Publié par L'Institut International du Développement
Durable (IIDD) Vol. 05 No. 130 jeudi 29 avril 1999
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-7
MERCREDI 28 AVRIL 1999
Les délégués ont continuer de négocier les décisions de la CDD
à
la fois au sein des Comités de Rédaction, des consultations
officieuses, des informelles informelles et des consultations
bilatérales. Le Président de la CDD-7, Upton, s'est adressé au
Comité de Rédaction II durant la matinée et a encourager les
délégués à cerner clairement les questions à débattre et à
déterminer les entités devant assumer les diverses actions à
prendre. Au sujet de la coordination de la considération des
questions touchant au thème des océans, il a rappeler le souhait
des ministres d'améliorer les efforts en cours.
LE COMITE DE REDACTION I
LE TOURISME: Les négociateurs devaient se réunir à titre
officieux pour procéder à l'examen d'un nouveau texte de
compilation. Les délégués s'accordèrent sur le fait que la mise
en uvre du programme de travail doit s'effectuer à travers la
coopération, et non la "consultation." Ils se mirent également
d'accord pour préciser que la mise en uvre commencera avec la
mise à disposition des ressources et des moyens appropriés, en
particulier pour les pays en développement, et qu'elle sera
évaluer en 2002. Concernant la tenue de consultations avec les
principaux groupes sociaux, les négociateurs se mirent d'accord
pour se référer, partout dans le projet de texte, aux
communautés indigènes et locales, utilisant une formulation
tirée de la CDB. Un certain nombre de délégués devaient
procéder, dans le cadre du travail de renforcement des capacités
des populations indigène et des communautés locales, à l'examen
d'un libellé alternatif portant sur la nécessité de garantir ou
de faciliter la transparence dans les prises de décision. Les
délégués devaient examiner par ailleurs les références
alternatives aux termes assortiment d'instruments et
instruments économiques ainsi que l'opportunité d'inclure les
instruments fiscaux dans la création des cadres
institutionnel, juridique, économique, social et
environnemental. Concernant l'élaboration d'un code de conduite
mondial, la plupart des participants indiquèrent qu'une telle
entreprise était prématurée alors que l'élaboration d'un code
d'éthique mondial pour le comportement des touristes était
pertinente. Au sujet de l'élaboration des indicateurs du
développement durable, certains délégués proposèrent de séparer
le travail de définition et de clarification du concept du
tourisme viable, du travail sur la détermination des
indicateurs. Au cours de la séance nocturne, les délégués
s'entendirent pour accueillir favorablement le travail accompli
par la communauté des affaires, les ONG et d'autres pour
contribuer à la réalisation du tourisme durable, mais placèrent
entre crochets la référence à l'Agenda 21 pour l'Industrie des
Voyages et du Tourisme. Les délégués débattirent aussi de
l'établissement d'un groupe de travail pour l'évaluation des
déperditions financières et l'amélioration des capacités pour
une participation efficace. Les propositions appelèrent à faire
en sorte que ce groupe soit de composition non limitée, de
caractère ad hoc et disposer d'une représentation géographique
équitable. La réunion se poursuivit jusqu'à une heure tardive de
la nuit.
LA CONSOMMATION ET LA PRODUCTION: Au cours du débat sur un
préambule alternatif, quelques délégués proposèrent de modérer
la reconnaissance de l'application des approches de consommation
et de production durables menant à la réduction des coûts, à
l'amélioration de la compétitivité et à l'atténuation des effets
environnementaux par l'insertion d'une disposition stipulant que
les pays doivent appliquer de telles approches dans la mesure de
leurs possibilités et de leurs aptitudes. Dans le débat sur les
principaux objectifs du changement des modes de consommation et
de production devant être poursuivis par tous les pays, un
délégué proposa d'amender "le principe des responsabilités
communes mais différentiées" pour se référer aux
"responsabilités communes mais différentiées des Etats."
Plusieurs délégués y firent objection, affirma que cela
exigerait la réécriture de l'Agenda 21. Au sujet de la référence
à l'importance particulière du rôle du consommateur aisé,
quelques délégués affirmèrent que cette référence proposée
débordait le champ d'application de l'Agenda 21. Les délégués
exprimèrent des points de vue divergents sur la question de
savoir s'il fallait inclure les objectifs du développement
international et acceptèrent la réalisation des objectifs de
l'allégement de la pauvreté. Au sujet de la question de l'éco-
étiquetage, certains délégués déclarèrent que son examen devait
prendre en compte les délibérations en cours à l'OMC, au sein
des Commissions sur les Barrières Techniques entravant le
Commerce et sur le Commerce et l'Environnement. D'autres
affirmèrent que tout débat préjugera des délibérations de l'OMC.
LE COMITE DE REDACTION II
LES OCEANS: Concernant les considérations générales, les ETATS-
UNIS, appuyés par le CANADA, la NORVEGE, l'ISLANDE et la
TURQUIE, avancèrent une proposition faisant référence à
l'approche de précaution, au principe des pollueurs payeurs et
au principe des responsabilités communes mais différenciées
ainsi que l'approche basée sur les écosystèmes et l'action
fondée sur les meilleures connaissances scientifiques
disponibles. L'UE fit objection à la sélection de certains
principes au détriment d'autres. Le MEXIQUE, appuyé par les
ETATS-UNIS et la RUSSIE, suggéra de se référer à la "Déclaration
de Rio, et notamment aux principes 7, 15 et 16." Le porte-parole
du G-77/CHINE, appuyé par l'INDIE et l'EGYPTE et contré par les
ETATS-UNIS et la RUSSIE, préféra l'insertion de brèves
références au contenu des principes. L'UE, appuyée par la RUSSIE
et la NORVEGE et contré par l'EGYPTE, insista sur l'insertion de
"l'approche basée sur les écosystèmes." Les délégués se mirent
finalement d'accord pour se référer à la "Déclaration de Rio sue
l'Environnement et le Développement."
Au sujet de l'obligation des Etats à s'assurer de la protection
de protection de l'environnement marin en particulier lorsqu'ils
tirent profit de l'utilisation durable des océans et des mers,
Le G-77/CHINE, appuyé par le CANADA, suggéra d'inclure les
"droits" des Etats. Le JAPON, appuyé par la RUSSIE et la
REPUBLIQUE DE COREE et contré par le G-77/CHINE, suggéra de
remplacer "les pays pratiquant les longues lignes" par "la pêche
illicite, non régulière ou non déclarée" quant aux causes de la
surexploitation des ressources marines vivantes. L'UE nota que
la surexploitation procédait des pratiques de pêches non
viables. Les délégués acceptèrent le libellé portant sur la
surexploitation des ressources marines vivantes, y compris à
travers les pêches illicites, non régulières ou non déclarée et
à travers les pratiques de pêche non viables ou non contrôlées
des longues lignes. L'ISLANDE proposa d'insérer un appel à une
meilleure "évaluation" ainsi qu'à la compréhension scientifique
des océans et à une attention aux effets socioéconomiques de la
pollution marine. Les délégués s'entendirent pour encourager la
prise de mesures visant l'application effective et coordonnée
des dispositions de la CNUDM et de l'Agenda 21. Dans le même
sous-paragraphe, le G-77/CHINE souhaita voir l'action englober,
"entre autres" la mise à disposition d'une assistance "pour" le
transfert des technologies "appropriées". La représentante des
ETATS-UNIS souhaita préciser que ces transferts doivent être
effectués "selon des termes mutuellement approuvés." La phrase
fut placée entre crochets par le G-77/ CHINE.
Au sujet du renforcement des capacités de réaction aux
catastrophes naturelles causée par la variabilité "climatique"
ou "inter annuelle", comme celle provoquée par El Niño, le G-77/
CHINE, appuyé par l'UE et contré par les ETATS-UNIS, préféra
"variabilité climatique." Les délégués acceptèrent "variabilité
climatique inter annuelle" en guise de compromis. Le G-77/CHINE
suggéra également de supprimer l'appel au partenariat, au sein
du Cadre de l'Assistance au Développement relevant des Nations
Unies (UNDAF), avec les principaux groupes sociaux. L'UE et les
ETATS-UNIS notèrent que la notion de partenariat, y compris avec
les principaux groupes sociaux, restait cruciale pour le
l'aspect renforcement des capacités. La CHINE y fit objection.
Concernant les accords internationaux, les délégués
s'accordèrent pour recommander que tous les Etats qui ne l'ont
pas encore fait, deviennent Parties de la CNUDM mais placèrent
entre crochets une proposition avancée par la TURQUIE et
appelant les Etats à "considérer" les possibilités
d'entreprendre une telle action. Concernant la pêche et
l'aquaculture durables, les délégués acceptèrent une proposition
avancée par l'AUSTRALIE notant que la pêche et l'aquaculture,
lorsqu'elles sont gérées de manière viable, sont susceptible de
contribuer à la sécurité alimentaire et à l'engendrement de
revenus, et une proposition du G-77/CHINE encourageant la
communauté internationale à soutenir les Etats côtiers et
insulaires en développement dans la mise en place d'une pêche et
d'une aquaculture viables. L'UE proposa d'élaborer une
proposition portant sur l'approche basée sur les écosystèmes.
Les délégués approuvèrent une proposition du MEXIQUE appelant à
la renonciation aux références spécifiques aux éléments du Plan
d'Action International de la FAO et encourageant son adoption et
sa mise en application effective dans les meilleurs délais.
L'AUSTRALIE, l'ISLANDE et les ETATS-UNIS plaidèrent pour
l'adjonction d'un libellé portant sur l'évaluation des
subventions accordées en matière de pêche, l'amélioration de la
transparence et les débats en cours dans d'autres fora tel que
l'OMC. La REPUBLIQUE DE COREE, le G-77/CHINE, l'EGYPTE et le
JAPON y firent objection.
Concernant le rôle des organisations de pêche régionales dans
le
suivi et la mise en application des recommandations de la FAO
sur la minimisation des déchets et des rebuts, les ETATS-UNIS,
appuyés par le MEXIQUE, le JAPON et la RUSSIE, suggérèrent de
"renforcer les capacités de mise en application dans les pays
membres." Le CANADA, appuyé par les ETATS-UNIS et la NORVEGE
soumit une proposition encourageant les gouvernements à
travailler, à travers la FAO, à l'élaboration d'un plan d'action
pour le traitement des techniques de pêche destructives.
LE COMITE DE REDACTION III
Le Comité de Rédaction III se pencha sur un certain nombre de
projets de décisions et de résolutions (E/CN.17/1999/L.3 et
L.5), y compris les nouveaux éléments introduits par l'UE.
L'IRAN, au nom du G-77/CHINE, amenda la décision de requérir que
les conclusions pertinentes de la Session Extraordinaire
consacrée au PEID soient prises en compte entre autres, dans
le programme de travail de 2001-2002. Les négociateurs
examinèrent aussi la décision portant sur les questions ayant
trait aux travaux intersessions de la CDD en l'an 2000, y
compris la mise à disposition d'un soutien financier, à travers
les contributions extrabudgétaires, pour aider les membres du
Bureau, notamment ceux issus des pays en développement, à
assister aux réunions du Bureau. Commentant le projet de
résolution sur les initiatives et les accords volontaires, le
Secrétariat expliqua que le projet de texte se référait au
rapport du Secrétaire Général (E/CN.17/1999/12) concernant les
résultats de la Réunion Consultative des Concernés, organisée à
Toronto du 10 au 12 mars 1999. Le CANADA et les ETATS-UNIS
firent objection à une proposition du G-77/ CHINE appelant à
faire état uniquement du rapport du Secrétaire Générale et à
supprimer la référence au processus consultatif intersessions.
Le G-77/ CHINE, appuyé par l'EGYPTE et les PHILIPPINES, proposa
de remplacer les références à "l'ensemble des concernés",
partout dans le texte de la décision, par des références à
"l'ensemble des principaux groupes sociaux" tels qu'identifiés
dans l'Agenda 21. Le CANADA, l'UE et les ETATS-UNIS y firent
objection. Le G-77/CHINE requit la tenue de consultations
informelles. La CHINE appuya la position du G-77, se référant au
risque d'avoir des "participants non souhaités." Le CANADA
ajouta une référence au "kit" de la Chambre de Commerce
Internationale." L'UE proposa de demander au Secrétaire Général
d'élaborer un rapport pour la CDD-8. L'UE accueillit
favorablement les paragraphes avancés par le G-77/ CHINE et
notant que les initiatives volontaires doivent être considérées
comme compléments aux cadres réglementaires et invitant le
Secrétariat à garantir une participation plus importante des
pays en développement dans les processus consultatifs
intersessions. La RUSSIE, appuyée par le BELARUS et CUBA,
introduisit un projet de résolution sur le développement durable
dans la région des Balkans, exprimant ses graves préoccupations
quant à la crise environnementale qui se prépare actuellement,
appelant les Parties à stopper toutes les actions, et
encourageant le système des Nations Unies, en particulier, le
PNUE, à agir. La CHINE fit part de ses préoccupations concernant
le bombardement de raffineries chimiques. Les ETATS-UNIS
exhortèrent le sponsor à retirer la résolution et à ne pas
obliger la CDD à effectuer son premier vote. L'UE déclara que
la CDD n'�tait pas le forum qu'il fallait pour d�battre de la
crise et encouragea � ne prendre aucune nouvelle mesure sur la
r�solution. L'EGYPTE appela � un d�bat �largi. Le JAPON, la
TURQUIE, le CANADA, le COSTA RICA, la NORVEGE, la REPUBLIQUE
TCHEQUE et la SUISSE indiqu�rent que la CDD n'�tait pas le forum
appropri� pour la r�solution. La RUSSIE d�sapprouva et d�clara
qu'il ne retirera pas la r�solution. Le Pr�sident recommanda que
la r�solution soit abord�e en Pl�ni�re.
L'UE introduisit les projets de d�cisions sur l'�ducation, la
sensibilisation et la formation du public et sur les pr�paratifs
de la revue de l'Agenda 21 et du Programme de la suite de la
mise en uvre de l'Agenda 21. L'examen fut report� � la requ�te
du G-77/CHINE.
Le Pr�sident introduisit la seconde lecture du projet de
r�solution sur les pr�paratifs de la CDD-9 sur le th�me de
l'�nergie. Au sujet du Groupe d'Experts Intergouvernemental
Sp�cial de Composition Non Limit�e, la SUISSE pr�f�ra qu'il soit
ouvert � tous les Etats membres des Nations Unies et � ses
agences sp�cialis�es. Le G-77/CHINE souhaita s'assurer que les
r�unions du Groupe ne seraient pas tenues en m�me temps que les
GTSI mais � la suite. L'AUSTRALIE, appuy�e par l'UE, introduisit
un nouveau paragraphe proposant que le Groupe ait � sa t�te un
Bureau de cinq membres incluant deux copr�sidents. L'EQUATEUR
demanda si le Bureau pouvait inclure des membres non-adh�rents �
la CDD. Le Secr�tariat doit consulter le conseiller juridique.
L'UE souhaita voir le processus s'acc�l�rer en vue de proc�der
aux nominations � la CDD-7.
DANS LES COULOIRS I
Une r�union du GEOA se pencha sur les candidatures possibles �
l'un des postes des copr�sidents du Groupe d'Expert propos�.
L'Autriche, appuy� par l'UE, est en lice avec la Norv�ge.
L'Iran a �t� invit� � examiner la possibilit� d'avancer un
candidat pour l'autre poste de copr�sident. Les repr�sentants
des ONG ont fait part de leur pr�occupation de voir l'Autriche
et la Norv�ge, non-adh�rents � CDD, stopper la d�cision sur les
nominations, au moment o� le conseil juridique est en cours.
DANS LES COULOIRS II
Des n�gociations informelles sur la mention d'un processus
regroupant l'ensemble des concern�s dans le Projet de R�solution
sur les initiatives volontaires ont abouti � de nouvelles
propositions. Le Comit� de R�daction III sera invit� � adopter
un libell� reconnaissant la valeur potentielle des processus
impliquant les gouvernements et tous les principaux groupes
sociaux et l'ensemble des concern�s.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
COMITES DE REDACTION: Le Comit� de R�daction I se r�unira �
11h30 pour d�battre du th�me de la consommation et de
production. Le Comit� de R�daction II poursuivra, le matin, sa
seconde lecture de la d�cision sur le th�me des oc�ans. Le
Comit� de R�daction III est �galement susceptible de se r�unir
au cours de la journ�e.
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