Publié par L'Institut International du Développement
Durable (IIDD) Vol. 05 No. 128 mardi 27 avril 1999
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-7
LUNDI 26 AVRIL 1999
Les participants aux travaux de la CDD-7 devaient, le matin et
en début d'après-midi, entendre des présentations nationales,
pour entamer, ensuite, les négociations sur les projets de
décisions.
LES PRESENTATIONS NATIONALES
La Pologne et d'autres pays Baltiques parlèrent de leur
coopération dans le domaine de la protection de la Mer Baltique,
qui englobe une nouvelle convention sur la protection de son
environnement marin. Les efforts qui s'y rapportent visent à
promouvoir le développement durable à travers une approche
sectorielle basée sur l'action conjointe. Le porte-parole d'un
groupe de discussion islandais donna un aperçu sur l'approche
fondée sur la science et les connaissances utilisées en Islande
dans le domaine de la gestion durable des ressources marines
vivantes. Ce régime strict en matière de gestion comprend
l'allocation de droits de pêche, la surveillance et
l'application des lois.
Le Kenya parla de ses efforts dans le domaine du tourisme et du
développement durable. Les initiatives englobent la répartition
équitable des avantages tirés du tourisme au profit des
communautés locales. Le représentant de Panama parla de la
gestion du Canal de Panama, qui doit retourner sous contrôle
panaméen à la fin de l'année en cours. Plusieurs développements
sont ciblés aux fins de garantir une transition ordonnée. Ils
englobent l'élaboration de lois pour la nouvelle entité de
gouvernance et de gestion du canal et de sa vie marine. Le
représentant du Mexique décrivit les mesures nationales liées à
la gestion des océans et des littoraux. L'orateur appela en
substance à l'amélioration de la coordination internationale au
niveau du cadre régional.
LE COMITE DE REDACTION I
LE TOURISME: Le Comité de Rédaction I, présidé par Navid Hanif
(Pakistan), procéda à l'examen du rapport du groupe de travail
spécial intersessions sur les modes de consommation et de
production et sur le tourisme (E/CN.17/1999/16) et des
conclusions des segments de haut niveau sur le tourisme. Le 'NGO
Tourism Caucus' appela à la tenue d'une réunion spéciale
consacrée à l'établissement d'un groupe de travail réunissant
l'ensemble des concernés, laquelle réunion, devait-il suggérer,
doit être convoquée par le DAES et couverte à travers un nouveau
Fonds Fiduciaire financé par les gouvernements, l'industrie et
les agences des Nations Unies.
Au sujet du libellé de la décision d'élaborer un programme de
travail pour le thème du tourisme, le porte-parole du G-77/CHINE
proposa que l'élaboration des politiques se déroule "en
consultation" au lieu de "en coopération" avec l'ensemble des
parties intéressées. Au sujet du libellé identifiant les actions
incombant aux gouvernements, l'UE proposa que ces derniers
commencent par mettre en place les cadres appropriés par
l'application d'un assortiment d'instruments englobant la
planification intégrée de l'occupation des terres, la gestion
des littoraux et les audits écologiques. Le BRESIL et la CHINE
firent objection à la référence à des mesures spécifiques. L'UE
appuya le point focal du segment de haut niveau appelant à une
action plus importante sur le problème de l'exploitation des
femmes et des enfants et l'idée de soutenir le travail de l'OIT
dans ce domaine. Le G-77/CHINE fit part de ses difficultés avec
les dispositions relatives au travail des enfants. La LIBYE et
le BRESIL notèrent que d'autres commissions des Nations Unies
étaient en train de traiter de ces questions. La SUISSE proposa
de faire référence à la Déclaration de l'OIT de 1998. Le G-
77/CHINE suggéra que le programme de travail détermine les
moyens et les ressources nécessaires à la mise en uvre pour les
pays en développement. L'UE et les ETATS-UNIS y firent
objection.
Au sujet du libellé portant sur l'action incombant à
l'industrie
du tourisme, le G-77/CHINE proposa que l'action soit inscrite
dans le cadre des stratégies nationales et précisa que les
initiatives volontaires ne remplaçaient pas les régulations
gouvernementales. La représentante des ETATS-UNIS suggéra que
l'industrie, à la fois, élabore, applique et assure le suivi
d'initiatives volontaires. Le CANADA appela à l'élaboration de
codes of conduite pour l'industrie et pour les touristes à
travers des processus participatifs.
Concernant l'action incombant à la communauté internationale,
le
G-77/CHINE proposa de supprimer les références à la Commission
Inter Agence sur le Développement Durable et d'appeler les
différents acteurs à tenir la CDD au courant des évolutions.
L'UE s'y opposa. La représentante des ETATS-UNIS déclara que la
CDD doit être tenu informée des progrès réalisés. Le G-77/CHINE,
appuyé par le BRESIL, proposa de déplacer le sous-alinéa portant
sur les concepts et les définitions du tourisme durable et de
l'éco-tourisme pour le mettre en début de chapitre. Le CANADA,
l'AUSTRALIE, l'UE et les ETATS-UNIS déclarèrent qu'ils n'étaient
pas en faveur d'un débat sur les définitions. Concernant les
avantages tirés des ressources touristiques, l'UE, contrée par
le BRESIL, ajouta des appels pour un partage plus large des
avantages et pour l'emploi des travailleurs, des aptitudes et
des produits locaux. Au sujet de l'aide financière et technique,
le CANADA ajouta une référence aux principaux groupes sociaux
ainsi qu'aux différents pays concernés. Le G-77/CHINE ajouta un
libellé encourageant un comportement responsable de la part des
touristes. L'AUSTRALIE ajouta un sous-alinéa sur le recours aux
Agendas 21 Locaux dans les approches de planification intégrée.
Le G-77/ CHINE le plaça entre crochets. Le G-77/CHINE déclara,
par ailleurs, que le libellé sur la diffusion de l'information
concernant les bonnes pratiques risquait de poser des
contraintes aux pays en développement et proposa une nouvelle
formulation. Concernant la promotion des échanges d'information,
le G-77/CHINE, contré par l'UE, ajouta une référence à la
minimisation des catastrophes naturelles et à l'utilisation
"d'accords bilatéraux et multilatéraux." Le CANADA ajouta des
références à la planification communautaire et à la gestion des
littoraux dans le libellé portant sur la conduite d'études
visant à promouvoir le tourisme durable. Le G-77/CHINE proposa
un libellé sur le soutien des initiatives intégrées à travers
les projets pilotes. La représentante des ETATS-UNIS déclara
qu'elle doit procéder à la revue du libellé portant sur
l'évaluation des initiatives volontaires. L'UE proposa des
libellés sur l'exploitation sexuelle et sur l'OIT. La
représentante introduisit également un libellé sur la réduction
du volume des déchets associé au secteur du voyage et du
tourisme et sur l'encouragement de l'industrie du tourisme à
compter avec la nature. L'AUSTRALIE ajouta l'éco-efficacité aux
propositions de l'UE.
Concernant l'action à mener dans le cadre de la Convention sur
la Diversité Biologique, le G-77/ CHINE ajouta une invitation à
considérer les écosystèmes montagneux fragiles. Concernant les
modalités de l'évaluation, du suivi et de l'élaboration des
rapports, le G-77/ CHINE renonça aux références à des
organisations spécifiques. L'UE remit en question une
reformulation avancée par le G-77/CHINE invitant les
gouvernements, en consultation avec les principaux groupes
sociaux, à mettre en place un mécanisme d'élaboration des
modalités. L'AUSTRALIE se déclara d'avis avec l'UE et ajouta un
libellé invitant les principaux groupes sociaux à explorer à
intégrer les Agendas 21 Locaux avec l'Agenda 21 pour le Voyage
et le Tourisme, en plaçant l'accent sur les littoraux.
Le délégué de la NOUVELLE ZELANDE déclara qu'il serait déçu de
voir les bonnes idées identifiées au cours le segment de haut
niveau ne pas bénéficier de l'intérêt et du suivi nécessaire.
L'UE déclara avoir été surprise par la procédure adoptée par le
président.
CONSOMMATION ET PRODUCTION: Au cours de la séance nocturne, la
SUISSE proposa que les principaux objectifs soient poursuivis
"par tous les pays." L'UE remplaça la référence à la "situation
particulière des pays en développement" par des références aux
pays les moins avancés et ajouta une phrase sur le partage des
responsabilités, notant le rôle important des pays riches. Le
BRESIL, appuyé par la CHINE et l'EGYPTE, y fit objection. Le G-
77/CHINE inséra des éléments tirés de l'Agenda 21 et de la
SE/AGNU. La NORVEGE déclara que les riches, où qu'ils vivent,
placent le même fardeau sur l'environnement.
Concernant les priorités des pays en développement, le G-
77/CHINE ajouta une référence au fardeau de la dette extérieur
et l'UE ajouta la nécessité de soutenir les objectifs du
développement international et le renforcement des efforts
visant à atteindre l'objectif 0.7% du PNB pour l'APD. La SUISSE
proposa l'insertion d'un appel à l'utilisation volontaire des
schémas d'étiquetage et au soutien du travail en cours sur les
indicateurs. L'UE apporta son appui au libellé sur les schémas
d'étiquetage et proposa un libellé alternatif sur les
indicateurs. Le G-77/CHINE et le BRESIL firent objection au
libellé sur les schémas d'étiquetage. La CHINE s'opposa
également à celui sur les indicateurs.
LE COMITE DE REDACTION II
LES OCEANS ET LES MERS: Le Comité de Rédaction II, présidé par
Sandor Mozes (Hongrie), se répartit en deux groupes de travail
informels: l'un sur les océans et les mers, sous la présidence
d'Alan Simcock (Royaume-Uni),, l'autre sur les PEID, sous la
présidence de John Ashe (Antigua et Barbuda). Le groupe informel
sur les océans et les mers procéda à la considération des
éléments proposés pour le projet de décision (E/CN.17/1999/17)
retenus par le groupe de travail spécial intersessions et des
points de focalisation identifiés par le segment de haut niveau.
Concernant les considérations générales, le G-77/CHINE proposa
de mettre l'accent sur les priorités de veiller au bien-être des
générations présentes et futures, à l'éradication de la
pauvreté, à la sécurité alimentaire et à la prospérité
économique. L'UE proposa une référence à l'importance de la
préservation de la diversité biologique marine. Le G-77/CHINE
proposa de remplacer le terme "approche" par le terme
"principes" dans les références aux "approches" de précaution et
pollueurs payeurs, et d'insérer une référence au principe des
responsabilités communes mais différenciées. Le délégué des
ETATS-UNIS précisa que la Déclaration de Rio se référait au
"principe de l'approche de précaution." L'UE proposa d'appeler
les gouvernements à élaborer des approches intégrées.
Concernant les challenges à relever aux niveaux national,
régional et mondial, l'UE suggéra de se référer au respect de la
"souveraineté," de la juridiction et des "droits souverains" de
tous les Etats côtiers. Le G-77/CHINE proposa une référence aux
menaces posées par la surexploitation des ressources marines
vivantes par les flottes industrialisées. Le CANADA, appuyé par
les ETATS-UNIS, déclara qu'il serait plus adéquat de se référer
aux "pays des longues lignes." Au sujet de la coopération
internationale pour le soutien des niveaux national et régional
des pays en développement, la TURQUIE proposa de transférer les
technologies écologiquement rationnelles "appropriées" et
l'ALGERIE requit qu'elles soient transférées selon des termes
concédés.
Concernant le renforcement des capacités pour l'action au
niveau
national, le G-77/ CHINE suggéra le lancement ou le
développement des programmes de renforcement des capacités dans
le cadre des plans nationaux. L'UE proposa une coopération au
niveau régional, entre les différents secteurs pour la promotion
des réalisations intégrées. Au sujet du renforcement des
capacités pour l'action au niveau régional, le G-77/CHINE
proposa de mettre en relief l'importance de la coopération "pour
la protection et l'utilisation durable des mers régionales, dans
le cadre des régimes juridiques régionaux pertinents et en
harmonie avec le droit international." Le Groupe proposa
également de supprimer la référence aux conclusions du Conseil
d'Administration du PNUE. La TURQUIE proposa de faire référence
aux organisations financières outre les celles multilatérales.
Concernant les Accords Internationaux, l'UE, appuyée par le
CANADA, suggéra de remplacer l'utilisation "rationnelle" des
mers par l'utilisation "durable" des mers. Le G-77/CHINE proposa
d'ajouter un appel à tous les pays qui ne l'ont pas encore fait,
d'adhérer à la CNUDM et aux Accords ayant trait à l'application
du Chapitre XI de la Convention. Dans la section consacrée aux
ressources marines vivantes, l'AUSTRALIE suggéra de remplacer
l'intitulé par "Pêches et Aquaculture Durable" et de faire
référence "à l'aquaculture durable" dans le texte. L'UE proposa
d'insérer des références à l'approche de précaution et au
principe de pollueurs payeurs. La NORVEGE et l'ISLANDE
proposèrent de supprimer la référence aux "stocks halieutiques
exploitée au-delà du seuil de durabilité." Le G-77/CHINE, appuyé
par le Mexique et la TURQUIE, proposa "d'encourager" au lieu
"d'exhorter" les Etats à signer et à ratifier les accords de
pêche internationaux. Les ETATS-UNIS, l'UE, la NORVEGE,
l'ISLANDE et l'AUSTRALIE s'y opposèrent. Concernant les plans
d'action visant à réduire les prises accidentelles d'oiseaux
marins par les longues lignes, le CANADA suggéra d'insérer des
références à des plans et calendriers de réduction des p�ches
secondaires. Le Mexique d�sapprouva. L'UE, appuy�e par le
JAPON, proposa de supprimer "les flottes de p�che hautement
industrialis�es" dans le libell� sur la gestion des capacit�s de
p�che. Le JAPON d�clara que la FAO doit collecter les donn�es
pertinentes pour permettre l'analyse des facteurs contribuant �
la surcapacit� et � la sur-p�che. Concernant les domaines de
pr�occupation particuli�re touchant aux ressources marines
vivantes, l'ISLANDE proposa que la r�f�rence aux "repr�sentants
des p�cheurs" soit remplac�e par une r�f�rence aux "d�tenteurs
des enjeux." La NORVEGE, appuy�e par les ETATS-UNIS, proposa que
la r�f�rence � la "minimisation des gaspillages et des rebuts"
soit ins�r�e dans un nouveau paragraphe compte tenu de
l'importance de la question. L'UE proposa que la r�f�rence � la
FAO englobe �galement "les organisations de p�che r�gionale." Le
d�l�gu� des ETATS-UNIS sugg�ra l'introduction d'un nouveau
paragraphe sur les filets tra�nants. Le PANAMA fit part de son
d�saccord � l'�gard de tous les amendements.
DANS LES COULOIRS
Une certaine confusion �mergea durant les n�gociations, lundi,
quant � la m�thodologie adopt�e par le Pr�sident de la CDD-7
pour l'appr�hension des points de focalisation identifi�s par le
segment de haut niveau. L'un des motifs mentionn�s pour cette
confusion �tait l'�chec du Bureau, lors de la r�union du matin,
� prendre une d�cision sur des modalit�s pr�cises permettant de
s'assurer que les id�es retenues durant les segments de haut
niveau sur le tourisme, ont atteint un niveau de visibilit�
suffisant et qu'elles seront prises en consid�ration au m�me
titre que les conclusions des intersessions, lorsque les
n�gociations seront entam�es
A SUIVRE AUJOURD'HUI
COMITES DE REDACTION: Le Groupe I proc�dera probablement �
l'examen du th�me du tourisme � partir de 11h30. Le Groupe II
consid�rerait pour sa part le th�me des oc�ans � partir de 10h.
Le Groupe III est susceptible de se pencher sur le th�me de
l'�nergie, de 10h � 11h30. Les Groupes I et II se retrouveront
l'apr�s-midi. On s'attend � la constitution d'un groupe de
travail informel sur les PEID et une s�ance nocturne est
possible.
EVENEMENTS SPECIAUX: Consulter 'CSD Today' pour les d�tails
concernant les manifestations de la journ�e.
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