux activités de voyage et de tourisme ; à fournir aux
touristes linformation sur les valeurs écologiques et
culturelles des régions de destination ; et, à prendre
publiquement ses distances par rapport aux formes de tourisme
illicites, abusives et dexploitation.
Le système des Nations Unies et agences qui en relèvent, les
principaux groupent sociaux et les gouvernements sont appelés :
à promouvoir un développement touristique durable aux fins
darrêter les profits des ressources touristiques pour les
populations des communautés daccueil et à veiller au maintien
de lintégrité culturelle et environnementale des communautés
daccueil, et à reconnaître les potentialités offertes par
lintégration des Agendas 21 locaux, avec lAgenda 21 pour
lindustrie du voyage et du tourisme. La conférence des parties
de la convention sur la diversité biologique est invitée à
considérer les lignes directrices internationales pour les
activités touchant au développement touristique durable dans les
écosystèmes, terrestres, marines et côtiers vulnérables et dans
les habitats dimportance majeure pour la diversité biologique,
ainsi que dans les zones protégées et les régions montagneuses.
LA CONSOMMATION ET LA PRODUCTION
Cette décision appela tous les pays à adopter le principe des
changements du mode de consommation et de production, avec les
pays industrialisés jouant un rôle de leader. Il y est reconnu
que des approches adoptées aux conditions spécifiques des pays
peuvent réduire les coûts, améliorer la compétitivité et mener à
une atténuation des effets environnementaux. Les négociations
étaient se basèrent sur les résultats du groupe de travail
Intersession (GTSI) (E/CN.17/1999/16) et sur le rapport du
Secrétaire Général (CN.17/1999/2 et L.1).
Au début des négociations, le G-77/CHINE et un certain nombre
de pays industrialisés dont la SUISSE et la NORVEGE, se
trouvèrent en désaccord sur lintroduction du texte parlant sur
la nécessité pour tous les pays de poursuivre des modes
viables de consommation et de production et sur la tentative de
lUE dattirer lattention des franges aisées de tous les
pays. Le G-77/CHINE souligna fortement sa préférence de voir le
débat replacé dans le cadre des termes dAgenda 21 et de
conclusion de la SE/AGNU. Le Brésil déclara que la commission ne
disposait daucune prérogative damender lAgenda 21. La NORVEGE
insista que les délégués nétaient pas à la commission pour
asséner les blâmes ou pour tergiverser autour de vieux libellés.
Lorateur fit remarquer quil y avait des avantages pour les
pauvres dans leffet dinstaurer une consommation plus efficace
quel que soit le pays. Le G-77/CHINE introduisit un libellé sur
lallégement du fardeau de la dette. LUE partageait les même
airs sur les liens avec la pauvreté et cherche à clarifier ses
intentions en introduisant un libellé stipulant que
léradication de la pauvreté constituait une priorité pour les
pays en développement. Se basant sur la déclaration
ministérielle faite par lUE au cours de la première semaine,
les négociateurs de lUE insérèrent également un appel à
inverser les tendances à la baisse de lAPD et à réaliser les
engagements pris par les pays industrialisés de parvenir à
lobjectif de 0.7% du PNB pour lAPD. Dans une tentative de
donner un caractère plus concret aux débats, le CANADA rattacha
le programme aux thèmes spécifiques du prochain programme de
travail de la CDD.
Lintroduction de la décision appelle les gouvernements à
renforcer la coopération et à réaffirmer les rôles des
organisations internationales, du secteur privé et des
principaux groupes sociaux. Une attention particulière doit être
accordée à la consommation non viable prévalant dans les franges
aisées de tous les pays, et en particulier des pays
industrialisés. Il y est reconnu que les priorités des pays en
développement sont focalisées sur léradication de la pauvreté.
Les pays industrialisés sont encouragés à trouver leurs
engagements à réaliser lobjectif de 0.7% du PNB pour lAPD, ce
qui nécessitait une inversion de la tendance à la baisse
enregistrée au niveau de lAPD. Les priorités des travaux futurs
englobent lintégration du thème de léradication de la pauvreté
et du thème de la consommation et de la production dans le
programme de la CDD. Une attention doit être accordée à ces
sujets dans dautres agences intergouvernementales et à la
réunion de Rio +10. La mise en uvre du programme adopté à la
CDD-3 doit englober lélaboration et lexécution de politiques
efficaces, la gestion des ressources naturelles et la production
propre, la mondialisation, et lurbanisation.
Lélaboration et lexécution de politiques efficaces par les
gouvernements et les principaux groupes sociaux doit inclure :
un éventail de mesures politiques visant à promouvoir léco-
éfficacité de la consommation et la production ; lintégration
des coûts environnementaux dans la tarification, lamélioration
de la compréhension de la publicité, des médias et du marketing
; la sensibilisation du public et des programmes denseignement
; lamélioration des données concernant les effets
environnementaux ; les indicateurs ; les barrières commerciales
déguisées ; les délibérations en cours dans les fora
internationaux pertinents ; et, le transfert du savoir-faire et
des TER.
Le chapitre sur la gestion des ressources naturelles et sur
la production propre traite de linvestissement public et privé,
des bonnes pratiques, de la gestion de loffre et de la demande,
de léco-efficacité, du soutien aux petites et moyennes
entreprises, de la reconnaissance des potentialités pour les
secteurs du commerce et de lindustrie. Le chapitre sur la
mondialisation appelle à des études : sur le commerce et
lenvironnement ; sur les médias et lindustrie de la publicité
; sur les valeurs traditionnelles. Concernant lurbanisation, la
décision traite de leau douce et lassainissement dans les pays
en développement, appelle à des études approfondies sur les
déterminants clés de la qualité de vie et encourage la
coopération dans les programmes de gestion des déchets.
ELARGISSEMENT DES DIRECTIVES DES NATIONS UNIES POUR LA
PROTECTION DU CONSOMMATEUR AU THEME DE LA CONSOMMATION DURABLE :
Suite à la recommandation faite lors de la CDD-3, le Conseil
Economique et Social (résolution 1997/53) requit de la CDD de
faire des recommandations sur lélargissement des directives des
Nations Unies sur la protection du consommateur pour y inclure
la consommation durable. Prenant note du rapport de Secrétaire
Général (E/CN.17/1998/5) et des recommandations de la réunion du
groupe dexperts interrégional sur la protection du consommateur
et le développement durable, tenue à Sao Paulo, le bureau de la
CDD-7 organisa des consultations ouvertes entre les états
membres. Dans une résolution adoptée à la plénière de clôture
(E/CN.17/1999/L.1), le CDD-7 recommandera à lECOSOC ladoption
des directives élargies.
LES OCEANS LES MERS
La décision sur le thème des océans et des mers souligna les
principaux challenges, ainsi que les domaines dintérêts
particuliers y compris celui des ressources marines, des
activités présentées et de la coordination et coopération
internationale. Le rapport du Secrétaire Général (E/CN.17/1999/4
et Add.1) et les projets déléments proposés pour la conclusion
de la CDD par le groupe de Travail Intersessions
(E/CD.17/1999/17) servirent de plate-forme aux délibérations sur
ce thème.
Les discussions sur les considérations générales sur le cadre
desquelles la décision serait mise en application englobèrent
des propositions du G-77/CHINE dinsérer des références à
léradication de la pauvreté, à la sécurité alimentaire, à
lessor économique et au principe des responsabilités communes
mais différenciées. Le délégué des ETATS-UNIS propose dinsérer
des références à lapproche de précaution, au principe
pollueurs-payeurs et au principe de responsabilités communes
mais différenciées, ainsi quà lapproche basée sur les
écosystèmes et à laction fondée sur les meilleures
connaissances scientifiques.
Au sujet des domaines dintérêt particulier, les ETATS-UNIS
et lAUSTRALIE mirent en exergue laquaculture durable en
rapport avec les ressources marines. Les délégués débattirent
également du point de savoir sil fallait accueillir
favorablement les plans daction mis en place par la commission
chargée des pêches relevant de la FAO pour la réduction des
pêches accidentelles doiseaux marins, la conservation et la
gestion des requins, et la gestion des capacités de pêche, et du
point de savoir si des plans particuliers devaient être mis en
reliefs dans le cadre de ces plans daction. Lun de ces
éléments était celui des subventions en faveur duquel les ETATS-
UNIS, lAUSTRALIE et lISLANDE souhaitaient insérer un libellé
additionnel. Le G-77/CHINE y fit objection. Plusieurs
propositions daction avancées par des organisations de pêche
régionale furent également discutées. Le débat devait porter
également sur le rôle de ces derniers dans lamélioration de
lapplication des principes contenus dans les accords pertinents
et sur la collaboration avec les entités régionales chargées des
gestions des mers. La NORVEGE, le CANADA, lAUSTRALIE et lUE
déclarèrent quune telle collaboration doit seffectuer dans le
cadre dune approche basée sur les écosystèmes , mais la CHINE
fit objection à cette méthodologie.
A sujet des autres activités marines, certaines délégations
proposèrent un certain nombre d'options pour le
traitement des pêches illicites, non déclarées ou irrégulières,
englobant des actions concernant lutilisation des pavillons de
complaisance . Les ONG, appuyées par la RUSSIE, présentèrent
une proposition invitant lOMI à élaborer un mécanisme juridique
visant à sassurer que tous les états pavillonnaires veilleront
à ce que les navires bénéficiant de leur pavillon soient en
conformité avec les normes internationales. Le G-77/CHINE ajouta
un libellé réitérant le droit des Etats à interdire les
mouvements transfrontières des déchets dangereux dans les
territoires sous leur juridiction. Le délégué des ETATS-UNIS
avança une nouvelle formulation appelant à des transferts de
déchets dans des conditions sûres, à lapplication de la
Convention de Bâle, de la Convention Conjointe sur la Sécurité
en matière de Gestion des Déversements de Combustibles et la
Sécurité de la gestion des déchets Radioactifs, et à la
considération des possibilités de rendre le code régissant les
combustibles irradiés instrument contraignant.
Au sujet de la coopération et de la coordination
internationale, plusieurs délégués notèrent lintérêt exprimé
par le Segment de Haut Niveau, en faveur de lélargissement et
lapprofondissement de lexamen des questions touchant au thème
des océans et des mers par lAssemblée Générale. Le Groupe de
Rio et le Groupe du Pacifique Sud menèrent des consultations
informelles sur la manière de concrétiser cet objectif et
présentèrent aux délégués une proposition appelant la CDD à
recommander à lAG létablissement dun processus consultatif
officieux, de composition non limitée. Plusieurs délégués firent
part de leurs réserves concernant les implications budgétaires
dune telle action. Le CANADA et lUE soulignèrent limportance
de la participation des principaux groupes sociaux dans un tel
processus. LEGYPTE et la CHINE mirent laccent sur le besoin
dêtre consistants dans le traitement de la gestion de laccès
des ONG à lAG.
La décision de la CDD-7 sur le thème des océans et des mers
note que ces derniers constituent la majeure partie de la
planète qui soutient la vie et fournissent des ressources
vitales permettant dassurer l'essor économique, la sécurité
alimentaire et léradication de la pauvreté. Le texte note par
ailleurs, à titre de considérations générales, que la Convention
des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM), le Chapitre 17
de lAgenda 21 et le Programme d'Action de la Poursuite de la
Mise en Oeuvre de lAgenda 21, établissent le cadre, le
programme daction et les besoins daction dans le domaine des
océans et de mers et indiquent que l'action doit être
entreprise sur la base des principes retenus dans la
déclaration de Rio. A travers sa décision. La Commission
recommande daccorder une priorité à lutilisation durable des
ressources marines vivantes, à la prévention de la pollution
contre les activités terrestres, à l'amélioration de la
compréhension scientifique des océans et des mers et de leurs
ressources, et à lencouragement dune application effective et
coordonnée des dépositions de la CNUDM et lAgenda 21.
Concernant les ressources marines, la commission note que
gérées de manière viable, la pêche et laquaculture peuvent
contribuer à la sécurité alimentaire mondiale et à
lengendrement de revenus. Les Etats sont encouragés à adhérer
aux accords internationaux touchant aux mesures de conservation
et de gestion des manières de pêche et des stocks halieutiques
sédentaires et aux pratiques de pêche responsable, entre autres.
La Commission encourage ladoption officielle, dans les
meilleurs délais, des plans dactions internationaux approuvées
récemment par la Commission de la FAO sur les pêches. Elle
soutient la déclaration de la conférence ministérielle sur les
pêches qui stipule que la FAO accorde une priorité à
lélaboration dun plan mondial pour le traitement efficace des
pêches illicites non déclarées ou irrégulières. La Commission
appelle les organisations de pêche régionale et les
organisations des mers régionales à coopérer dans lintégration
de la gestion durable des pêches et des mesures de conservation
de lenvironnement, et note limportance des écosystèmes et de
la nécessité de la poursuite de létude des approches à ce
contexte.
Sagissant des activités terrestres, la commission exprime de
sérieuses réserves quant à la lenteur du système dapplication
du programme dAction Mondial pour la protection de
lenvironnement marin contre les activités terrestres (PAM).
Elle note également que les réunions sur les partenariats
contribuent au renforcement des capacités et à la
nationalisation des ressources et se félicite des activités
menées dans le domaine des polluants organiques persistants
(POP). Au sujet des sciences marines, la Commission accueille
favorablement lintention de lOMI, travaillant en partenariat
avec dautres organisations de parrainage, damélioration
lefficacité et linclusivité du groupe dexperts conjoint sur
les respects scientifiques de la protection environnementale
marine (GESAMP), invite les organisations de pêche régionales à
coopérer entre elles et à considérer les possibilités de
renforcer les surveillances des prises, et requiert du
Secrétaire Général de rassembler linformation sur tous les
aspects de loscillation méridionale de EL NINO (OMEN). La
Commission décida également dexaminer les effets de lOMEN à la
CDD-8, dans le cadre de la considération de la planification et
de la gestion intégrée des ressources en terre.
Concernant les autres activités marines, la Commission invite
lOMI à élaborer des mesures, sous forme contraignante là où les
membres de lOMI les estiment appropriées, permettant de
sassurer que les navires de tous les Etats pavillonnaires sont
en conformité avec les règles et les normes internationales. Les
Etats qui ne lont pas encore fait sont encouragés à adhérer à
la Convention de Bâle. Un libellé additionnel recommande la mise
en place de mesures de contrôle des substances toxiques
utilisées pour la protection des coques de navire, dans le cadre
de lOMI, accueille favorablement les activités de lautorité
internationale chargés des fonds marins, dans le domaine de
lélaboration dun projet de code pour les activités minières,
incluant la protection environnementale marine, et appelle lOMI
à se pencher sur la gestion du réglage des navires.
Concernant la coordination et la coopération internationale,
la Commission note quune approche plus intégrée est requise
pour tous les aspects des océans et des mers et invite le
Secrétaire Général à prendre des mesures permettant de sassurer
de la collaboration entre les services pertinents du Secrétariat
des Nations Unies aux fins daméliorer lefficacité du travail
de la Sous-Commission de la CAC sur les Océans et les littoraux,
et a suggéré des initiatives susceptibles daméliorer les
coordinateurs. La Commission recommanda par ailleurs que
lAssemblée Générale établisse un processus consultatif informel
de composition non limitée pour faciliter la considération
efficace des questions dans le cadre du mandat actuel de lAG.
La Commission suggéra que la participation des Etats membres et
les observateurs dans cet exercice soit large et universelle,
que lexercice soit mené dans les limites des ressources
budgétaires annuelles du secrétariat, que des groupes de
discussion soient organisés pour sassurer de la constitution
appropriée des principaux groupes sociaux, et que lefficacité
du processus soit évaluée quatre années après sa mise en place.
La décision note également que les délégués ne sont pas parvenus
à un consensus sur trois questions : les subventions ; les
schémas damélioration de linformation mise à la disposition
des consommateurs de poissons, et linterdiction des mouvements
transfrontières des déchets dangereux.
LES PREPARATIFS DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE CONSACREE AU
PROGRAMME DACTION DES PEID
La CDD-7 sest réunie le 23 et le 30 avril, à titre dorgane
préparatoire de la Session Extraordinaire de lAssemblée
Générale des Nations Unies consacrée à la Revue de la Mise en
Application du Programme dAction de la Barbade (PA) pour le
Développement Durable des Petits Etats Insulaires en
Développement (PEID), prévue les 27 et 28 septembre 1999. Les
délégués près de la CDD-7 devraient se réunir également dans de
nombreuses consultations informelles pour lélaboration dun
projet de document pour cette réunion. La CDD travaille sur la
base du projet de document du Groupe de Travail Intersessions
sur lEtat dAvancement et les Initiatives de la Poursuite de
la Mise en uvre du PA. Le rapport du Secrétaire Général sur
les progrès réalisés dans la Mise en uvre du Programme dAction
pour le Développement Durable des PEID (E/CN.17/1999/17) et le
rapport de la Réunion des Représentants des Donateurs et des
PEID de février dernier (E/CN.17/1999/18) servent également de
document dinformation générale.
Comme résumé ci-dessus, le 23 avril, le Segment de Haut
Niveau discute de la mise en uvre du PA, des difficultés
rencontrées, des leçons apprises et des éléments suggérés pour
les conclusions de la session Extraordinaire. Les délégués pris
de la CDD-7 devraient se réunir de nouveau, le vendredi matin 30
avril, a titre dorgane préparatoire de la Session
Extraordinaire. Le Président UPTON introduisit lordre du jour
provisoire et le calendrier des travaux de la session
Extraordinaire (E/CN.17/1999/PC/CRP.1). Le délégué des ILES
MARSHALL proposa dajouter un libellé autorisant TOKELAU et
WALLIS et FUTUNA a participer aux travaux de la Session
Extraordinaire, et les délégués accordèrent leur approbation.
SAMOA proposa que le Programme Environnement Régional du
Pacifique Sud (PERPS) soit également autorise à y prendre part.
Les délégués ajoutèrent un libellé notant que le Président de la
Session Extraordinaire pourrait inviter les organisations
intergouvernementales portant un intérêt clair et pertinent aux
PEID, à faire des déclarations. LUE ajoute en libellé notant
que dans la mesure du temps disponible, les ONG désignées par
leurs Parties constitutives pourraient faire des déclarations,
et celles qui ny parviennent pas, en raison des contraintes de
temps, pourraient présenter les leurs à la Grande Commission
Spéciale.
Le délégué des ETATS-UNIS fit objection à un libellé
recommandant à lAG dappeler à la tenue dune session de
reprise de deux jours de la CDD, a titre dorgane préparatoire
de la Session Extraordinaire consacrée a la revue du PA, en
septembre 1999. LAPEI et le G-77-CHINE, appuyés par le SOUDAN,
SAINTE LUCIE, la PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE et LILE MAURICE,
senquirent du sort du projet de texte de complication, au cas
où il devait ne pas être examiné par la CDD, en tant quorgane
préparatoire, avant la Session Extraordinaire et exprimèrent
leur forte préférence pour la tenue dune session de reprise de
la CDD. Le délégué des ETATS-UNIS fit des difficultés techniques
que poserait la tenue dune session de reprise en septembre, et
notamment le chevauchement avec le débat ministériel devant
avoir lieu durant la session ordinaire de lAG et les
implications budgétaires. Le Président déclara que les coûts
seront absorbés par le budget ordinaire et vota que le Bureau de
la CDD-7 se chargerait de lopération. CUBA fit objection à un
paragraphe dérogeant la couverture des frais de voyage des
représentants des pays en développement. Le délégué des ETATS-
UNIS requit que le procès-verbal de la CDD-7 mentionne bien que
la session de reprise nait pas dimplication budgétaire.
Le rapport des travaux de la CDD-7 agissant à titre dorgane
préparatoire de la revue et de lévaluation du PA de PEID fut
adopté (E/CD.17/1999/L.2).
Un projet révisé du document de compilation du Président sur
la Contribution de la CDD à la Session Extraordinaire, ainsi
quun projet de déclaration émanèrent des consultations
informelles menées durant la CDD-7. Le document de compilation
intitulé Etat dAvancement et Initiatives pour la Future Mise
en uvre du PA est articulé en quatre chapitres :
lintroduction ; les domaines sectoriels nécessitant une action
urgente ; les moyens dexécution ; et les partenariats et la
coopération internationales. Lintroduction réaffirme
lengagement de la communauté internationale à poursuivre la
mise en application du PA et identifie des domaines suivants
daction provisoire, y compris les moyens de leur exécution : le
changement climatique incluant la variabilité climatique et
lélévation du niveau de la mer ; les catastrophes naturelles ;
les ressources en eau douce ; les ressources marines et côtières
; lénergie ; et le tourisme. Le sentiment de possession et
dengagement solide du PA par les PEID est souligné comme
élément contribuant à lenrichissement du partenariat entre les
PEID et la communauté internationale. Leur petite taille et leur
éloignement, leur fragilité écologique, leur vulnérabilité aux
changements climatiques, létroitesse de leur base de ressources
et la petitesse des marches intérieures sont mis en relief comme
autant de contraintes spécifiques auxquelles les PEID se
trouvent confrontés.
Les rythmes de la mondialisation et de la libéralisation du
commerce sont notés comme lélément affectant les économies des
PEID en posant de nouveaux problèmes et en présentant de
nouvelles opportunités. Limpact du commerce international est
qualifié de crucial dans la détermination du succès ou de
léchec des PEID dans leurs efforts nationaux de mise en
application du PA. Un libellé crocheté fait référence à la
préoccupation particulière des PEID de voir leur situation
défavorisée aboutir à leur marginalisation dans lordre
économique mondial émergeant, dans les domaines du commerce, de
linvestissement et des marches de capitaux et de matière
première.
Le document reconnaît que la réussite de la suite de la mise
en application du PA exigera une action de la part de tous les
partenaires pour le renforcement et linstauration dun
environnement favorable à linvestissement et à laide
extérieure, de la mobilisation des ressources, du transfert des
technologies écologiquement rationnelles, du renforcement des
capacités et du développement institutionnel. La pauvreté est
notée comme étant un problème majeur entravant les capacités de
bon nombre de PEID à réaliser le développement durable. La
vulnérabilité des PEID aux changements climatiques et aux
catastrophes naturelles est mise en relief et un appel est lancé
en faveur de la mise en place dun partenariat engagé entre les
PEID et les communautés internationales, en vue, entre autres,
daméliorer les capacités des PEID à répondre de manière
adéquate et de sadapter à lévolution climatique et daméliorer
leurs compétences en matière de prévisions climatiques, de
compréhension scientifique des événements météorologiques
sévères et dutilisation des systèmes de télédétection.
La santé, la protection et la préservation des ressources
marines et côtières sont notées comme étant essentielles à la
subsistance et au développement durable des PEID. Parmi les
actions susceptibles daider au traitement de ces questions : le
renforcement des programmes conçus dans le cadre du PA ;
lamélioration des conservations, de la gestion et de
lutilisation durable des ressources et des écosystèmes des
littoraux ; et le traitement urgent de la question des pêches
illicites non déclarées et irrégulières effectuées dans les
zones marines relevant de la juridiction des PEID. Des
alternatives crochetées portent sur le droit des PEID à réguler,
limiter et/ou interdire limportation de produits contenant des
substances dangereuses et à prohiber les mouvements
transfrontières des déchets et des matières radioactives,
conformément à la législation internationale.
Un libellé crocheté porte sur linterrogation de la décision
de la CDD-7 sur le tourisme, en tant que partie intégrante de la
revue du PA. Le chapitre consacré à la question des moyens
dexécution englobe : la mise en place de stratégies de
développement durable ; le renforcement des capacités ; la
mobilisation des ressources ; la mondialisation et la
libéralisation du commerce ; le transfert des technologies
écologiquement rationnelles ; lélaboration et dun indexe de
vulnérabilité ; et la gestion de linformation.
Le projet de document de compilation stipule que les PEID
sont confrontés à de nouveaux challenges et de nouvelles
opportunités posées par la mondialisation et quil dispose de
capacités dadaptation limitées. Le libellé crocheté se réfère
entre autres : aux avantages pouvant être tirés de la
mondialisation par les PEID ; à lassistance à accorder aux PEID
pour ladaptation à la mondialisation et à la libéralisation du
commerce et à la facilitation de lintégration de leurs
économies dans léconomie mondiale, à travers lamélioration de
laccès de leurs exportations aux marchés mondiaux ; à
lamélioration de la participation effective des PEID dans les
négociations et les activités touchant au commerce, et notamment
le Mécanisme de Règlement des différends de lOMC ; et, à la
reconnaissance des conséquences adverses subies par les PEID,
découlant de lérosion des préférences commerciales.
La nécessité dun index de vulnérabilité pour les PEID
portant sur les paramètres socio-économiques et environnementaux
est également notée. Le libellé crocheté se réfère aux
potentialités quoffrirait un tel index pour compléter les
critères daccès à un traitement / financement concédé. Le
projet de document de compilation note que la mise en
application effective du PA exige du système des Nations Unies
une utilisation plus efficace des ressources disponibles, la
recherche de nouvelles possibilités pour la mobilisation de
nouvelles ressources et lamélioration des mécanismes de
coordination pour un acheminement dun soutien focalisé et
harmonisé pour les priorités pertinentes pour les PEID.
Le projet de déclaration réaffirme les principes et les
engagements à légard du développement durable incarnés dans la
Déclaration de Rio et dans lAgenda 21 et réaffirme également
que la Conférence Mondiale sur le Développement Durable des PEID
traduit lAgenda 21 en mesures de politiques spécifiques. Les
libellés crochetés qui y figurent portent sur la nécessité de
fournir aux PEID les moyens de faire face aux contraintes et sur
les circonstances physiques particulières qui posent pour les
PEID des difficultés à bénéficier du développement économique
mondial et à réaliser de développement durable. Un rappel y est
lancé pour laccélération de lavancement de la mise en uvre du
PA, à travers le renforcement des capacités, lapport de
financement et le transfert des technologies. Une référence à
linstauration dun environnement favorable au traitement des
questions importantes telle que celle de pauvreté, sy trouve
entre crochets.
RESOLUTION SUR LES INITIATIVES ET LES ACCORDS VOLONTAIRES
Cette résolution (E/CN.17/1999/L.3) est le résultat du
dialogue interactif mené entre les gouvernements, lindustrie,
les syndicats, les ONG et les OI au cours du segment consacre à
lindustrie ainsi que de la décision de la Commission (6/2)
concernant la valeur potentielle de la revue des initiatives et
des accords volontaires. La résolution note également le
rapport du Secrétaire Général (E/CN.17/1999/12) sur le dialogue
qui a regroupé les concernés à Toronto en mars 1999 et qui avait
pour objectif didentifier les éléments de la revue des
initiatives et des accords volontaires.
Les représentants du CANADA déclarèrent quils regrettaient
profondément de voir lIran tenter de supprimer les références
au dialogue mené entre les concernés à Toronto. Le G-77/CHINE
proposa de remplacer les références au terme lensemble des
concernés par le terme principaux groupes sociaux , à
travers tout le texte. Le CANADA de nouveau, avec le soutien de
lUE, y fit objection et argua que lapproche basée sur la
participation des concernés constituait une méthodologie qui ne
doit pas être restreinte par des formulations dusage aux
Nations Unies. Faisant objection aux références au terme
lensemble des concernés , la CHINE expliqua quelle craignait
lémergence de participants indésirables. Un Compromis fut
finalement trouve au cours des consultations informelles pour se
référer désormais au terme principaux groupes majeurs et autre
concernés . Le G-77/CHINE introduisit un amendement appelant à
une participation accrue des représentants des pays en
développement dans le processus de dialogues.
La résolution reconnaît que les initiatives et les accords
volontaires doivent constituer des compléments aux cadres de
régulation et note la valeur potentielle des processus
impliquant les gouvernements et lensemble des principaux
groupes sociaux pertinents dans ce travail. Elle encourage les
principaux groupes sociaux, en coopération avec les organes des
Nations Unies à continuer engendrer linformation, y compris
concernant les voies et moyens les plus appropriées pour la
conduite des revues. Le Secrétaire est sollicite de faciliter
la diffusion de linformation. La résolution souligne la
nécessite dune meilleure compréhension de limpact éventuel des
initiatives volontaires sur les pays en développement et demande
aux principaux groupes sociaux a présenter des rapports
darrangement de laide apportée aux pays en développement, au
niveau de la compréhension et de lutilisation des enseignements
tirés. La résolution note par ailleurs les éléments clés du
processus de lévaluation, tels que discutés par les
participants au dialogue de Toronto, et encourage la poursuite
des échanges. Le Secrétaire est appelé à présenter un rapport
davancement à la CDD-8.
LE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LA REGION DES BALKANS
Au cours des négociations menées au sein du Comité de
Rédaction III, la FEDERATION DE RUSSIE proposa un projet de
résolution sur le développement durable dans les Balkans. Cette
résolution fait état de la crise environnementale qui se
développe dans les Balkans, en résultat de la destruction des
industries chimiques, pétrolières et autres en Yougoslavie. La
résolution fut référée à la Plénière après quon eut échoué à
parvenir à un accord a son sujet dans le Comité de Rédaction
III. Le délégué des ETATS-UNIS encouragea la Russie a retirer la
résolution pour éviter à la CDD être obligée de mener son
premier vote. LUE, appuyée par le JAPON, la TURQUIE, le CANADA,
le COSTA RICA, la NORVEGE et la REPUBLIQUE TCHEQUE et la SUISSE
argua que la CDD était un forum inapproprié pour ce projet de
résolution. La RUSSIE répondit quelle ne retirera certainement
pas son projet de résolution. Lors de la plénière de la clôture,
lUE introduisit avec succès une motion appelant à ce quaucune
action ne soit prise en faveur du projet de résolution. Le
projet de résolution faisait état de la destruction des
industries chimiques, pétrolières et autres en Yougoslavie et
les conséquences sur le plan économique et humain. Un appel y
est lancé pour larrêt de toutes les actions et le système des
Nations Unies y est encouragé à traiter les problèmes de
développement durable de la Yougoslavie et des pays avoisinants.
Le PNUE y est invité à entreprendre une évaluation exhaustive
des conséquences environnementales.
LES PREPARATIFS DE LA CDD-9 CONSACREE AU THEME DE LENERGIE
Cette décision intervient comme suite à celle de la SE/AGNU
qui stipulait que les préparatifs de la CDD-9 consacrée au thème
de lénergie doivent impliquer un groupe dexperts
intergouvernemental, de composition non limitée sur le thème de
lénergie et du développement durable qui doit se réunir
parallèlement aux Groupes de Travail Intersessions de la CDD-8
et de la CDD-9.
La NORVEGE appela à la clarification du budget nécessaire au
Groupe dExperts et des arrangements de la participation
adéquate des experts issus des pays en développement. Appuyée
par le G-77/CHINE et lUE, la NORVEGE proposa que ce Groupe
dExperts de composition non limitée ait un caractère ad hoc
pour leur souligner la durée limitée. Un certain nombre de pays
dont la NORVEGE et la SUISSE souhaitèrent voir ladhésion ce
Groupe dExperts ouvert à tous les Etats membres des Nations
Unies et aux agences spécialisées qui en relèvent. LEQUATEUR
sinterrogea sur le point de savoir si les non adhérents a la
CDD peuvent prétendre à une représentation au sein du Bureau. Ce
point occupe les délégations durant toute une série de
consultations informelles-informelles, deux Etats non adhérants,
lAutriche et la Norvège, souhaitant proposer des candidats a
des postes au sein du Bureau. LUE avait exercé des pressions
pour accélérer les travaux en vue de faciliter les nominations
pour le Bureau. La décision finale dadhésion au Bureau fut
référée à lECOSOC et au Bureau des Affaires Juridiques. Lors de
la Plénière de clôture, Le G-77/CHINE désigna lIran pour le
poste de Coprésident représentant les pays en développement.
La décision (E/CN.17/1999/L.3) prévoit la mise en place dun
groupe dexperts intergouvernemental spécial de composition non
limitée sur le thème de lénergie et du développement durable
qui doit se réunir en conjoncture avec les Groupes de Travail
Intersessions avant la CDD-8 et la CDD-9 dans lobjectif de
contribuer aux préparatifs de la CDD-9 consacrée a lénergie. A
sa première réunion prévue durant le premier trimestre de lan
2000, le Groupe procédera à lélection des membres du Bureau, à
ladoption de lordre du jour et à la discussion des préparatifs
de la CDD-9, et prendra une décision sur lordre du jour
provisoire de sa seconde session. Le Bureau du Groupe comprendra
cinq membres, soit, un membre issu de chacun des cinq groupes
régionaux des Nations Unies, et inclura des coprésidents issus
de pays industrialisés et de pays en développement. Le Groupe
soumettra un rapport davancement a la CDD-8. La première
session de la Commission des Nations Unies sur lénergie et les
Ressources Naturelles pour le Développement doit transmettre son
rapport a la CDD-8 et la première session du Groupe dExperts
Spécial. Le Secrétaire Général est invité à élaborer des
rapports amyliques et a les soumettre à la considération du
Groupe dExperts. La décision appelle par ailleurs à des
contributions gouvernementales et encourage la participation
civile et des principaux groupes sociaux. La participation des
ONG seffectuera conformément avec les règles de procédure des
commissions fonctionnelles de lECOSOC. Le financement de la
participation, en particulier des pays en développement aux
réunions du Groupe dExperts est considéré comme essentiel et
quil doit être mis à disposition, conformément à la décision
1993/207 de lECOSOC. Les contributions volontaires pour la
couverture de la participation des non adhérents à la CDD sont
encouragées. LECOSOC est également invité à considérer, à titre
exceptionnel, et sans créer de précédents, la possibilité pour
les Etats non-membres de la CDD, doccuper des postes au sein du
Groupe dExperts Intergouvernemental Spécial. Le Bureau des
Affaires Juridiques est requis de soumettre un avis juridique
sur cette question au Président de la CDD pour transmission au
Président du Conseil.
PROGRAMME DE TRAVAIL PROPOSE DANS LE DOMAINE DU DEVELOPPEMENT
DURABLE POUR LA BIENNALE 2000-2001
Cette décision requiert des commissions de lECOSOC chargées
de la programmation et du budget de tenir compte des conclusions
pertinentes de la Session Extraordinaire de lAssemblée Générale
consacrée aux PEID, dans leurs délibérations autour du budget
programmatique de la Biennale 2000-2001. Au cours des
délibérations du Comité de Rédaction III, le G-77/CHINE
introduisit un amendement dans le projet de décision. Il préféra
que les commissions de lECOSOC soient invitées à prendre en
ligne de compte les conclusions concernant les PEID entre
autre .
La décision (E/CN.17/1999/L.3) fait état du programme de
travail propose dans le domaine de développement durable pour la
biennale 2000-2001 et requiert de lECOSOC dinviter la
Commission chargée du programme et de la coordination, le Comité
Consultatif chargé des Questions Administratives et Budgétaires
et la cinquième Commission à tenir compte, entre autres, et tel
quapproprié, des conclusions pertinentes de la Session
Extraordinaire de la SE/AGNU concernant le programme dAction
en faveur des PEID.
LES QUESTIONS TOUCHANT AUX TRAVAUX INTERSESSIONS DE LA
COMMISSION
La décision concernant les questions touchant aux travaux
intersessions de la Commission (E/CN.17/1999/L.3) établit les
thèmes devant être examinés par les Groupes de Travail
Intersessions en lan 2000. Il sagit de la planification et de
la gestion intégrée des ressources en terres ; de lagriculture
; et des ressources financières/commerce et environnement et de
la croissance économique. La décision note par ailleurs que le
Bureau de la CDD continuera à mener des consultations ouvertes
et transparentes des questions relatives aux préparatifs de la
CDD-8 et des Groupes de Travail Intersessions. La décision
réitère également quune attention doit être accordée à la mise
à disposition dun soutien financier, à travers des
contributions extrabudgétaires, pour les la participation des
membres du Bureau, en particulier ceux des pays en
développement.
LINFORMATION FOURNIE PAR LES GOUVERNEMENTS ET LECHANGE DES
EXPERIENCES NATIONALES
Cette décision proposée par le G-77/CHINE et le MEXIQUE
traite de limportance du fait de continuer à tirer plein
avantage de linformation mise à disposition par les
gouvernements et reconnaît que le manque de ressources humaines,
techniques ou financières au niveau national peut entraver la
soumission des rapports nationaux volontaires et dautres
données pertinentes. La CDD encourage les gouvernements à
continuer de fournir des rapports et appelle la communauté
internationale a poursuivre son soutien aux activités
délaboration des rapports.
Au cours des négociations, lEGYPTE nota que linvitation des
gouvernements à soutenir le travail du Secrétariat sur de
nouveaux profils des pays, à travers la fourniture de
contributions volontaires risquait de créer un rapport non
souhaité entre la mise en uvre et la mise à disposition de
contributions volontaires, et proposa de supprimer le libellé.
Le délégué des ETATS-UNIS indiqua quil ne pouvait apporter son
soutien au paragraphe sans référence aux contributions
volontaires. Les négociateurs saccordèrent finalement sur une
nouvelle formulation demandant au Secrétaire de la CDD
dentreprendre les démarches nécessaires à lélaboration dune
nouvelle version des profils des pays.
La décision note avec satisfaction le rapport du Secrétaire
Général sur le thème les océans et les mers : les tendances au
niveau de la mise en application nationale
(E/CN.17/1999/4/Add.1), ainsi que les documents dinformation
générale élaborée par lUnité de lAnalyse des Données
Nationales. La décision : accueille favorablement lintérêt
continu des gouvernements à lélaboration des présentations
nationales volontaires ; souligne limportance de lutilisation
des données fournies à la Commission par les gouvernements ;
reconnaît le manque des ressources pour lélaboration des
soumissions et lamélioration des lignes directrices régissant
les rapports nationaux ; et, reconnaît le besoin d'inclure dans
le site web des Nations Unies consacré aux données nationales,
des rapports dans dautres langues que celle actuellement
disponible. La Commission : encourage les gouvernements à
continuer à établir des rapports nationaux volontaires et les
invite à soumettre leurs rapports nationaux ; appelle la
communauté internationale à soutenir le renforcement des
capacités en matière délaboration des rapports ; requiert du
PNUD denvisager une assistance en faveur des pays en
développement ; requiert des responsables de faire plus ample
usage de linformation ; requiert linclusion dautres langues
dans le site web réservé à linformation nationale ; requiert du
Secrétaire de la CDD dinviter les Parties à soumettre des
propositions sur lamélioration des lignes directes régissant
les rapports nationaux et lélaboration dun rapport sur cette
question pour lévaluation exhaustive de lapplication de
lAgenda 21 ; et, requiert du Secrétaire de la CDD
dentreprendre par ailleurs les démarches nécessaires à la
préparation dune nouvelle version des profils des pays.
LES PREPARATIFS DE LA REVUE DE LAGENDA 21 ET LE PROGRAMME DE
LA SUITE DE LA MISE EN OEUVRE DE LAGENDA 21
Au cours des consultations ministérielles informelles qui ont
eu lieu la première semaine, le DANEMARK présenta un projet de
proposition concernant les préparations de la Revue de lAgenda
21 et le programme de la suite de la mise en uvre de lAgenda
21. Le projet renfermait plusieurs éléments tirés dun projet de
texte élaboré par les ONG incluant entre autres des appels pour
une attention précoce à la forme que doit revêtir la revue, à sa
portée, au caractère du processus préparatoire et aux termes de
référence.
A travers sa décision, la CDD requiert du secrétaire Général
la présentation dun rapport préliminaire pour discussion à la
CDD-8, incluant des suggestions sur la nature et la portée du
processus préparatoire pour la prochaine revue générale de la
mise en application de lAgenda 21, aux fins de fournir au
Secrétaire Général des orientations pour la préparation du
rapport quil doit présenter à la 55eme session de lAG.
LEDUCATION, LA SENSIBILISATION DU PUBLIC, ET LA FORMATION
Sur la base dune proposition introduite par lUE, la CDD
adopte une décision : appelant tous les acteurs clés à
intensifier leurs efforts de collaboration dans la mise en uvre
de Programme de Travail su lEducation au service du
Développement Durable ; encourageant les gouvernements, les
organes pertinents des Nations Unies et les ONG à accorder une
priorité à lintégration des aspects du développement durable
dans leurs politiques ; et, requérant du Secrétaire Général la
présentation dun rapport à la CDd-8 sur les progrès réalisés
dans la mise en uvre du Programme de Travail.
PLENIERE DE CLOTURE
Le Président de la CDD-7, Simon UPTON, ouvrit la Plénière de
clôture, le vendredi matin à 11 heures. Alan SIMCOCK, (Royaume
Uni), Président de la Sous Commission du Comité de Rédaction II
chargée des océans et des mers, introduisit le papier officieux
de la décision concernant ce thème. Il rapporta que les délégués
avaient achevé la troisième lecture du texte et quun certain
nombre damendements avaient été proposé. Concernant le projet
de paragraphe où il est noté que de nombreux délégués ont
souligné limportance de lapproche basée sur les écosystèmes,
dans le cadre de la gestion des pêches et que dautres
délégations ont exprimé leur incapacité à accepter ce lien,
SMICOCK annonça que les consultations menées sur ce point ont
abouti à un libellé consensuel stipulant que la Commission note
limportance des écosystèmes et la nécessité de poursuivre
létude des approches dans ce contexte. Sans le libellé portant
sur la coordination et la coopération internationale, SIMCOCK
note quune délégation a requis la poursuite des consultations
et que, moyennant quelques amendements, sest désormais joint au
consensus. Ces amendements notent entre autres que la Commission
doit recommander à lassemblée Générale de mettre en place un
processus consultatif informel ouvert ou un autre processus que
lAG pourrait juger utile et précisant que la participation
des Etats membres et des observateurs dans ce processus doit
être large et universelle. Le MEXIQUE rapporta que dautres
amendements ont été introduits incluant une note stipulant que
cet exercice doit tenir compte du contenu des accords de Rio et
en particulier du Chapitre 17 de lAgenda 21. SIMCOCK note
également que la Sous Commission nétait pas parvenue à un
accord sur les questions des subventions, des schémas
damélioration de linformation mise ont disposition des
consommateurs de poissons, et du droit des Etats a interdire les
mouvements des déchets dangereux a lintérieur des territoires
relevant de leur juridiction.
UPTON souligna que lidentification des points de désaccord
conférait un caractère concret et précis aux délibérations de la
CDD. Concernant le libellé de compromis sur les écosystèmes,
lUE fit part de son appréciation à la Chine pour son esprit de
compromis et son travail visant à la conclusion dun accord.
LEGYPTE remercia SIMCOCK et déclara quavec les amendements
introduits dans le libellé portant sur la coopération
internationale, elle était prête à se joindre au consensus. Le
délégué souligna par ailleurs que lAG était lorgane approprié
pour assurer la coordination sur cette question, mais que cela
ne voulait pas dire quelle coordonne les différentes agences
spécialisées. Sur suggestion des ETATS-UNIS, les délégués
applaudissent le travail accompli par Alan SIMCOCK dans son rôle
de Président des discussions sur le thème des océans. UPTON
linterpréta comme pour indiquer que la décision était adoptée
par acclamation.
Navid HANIF (Pakistan), Président du Comité de Rédaction I,
introduisit le papier officieux sur le changement des modes de
consommation et de production. Il invite également la CDD à
adopter une recommandation appelant lECOSOC à adopter un projet
de résolution sur lélargissement des Directives des Nations
Unies pour la Protection du Consommateur, à la question de la
consommation durable (E/CN.17/1999/L.1). Lorateur indiqua que
les directives étendues avaient été approuvées au cours des
consultations officieuses menées en décembre 1998. Les Parties
adoptèrent les deux documents. HANIF introduisit également le
projet de décision sur le tourisme et le développement durable
(E/CN.17/1999/L.6), lequel fut également adopté.
Le Président du Comité de Rédaction III, George TALBOT
(Guyane), introduisit un certain nombre de projets de décisions
et de résolutions négociées par son groupe. Les délégués
adoptèrent les décisions sur les préparatifs de la neuvième
session de la Commission du Développement Durable consacrée au
thème de lénergie, sur le programme de travail proposé dans le
domaine du développement durable pour la biennale 2000-2001, sur
les travaux intersessions de la Commission en rapport avec ces
thèmes et sur un projet de résolutions concernant les
initiatives et les accords volontaires, lensemble étant
consigné dans le document E/CN.17/1999/L.3.
Au sujet du projet de résolution introduit par la FEDERATION
DE RUSSIE dans le Comité de Rédaction III concernant le
développement durable dans la région des Balkans
(E/CN.17/1999/L.5), lUE se déclara hautement préoccupée par les
questions environnementales, mais que cétait avec regret
quelle recourait à une motion appelant à ce quaucune action ne
soit entreprise en faveur de la résolution parrainée par la
Russie. Le Président UPTON expliqua que la motion de lUE aurait
précédence. LUE expliqua que la résolution russe traitait de
questions de paix et de sécurité et que la CDD ne devait pas
établir de précédent en sengageant dans un tel débat. UPTON
invita la Réunion à entendre deux déclarations pour et deux
déclarations contre la motion de lUE. LUE appela les
délégations partageant son point de vue que la CDD nétait pas
le forum approprié dun tel débat à soutenir sa motion. La
FEDERATION DE RUSSIE déclara que sa déclaration avait essayé
déviter la politisation de sa résolution et de ne pas donner
lieu à une confrontation. La POLOGNE et le CANADA apportèrent
leur soutien à la motion de lUE. La CHINE sy opposa arguant
que la détérioration environnementale dans les Balkans ne doit
pas être ignorée, en raison de considérations politiques. UPTON
invite les délégations à procéder à un vote sur la motion de
lUE. Le résultat du premier vote jamais effectué au sein de la
CDD fut comme suit : 33 pour la motion de lUE ; 4 contre ; et,
8 abstentions.
UPTON déclara que la motion de lUE est passée. LINDE qui
sétait abstenue déclara que sa sympathie allait au peuple
yougoslave, mais quelle ne pensait pas que son intérêt, ni
celui de la Commission auraient tee servis par la résolution
russe. La FEDERATION RUSSE exprima son profond regret que la CDD
ait été incapable dadopter la résolution. LUE et les ETATS-
UNIS appelèrent le Président à mettre fin aux débats.
LINDONESIE déclara sêtre abstenue parce que son pays reconnaît
depuis longtemps à chaque Etat le droit de soulever toute
question jugée nécessaire aux Nations Unies. La THAILANDE
déclara que la CDD nétait pas le forum approprié pour la
résolution russe. La GUYANE déclara avoir voté en faveur de la
motion de lUE, mais quelle avait beaucoup de sympathie pour
les préoccupations reflétées dans la résolution russe. Le BRESIL
déclara avoir vote en faveur de la motion de lUE parce que la
CDD nest pas censée traiter des crises environnementales
spécifiques. LEGYPTE déclara sêtre abstenue pour éviter la
politisation du travail de la CDD. Le SOUDAN déclara sêtre
abstenu parce que la résolution russe ne présentait pas un
caractère général ou global. Le délégué exprima sa solidarité
avec les victimes du drame humanitaire qui de déroule dans les
Balkans.
George TALBOT devait ensuite introduire les papiers officieux
contenant les projets de décisions sur les préparatifs de la
Revue de lAgenda 21 et sur le programme de la suite de la mise
en uvre de lAgenda 21, sur linformation mise à disposition
par les gouvernements et léchange des expériences nationales,
et sur léducation, la sensibilisation du public et la
formation. Les délégués procédèrent à leur adoption.
Les délégués devaient ensuite procéder à ladoption de
lordre du jour provisoire de la CDD-8 et du rapport de la CDD-7
(E/CN.17/1999/L.4 ; Adds.1 et 2 ; L.4, L.5 et L.6) , introduits
par le rapporteur, Largaton OUATTARA (Côte dIvoire). Ils
notaient également que plusieurs papiers officieux y seront
intégrés.
Dans les déclarations de clôture, le G-77/CHINE rendit
hommage au Président de la CDD-7 pour son leadership et pour le
dynamisme quil a insufflé à la session. Loratrice fit part de
son espoir de voir lesprit dinnovation continuer dans les
sessions futures. Le PANAMA invita les délégations à applaudir
le Président. Le Président UPTON remercia le Bureau et nota que
lintroduction des moyens de conférence vidéo pour les réunions
du Bureau a permis déconomiser beaucoup dargent et de temps.
Il affirma que la session a réalisé une avancée réelle grâce à
sa volonté dadopter une nouvelle approche et dêtre un peu plus
téméraire en matière dinnovation. Lorateur ajouta que la
décision prise par les délégations de mentionner dans le procès
verbal leur désaccord sur trois points rend plus crédible les
accords conclus sur les différends autre points. Il offrit
lassistance de la Nouvelle Zélande aux efforts du prochain
Bureau de la CDD. La CDD-7 fut ajournée à 13 h 40.
LA CDD-8
Les délégués se réunirent brièvement laprès- midi du
vendredi 30 avril pour procéder à lélection du Bureau de la
CDD-8. George TALBOT (Guyane) annonça que Juan MAYR (Colombie) a
été nommé Président de la CDD-8 et que Patrick McDONNELL
(Irlande), Zvetolyub BASMAJEN (Bulgarie), et Choi Seok YOUNG
(République de Corée) ont été désignés pour servir en qualité de
vice-Présidents. La représentante du G-77/CHINE annonça que son
groupe a sélectionné Mohammad Reza SALAMAT (Iran) pour servir
comme Coprésident du Groupe dExperts sur lénergie.
BREVE ANALYSE DE LA CDD-7 : SIMON A DIT
Un sentiment peu habituel de mission accompli régnait à la
fin de la CDD-7, avec un accord quasi universel que le premier
Bureau à avoir jamais été élu en disposant d'une année entière
pour la préparation de la session, a su saisir lopportunité de
démontrer quun changement culturel au niveau des négociations
est possible, moyennant un peu de temps, de perspicacité et de
volonté politique. Le Président de la CDD, Simon UPTON (Nouvelle
Zélande) était lun de ceux qui étaient sortis de la 19ème
Session Extraordinaires de la SE/AGNU avec le sentiment que
lavenir de la CDD risquait dêtre peu certain si quelque
révolution nintervenait pas au niveau de ses procédures et de
ses résultats. UPTON attribua la perte d'intérêt de la part des
ministres, en partie, à cette routine annuelle anesthésiante
consistant à les inviter à débiter des flots de déclarations, de
dix minutes chacune. En privé, UPTON confia souhaiter voir la
CDD être débarrassée des discours et engager les ministres dans
ce genre de dialogues animés auxquels on a pu assister
occasionnellement à la CDD-7, sur des sujets tels que celui de
la pêche illicite, non déclarée et irrégulière. Le libellé de la
décision sur les océans et les mers a été, plus tard, qualifié
par un représentant de Greenpeace, "dhistorique" et de
potentiellement révolutionnaire, si les appels de la CDD en
faveur dune mise en application effective des dispositions
pertinentes de la CNUDM venaient à être entendus.
La CDD-7 attira davantages de représentants de haut niveau
que jamais auparavant et amena même certains ministres inspirés
assistant à une réunion informelle sur les changements
climatiques à envisager ladoption de lapproche interactive
dans le Segment de Haut Niveau de la prochaine Conférence des
Parties de la CDD a Bonn. La CDD-7 pourrait bien être perçue en
fin de compte comme historique à plus dun titre. La brève
analyse ci-après de la CDD-7 retrace limportante contribution
apportée par le Président UPTON au processus de négociation et
par la même, la qualité des résultats de la session. Lanalyse
portera également sur laccomplissement notable réalisé sur les
thèmes examinés et reflétés dans les libellés négociés.
LES VOIES DE SIMON : UPTON utilisa lannée qui suivit son
élection en 1998 à la présidence de la CDD-7 pour introduire un
certain nombre dinnovations comme la revue de réunions du
Bureau par conférence vidéo. Au cur de la stratégie adoptée par
le Bureau pour la réalisation dun débat plus pertinent et plus
focalise à la CDD-7, il y avait la détermination détablir des
rapports individuels avec les ministres concernés, avant la
session. Le Président entreprit ainsi une série de visites aux
différentes capitales et prépara soigneusement le terrain aux
changements des procédures durant les Groupes de Travail
Intersessions et au cours de la CDD.7 elle-même. Lors de la
réunion des groupes de travail intersessions, les Coprésidents
devaient jouer un rôle actif dans la sélection des éléments clés
devant être proposés pour les décisions de la CDD et dans
lorientation des conclusions loin des prises de positions
répétitives. Plus tard, à la CDD, il y eut une tentative
concertée sous la conduite d'UPTON visant à sassurer que les
points importants seraient soulevés durant le Segment de Haut
Niveau, y compris sociaux, viennent éclairer les décisions que
doivent prendre les négociateurs au cours de la deuxième
semaine. Lun des éléments de consistance dans la stratégie
empruntée par UPTON reposait sur les liens quil a établis avec
les ministres et sur un plan de base arrière consistant à
contourner les tentatives de certains délégués des missions de
New York de canaliser les choses de manière à retourner aux
vieilles méthodes, en utilisant, en coulisse, la liste des
numéros téléphoniques directs obtenus au cours de ses tête-à-
tête ministériels. Lautre coupure avec le passé est que les
négociateurs ont été encouragés à ne pas cacher le "non-
aboutissement" de leurs discussions sur dimportants sujets (les
subventions en matière de pêche, linformation destinée aux
consommateurs et le transport des déchets dangereux) et à le
mentionner comme tel dans le procès verbal de la CDD-7. UPTON
préféra célébrer cette franchise, plutôt que de soutenir les
tractations traditionnelles de la Commissions qui mènent à des
accords basés sur le plus petit dénominateur commun. Etant donné
que la CDD ne jouit que de très peu dautorité de prise de
décision formelle, UPTON ne voit pas lintérêt de cette ancienne
approche. Au lieu de cela, il vaut mieux admettre quon n'a pas
pu se mettre daccord, déclara-t-il, convaincu que cette
nouvelle approche peut améliorer la crédibilité et la force des
points sur lesquels les négociations ont débouché sur un accord
authentique.
SIMON A DIT LE PRODUIT CEST VOUS - CHANGEMENT DES MODES
DE CONSOMMATION ET DE PRODUCTION : Les choses sont en train de
bouger en matière de développement des politiques de changements
des modes de consommation. Pour reprendre les mots dun
participant chevronné : les discussions nauront plus lieu
dans le vide, désormais. Cela promet un débat plus substantiel
sur les questions les plus importantes dans les prochaines
négociations sur le thème de lagriculture et du transport.
Pour la première fois, le sujet a été traité dans le cadre des
tendances de la mondialisation - un facteur significatif en
termes déconomie, mais également dans la perspective des
influences susceptibles dêtre exercées par les médias et
lindustrie de la publicité et dans la perspective de
lémergence de nouvelles classes de consommateurs, à léchelle
mondiale. Les négociateurs auront à réaliser progressivement
quun nombre important de personnes dans le monde - enfermées
dans les rêves fabriqués par lindustrie de la publicité et les
médias - vivent non seulement dans le monde virtuel des
signatures médiatiques, mais également sur les territoires
nationaux.
Le résultat plus important concernant le thème du changement
des modes de consommation et de production a, sans doute, été
réalisé avant la session de la CDD-7. Il sagit de la révision
des Directives des Nations Unies pour la Protection du
Consommateur. Cette décision aura à court terme des incidences
sur les règles tentatives intérieur et sur les organisations de
défense des consommateurs au plan national. La Chambre
Internationale de Commerce est, croit-on savoir, en train de
poursuivre ses efforts pour influencer les résultats, peu
satisfaite quelle était de la revue informelle des procédures
lors des préparatifs de la CDD-7. Les représentants de
lindustrie sont tendus à propos de lintroduction dun
programme sensibilisation dans les Lignes Directrices, au
lieu de la simple fourniture dinformations.
Certains observateurs ont commenté que le débat sur ce sujet
a souffert dun certain décalage par rapport à la réalité, car
les préoccupations et les approches exprimées à la CDD avaient
tendance a ne pas refléter les priorités articulées sur le
terrain, notamment, au cours des échanges entre les
représentants de lindustrie et les gouvernements des pays en
développement des pays industrialisés. Les représentants des
Pays industrialisés tiennent à la mise à jour des débats à la
CDD, lesquelles rendent rarement justice aux potentialités
économiques et aux avantages en matière defficience,
disponibles aux pays en développement qui seraient prêts à
sauter les technologies et les méthodes de production périmées
et grandes consommatrices dénergie pour passer directement à
des approches plus compétitives de production durable.
SIMON A DIT : REGARDEZ VOS PROJECTIONS VIDEO A BORD DES VOLS
- LE TOURISME DURABLE : Le thème du développement touristique
durable était pour la première fois à lordre du jour de la CDD.
Comme le firent observer certains délégués, une négociation
candide et déductive, et non des discours parallèles, a permis
une convergence des différents points de vue sur le thème du
tourisme. Pour ne pas citer que les sujets négociés avec le plus
de vigueur, à savoir le problème du tourisme sexuel, la mise en
place dun code déthique mondial, la définition des rôles de
lOIT et lOMS dans lélaboration et lapplication des normes de
travail et de santé, la conception et lutilisation doutils
fiscaux et de mesures économiques, force est de constater
quelles ont, toutes, été traitées de manière plus ou moins
satisfaisante. Les ONG observatrices ont fait remarquer que
même sil y a pas de quoi claironner pour ce qui est des
résultats, certains éléments sont dimportance cruciale et ne
bougeront certainement plus. La nécessite de lutter contre
lexploitation des groupes sociaux vulnérables sest
définitivement ouvert une voie dans le programme qui sera
applique. Les délégués du Nord estime que même si beaucoup de
travail reste à faire, leurs collègues du Sud sont satisfaits
que la question ait été abordée de manière appropriée, tout en
évitant le sensationnalisme. Un certain nombre de délégués et de
représentants des principaux groupes sociaux ont estime que les
points daction auraient pu être plus focalisés si la question
des initiatives volontaires avait pu être traitée de manière à
les rattacher à un code normatif ou déthique. Les délégués des
pays industrialisés et des pays en développement ont fait part,
mais pour des raisons différentes, de leur satisfaction
concernant lapproche, à la fois pratique et réaliste,
adoptée par la CDD, consistant à ne pas essayer de courir avant
de pouvoir marcher, pour ce qui est de ladoption dun code de
conduite mondiale thème du tourisme a tiré profit des dialogues
interactifs menés à la CDD-7 grâce, notamment, à lune des
propositions les plus concrètes, à savoir, lappel a la
production de vidéos de sensibilisation sur la nécessité de
respecter l'intégrité environnementale des destinations
touristiques, destinées à être projeter pendant les vols, et
retenue dans les conclusions de la réunion, à la grande
satisfaction dUPTON.
SIMON A DIT COORDONNEZ VOS ACTIONS DANS LE DOMAINE DES
OCEANS ET DES MERS: La décision de la CDD-7 sur le thème des
océans et des mers représente un macrocosme des bonnes et des
mauvaises réalisations de la septième session. Tout le monde est
daccord pour dire que la décision de faire avancer les choses,
à travers un élargissement et un approfondissement du débat de
lAssemblée Générale sur ce thème, constitue lun des avantages
évidents du fait davoir élu le Bureau une année entière avant
la session. Lidée daméliorer la coordination nest pas
nouvelle. La CDD-4, par exemple, avait discuté déventuelles
alternatives aux arrangements en vigueur, mais nétait pas
parvenue à un consensus lui permettant daller de lavant. La
volonté ministérielle comme prouvé durant le Segment du Haut
Niveau de la CDD-7 a évolué. Ce point na pas été perdu de vue
par les négociateurs, après que leurs ministres aient quitté New
York, et pendant la rédaction du libellé de la décision.
Certains observateurs anticipent que cette nouvelle
détermination politique se poursuivra au sein de lECOSOC et
pendant les travaux de lAG. Alors que les ONG sont sans doute
déçus que la décision ne leur ait pas garanti un accès au
processus consultatif informel de composition non limitée - la
participation des Etats membres et des observateurs doit être
large et universelle, mais la question de laccès des ONG est
laissée aux discussions en cours concernant leur accès aux
travaux de lAG - les supporters du texte notent que le fait que
les gouvernements soient appelés à prendre des mesures
permettant de faciliter lexamen des questions touchant au thème
des océans et des mers, dans le cadre du mandat de lAG est
important en lui-même et à lui seul. En outre, la décision
prévoit lorganisation de panels de discussion pour sassurer
des contributions appropriées des représentants des principaux
groupes sociaux. Appliquée de manière systématique, cette
mesure ouvrait aux ONG des possibilités de peser dans le
processus.
Les pêches illicites non déclarées et irrégulières
constituent lautre sujet retenu par les ministres comme étant
un domaine dintérêt prioritaire. Les négociateurs de la CDD-7
reconnurent le moment de leur coup d'envoi et appelèrent à
laction. La CDD apporta son appui à la déclaration issue de la
Conférence Ministérielle de la FAO sur les pêches qui stipule la
nécessité daccorder une priorité à lélaboration dun plan
daction mondial pour le traitement efficace de toutes les
formes de pêche illicite, non déclare et irrégulière et procéda
ensuite aux questions en rapport que ce travail doit englober, y
compris linvitation de lOMI à mettre en place des mesures
permettant de sassurer que les navires de tous les Etats
pavillonnaires sont en conformité avec les règles et les normes
internationales. Les ONG soulignèrent de manière particulière
que cette invitation adressée à lOMI constitue une avance
importante, même si leur souhait davoir des mesures
contraignantes a été qualifié doptionnel (là où les membres de
lOMI lestiment approprié). Sur cette question, la CDD a
recommandé de nouvelles directions. Certains autres sujets nont
pas bénéficié du même traitement.
Dans certaines questions touchant au thème des océans et des
mers, les délégués ne sont pas parvenus à aller plus loin que de
simples appels à la pleine application des instruments
existants, tout au plus. Les subventions et les questions
touchant au commerce - léco-étiquetage - ont eu ce sort. Les
délégués ne parvinrent à un libellé consensuel ni sur lune ni
sur lautre - une conclusion plus honnête que le consensus
traditionnel sur quelque formulation diluée qui nen est pas
moins décevante pour beaucoup. Les observateurs ont argué que
cela pourrait être dans lintérêt, à la fois des pays du Nord et
des pays du Sud. Lattention à accorder aux efforts
délaboration de léco-étiquitage, par exemple pourrait
permettre de sassurer que les schémas seraient acceptables a
toutes les parties. Sur ces questions et sur dautres encore où
la CDD sest arrêtée à la reconnaissance des processus en cours,
certains ont fait part de leur déception que les délégués
naient pas réussi à traduire dans le réel, le potentiel de la
CDD à ouvrir des voies pour la coordination et la facilitation
de lapplication de lAgenda 21. Reste à espérer que les
discussions de la CDD-8 sur les thèmes du commerce et du
financement mettront en présence des négociateurs armées
d'études permettant d'aborder ces sujets de manière plus
efficace.
SIMON A DIT : REAFFIRMEZ VOS ENGAGEMENTS - LES PEID: Les
PEID constituent un test idéal pour le partenariat mondial en
matière de développement durable établi dans lAgenda 21, compte
tenu du rôle quil joue en tant que gardien dune partie
importante des océans et des mers de la planète et des leurs
ressources, de leur vulnérabiliser économique et
environnementale et de leur dépendance sur le tourisme et la
pêche durable. La CDD-7 a reconnu que même si beaucoup restait à
faire pour la réalisation des objectifs du Plan dAction de la
Barbade, bien des choses ont été déjà accomplies par les PEID,
aux plans local et régional, en dépit de leurs contraintes
économiques et industrielles.
Aucun engagement spécifique na été pris lors de la réunion
qui avait regroupé au mois de février à New York les
représentants des pays donateurs et des PEID, et des doutes
demeurent quant a léventualité dun accord sur lacceptation de
lindex de vulnérabilité comme un critère permettant loctroi de
financement à termes concédés ou préférentiels. Lun des points
de litige dans les négociations de la CDD-7 fut celui de la
mondialisation et de la libéralisation du commerce et la manière
dont ils continueront à exercer leur impact sur les PEID. Il y a
une reconnaissance de fait quune certaine assistance pourrait
être requise pour lintégration des économies des PEID dans
léconomie mondiale. Un autre point de litige est celui des
droits des PEID à réguler, restreindre et/ou interdire
limportation des produits et des substances dangereuses et de
prohiber les mouvements transfrontières des déchets toxiques et
radioactifs dans les territoires relevant de leur juridiction.
Ces derniers sont perçus par les PEID comme une menace
émergeante et des appels sont lancés pour la proclamation de
certaines régions telles que les Caraïbes, zones écologiquement
sûres, et pour la restriction des mouvements transfrontières de
ce genre.
CONCLUSION
Dans ses commentaires finaux à la Plénière de la CDD-7,
vendredi, le Président UPTON envoya un signal fort au Bureau de
la prochaine CDD-8 que lui-même, ainsi que son équipe de
conseillers de Nouvelle Zélande seraient heureux de partager
leurs expériences. Son offre soulève une importante question
pour tout processus apparemment tributaire, jusquà un certain
degré, de la personnalité des membres qui viennent y occuper les
postes de responsabilité. La question est en fin de compte :
est-ce que la CDD sera capable de pérenniser sa renaissance
après la CDD-7, dans labsence dun Président animé par un
penchant à réaliser ce que Simon a dit.
A SUIVRE
CONVENTION DES NATIONS-UNIES SUR LE DROIT DE LA MER: Les
Etats membres de la CNUDM se réuniront du 19 au 28 mai 1999.
Pour de plus amples renseignements, Contacter: Division for
Ocean Affairs and the Law of the Sea, Office of Legal Affairs;
e-mail: doalos@un.org; Internet: http://www.un.org/Depts/los/.
LE DEVELOPPEMENT DURABLE ET LA MONDIALISATION AU 21ème
SIECLE: REALITES ET PERSPECTIVES: Le Ministère des Sciences, des
Technologies et de l'Environnement de la République de Cuba et
le Centre des Conférences Internationales de la Havane
accueilleront la Seconde Convention Internationale sur
l'Environnement et le Développement, à la Havane, du 14 au 18
juin 1999. Pour plus de détails, contacter: Dr Gisela Alonso
Dominguez; e-mail: dpa@ceniai.inf.cu; tel: +(537)57-0615/0598;
fax: +(537) 33-8054.
LITTORAL- 99: La Conférence "Coastal Zone 99 - les gens, le
littoral, l'Océan: Vision 20/20" se tiendra à San Diego, en
Californie, du 24 au 30 juillet 1999. Pour plus d'information,
contacter: Urban Harbors Institute, University of Massachusetts,
Boston; tel: +1-617-287-5570; fax +1-617-287-5575; e-mail:
CZ99@umbsky.cc.umb.edu.
SECONDE REUNION D'EXPERTS INTERGOUVERNMENTALE SUR LE
PHENOMENE D'EL NIÑO: Cette réunion aura lieu à Lima, au Pérou,
en septembre 1999. Pour plus de renseignements, contacter: Dr
Rudolf Slooff, OCHA/IDNDR Secretariat; tel: +41-22-798-6894; e-
mail: info@dha.unicc.org; Internet:
http://www.reliefweb.int/ocha_ol/onlinehp.html.
SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA SE/AGNU SUR LA REVUE DE LA MISE
EN APPLICATION DU PROGRAMME D'ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE DES PEID: Une Session Extraordinaire de deux jours de
l'Assemblée Générale de l'ONU consacrée à la revue et à
l'évaluation de la mise en application du PA pour le
Développement Durable des PEID se déroulera à New York les 27 et
28 septembre 1999. Une session de reprise de la CDD-7 se
tiendra, sur deux jours, avant la Session Extraordinaire, à une
date qui sera annoncée prochainement. Pour plus de détails,
contacter: Deonanan Oodit; tel: +1-212-963-4671; fax: +1-212-
963-4260; e-mail: oodit@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/sids.htm.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA CONSOMMATION: Cette réunion
intitulée "Down to Earth - Sustainable Consumption in the 21st
Century," se déroulera à Hampshire, au Royaume-Uni, du 22 au 24
septembre 1999. Elle sera abritée par l'organisation 'Project
Integra' avec l'appui de UNED-UK, Onyx Aurora - Integrated Waste
Management, et le Hampshire County Council. Pour plus
d'information, contacter: Index Communications Meeting Services;
tel: +44-1794-511331/2; e-mail: icms@dial.pipex.com; Internet:
http://www.down-to-earth.co.uk/.
LE ROLE DES ONG AU 21ème SIECLE: La Conférence Internationale
1999 de Séoul sur les ONG se déroulera à Séoul, en Corée, du 10
au 16 octobre 1999. Pour plus d'informations, contacter:
Tripartite Steering Committee; tel: +82-346-570-7160; fax: +82-
346-570-7156; e-mail: ngo99@gip.kyunghee.ac.kr; ou tel: +1-212-
986-8557; fax: +1-212-986-0821.
FORUM INTERNATIONAL SUR LES MODES DE CONSOMMATION ET DE
PRODUCTION DURABLES: Cette réunion est prévue à Berlin, en
Allemagne, du 11 au 13 octobre 1999. Le Forum est organisé par
le Ministère Allemand de la Coopération et du Développement
Economique (BMZ) en conjonction avec le PNUE. Pour plus de
détails, contacter: Dr Luiz Ramalho, Bernhard Adam, et Maria de
la Paz de Azevedo de la Carl Duisberg Gesellschaft; tel: +49-30-
254-82-257; fax: +49-30-254-82-103; e-mail: gre11-gast@cdg.de.
LA DESERTIFICATION ET LE PHENOMENE EL NIÑO: Cette réunion se
tiendra à La Serena, au Chili, du 12 au 15 octobre 1999. Pour de
plus amples renseignements, contacter: Dr Rudolf Slooff,
OCHA/IDNDR Secretariat; tel: +41-22-798-6894; e-mail:
info@dha.unicc.org; Internet:
http://www.reliefweb.int/ocha_ol/onlinehp.html.
LES DROITS DE PROPRIETE DANS LE DOMAINE DE LA PECHE: Le
Gouvernement de l'Australie Occidentale, en coopération avec la
FAO, parrainera la Conférence sur les Droits de Propriété dans
la Gestion des Pêches, prévue à Perth, du 15 au 17 novembre
1999. Pour d'autres détails, contacter: e-mail:
rmetzner@fish.wa.gov.au; Internet:
http://www.fishrights99.conf.au.
3ème CONFERENCE MINISTERIELLE DE L'OMC: L'Organisation
Mondiale du Commerce tiendra sa 3éme Conférence Ministérielle à
Seattle, Etat de Washington, du 30 novembre au 3 décembre 1999.
Pour plus de renseignements, contacter: tel: +206-770-3150; fax:
206-770-0106; Internet: http://www.wto.org.
HUITIEME SESSION DE LA CDD: La CDD-8 est prévue au printemps
2000 sur les thèmes de la planification et de la gestion
intégrée des ressources en terres, de l'agriculture, et des
ressources financières / commerce et de l'investissement
/croissance économique. Des réunions intersessions sont prévues
avant la session pour l'examen de ces mêmes thèmes. Pour plus
d'informations, contacter : Andrey Vasilyev, Division for
Sustainable Development; tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-
4260; e-mail: vasilyev@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/. Pour les renseignements
concernant les principaux groupes sociaux, contacter: Zehra
Aydin-Sidos, Division for Sustainable Development; tel: +1-212-
963-8811; fax: +1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org.
SECOND FORUM SUR L'EAU ET CONFERENCE MINISTERIELLE: Le 2ème
Forum du World Water Council sur le thème de l'Eau, sera
accueilli par les Pays-Bas à La Haye du 16 au 22 mars 2000. Pour
toute information, contacter: Ministry of Foreign Affairs, P.O
Box 20061, 2500 EB The Hague, the Netherlands; tel: +31-70-348-
5402; fax: +31-70-348-6792; e-mail:
hans.van.zijst@dml.minbuza.nl.
AUTRES REUNIONS: Consultez le Site Web 'Linkages' de l'IIDD
pour tout renseignement sur les autres réunions à venir:
http://www.iisd.ca/linkages/updates/upcoming.html .
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