Les Groupes de Travail Spéciaux Intersessions (GTSI) de la
Commission du Développement Durable se sont réunis du 22 février
au 5 mars 1999, au siège des Nations Unies à New York. Le GTSI,
chargé de l'examen des thèmes des modes de consommation et de
production durables et du tourisme s'est réuni la première
semaine et le GTSI chargé de l'examen des thèmes des océans et
des mers et du développement durable des Petits Etats Insulaires
en Développement (PEID) s'est réuni la deuxième semaine. Les
résultats des deux GTSI étaient des rapports de synthèse des
Coprésidents des discussions et des éléments proposés pour les
projets de décision de la CDD sur les thèmes des modes de
consommation et de promotion durables, du tourisme et des océans
et des mers, ainsi que des projets de propositions concernant la
contribution de la CDD, à la prochaine Session Extraordinaire de
l'Assemblée Générale consacrée au PEID.
Au cours des GTSI, les délégations furent invitées à abandonner
leurs conclusions "pompeuses" en faveur de recommandations pour
des actions plus modestes et plus réalistes à la CDD-7. Le
Président de la CDD-7 et le Bureau de la CDD devaient par
ailleurs introduire une nouvelle approche dans l'élaboration des
projets de texte visant à encourager une focalisation immédiate
sur les points clés. Dans l'intervalle qui nous sépare de la
CDD-7, le Secrétariat est susceptible de maintenir ses efforts
visant à garder l'attention des délégués centrée sur les projets
d'éléments proposés pour les décisions de la CDD produits par
les GTSI.
La Commission du Développement Durable fut envisagée dans le
cadre d'Action 21, le programme d'action adopté par la
Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le
Développement (CNUED). Action 21 appelait à la mise en place de
la CDD pour: s'assurer du suivi effectif de la CNUED; améliorer
la coopération internationale et rationaliser la capacité
décisionnelle intergouvernementale; et examiner les progrès
réalisés dans la mise en uvre du Plan d'Action 21 aux niveaux
local, national, régional et international. En 1992, la 47ème
session de l'Assemblée Générale de l'ONU établit, dans sa
Résolution 47/191, les termes de référence de la Commission, sa
composition, les lignes directrices régissant la participation
des ONG, le calendrier des travaux, les rapports de la CDD avec
d'autres organes des Nations Unies et les arrangements relatifs
au Secrétariat. La CDD devait tenir sa première session de fond
en juin 1993. Depuis, la CDD se réunit une fois par an.
En juin 1997, soit cinq ans après la CNUED, l'Assemblée
Générale
tint une session extraordinaire consacrée à la revue de la mise
en uvre du Plan d'Action 21 (SE/AGNU). Les négociations menées
au sein d'une Grande Commission ainsi que dans de nombreux
comités ministériels devaient produire le Programme de la Suite
de la Mise en uvre du Plan d'Action 21. Parmi les décisions
adoptées à la SE/AGNU, le programme de travail de la CDD qui
identifie les groupes de thèmes sectoriels, intersectoriels et
les secteurs économiques à examiner au cours des quatre sessions
suivantes de la Commission. Les thèmes majeurs seront ceux de la
pauvreté et des modèles de consommation et de production.
La sixième session de la Commission du Développement Durable
(CDD-6) s'est tenue au siège des Nations Unies à New York du 20
avril au 1er mai 1998. Les participants y ont considéré le thème
économique de l'industrie et le thème sectoriel des approches
stratégiques des options des eaux douces. Ils devaient également
y procéder à la revue de la mise en uvre du Programme d'Action
pour le Développement Durable des Petits Etats Insulaires en
Développement (PEID) et à la discussion des thèmes
intersectoriels de transfert technologique, renforcement des
capacités, éducation, science, et amélioration de la prise de
conscience. Trois comités de rédaction devaient procéder à la
négociation de sept décisions de la CDD.
S'agissant des modes de consommation et de production, les
consultations aboutirent à une décision de la CDD-6 recommandant
à l'ECOSOC d'adopter un projet de texte devant: rappeler la
résolution 1997/53 de l'ECOSOC; faire état de la réunion de la
Réunion de Sao Paulo du Groupe d'Experts interrégional et de ses
recommandations; mentionner le rapport du Secrétaire Général de
l'ONU; inviter les gouvernements à consulter les groupes
concernés appropriés et à en soumettre les points de vue au
Secrétariat, lequel doit être mis à la disposition des
gouvernements; inviter le Bureau de la CDD à organiser, dans la
limite des ressources disponibles, des consultations à
composition non limitée entre les Etats et à présenter au GTIS,
un rapport tenant compte du rapport du Secrétaire Général; et
requérir de la CDD de présenter un rapport à l'ECOSOC en 1999.
Concernant l'évaluation de l'application du Programme d'Action
pour l'Essor Durable des Petits Etats Insulaires en
Développement, la CDD-6 nota l'importance de la session
extraordinaire qui s'étalera sur deux journées entièrement
consacrées à la revue du PA et qui doit se dérouler juste avant
la 54ème Assemblée Générale. La Commission exhorta la communauté
internationale et les autres acteurs à s'engager activement dans
les préparatifs de la session extraordinaire et encouragea tous
les PEID à établir des stratégies nationales de développement.
La Commission encouragea de même la communauté des bailleurs de
fonds à s'engager activement aux côtés des PEID pour la
réalisation de résultats réalistes et positifs et de leur
apporter une aide concrète, incluant l'information sur les
activités en cours. Au sujet du thème des Changements
climatiques, la CDD exhorta la communauté internationale à
engager en faveur des PEID des ressources financières et
techniques pour la mise en place de mesures de réponse efficaces
et encouragea les Partie visées à l'Annexe de la CCCC (les pays
industrialisés) à adhérer au Traité de Kyoto dans les meilleurs
délais possibles. Concernant le thème des ressources en eau
douce, la Commission encouragea les PEID à élaborer une approche
intégrée efficace dans la gestion de l'eau et appela la
communauté internationale à poursuivre son soutien aux efforts
régionaux et nationaux visant à promouvoir l'étude rationnelle
des ressources en eau et à mettre en place des procédures de
suivi, et à exiger des cadres politiques et de gestion, y
compris pour le transfert des technologies. La CDD exprima sa
préoccupation quant aux tendances actuelles enregistrées par les
niveaux de ressources extérieures mises à la disposition des
PEID pour le développement des ressources humaines et encouragea
fortement la communauté internationale à fournir un niveau
d'aide correspondant aux exigences de l'application du PA. La
Commission devait noter par ailleurs que l'élaboration d'un
index de vulnérabilité permettrait d'identifier les défis posés
aux PEID. La CNUCED, le PNUE, le DAES et d'autres furent appelés
à accorder une priorité au travail analytique mené sur la
vulnérabilité des PEID.
Le GTSI sur les modes de consommation et de production durable
et du tourisme se réunit du 22 au 26 février 1999. Les délégués
procédèrent à l'examen du Rapport du Secrétaire Général
(E/CN.17/1999/2), les activités nationales et les actions
proposées pour la CDD sur les modes de consommation et de
production durables, le lundi 22 février. Sur la base de leurs
contributions, les Coprésidents Navid HANIF (Pakistan) et Sandor
MOZES (Hongrie) élaborèrent un rapport de synthèse des
Coprésidents de la discussion et des éléments proposés pour le
projet de décision de la CDD. Les délégués devaient présenter
leurs commentaires sur ce texte le mercredi 24 février et de
nouveaux commentaires sur les révisions de texte, le vendredi 26
février. Ils réitérèrent le processus pour le thème du tourisme,
présentant leurs commentaires sur le rapport du Secrétaire
Général (E/CN.17/1999/5 et Add.1-3), les activités nationales et
les propositions d'activités de la CDD, le mardi 23 février,
puis sur les rapports de synthèse des Coprésidents et des
éléments proposés pour le projet de décision de la CDD, le jeudi
25 février, et enfin, sur les versions révisées le vendredi 26
février.
Le compte-rendu ci-après passe en revue le rapport de synthèse
des Coprésidents, qui, selon ses auteurs, résume l'état
d'avancement du débat international sur les deux thèmes. Le
compte-rendu se focalise ensuite sur les éléments proposés pour
le projet de décision de la CDD qui sont destinés à guider les
délégués dans leurs préparatifs d'ici la CDD-7 et qui doivent
servir de point de départ aux négociations qui s'y dérouleront.
L'amélioration de l'efficacité de la réutilisation et du
recyclage de l'énergie et des ressources est rapportée comme
ayant permis une meilleure consommation, tout en réduisant la
pollution, mais beaucoup de travail reste à faire pour
promouvoir les pratiques de consommation et de production
écologiquement rationnelles et durables. Certains ont souligné
l'importance des indicateurs de développement pour la mesure des
évolutions enregistrées au niveau des modes de consommations
enregistrées au niveau des modes de consommation et de
production. D'autres ont appelé à la poursuite des efforts pour
l'amélioration de l'accès des produits des pays les moins
avancés dans les marchés internationaux.
Le document révisé note que les principaux objectifs du
changement des modes de consommation et de production doivent
être poursuivis, de manière pleinement compatible avec l'Agenda
21 et le paragraphe 28 de la SE/AGNU, en tenant compte de la
situation des pays en développement affectés par le processus.
Il note également que des engagements réaffirmés, une
coopération renforcée et des efforts plus importants vers une
action concrète et tenant compte du principe des responsabilités
communes mais différenciées sont requis. Les pays industrialisés
doivent continuer à jouer un rôle de premier rang dans les
efforts visant à inverser les tendances non viables. Les
priorités des pays en développement sont l'éradication de la
pauvreté et l'amélioration du niveau de vie, en prenant soin
d'éviter les dégâts environnementaux et l'inégalité sociale. Les
pays en transition économique sont confrontés aux défis de
l'intégration politique visant à rendre les modes de
consommation et de production plus durables.
Le projet de texte révisé indique qu'une combinaison de
politiques pourrait inclure des régulations, des instruments
économiques et sociaux, des politiques d'approvisionnement et
des accords et des initiatives volontaires. Il suggère
d'envisager l'application d'une gamme d'instruments économiques
englobant entre autres des instruments fiscaux et une
suppression progressive des subventions néfastes à
l'environnement. Il attire l'attention sur la nécessité
d'améliorer la compréhension du rôle de la publicité et des mass
médias, dans la conception des modes de consommation et de
production souhaités. Il indique également que les pays
industrialisés doivent promouvoir et faciliter le transfert des
aptitudes et des TER, en combinaison avec des ressources
financières vers les pays en développement, pour renforcer la
mise en place de modes de consommation et de production plus
durables.
Au cours du débat sur le premier projet de texte, le G-77/CHINE
a proposé de supprimer les références à la production propre, à
l'éco-efficacité, au code de conduite et à la fixation de seuils
à atteindre. Les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE ont mis l'accent sur
les thèmes clés et notamment sur l'éco-efficacité, la gestion
tout au long du cycle de vie, la production propre et le
transfert des terres. Le CHILI a cherché à limiter le champ
d'application de la référence au cycle de vie des produits à
celui retenu dans les Directives des Nations Unies pour la
Protection du Consommateur. L'UE a souligné le rôle important du
monde des affaires et de l'industrie dans la facilitation du
transfert des bonnes pratiques et la responsabilité des
gouvernements dans la mise en place des schémas de l'étiquetage
écologique. La TURQUIE a appelé à une évaluation de l'impact des
mesures en développement, et en particulier, celle de leurs
petites et moyennes entreprises (PME).
Le texte révisé des Coprésidents appelle les gouvernements, en
coopération avec les OI et en partenariat avec les principaux
groupes sociaux:
à élaborer et à appliquer des politiques visant à promouvoir
les
investissements publics et privés dans les domaines de la
production propre et de l'utilisation durable des ressources
naturelles et incluant le transfert des ressources naturelles et
incluant le transfert des terres vers les pays en développement
et les pays en transition économique;
à engager l'industrie dans le débat sur la consommation et
la production durables.
Ce chapitre appelle également le PNUE et l'Organisation des
Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) à
poursuivre leur soutien aux entreprises, à travers leurs Centres
de Production Propre.
La Mondialisation et ses Effets sur les Modes de Consommation
et
de Production: Ce chapitre indique que les gouvernements
doivent, en coopération avec les OI et les principaux groupes
sociaux entreprendre des études sur l'impact environnemental et
social de la mondialisation. Au cours de la discussion du
premier projet de texte, quelques pays industrialisés ont
proposé d'inclure dans les références au commerce et à la
consommation durable un libellé sur la nécessité d'éviter les
barrières commerciales artificielles. Ils ont suggéré que les
études se focalisent sur le secteur financier et sur le rôle de
l'investissement dans le domaine de l'environnement. Ils ont
également proposé d'améliorer la cohérence entre les normes
commerciales multilatérales et les accords commerciaux
internationaux. La représentante des ETATS-UNIS a proposé que
les études entreprises sur les effets de la mondialisation
évitent les références aux évaluations du transfert des modes de
consommation des pays industrialisés vers les pays en
développement. Il a également suggéré que le projet de document
se réfère aux "gouvernements uniquement" et non aux
"organisations internationales" pour mieux accroître les efforts
visant à rendre les politiques en matière de commerce et de
production et de consommation durables aptes à se soutenir
mutuellement. La FEDERATION DE RUSSIE a déclaré que les études
proposées sur l'impact de la mondialisation doivent inclure les
effets exercés sur les pays industrialisés, outre ceux subis par
les pays en développement. L'UE a suggéré que la portée de ces
études soit élargie aux questions environnementales. Les pays en
développement ont proposé que les études examinent également les
voies et moyens de promouvoir les modes de consommation et de
production durables. La CHINE a exprimé de fortes réserves sur
les références à des normes environnementales universelles
indiquant qu'il est plus approprié de laisser les fora du
commerce traiter de ce sujet.
Le projet de texte révisé appelle les gouvernements, en
coopération avec les organisations internationales et les
principaux groupes sociaux à entreprendre des études sur les
effets environnementaux et sociaux de la mondialisation. Ces
études doivent examiner également les mesures devant être prises
pour l'atténuation des effets négatifs et l'utilisation des
opportunités permettant de promouvoir les modes de consommation
et de production durables. Des études sur le rôle du secteur des
services financiers dans la facilitation d'investissements
responsables du point de vue environnemental et social, doivent
être également menées. Les valeurs et les avantages que
représentent les styles de vie et les cultures traditionnelles
pour la promotion de la consommation durable doivent être
étudiés. Les efforts visant à rendre les politiques dans ce
domaine capable de se soutenir mutuellement doivent être
multipliés.
L'Urbanisation et ses Effets sur les Modes de Consommation et
de
Production: Ce chapitre identifie les mesures que les
gouvernements, en coopération avec les organisations
internationales et en partenariat avec les principaux groupes
sociaux doivent prendre pour évaluer et traiter les effets de
l'urbanisation. Au cours de la discussion du premier projet de
texte des Coprésidents, le G-77/CHINE a proposé de supprimer
toutes les références aux collectivités locales, indiquant que
ces entités sont présumées incluses dans les références aux
gouvernements. Le G-77/CHINE a proposé aussi de supprimer la
référence à l'aide moyennant "l'expertise des pays
industrialisés". La représentante des ETATS-UNIS a appuyé ce
texte et a proposé d'y ajouter une référence à l'aide sous forme
"d'expérience", plutôt que sous forme de "ressource financière".
La représentante des ETATS-UNIS a déclaré aussi que le texte
doit se référer à l'évaluation générale à la CDD-10, plutôt
qu'au "Sommet de la Terre +10". L'UE déclara que l'Agenda
d'Habitat et la Commission des Nations Unies sur les
Etablissements Humains (CNUEH) doivent être référencés. Appuyée
par l'AUSTRALIE, l'UE a proposé également d'élargir la référence
au système de collecte des déchets et décharges à la
"prévention, minimisation et recyclage des déchets".
Le projet de texte révisé indique que les gouvernements doivent
prendre en ligne de compte le travail de la CNUEH et évaluer et
traiter les effets environnementaux et sociaux de
l'urbanisation, et multiplier leurs efforts visant à résoudre
les questions importantes de l'eau et des systèmes sanitaires
dans les pays en développement. Il note par ailleurs que
l'expérience et les ressources des pays industrialisés peuvent
aider au traitement des effets environnementaux et sociaux. Des
études approfondies sur les déterminants de la qualité de vie
doivent être entreprises. Les gouvernements, collectivités
locales comprises, sont invités à intégrer les politiques de
consommation et de production durables dans la planification
urbaine et à présenter un rapport dans le cadre de l'évaluation
générale prévue à la CDD-10. Enfin, les gouvernements, les
collectivités locales, le secteur privé et d'autres concernés
sont encouragés à coopérer dans le développement des systèmes de
collecte des déchets et les décharges et à mettre en place des
programmes de prévention, minimisation et recyclage des déchets.
SYNTHESE DE LA DISCUSSION SUR LE TOURISME
Introduction: La synthèse note que la SE/AGNU requiert de la
CDD
l'élaboration d'un programme de travail international orienté
vers l'action sur le thème du tourisme durable. Il note aussi
que l'Assemblée Générale a proclamé l'année 2002 année
internationale de l'éco-tourisme et année internationale des
montagnes. L'Assemblée Générale a requis de la CDD de
recommander des mesures et des activités de soutien permettant
de contribuer à la réussite de l'événement.
Considérations Générales: Ce chapitre note que l'industrie du
tourisme représente l'un des secteurs de l'économie mondiale à
connaître une croissance des plus rapides et qu'il exerce des
effets environnementaux et sociaux importants. Il est
concrètement et potentiellement un contributeur à la croissance
économique soutenue et au développement durable. La poursuite de
la croissance de cette industrie a d'importantes implications,
quant à la réalisation du développement durable. Dans bon nombre
de pays en développement, il est un moteur important de la
croissance, en raison de sa contribution à la création d'emplois
et de revenus. Dans certains de ces pays, comme par exemple les
PEID, il constituerait la seule alternative de développement à
court et à moyen terme. Toutefois, le tourisme non durable peut
introduire des modifications sociales, culturelles et
environnementales négatives. Les capacités des pays d'accueil, à
la fois en termes environnemental et social, doivent être des
considérations importantes. Les littoraux et les ressources en
eau sont identifiés comme autant de domaines d'intérêt
particulier. Un développement touristique planifié de manière
impropre peut contribuer à l'aggravation de problèmes, tels que
ceux des effluents non traités, en raison des insuffisances au
niveau de l'infrastructure, de la pollution des rares ressources
en eau, de la destruction des récifs coralliens et des rejets de
gaz carbonique dus à l'utilisation de l'énergie. Le
développement touristique des régions montagneuses nécessite une
bonne gestion tenant compte des communautés et des ressources
locales. Le tourisme peut aider à protéger et à mettre en valeur
les patrimoines naturels, tels que les parcs nationaux et les
zones protégées et à engendrer une amélioration de
l'infrastructure environnementale et des contributions
financières. Il peut améliorer la prise de conscience des
populations locales et motiver les communautés à protéger leur
patrimoine naturel. Certaines délégations ont tenté de définir
le tourisme durable et l'une d'elles a proposé d'indiquer que le
tourisme durable passe par un développement capable de
satisfaire les besoins des touristes et des régions d'accueil au
présent, tout en protégeant et en améliorant les opportunités du
futur. Une autre définition a suggéré que le tourisme durable
est un tourisme qui cherche à établir un équilibre entre le
profit économique et l'investissement, la participation sociale,
la conservation et la protection de la diversité biologique et
environnementale, les réglementations environnementales et
l'introduction de la prise de conscience quant à l'importance de
l'environnement.
Les Défis à Relever: Ce chapitre met en relief dix défis
identifiés par les délégués posés au tourisme durable. Parmi ces
défis: le problème de la concentration des services et des
profits entre les mains d'un très petit nombre de grandes
compagnies transnationales, le manque d'infrastructures
touristiques adéquates, la nécessité d'améliorer l'accès des PME
aux incitations gouvernementales et à la publicité et la
nécessité d'impliquer les communautés locales à tous les
niveaux, dans tous les aspects du processus de développement du
tourisme. Les défis sont également associés aux besoins de
s'assurer que la planification du développement touristique
préserve le patrimoine, l'héritage et l'intégrité des
destinations touristiques, d'informer les populations des
avantages pouvant être tirés du tourisme et d'améliorer la prise
de conscience du public et d'encourager les touristes à adopter
des comportements plus responsables. Parmi d'autres points
mentionnés, il y a lieu de citer le besoin d'améliorer les liens
entre le secteur privé du tourisme et d'autres secteurs de
l'économie et de s'assurer que les entrepreneurs locaux ne
seraient pas marginalisés par les investisseurs étrangers; la
nécessité de veiller à une coordination suffisante entre les
secteurs public et privé; et l'impératif de surmonter le manque
de coopération régionale dans le domaine de la promotion du
tourisme durable.
L'Action Incombant aux Gouvernements: La synthèse note que
plusieurs délégations ont souligné que les gouvernements doivent
accorder une attention appropriée et une priorité au tourisme
dans la planification du développement, de manière à ce qu'il
puisse connaître un essor harmonieux, avec les objectifs
économiques environnementaux et sociaux généraux. A cette fin,
les gouvernements doivent élaborer des stratégies dans le
contexte de l'Agenda 21 et capables d'orienter l'ensemble des
concernés. Quelques pays ont noté que le recours à des
instruments économiques visant à promouvoir le tourisme durable,
et en particulier la vérité des prix et l'intégration des coûts
de l'énergie et de l'eau, peut améliorer l'éco-efficacité dans
l'industrie du tourisme et fournir des revenus supplémentaires
qui pourraient être utilisés pour soutenir l'amélioration de la
gestion de ces ressources. Il a été également souligné que les
gouvernements doivent promouvoir les partenariats entre les
différents concernés, y compris en particulier les communautés
indigènes et locales, pour renforcer leur implication dans le
développement et la gestion du tourisme. La nécessité d'efforts
plus importants pour la prévention et le contrôle des abus et de
l'exploitation indue des gens et en particulier des femmes et
des enfants et d'autres groupes défavorisés fut mise en exergue.
L'Action Incombant au Secteur Privé: Ce secteur note que
plusieurs délégués ont déclaré que l'industrie du tourisme doit
s'assurer que les décisions en matière d'investissement,
d'emploi, d'opération et autres doivent tenir compte des
implications plus larges du développement à long terme et de la
viabilité économique des destinations dans lesquelles elle
opère. Le marketing peut être utilisé pour améliorer les
initiatives prises dans ce secteur, à travers l'amélioration de
la prise de conscience de la clientèle des effets potentiels de
leur séjour. Plusieurs délégations ont encouragé les entreprises
touristiques à intégrer les systèmes et procédures de la gestion
environnementale dans tous les aspects de leurs activités. Les
délégations ont également noté que l'industrie du tourisme a mis
en place un certain nombre de codes de conduite et d'initiatives
volontaires en matière d'environnement. Certains ont requis
l'élaboration d'un inventaire de l'ensemble des codes de
conduite, lignes directrices et initiatives volontaires
disponibles, ainsi que des améliorations au niveau du suivi et
de l'élaboration des rapports sur l'état d'avancement des
objectifs du tourisme durable.
L'Action Incombant à la Communauté Internationale: Ce chapitre
note que plusieurs délégations ont mis en relief la nécessité
pour la communauté internationale de promouvoir la
reconnaissance de la valeur du tourisme, en tant qu'outil
économique, au service du développement et de la fragilité des
ressources dont il dépend. Plusieurs intervenants ont appelé les
organisations internationales et les pays donateurs à multiplier
leurs efforts dans le domaine de la formation et du renforcement
des capacités, en matière de tourisme, dans les pays en
développement. L'aide financière et technique appropriée en
faveur de pays situés à des niveaux de développement moins
élevés est qualifiée de vitale. Quelques délégués ont appelé à
une translation effective des accords internationaux, régionaux
et multilatéraux et à des directives dans des programmes
pratiques pouvant être appliqués par l'industrie du tourisme. Le
rôle important de la communauté internationale dans l'aide aux
pays les moins avancés, aux pays en transition économique et aux
PEID, à travers les moyens techniques et financiers a été
également noté.
Les Eléments Possibles Proposés pour le Projet de Décision de
la
CDD sur le Tourisme: Ce texte se présente sous forme de projet
de décision des Nations Unies et comporte un Préambule de trois
paragraphes et six paragraphes opérationnels. Les paragraphes
préambulaires établissent le contexte général dans lequel les
éléments possibles proposés pour le projet de décision de la CDD
doivent être considérés. Ils rappellent la conclusion de la
SE/AGNU qui requiert de la CDD d'élaborer un programme de
travail international orienté vers l'action avec l'Organisation
Mondiale du Tourisme (OMT), la CNUCED, le PNUE, la Conférence
des Parties (CdP) de la Convention sur la Diversité Biologique
(CDB) et autres organes pertinents. L'élaboration et
l'application des politiques doivent s'effectuer en coopération
avec toutes les Parties intéressées et en particulier avec le
secteur privé et les communautés indigènes et locales. Cette
section rappelle par ailleurs que 2002 sera l'année
internationale de l'éco-tourisme et l'année internationale des
montagnes et décide l'adoption d'un programme de travail
international pour le développement du tourisme durable, à
mettre en uvre entre la CDD-7 et l'évaluation de la dixième
année des progrès réalisés depuis la CNUED, prévue en 2002.
Deux paragraphes opérationnels appelant à une action
gouvernementale, identifient les objectifs et les partenariats
que les gouvernements doivent poursuivre. Au cours de la
discussion du premier projet de texte, l'UE a déclaré que les
gouvernements se doivent d'instaurer des cadres favorables à la
promotion du tourisme durable, d'intégrer le tourisme dans les
plans et stratégies du tourisme durable, de veiller à
l'implication de l'ensemble des concernés et d'élaborer et
d'appliquer un assortiment d'instruments appropriés, incluant
des instruments économiques. La SUISSE a proposé des références
aux normes de l'OIT et au rôle des PME. La NOUVELLE ZELANDE a
appelé à une collaboration avec les conseils nationaux du
tourisme. Le projet de décision appelle les gouvernements à
élaborer et à appliquer des politiques et des stratégies
nationales pour le développement du tourisme durable, basées sur
l'Agenda 21 et à fournir des orientations à l'ensemble des
concernés, y compris les conseils nationaux de tourisme, le
secteur privé et les communautés indigènes et locales. Il
encourage par ailleurs les gouvernements à promouvoir un cadre
favorable aux PME, en réduisant les charges administratives, en
ouvrant l'accès aux capitaux et en assurant une formation dans
la gestion et autres aptitudes.
Un autre paragraphe opérationnel appelle l'industrie du
tourisme
à développer de nouvelles formes de tourisme socialement,
culturellement et écologiquement compatibles et de poursuivre la
mise en place et l'utilisation d'initiatives volontaires visant
à soutenir le tourisme durable.
Trois paragraphes opérationnels identifient l'action devant
être
menée par la communauté internationale. Les gouvernements, les
principaux groupes sociaux et le système des Nations Unies, en
collaboration avec l'Organisation Mondiale du Tourisme, sont
invités à entreprendre un ensemble de tâches décrites dans onze
sous-alinéas, et de présenter un rapport à la CDD. Durant la
discussion du premier projet de texte, le G-77/CHINE a appelé à
l'insertion d'éléments sur la protection de l'intégrité
culturelle des communautés hôtes, à la sensibilisation des
touristes pour des comportements responsables englobant le
respect des lois et des traditions locales. Le porte-parole a
fait part de sa préférence pour une consultation sur
l'opportunité de mettre en place un mécanisme d'échange
d'informations et pour une évaluation des besoins dans ce
domaine, plutôt que pour un travail visant à la création d'un
tel mécanisme et a appelé à la suppression de la référence à
l'élaboration d'indicateurs, car aucune définition du
développement durable n'est encore approuvée. L'UE a demandé des
éclaircissements sur les implications institutionnelles de la
proposition d'établir un mécanisme d'échange d'informations et a
mis en garde contre les risques de prolifération des directives,
préférant quelque chose de plus pratique, tel que l'élaboration
de manuels. L'UE a également spécifié un certain nombre de
tâches pour l'industrie du tourisme, et notamment le
développement d'initiatives volontaires, la sensibilisation,
l'utilisation de systèmes de gestion et de technologies
écologiquement rationnelles, l'éco-efficacité, la collaboration
avec les économies locales sur le partage des avantages et la
prévention du tourisme sexuel et du tourisme lié à
l'exploitation des enfants.
Le texte révisé appelle les gouvernements, les principaux
groupes sociaux et le système des nations Unies intervenant à
travers le Comité Inter Agences pour le Développement Durable,
en collaboration avec l'OMT et en tenant compte des travaux
pertinentes menés par le PNU, l'UNESCO, la CNUCED, l'OIT, le
PNUD, la CDB et autres organisations pertinentes, à entreprendre
une série de tâches et à tenir la CDD informée des progrès. Les
onze alinéas consacrés aux tâches à entreprendre traitent:
de la promotion du tourisme durable dans le cadre d'un
développement permettant l'accroissement des avantages
économiques et éducationnels, tout en préservant l'intégrité
culturelle et environnementale de la communauté hôte;
de l'élaboration, en collaboration avec les gouvernements,
le secteur privé, les syndicats, les collectivités locales et
autres principaux groupes sociaux, d'un ensemble de directives
pour le développement du tourisme durable, pour approbation par
les Nations Unies en 2002.
Un autre paragraphe invite la CdP de la CDB à contribuer à
l'élaboration des plans directeurs du tourisme durable. Le
dernier paragraphe invite l'Organisation Mondiale du Tourisme,
le Conseil International du Tourisme et des Voyages et le Earth
Council, ainsi que les auteurs du chapitre consacré à
l'industrie du tourisme et des voyages dans l'Agenda 21, à
élaborer les modalités d'évaluation, de suivi et d'établissement
de rapports pour compléter le travail réalisé et à mettre les
résultats à la disposition de la CDD.
PLENIERE DE CLOTURE
Le Président de la CDD-7, Simon UPTON, fit une adresse à la
Plénière de clôture exprimant sa satisfaction quant à
l'atmosphère constructive et à l'esprit de coopération qui ont
marqué les débats de la semaine. Il nota que la CDD était en
train d'essayer de revitaliser ses décisions et de les rendre
davantage orientés vers l'action, et que les longues et vaines
négociations du passé devaient être évitées. C'est avec cet
objectif à l'esprit que le Bureau devait adopter la double
approche consistant à élaborer les rapports de synthèse non
négociés des Coprésidents et les documents identifiant les
éléments proposés pour les projets de décision de la CDD.
L'orateur précisa que ce processus bénéficiait de l'aval de
tous. Il appela la CDD à focaliser ses énergies sur la mise en
exécution et à éviter de produire un document plein de
généralités et dépourvu de priorités. Il souhaita voir beaucoup
de points retenus dans les projets d'éléments aboutir à des
accords constructifs et mit en relief les questions nécessitant
un débat plus approfondi. UPTON ajouta que le Segment de Haut
Niveau ne risquait d'attirer les ministres que s'ils prévoyaient
des choses au-delà des déclarations préparées à l'avance et que
s'il prenait la forme d'un dialogue interactif. Pour concrétiser
cet objectif, il entend allouer une session d'une demi-journée à
chacun des thèmes de la CDD et à répartir le temps de manière
égale pour les déclarations des pays et pour le dialogue
interactif.
Le Coprésident HANIF invita ensuite les participants à
présenter
leurs commentaires sur le texte des Coprésidents concernant les
éléments possibles proposés pour le projet de décision de la CDD
sur le changement des modes de consommation et de production. Le
G-77/CHINE indiqua qu'étant donné que le GTSI ne constituait pas
un groupe de négociation, il ne fera pas de commentaires
spécifiques sur le texte, mais souhaita que ce passage sous
silence ne soit pas indûment interprété. L'UE suggéra de noter
que les modes de consommation et de production durables devaient
être mis en uvre par "tous" les pays et inséra une référence au
rôle du consommateur influent. Concernant l'efficacité des
politiques de développement et de mise en uvre, la
représentante déclara que les modes de consommation et de
production durables doivent être intégrés dans les programmes
d'enseignement à tous les niveaux, et nota que le texte portant
sur l'élaboration des indicateurs avait besoin d'être réinséré.
Au sujet de la mondialisation et de ses effets, elle accueillit
favorablement l'insertion des aspects touchant au commerce et à
l'environnement et souligna que ces derniers doivent être
intégrés dans les prochaines discussions de l'OMC. La
représentante des ETATS-UNIS proposa de renforcer les références
à l'information et à la sensibilisation du consommateur. Le
MEXIQUE déclara qu'un accent plus prononcé sur l'impact des
modes de consommation et de production des pays industrialisés
sur les pays en développement était nécessaire et fit part de
ses réserves concernant les changements spécifiques apportés au
libellé de la SE/AGNU.
Les délégués devaient présenter ensuite leurs commentaires sur
le rapport de synthèse des Coprésidents de la discussion sur les
changements des modes de consommation et de production. Dans le
paragraphe consacré au challenge collectif de promouvoir la
transition vers des modes de production et de consommation plus
durables, le G-77/CHINE soumit un texte alternatif stipulant que
plusieurs pays ont déclaré que la réalisation du développement
durable nécessite une transition vers des modes plus durables de
productions et de consommation, en particulier dans les pays
industrialisés et que les gouvernements doivent relever le
challenge collectif consistant à renforcer la coopération et à
multiplier les efforts visant à prendre en ligne de compte le
principe des responsabilités communes mais différenciées. Dans
les paragraphes inspirés des propositions des G-77/CHINE,
l'oratrice demanda que le document énonce bien que "plusieurs"
délégations y ont apporté leur soutien. Dans le paragraphe
consacré à la consommation des combustibles fossiles et aux
PEID, elle proposa un libellé supplémentaire stipulant que
quelques délégations ont déclaré que la consommation de
combustibles fossiles n'était pas la cause déterminante des
changements climatiques. Dans le paragraphe énonçant "qu'une
délégation" a noté que le développement économique et social
des pays exportateurs de pétrole risquait d'être affecté de
manière négative par des mesures telles que la taxation de
l'énergie, le G-77/CHINE souhaita préciser que "plusieurs
délégations" avaient soutenu ce point de vue. Le Coprésident
HANIF déclara que son projet de texte sur les effets adverses
reflétait de manière fidèle ce qui avait été exprimé dans la
salle de conférence. Il mit également en question la requête du
G-77/CHINE de mentionner que des délégations avaient déclaré que
la consommation de combustibles fossiles n'était pas la cause
déterminante des changements climatiques. La LYBIE déclara que
les points de vue transmis aux Coprésidents par le porte-parole
du G-77/CHINE étaient ceux du groupe entier, même si une seule
délégation de ce groupe a parlé des effets adverses dans son
intervention adressée à l'audience. L'IRAN rappela que les
délégations avaient jusqu'à jeudi 21 heures pour soumettre leurs
contributions aux Coprésidents et souhaita voir ses
contributions prises en considération. Le VENEZUELA apporta son
appui à la proposition d'amendement du paragraphe sur les effets
adverses introduits par le G-77/CHINE. Dans le paragraphe
retraçant le point de vue que les instruments économiques
risquaient de constituer une restriction au commerce,
l'AUSTRALIE précisa que son intention n'était pas d'exprimer
implicitement que de tels instruments devaient être "évités". Le
Coprésident déclara que ce point avait été reçu sous forme
écrite.
Les délégués furent ensuite invités à présenter leurs
commentaires sur le document des éléments possibles proposés
pour le projet de décision de la CDD sur le tourisme et le
développement durable. L'UE réitéra d'établir une distinction
entre les actions devant être entreprises par les différents
acteurs clés dont les gouvernements, le secteur privé et le
système des Nations Unies. La représentante fit circuler une
liste d'éléments proposés qu'elle souhaita voir prise en ligne
de compte. La liste incluait les actions que les gouvernements,
à tous les niveaux, doivent être encouragés à prendre, telles
que la création d'un cadre favorable, l'implication de tous les
concernés, l'utilisation des instruments économiques et
l'élaboration et l'application d'un assortiment approprié
d'instruments. L'industrie du tourisme doit poursuivre le
développement et l'utilisation d'initiatives volontaires, la
mise en place de nouvelles formes de tourisme socialement,
culturellement et écologiquement rationnelles et entreprendre
des efforts visant à mieux sensibiliser le touriste entre
autres. La représentante du G-77/CHINE réitéra qu'il était
entendu que le format ne devait pas établir un précédent. La
représentante des ETATS-UNIS nota que l'appel pour "une
assistance financière et technique, en faveur de tous les
aspects du tourisme" ne spécifiait pas que cela devait
s'effectuer "dans la mesure des ressources disponibles". Le
MEXIQUE souligna la nécessité d'une structure révisée et proposa
que le premier texte procède d'abord à l'identification des
concepts et ensuite à la description des actions à entreprendre.
Le Coprésident HANIF déclara que les rédacteurs du document
pensaient que quatre points manquaient dans la discussion menée
jusque là: comment le programme de travail sera-t-il développé,
qui doit le mettre en uvre, qui fera quoi, et d'où proviendront
les ressources. Il exprima son espoir de voir les délégués
arriver à la CDD-7 avec des réponses à ces questions.
Le Président HANIF invita ensuite les participants à présenter
leurs commentaires sur le rapport de synthèse des Coprésidents
concernant les discussions sur le thème du tourisme et du
développement durable. Le G-77/CHINE précisa que "plusieurs" et
non "quelques" délégations avaient tenté de définir le tourisme
durable. La représentante des USA parla de la nécessité de
clarifier "qu'une délégation" avait noté que l'éco-tourisme est
une activité économique qui minimise les effets environnementaux
mettant en valeur et contribuant à la conservation des
écosystèmes et qui engendrent en même temps des revenus pour les
communautés locales. L'oratrice indiqua que les avantages du
tourisme pour les communautés locales ne doivent pas être
uniquement "transférés", mais également "augmentés". Le JAPON
nota qu'un réseau international sur le tourisme ne doit pas
seulement promouvoir les échanges de "points de vue", mais
également des échanges d'"informations", et indiqua la nécessité
de se référer au tourisme "durable", tout au long du texte. Le
Coprésident HANIF répondit que "tourisme durable" ne pouvait pas
être utilisé à travers tout le texte puisque aucune définition
du terme n'a encore été approuvée.
Après avoir présenté leurs commentaires sur le projet de
rapport, les délégués adoptèrent le rapport du Groupe de Travail
(E/CN.17/ISWG.1/1999/L.1) et le résumé des Coprésidents du
rapport du GTSI. Le Coprésident HANIF remercia les délégations
pour leur coopération et commenta qu'elles venaient juste
d'entamer le processus de la progression vers les décisions et
l'action. Toutes doivent réaliser que la réitération de l'Agenda
21 ne permettait pas d'aboutir à la mise en application. Il
déclara enfin que nous partageons tous la même planète et que
personne ne pouvait se permettre de ne pas assumer ces
responsabilités, d'autant plus que celles-ci reposeront sur le
principe de responsabilités communes mais différenciées.
GROUPE DE TRAVAIL INTERSESSIONS SUR LE THEME DES OCEANS ET DES
MERS ET SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PETITS ETATS INSULAIRES
EN DEVELOPPEMENT
Le GTSI sur les océans et les mers et sur le développement
durable des PEID se réunit du 1er au 5 mars 1999. Les délégués
procédèrent à l'examen du rapport du Secrétaire Général sur les
océans et les mers (E/CN.17/1999/4) le lundi 1er mars. Sur la
base de leurs contributions, les Coprésidents Alan SIMCOCK
(Royaume-Uni) et John ASHE (Antigua et Barbuda) élaborèrent un
rapport de synthèse de la discussion des Coprésidents, ainsi
qu'un papier des éléments proposés pour le projet de décision de
la CDD sur le thème. Les délégués présentèrent leurs
commentaires concernant ces deux documents le mercredi 3 et le
jeudi 4 mars, et de nouveau sur les projets de texte révisés le
vendredi 5 mars.
Les délégués devaient discuter le rapport du Secrétaire Général
sur l'état d'avancement de l'application du Programme d'Action
de la Barbade (PA) pour le développement durable des PEID
(E/CN.17/1999/6 et Add.1-16), le mardi 2 mars. Sur la base de
cette discussion et d'une décision prise précédemment par le
Bureau et stipulant que le format des conclusions du GTSI
concernant les PEID doit être différent de ses conclusions sur
les autres thèmes, les Coprésidents devaient produire un texte
contenant le projet des propositions des Coprésidents concernant
la contribution que la CDD doit apporter à la Session
Extraordinaire de l'Assemblée Générale consacrée aux PEID. Les
délégués examinèrent ce texte dans des consultations
officieuses, le jeudi 4 mars et présentèrent leurs commentaires
sur la version révisée le vendredi 5 mars. Par ailleurs, le
vendredi 5 mars, le Secrétariat informa les délégués sur les
préparatifs pour la CDD-9 touchant au thème de l'énergie et
souhaita avoir les points de vue préliminaires des différentes
délégations.
Le compte-rendu ci après donne un descriptif du rapport de
synthèse des Coprésidents et des éléments proposés pour le
projet de décision de la CDD, concernant le thème des océans et
des mers. Il passe également en revue les projets de
propositions des Coprésidents, concernant la contribution de la
CDD à la Session Extraordinaire consacrée aux PEID.
COMPTE-RENDU DE LA DISCUSSION SUR LES OCEANS ET LES MERS
INTRODUCTION: L'introduction note que le rapport du Secrétaire
Général sur le thème des océans et des mers (E/CN.17/1999/4) a
servi de plate-forme à la discussion. Il note par ailleurs: que
plusieurs délégations ont déclaré que la CDD-7 doit tenir compte
des résultats obtenus jusque là et en particulier de la Décision
4.15 de la CDD et du paragraphe 36 de la SE/AGNU; que les points
de départ de la discussion ont englobé la reconnaissance des
droits des pays à gérer et à exploiter de manière durable leurs
ressources marines et de la nécessité de veiller à la
conservation des écosystèmes marins; que les délégations ont
procédé à un échange d'informations sur les politiques et les
activités de protection et de gestion des océans et des
ressources marines vivantes; et, que les contributions utiles
des récentes réunions ont été mises en relief.
LES PRINCIPAUX DEFIS POSES AUX NIVEAUX NATIONAL, REGIONAL ET
INTERNATIONAL: Ce chapitre stipule que les principales priorités
identifiées étaient: la conservation et la gestion des
ressources marines vivantes; la prévention de la pollution et de
la dégradation marines découlant des activités terrestres; la
compréhension scientifique de l'interaction entre les océans et
le système climatique mondial; et, l'amélioration de la
coopération et de la coordination internationales.
Renforcement des Capacités dans le Domaine des Actions à
Entreprendre aux Niveaux National et Régional: Ce chapitre note
que les délégations ont souligné la nécessité: du renforcement
des capacités et de l'amélioration des évaluations touchant aux
océans, aux niveaux national et régional; du transfert des
technologies et des ressources financières; de mesures pratiques
pour l'amélioration de la collaboration régionale; de la
revitalisation du programme du PNUE pour les Mers Régionales; et
de la coopération entre les organisations régionales pertinentes
dans le domaine de la gestion intégrée des pêches et de la
protection, conservation et gestion environnementales basée sur
l'approche écosystémique.
Les Accords Internationaux: Cette section note que les
délégations ont encouragé la ratification et l'application des
accords internationaux touchant aux océans et la mise en uvre
du Plan d'Action International de la FAO.
LES SUJETS DE PREOCCUPATION: Les Ressources Marines Vivantes:
Ce
chapitre résume l'accent placé par les délégations sur la
nécessité: d'éradiquer les pêches illicites non déclarées et
irrégulières, pratiquées en particulier par les navires,
empiétant sur les ressources halieutiques des Etats côtiers et
des Etats insulaires en développement; d'améliorer les capacités
de surveillance et de contrôle des Etats côtiers et insulaires
en développement; d'aider les pays à contrôler les longues
lignes opérant dans le cadre des accords d'accès; de prendre des
mesures pour la réduction et l'élimination des pratiques de
pêche de gaspillage; d'adopter des plans de réduction des pêches
secondaires à tous les niveaux; et d'aider les pays dans
l'observation scientifique de leurs stocks halieutiques.
Plusieurs délégués ont rattaché les appels à la réduction de la
capacité mondiale en matière de pêche à la nécessité de procéder
à une évaluation des effets négatifs potentiels des subventions
et à la réduction progressive et à l'élimination des
compensations et autres incitations qui risquent de promouvoir
la surcapitalisation. D'autres ont fait observer que là où des
systèmes d'octroi de permis obligatoires pour les bateaux de
pêche existent, les subventions ne peuvent pas constituer une
cause de sur-pêche. Certains ont souligné l'importance de
l'amélioration de l'information du consommateur, notamment à
travers les incitations de marketing, telles que l'éco-
étiquetage, d'autres encore ont mis en garde contre les effets
négatifs potentiels de l'éco-étiquetage sur l'accès aux marchés.
Les Activités Terrestres: Ce chapitre met en relief l'accord
général dans les rangs des délégués sur le fait que les progrès
ont été réalisés dans la mise en uvre du Programme d'Action
Mondial pour la Protection de l'Environnement Marin Contre les
Activités Terrestres (PAM), mais qu'une attention est nécessaire
pour son application effective, aux niveaux national et
régional. Beaucoup ont identifié le manque de ressources
financières comme principal obstacle à la réalisation des
objectifs du PAM.
La Science Marine et Les Changements Climatiques: Ce chapitre
note que les délégués ont mis en exergue la nécessité: de
mettre en place des stratégies à long terme pour traiter le
phénomène El Ninõ, en améliorant le suivi et les prévisions de
la variabilité climatique, en développant les systèmes régionaux
de télédétection et en renforçant les capacités nationales et
régionales; de l'amélioration de la compréhension scientifique
du rôle des océans dans la modification des minima et des maxima
climatiques, à travers l'élargissement du réseau des stations de
suivi; et, de coopérer dans l'amélioration de l'observation
océanographique. Les dégâts causés récemment par El Ninõ ont été
notés, de même que les récentes conférences entrant dans le
cadre de la Décennie Internationale de la Réduction des
Catastrophes Naturelles (DIRCN).
Autres Pollutions Marines: Ce chapitre met en relief les
négociations en cours sur les Polluants Organiques Persistants
(POP) menée sous l'égide du PNUE, sur les substances dangereuses
contenues dans les peintures et la propagation des organismes
nuisibles dans les eaux de ballast au sein de l'Organisation
Maritime Internationale (OMI) et sur les normes
environnementales de la prospection des fonds marins et les
activités minières éventuelles, menées sous l'égide de
l'Autorité Internationale chargée des Fonds Marins. Beaucoup ont
exprimé leur soutien à la nécessité d'améliorer le Groupe
d'Experts sur les Aspects Scientifiques de la Pollution Marine
(GEASPM) et ont mis en exergue les contributions de la récente
réunion d'experts, tenue à Noordwijk sur les pratiques
environnementales dans les activités gazières offshore.
Récifs Coralliens et Zones Marines Protégées: Ce chapitre note
l'appel lancé à la CDD de réaffirmer l'importance de
l'Initiative Internationale sur les Récifs Coralliens (IIRC).
Certains ont proposé la mise en place d'un système représentatif
mondial des zones marines protégées (ZMP), au sein et à travers
les juridictions nationales, et d'autres ont mis en garde contre
l'application du concept des ZMP dans les hautes mers, en
l'absence d'un accord sur leur utilisation durable.
COORDINATION ET COOPERATION INTERNATIONALES: Ce chapitre met en
relief l'accord général sur le besoin d'améliorer la
coordination au sein des gouvernements et entre eux et avec le
système des Nations Unies et de revoir la sous-Commission de la
CAC sur les Océans et les Littoraux, dans l'objectif d'améliorer
son efficacité au niveau de la coordination. Quelques
délégations ont mis l'accent sur la nécessité d'une plus grande
synergie et d'une meilleure intégration des affaires touchant
aux océans, au sein du système des Nations Unies, d'une plus
grande transparence et d'une meilleure réactivité dans les
débats annuels sur les océans, et de l'implication des océans.
Beaucoup ont souligné le besoin d'améliorer la coordination, au
niveau intergouvernemental. Quelques-uns uns ont présenté des
propositions spécifiques pour l'élaboration de nouveaux
arrangements d'organisation. D'autres ont mis en garde contre
l'établissement d'une nouvelle institution et ont préféré la
rationalisation et le renforcement des mécanismes existants.
Certains ont noté l'impératif d'examiner l'objectif, le format,
l'échéancier, la durée, la fréquence et les possibilités de ré-
affectation des fonds disponibles dans la considération des
nouveaux arrangements d'organisation. D'autres ont plaidé pour
l'identification des problèmes dans les arrangements
internationaux existants pour tenter d'abord de faire un
meilleur usage du cadre disponible des conventions et
organisations pertinentes.
LES ELEMENTS POSSIBLES PROPOSES POUR LE PROJET DE DECISION DE
LA
CDD SUR LES OCEANS ET LES MERS
CONSIDERATIONS GENERALES: Ce chapitre décrit l'importance des
océans et des mers pour la vie de la planète et de ressources
vitales. Dans la discussion du premier projet de texte des
Coprésidents, l'UE a proposé que l'action soit fondée sur les
principes de précaution et de pollueurs payeurs et sur une
approche basée sur l'écosystème. La version finale de la
décision note que les océans et les mers jouent un rôle
déterminant dans le climat et le cycle hydrologique et qu'ils
fournissent des ressources vitales à utiliser pour éradiquer la
pauvreté et assurer la sécurité alimentaire, la prospérité
économique et le bien-être des générations présentes et futures.
Il y est également noté que l'action doit être entreprise sur la
base des approches de précaution, de pollueurs payeurs et
d'écosystèmes et sur celle des meilleures connaissances
scientifiques disponibles.
LES PRINCIPAUX DEFIS A RELEVER AUX NIVEAUX NATIONAL, REGIONAL
ET
MONDIAL: Cette section attire l'attention sur l'importance de la
coopération internationale pour garantir la conservation de la
biodiversité, à travers la gestion intégrée. Dans le débat
autour du premier projet de texte des Coprésidents, le G-
77/CHINE, appuyé par l'ISLANDE, a souhaité ajouter le membre de
phrase: "tout en respectant les droits souverains des Etats
côtiers". Le GROUPE DE RIO et la REPUBLIQUE DE COREE ont
souhaité l'élargissement de la conservation et gestion des
"pêches" aux "ressources marines vivantes". L'UE a proposé
d'étendre la référence à la prévention de la pollution provenant
des activités terrestres pour y inclure celle provoquée par le
trafic maritime et les activités offshore. La version finale
note que la CDD doit accorder une priorité: à la conservation,
gestion et développement durable des ressources marines
vivantes; à la prévention de la pollution et de la dégradation
marine dues aux activités terrestres et autres; à la
compréhension scientifique de la manière dont les océans et les
mers interagissent avec le système climatique de la planète; et,
à l'amélioration de la coopération internationale et régionale
des pays en développement et des pays en transition économique.
Renforcement des Capacités au Niveau National: Au cours du
débat
sur ce chapitre, l'UE a proposé d'ajouter la nécessité d'aider
les Etats côtiers et insulaires à gérer de manière viable leurs
ressources marines. La NORVEGE a recommandé de noter le besoin
d'améliorer la coopération et la coordination dans les pays
industrialisés. La version finale note que la CDD pourrait
inviter le système des Nations Unies et les gouvernements à
revoir les programmes pour s'assurer que la priorité est
accordée au renforcement des capacités dans les domaines: de la
science marine et environnementale, de l'administration des
pêcheries et du trafic maritime, du contrôle des activités
polluantes et enfin, de la coopération et de la coordination
avec d'autres Etats pour les questions environnementales marines
et les mesures de réponse aux phénomènes de variabilité
climatique, tel qu'El Ninõ.
Renforcement des Capacités au Niveau Régional: Au cours de la
discussion initiale sur ce chapitre, le G-77/CHINE a souligné
que la coopération entre les programmes des mers régionales doit
sétablir "dans le cadre de la conformité aux régimes juridiques
existants". La NORVEGE a préféré ne pas limiter les références
aux systèmes de suivi régionaux à ceux "de la variabilité
climatique". La version finale énonce que la CDD pourrait:
souligner limportance dune coopération durable des mers
régionales; soutenir le besoin de renforcer le Programme des
Mers Régionales du PNUE; améliorer la coopération avec les
autres organisations opérant dans le domaine des mers
régionales; et, inviter le système des Nations Unies et les
gouvernements à revoir la priorité des activités de renforcement
des capacités.
Les Accords Internationaux: Ce chapitre identifie les actions
favorisant lapplication des accords régionaux et
internationaux. Au cours du débat initial, le GROUPE DE RIO a
appelé à lanalyse des obstacles qui entravent la mise en uvre.
LUE a suggéré de revoir linsuffisance des progrès de la
ratification des accords internationaux. Le délégué des Etats-
Unis a plaidé pour linsertion dun appel spécifique en faveur
de la ratification et de lentrée sur les Stocks Halieutiques,
dici fin 1999. La version finale stipule que la CDD doit
inviter les organes intergouvernementaux pertinents à procéder à
lévaluation de létat davancement de lexécution des accords
internationaux et des obstacles qui entravent leur mise en
uvre, et propose des actions possibles pour la promotion dune
plus grande acceptation et une meilleure application.
LES SUJETS DE PREOCCUPATION PARTICULIERE: Ce chapitre traite de
la gestion durable des pêches et autres ressources marines
vivantes, des activités terrestres, de la science marine et de
la pollution marine.
Les Ressources Marines Vivantes: Au cours du débat initial, le
G-77/CHINE a proposé dajouter une référence à la sur-pêche
pratiquée par les flottes hautement industrialisées. LUE a
appelé à une utilisation et une gestion "durables" des
ressources marines, plutôt que "rationnelles" et à renforcer le
travail de la CDD sur la question des pêches illicites
clandestines et irrégulières. Le CANADA et la NOUVELLE ZELANDE
ont souligné la nécessité de réduire les rebuts. Le Canada a mis
en relief le besoin de mettre en place des programmes visant à
la prévention de la sur-pêche. Le projet de texte final stipule
que la CDD pourrait: encourager ladoption de Plan dAction
International pour la Gestion des Capacités de Pêche, la
Conservation et la Gestion des Requis et la Réduction des
Prises, Accidentelles dOiseaux Marins en Haute Mer, élaboré la
FAO; encourager la FAO à accorder une priorité à la lutte contre
les pêches illicites clandestines et irrégulières; noter les
contributions potentielles des plans damélioration de
linformation du consommateur endosser lAppel à lAction de
l'IIRC; et inviter les gouvernements et les organisations
chargées des mers régionales à considérer les contributions dun
système représentatif mondial de "MPA", à la gestion durable des
océans et des mers.
Les Activités Terrestres: Au cours de la discussion du projet
de
texte des Coprésidents, le G-77/CHINE, le GROUPE DE RIO et la
NORVEGE ont apporté leur soutien au texte, soulignant
limportance des initiatives régionales et du Programme des Mers
Régionales du PNUE. Le délégué des ETATS-UNIS a proposé
dencourager le PNUE à établir un bureau de coordination du Plan
dAction Mondial (PAM) et, appuyée par la NORVEGE et la NOUVELLE
ZELANDE, a déclaré que la décision doit mettre laccent sur
lapplication du PAM. La version finale suggère que la CDD doive
faire part de ses réserves concernant la lenteur du rythme de la
mise en uvre du PAM, accueillir favorablement létablissement
de lOffice de Coordination du PAM, de La Haye, et appeler les
agences des Nations Unies à revoir leur rôle et leurs
contributions dans la mise en uvre du PAM. Le texte suggère
également que la CDD pourrait: accueillir favorablement les
progrès réalisés dans le domaine des POP; accueillir
favorablement laccord du Conseil dAdministration du PNUE sur
lexploration de la faisabilité pour le PNUE dorganiser une
conférence sur le tout-à-l'égout, en tant que source terrestre
majeure de pollution; et, souligner limportance du soutien aux
initiatives régionales.
La Science Marine: Au cours de lexamen du projet de texte
initial des Coprésidents, le CANADA a proposé dinviter les
gouvernements et les OI pertinents à traiter limpact des
changements physiques et chimiques sur la santé, la répartition
et la productivité des ressources marines vivantes et
dencourager les gouvernements à satisfaire les besoins en
matière de données océaniques devant servir à la rationalisation
des prises de décisions. Le GROUPE DE RIO a proposé un libellé
décrivant les mesures recommandées par la CDD pour le traitement
de la question du phénomène El Ninõ; requérir des données sur
tous les aspects dEl Ninõ; enregistrer limportance de traiter
les questions posées par El Ninõ à la prochaine évaluation
générale de lAgenda 21; et, inviter les organisations de pêche
régionale (OPR) à considérer les voies et moyens de renforcer la
surveillance des prises.
Autres Pollutions Marines: Dans le débat du projet de texte
initial des Coprésidents, lUE a déclaré que lexport de déchets
à des fins de dumping en mer doit être "évité" au lieu de "mieux
contrôlé". Le GROUPE DE RIO a indiqué que les aspects
environnementaux des opérations pétrolières et gazières doivent
être traités aux niveaux national, sous-régional et régional, et
en particulier dans le cadre du Programme des Mers Régionales,
du PNUE. Le projet de texte final stipule que la CDD pourrait
recommander: que les Etats pavillons ratifient et appliquent les
instruments internationaux; que lexportation des déchets pour
le dumping en mer cesse; que la communauté internationale
empêche la propagation des organismes aquatiques nuisibles, à
travers les eaux de ballast; et, que laction sur les aspects
environnementaux des opérations pétrolières et gazières offshore
continuent aux niveaux national, sous-régional et régional.
COORDINATION ET COOPERATION INTERNATIONALES: Ce chapitre
stipule
que la CDD pourrait encourager les institutions nationales,
régionales ou mondiales pertinentes à améliorer la collaboration
et la coordination des interventions dans le domaine des océans.
Au cours de la discussion du projet de texte initial, la
NOUVELLE ZELANDE et dautres ont proposé de détailler les
options damélioration de la coordination, notamment la tenue
dune conférence des Nations Unies sur la question des océans,
dun symposium de haut niveau et dun groupe de travail annuel,
à composition non limitée, issue de lAG. Le CANADA et la
NORVEGE ont noté la nécessité daméliorer la coordination, à
travers les institutions et les ressources disponibles. Le
délégué des ILES MARSHALL appela à la tenue dun forum sur
lévaluation approfondie des questions océaniques, avec la
participation des PEID. La version révisée stipule que la CDD
pourrait: encourager les institutions pertinentes à améliorer la
collaboration, à promouvoir la coordination, à éviter le double
emploi, à renforcer lefficacité des organisations existantes et
à assurer un meilleur accès à linformation et à la diffusion;
recommander ladoption dune approche plus intégrée dans tous
les aspects juridiques, économiques, sociaux et environnementaux
de la question des océans et des mers; inviter le Secrétaire
Général à entreprendre des mesures garantissant une
collaboration plus efficace entre les sections pertinentes du
Secrétariat des Nations Unies; et, coopérer avec les chefs
exécutifs des organisations pertinentes des Nations Unies pour
lamélioration de la Sous-Commission de la CAC chargée des
Océans et des Littoraux. Il recommande par ailleurs que lAG
examine les voies et moyens de sassurer que son débat annuel
sur les Océans et sur les Droits de la Mer soit élargi et mieux
préparé, à travers la participation accrue des OI pertinentes
des Nations Unies et autres. Concernant les nouveaux
arrangements touchant à lorganisation, il note quun certain
nombre de propositions élaborées par le GTSI se trouvent
attachées au rapport de synthèse des Coprésidents et que
dautres options sont susceptibles démerger.
PROPOSITIONS CONCERNANT LA CONTRIBUTION DE LA CDD A LA SESSION
EXTRAORDINAIRE DE LAG CONSACREE AUX PEID
Compte tenu de la prochaine session extraordinaire consacrée à
la revue de lapplication du PA, le GTSI et la CDD-7 avaient été
mandatés pour agir en qualité dorganes préparatoires et
produire un projet de document pour examen et adoption par lAG.
Le format du résultat du GTSI sur les PEID devait par conséquent
être différent de celui des conclusions relatives aux autres
points de lordre du jour. Les délégués présentèrent dabord
leurs commentaires sur le rapport du Secrétaire Général relatif
aux PEID, et sur la base de ce débat, les Coprésidents
produisent un texte avec des projets de propositions concernant
la contribution de la CDD à la session extraordinaire. Les
délégués devaient ensuite mener des consultations informelles
sur ce texte, sous la présidence de John ASHE. Ils se mirent
daccord sur le fait que les Coprésidents doivent produire un
projet de texte révisé et que des consultations informelles
puissent être tenues avant la CDD-7, sur la base du travail
réalisé par le GTSI. Une nouvelle révision de texte devra être
produite sur la base de ces consultations pour servir de plate-
forme aux négociations de la CDD-7.
DISCUSSION GENERALE DU RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL CONCERNANT
LES PEID: La représentante du G-77/CHINE nota que des progrès
considérables vers l'application du PA ont été réalisés, aux
niveaux national et régional, mais que des contraintes
importantes restaient à surmonter. Elle suggéra que la revue du
PA doit se focaliser sur l'identification des contraintes
existantes et des voies et moyens de les aplanir. L'UE souligna
l'importance des stratégies nationales et régionales de
développement durable pour l'utilisation efficace des ressources
humaines, institutionnelles, financières et naturelles. L'AOSIS
souligna l'importance de l'identification des contraintes et des
opportunités pour le soutien international en faveur des PEID et
de la conclusion d'un accord sur des résultats orientés vers
l'action. Le représentant affirma que les partenariats entre les
PEID et la communauté internationale ont été constructifs, mais
qu'ils ne traitent pas adéquatement des questions de changement
climatique et de l'élévation du niveau de la mer, de
biodiversité, de gestion des déchets et des ressources
naturelles. Il mit en relief le caractère à long terme des
objectifs du PA et appela à davantage d'harmonie, au niveau de
la mise en uvre et à l'élaboration de repères pour l'évaluation
des progrès.
L'AUSTRALIE nota le manque de données de bases concernant la
plupart des indicateurs environnementaux relatifs aux PEID,
rendant ainsi la progression difficile à jauger. Le CANADA
plaida pour l'implication du secteur privé et des ONG dans les
programmes de renforcement des capacités. La NOUVELLE ZELANDE
nota qu'outre la vulnérabilité économique et environnementale,
ce sont la culture et les traditions des PEID qui sont en péril.
Le délégué des ETATS-UNIS souligna la nécessité de mettre en
uvre des approches transparentes inclusives et participatives
et d'améliorer l'efficacité de l'aide. Elle nota l'existence
d'un consensus sur le besoin de renforcer les capacités des PEID
dans la formulation de politiques efficaces et dans
l'application des décisions, et de faciliter leur participation
dans les fora de négociation internationaux.
CONSIDERATIONS GENERALES: Ce chapitre note que des efforts
considérables ont été consentis par les PEID, aux niveaux
national et régional pour répondre aux priorités et aux
objectifs du PA. Il y est indiqué que les PEID constituent un
cas particulier en matière de développement durable, en raison
de leur fragilité écologique, de leur vulnérabilité et des
contraintes particulières auxquelles ils sont confrontés. Au
cours des consultations informelles, la nécessité d'améliorer
les efforts nationaux fournis par les PEID pour répondre aux
priorités et aux objectifs du PA a été notée. Une délégation a
par ailleurs indiqué que le soutien international accordé aux
PEID doit être "complémentaire" aux efforts intérieurs. Le texte
révisé note les efforts considérables fournis par les PEID pour
répondre aux priorités et aux objectifs du PA. Il indique aussi
que le soutien financier efficace de la part de la communauté
internationale est un complément important aux efforts des PEID
et qu'il doit cibler le renforcement des capacités,
l'amélioration de la coordination, l'assistance technique, le
renforcement des institutions appropriées et le transfert et
l'utilisation des TER.
LES PRINCIPAUX THEMES TRANSVERSAUX: Chacun des sous-chapitres
de
la section consacrée aux thèmes transversaux et aux thèmes
sectoriels comprend des paragraphes introductifs et un chapeau
stipulant que la CDD recommande des objectifs et des activités,
y compris des mécanismes spécifiques de mise en uvre, à la
Session Extraordinaire. Au cours des consultations informelles,
il a été proposé que le chapeau appelle plutôt "les PEID et la
communauté internationale à accorder une priorité à ces
objectifs et aux activités qui s'y rapportent".
Stratégies de Développement Durable: Ce sous-chapitre se réfère
aux stratégies de développement durable permettant d'utiliser de
manière plus efficace les ressources humaines institutionnelles,
financières et naturelles aux niveaux national et régional. Le
projet de texte initial ne comprenait pas ce sous-chapitre. Le
projet de texte révisé propose des recommandations de la CDD à
la session extraordinaire consacrée aux PEID, appelant entre
autres: au renouvellement de l'engagement des PEID, au
parachèvement des stratégies nationales de développement
durable, et le cas échéant, des stratégies sous-régionales et
régionales, avant 2002; à des échanges d'expériences entre les
différentes régions insulaires dans la mise en uvre des
stratégies nationales de développement durable; à la formulation
de stratégies de développement durable visant à traiter le
problème des capacités institutionnelles et à établir des
indicateurs et des repères clairs pour le suivi des progrès; à
renforcer les services statistiques nationaux et régionaux; et,
à assurer l'harmonie avec les objectifs de la "stratégie de
développement international".
Renforcement des Capacités: Ce sous-chapitre réitère que le
renforcement des capacités reste un élément d'importance
capitale pour le développement durable à long terme des PEID et
que des préoccupations sont soulevées concernant les niveaux de
l'aide extérieure. Dans les discussions informelles, les
délégués ont préféré la suppression de la référence à
"l'équilibre des genres" dans les programmes d'éducation. Le
projet de texte révisé fait des recommandations concernant entre
autres: le développement et la mise en application de stratégies
de développement durable; l'opération des concepts de la gestion
durable; l'amélioration de l'utilisation des approches de
conscientisation et de formation basées sur les aptitudes
traditionnelles et autochtones; l'édification de partenariats
pour accroître les aptitudes du secteur privé; et, le
renforcement des centres régionaux appropriés de formation et de
recherche scientifique.
Finance: Ce sous-chapitre se réfère à la mise à disposition de
ressources financières et note que le soutien technique et
financier reste d'importance capitale pour la réalisation du PA.
Au cours des consultations informelles, une délégation a fait
objection aux références à des engagements financiers nouveaux
et supplémentaires et déclara que le sous-chapitre doit être
placé entre crochets. Une autre a noté que les ressources
"avaient besoin d'être mobilisées davantage". L'insertion des
conclusions de la récente Conférence qui a regroupé les
Bailleurs de Fonds et les PEID, a été requise. Le projet de
texte révisé stipule que les ressources financières de toutes
les sources seront essentielles pour refléter l'intérêt accru
porté au développement durable des PEID et propose des
recommandations de la CDD-7 à la Session Extraordinaire,
appelant entre autres: à se baser sur la récente Conférence qui
a mis en présence Bailleurs de Fonds et PEID pour dégager des
engagements financiers et des déboursements nouveaux et
supplémentaires et décider des mesures visant à mieux utiliser
l'APD; et, à un nouvel engagement de la part des institutions
financières internationales, en faveur des projets et programmes
de développement durable des PEID.
La Mondialisation et la Libéralisation du Commerce: Ce sous-
chapitre note que les PEID sont confrontés à de nouveaux
challenges et de nouvelles opportunités découlant de la
mondialisation et disposent de capacités limitées à s'adapter à
l'internationalisation du commerce. Au cours des consultations,
il a été proposé de déplacer l'accent mis sur les capacités
limitées des PEID à faire face aux menaces et à s'adapter aux
changements intervenus dans les règles commerciales et la
mondialisation, pour le replacer sur la nécessité d'aider les
PEID à tirer profit des opportunités offertes par la
mondialisation. Il a été également suggéré d'insérer une
référence aux menaces "supplémentaires" posées par la
mondialisation. Dans le projet de texte révisé, les
recommandations proposées pour la contribution de la CDD-7, à la
Session Extraordinaire englobent la nécessité: d'aider les PEID
à relever les défis posés par la mondialisation et à intégrer
leurs économies dans l'économie mondiale; de poursuivre l'examen
de l'impact de la mondialisation et de la libéralisation du
commerce sur les économies des PEID; de renforcer les capacités
productives des PEID; de réduire les barrières commerciales; et,
d'ouvrir aux PEID un accès plus sûr aux marchés de l'export.
Le Transfert des Technologies: Ce sous-chapitre stipule que
bien
que la situation technologique générale et les besoins des PEID
reflètent ceux des pays en développement dans le sens large, les
PEID ont des caractéristiques et des préoccupations
particulières. Ainsi, les technologies doivent être modifiées
pour s'adapter aux besoins particuliers des PEID, notamment dans
le domaine de l'atténuation des émissions de gaz à effet de
serre et de l'adaptation aux répercussions de l'évolution
climatique. Au cours des discussions informelles, un délégué a
proposé de remplacer l'intitulé du chapitre par "Science et
Technologie" pour mieux refléter les exigences du PA. Un autre a
déclaré que l'intitulé doit rester inchangé, compte tenu du fait
qu'une section sur le "transfert des technologies" était incluse
dans le PA, dans le chapitre consacré aux thèmes
intersectoriels. Dans le projet de texte révisé, les
recommandations à la Session Extraordinaire englobent la
nécessité: de s'assurer de la mise à disposition de
l'information et de la transmission des données aux PEID; de
connecter les centres d'excellence régionaux et sous-régionaux;
et, de fournir aux PEID un soutien en multilatéral et bilatéral
dans le domaine des technologies et de l'information
technologique.
L'Index de Vulnérabilité: Ce sous-chapitre note le besoin
d'élaborer un index de vulnérabilité des paramètres économiques,
écologiques et environnementaux. Il a été proposé de recommander
la considération de la manière dont l'index de vulnérabilité
pourrait être utilisé, outre les autres mesures statistiques
pour les indicateurs quantitatifs de la fragilité. Dans le
projet de texte révisé, les recommandations de la Session
Extraordinaire englobent la nécessité: de souligner l'impératif
pour les organes pertinents du système des Nations Unies de
finaliser le travail quantitatif et analytique sur l'index de
vulnérabilité des PEID; de s'assurer du renforcement des
capacités à tous les niveaux dans le domaine du suivi à long
terme et de l'évaluation; et, d'accueillir favorablement les
PEID dans le processus de l'Etude de l'Environnement Mondial.
Gestion de l'Information: SIDSNET: Ce sous-chapitre note les
potentialités offertes par le Réseau SIDSNET pour la mise en
uvre efficace et probante du PA et recommande aux PEID de
maîtriser ce programme. Une requête a été introduite sur la
possibilité de mettre en place un centre d'échanges
d'informations. Le projet de texte révisé recommande à la
Session Extraordinaire: de traiter les contraintes posées au
niveau de la connexion à l'Internet; d'encourager l'implication
du secteur privé et ses opportunités; et, de fournir le soutien
et la formation nécessaires.
LES THEMES SECTORIELS: Les Changements Climatiques, la
Variabilité du Climat et les Catastrophes Naturelles: Ce sous-
chapitre souligne que l'évolution climatique constitue une
préoccupation particulière pour les PEID et appelle la
communauté internationale à soutenir les options d'adaptation
qui leur sont offertes et à réduire la vulnérabilité et à
améliorer l'accès à la meilleure information disponible.
Plusieurs intervenants ont proposé de subdiviser cette section
en deux parties avec une nouvelle sous-section sur les
catastrophes naturelles. Le texte révisé recommande à la Session
Extraordinaire: de traiter les préoccupations relatives au thème
de l'eau et à celui de la réduction des catastrophes naturelles;
d'améliorer la compréhension scientifique des graves événements
climatiques et de renforcer les travaux sur la prévision
climatique et la prévention des catastrophes naturelles.
L'Energie: Ce sous-chapitre souligne la dépendance des PEID à
l'égard des ressources d'énergie conventionnelle et note la
nécessité de mobiliser les ressources provenant de toutes
sources pour la fourniture d'une assistance technique et
financière rationnelle. Au cours des discussions informelles,
une proposition a été avancée pour la suppression de l'appel au
soutien international pour la fourniture de sources d'énergie
renouvelable et pour l'indication de la responsabilité des
gouvernements nationaux dans la création d'un environnement
favorable à l'investissement du secteur privé. Dans le projet de
texte révisé, les recommandations à la Session Extraordinaire
englobent: l'établissement de priorités dans les initiatives en
matière d'énergie renouvelable au niveau régional; le
développement des ressources humaines dans les domaines de la
planification et de la gestion du secteur de l'énergie
renouvelable; la mise en place de mécanismes permettant
d'encourager la recherche et le développement; et, l'élaboration
de plans nationaux innovants dans le domaine de la
sensibilisation du public.
Les Ressources en Eau Douce: Ce sous-chapitre souligne
l'importance vitale de la disponibilité des ressources en eau
douce et indique que les caractéristiques géographiques de
plusieurs petits Etats insulaires les rendent particulièrement
vulnérables à la rareté des eaux de surface et souterraines. Au
cours des discussions informelles, la planification et la
gestion intégrée des ressources en eau, ont été mises en relief.
Le projet de texte révisé, recommande à la Session
Extraordinaire: l'amélioration de l'évaluation, de la
planification et de la gestion intégrée des ressources en eau
dans les PEID; l'application des décisions de la CDD-6 relative
au thème de l'eau; et la coordination et la réorientation des
programmes et des projets d'aide conçus à assister les PEID dans
le développement des capacités de gestion intégrée du secteur de
l'eau.
Les Ressources Côtières et Marines: Ce sous-chapitre note que
les océans représentent le secteur économique le plus important
dans les PEID et appelle à l'amélioration de la gestion dans ce
domaine, à la conservation des océans et des mers et à
l'utilisation durable des ressources marines. Il indique qu'une
action est nécessaire pour le soutien des récifs sains et
requiert de poursuivre le travail de l'IIRC et du Mandat de
Jakarta de la CDB. Au cours des consultations informelles, une
délégation a fait opposition au libellé consacré à la
négociation d'accords de pêche pour l'obtention d'un accès accru
aux droits versés et à une meilleure supervision des longues
lignes. Un autre a préféré que la gestion des littoraux
s'effectue dans les zones de "souveraineté ou juridiction des
PEID", plutôt que dans les zones économiques exclusives. Le
projet de texte révisé retient pour la Session Extraordinaire
des recommandations sur: la conservation et la gestion des
récifs, à l'échelle communautaire; des moyens de subsistance
alternatifs, tels que l'aquaculture et l'éco-tourisme; des
technologies post-récoltes; des initiatives de gestion intégrée
des récifs; la recherche, le suivi et le transfert des
technologies permettant de mesurer l'évaluation de l'impact de
l'exploration des ressources non vivantes; et, la poursuite de
la mise en uvre des plans d'action pour les récifs coralliens.
Le Tourisme: Ce sous-chapitre souligne la nécessité pour les
PEID d'entreprendre des efforts, à l'échelle nationale et
régionale pour le développement et la promotion d'un tourisme
écologiquement rationnel basé sur le patrimoine naturel. Au
cours des consultations informelles, il a été proposé de mettre
en relief l'importance du marketing régional, de la
participation du secteur privé et de l'instauration d'un
environnement favorable. Il recommande: l'établissement d'une
évaluation environnementale, aux échelles régionale et
nationale, de la capacité d'accueil et des implications sociales
et culturelles du développement touristique; le renforcement des
capacités institutionnelles en matière de tourisme;
l'encouragement du recours aux technologies et aux systèmes de
communication modernes; l'instauration de cadres régulateurs
favorisant le tourisme durable; l'édification de partenariats
visant au tourisme durable; et, le développement des ressources
humaines, des petites et moyennes entreprises de gestion et des
capacités d'utiliser les technologies modernes. Des actions au
niveau international sont également recommandées, notamment:
l'adoption de règlements appropriés, le soutien à
l'accréditation des pratiques de tourisme durables; la
fourniture de matériaux éducationnels aux marchés internationaux
sources concernant les questions touchant à l'environnement et
au développement et sur leur signification pour les PEID; et, la
fourniture des ressources adéquates pour le soutien de la mise
en uvre des priorités nationales et régionales des PEID.
LE ROLE DU SYSTEME DES NATIONS UNIES: Cette section met en
relief la nécessité pour le système des Nations Unies: de
poursuivre la mesure des progrès, à travers les rapports du
Secrétaire Général de l'ONU et les travaux de la CDD; d'intégrer
les points de vues des PEID sur les questions de développement
durable pour s'assurer de la prise en considération de leurs
différences nationales et de leurs sensibilités locales; de
garantir un soutien international pour le suivi et l'évaluation
à l'échelle régionale et de développer des repères et
d'améliorer les indicateurs de performance; et d'utiliser les
ressources existantes avec davantage d'efficacité, de mobiliser
de nouvelles ressources et d'améliorer les mécanismes de
coordination visant à focaliser et à harmoniser le soutien en
faveur des priorités des PEID. Au cours des consultations
informelles, un délégué a préféré souligner le besoin d'utiliser
plus efficacement les ressources "disponibles" provenant de
"toutes les sources", plutôt que la nécessité de mobiliser de
nouvelles ressources. Les activités ci-après sont recommandées:
renforcer les arrangements institutionnels existants, à travers
une utilisation plus efficace des ressources des Nations Unies,
aux fins de maximiser le soutien en faveur des PEID; développer
des mécanismes facilitant l'édification des partenariats;
s'assurer de la coordination avec les initiatives régionales
existantes, au moment où les agences des Nations Unies et les
Etats membres travaillant à la conception des programmes; et,
promouvoir le soutien des agences des Nations Unies, en faveur
des PEID pour leur permettre d'accéder aux conventions
internationales pertinentes et à leur application.
INITIATION DES PREPARATIFS DE LA CDD-9 CONSACREE AUX QUESTIONS
TOUCHANT AU THEME DE L'ENERGIE
Le vendredi 9 mars, le Secrétariat informa le GTSI des
préparatifs de la CDD-9 sur les questions touchant à l'énergie
et demanda aux délégués de faire part de leurs points de vue
préliminaires pour l'aider dans la formulation de propositions
spécifiques pour considération à la CDD-7.
Jo Anne DISANO, Directrice de la Division du Développement
Durable aux Nations Unies, souligna la décision de la SE/AGNU
fixant pour la CDD-9 le thème sectoriel de l'atmosphère/énergie,
et précisa que la CDD-7 commencera les préparatifs de la CDD-9
et que le Groupe d'Experts Intergouvernemental à Composition Non
Limitée sur le Thème Energie et Développement Durable (le groupe
chargé de l'énergie) se tiendra en conjonction avec les GTSI de
l'an 2000 et de l'an 2001. Elle proposa deux composantes du
processus préparatoire: deux réunions du "groupe chargé de
l'énergie" à tenir en 2000 et 2001, en conjonction avec les GTSI
et les contributions de la nouvelle Commission de l'ECOSOC sur
l'Energie et les Ressources Naturelles pour le Développement
(CERND). L'oratrice clarifia que, compte tenu du fait que le
thème de l'énergie ne figure pas à l'ordre du jour de la CDD-8,
la première réunion du "groupe chargé de l'énergie" devra se
tenir en plus des deux réunions ordinaires du GTSI. Elle suggéra
que la seconde réunion du "groupe de l'énergie" remplace l'une
des deux réunions du GTSI de la CDD-9. Elle mentionna aussi la
création d'un Groupe de Travail Spécial Inter-Agences sur
l'Energie pour collaborer avec la CDD.
Appuyé par l'EGYPTE et l'ALGERIE, le G-77/CHINE déclara que les
réunions intersessions jouaient un rôle crucial dans la
préparation des sessions de la CDD et qu'il n'était pas d'accord
avec la suggestion de remplacer l'une des deux réunions du GTSI
par la seconde réunion du "groupe chargé de l'énergie". L'UE
endossa la proposition d'organiser la première réunion du
"groupe chargé de l'énergie" en l'an 2000, en adjonction aux
deux réunions du GTSI et d'organiser la seconde réunion en place
et lieu de l'une des deux réunions du GTSI, l'année suivante. Le
délégué des ETATS-UNIS nota que les décisions de la SE/AGNU
n'avaient pas l'énergie pour les délibérations de la CDD-9 et
fit part de sa préférence de s'en tenir aux organes existants,
tels que le GTSI. Le Secrétariat répondit que les consultations
informelles se poursuivront.
PLENIERE DE CLOTURE
Le Coprésident SIMCOCK appela à l'ordre la Plénière de clôture
du GTSI le vendredi après-midi. Le Coprésident ASHE présenta aux
délégations une mise à jour sur les consultations informelles
autour du projet de texte des Coprésidents portant sur les PEID.
Il rapporta un accord sur le fait que de nouvelles soumissions
pouvaient être remises jusqu'au 20 mars, date à partir de
laquelle les Coprésidents commenceront l'élaboration de la
troisième version du projet de texte. Il annonça également qu'un
autre tour de discussions informelles était prévu à New York, la
semaine du 29 mars. L'objectif consiste à arriver à la CDD-7,
avec un texte largement en place, aux fins de minimiser le
panier de travail, durant les trois jours disponibles pour les
négociations sur le thème des PEID.
Le Coprésident SIMCOCK devait inviter ensuite les participants
à
présenter leurs commentaires sur les éléments proposés pour le
projet de décision de la CDD sur le thème des océans et des
mers. Le G-77/CHINE déclara qu'il n'était pas mécontent du
texte. L'UE nota les points de réserve qui doivent être traités
avant la CDD-7 et souligna l'importance d'insérer des éléments
sur: les contributions apportées par les principaux groupes
sociaux de toutes les régions; l'intégration des considérations
environnementales et sociales dans la gestion des pêches et le
développement de plans d'actions nationaux intégrés pour la
gestion des océans et des littoraux. Le CANADA déclara que si la
CDD souhaite apporter un changement réel, des termes
approximatifs comme "pourrait" doivent être remplacés par des
termes plus forts comme "doivent". La FEDERATION DE RUSSIE
qualifia le projet de texte de bon matériau pour la facilitation
des préparatifs de la CDD-7. Concernant la question du
renforcement des capacités, la NORVEGE nota le besoin
d'améliorer la coopération au niveau national dans les pays en
développement et dans les pays industrialisés. Au sujet de la
prévention de la pollution causée par les "activités"
terrestres, le GROUPE DE RIO préféra utiliser le terme
"sources". La FEDERATION DE RUSSIE remit en question l'élément
portant sur la contribution de l'amélioration de l'information
du consommateur. Au sujet de l'éventuelle requête à adresser aux
ORF pour la fourniture de l'information concernant les progrès
réalisés et les problèmes rencontrés, le délégué des ETATS-UNIS
déclara que les ORF ont déjà mis cette information à la
disposition de la FAO et mit en garde contre l'appel à des
actions déjà en cours d'entreprise. La TURQUIE appela à
l'inclusion de la gestion de la pollution causée par le trafic
maritime. Le G-77/CHINE, l'UE et le JAPON notèrent qu'ils
soumettraient des amendements par écrit.
Concernant la coopération et la coordination internationales,
le
G-77/CHINE, appuyé par les ETATS-UNIS et le SOUDAN, fit part de
la difficulté posée par le sous-alinéa recommandant à l'AG de
considérer les voies et les moyens d'élargir son débat annuel
sur les océans et sur le Droit de la Mer en ouvrant la
participation à l'ensemble des Etats membres et en impliquant
les sections pertinentes du système des Nations Unies et autres
OI impliquées dans l'Agenda 21, le CNUDM et les autres accords
internationaux en rapport. La représentante proposa un texte
raccourci sur l'amélioration de l'efficacité du débat annuel de
l'AG et recommanda de supprimer les détails concernant la
participation. L'UE et la NORVEGE déclarèrent préférer maintenir
le libellé figurant dans le projet de texte des Coprésidents.
L'EGYPTE mit en relief les vues du G-77/CHINE et remit en
question la possibilité de quantifier "l'élargissement" du
débat. Le Coprésident SIMCOCK accepta de modifier son texte et
proposa de remplacer le dernier paragraphe dans le chapitre
consacré aux options à discuter. Il soumit un libellé stipulant
qu'un certain nombre de propositions ont été soumises et
qu'elles seraient annexées et précisa qu'avec l'accord des
délégations, de nouvelles options peuvent émerger.
Le Coprésident SIMCOCK invita ensuite les participants à
présenter leurs commentaires sur le rapport de synthèse des
Coprésidents de la discussion sur les océans et les mers. Sur la
base du débat précédent sur les éléments proposés pour le
projet de décision de la CDD concernant le thème des océans et
des mers, il déclara que le paragraphe dressant la liste de
certaines propositions spécifiques avancées par les délégués
pour le développement de nouveaux arrangements d'organisation,
sera amendé pour stipuler que quelques délégations ont soumis
ces propositions par écrit et que ces dernières (présentées par
Malte, le Canada, le Groupe de Rio et les Etats-Unis) seront
"attachées" et non "listées" au rapport de synthèse des
Coprésidents. L'INDE et le GROUPE SUD PACIFIQUE notèrent qu'ils
avaient soumis des propositions et qu'ils souhaitaient les voir
en annexe. La CHINE demanda des éclaircissements concernant le
format de ces pièces jointes. Le Coprésident SIMCOCK répliqua
qu'elles seront annexées sous le format dans lequel elles
avaient été soumises. Au dernier paragraphe portant sur la
nécessité de poursuivre les discussions, entre autres sur la ré-
affectation des fonds disponibles, au cours de l'examen des
nouveaux arrangements organisationnels, le G-77/CHINE ajouta "de
manière compatible avec les règles et les régulations
financières en vigueur aux Nations Unies". Le JAPON et la
NORVEGE requirent l'insertion d'une référence supplémentaire au
travail de la FAO sur l'éco-étiquetage des produits
halieutiques, dans le chapitre consacré aux ressources marines
vivantes.
Le Coprésident SIMCOCK présenta ensuite oralement le Rapport du
Groupe de Travail sur les Thèmes des Océans et des Mers et du
Développement Durable des PEID, en précisant que les
Coprésidents n'avaient pas eu suffisamment de temps pour
l'élaboration d'une version écrite. Il expliqua que le Rapport
comprendra le résumé des Coprésidents de la discussion et le
papier des éléments proposés pour le projet de décision de la
CDD sur le thème des océans et des mers, ainsi que la version
révisée des propositions des Coprésidents concernant la
contribution de la CDD à la Session Extraordinaire consacrée aux
PEID, précédée d'une introduction. L'introduction du Rapport,
telle que présentée par le Coprésident SIMCOCK note: que le rôle
du GTSI consistait à servir de réunion préparatoire pour la CDD-
7 et à faciliter à la CDD la réalisation de résultats tangibles
et orientés vers l'action sur les thèmes des océans et des mers
et sur les PEID. Il note également que la réunion a produit un
rapport de synthèse des Coprésidents du débat sur les océans et
les mers qui ne serait plus modifié et qui sera inclus dans le
procès verbal de la CDD, au titre de matériau de référence. Il
stipule aussi que le papier des éléments possibles proposés pour
le projet de décision de la CDD sur les océans et les mers peut
servir de point de départ pour la poursuite des délibérations à
la CDD-7 et qu'il était susceptible d'être étudié en profondeur
par les délégations, pour les aider à formuler leurs positions
en préparation des négociations de la CDD-7. Concernant les
PEID, le rapport note qu'il a été convenu que les Coprésidents
poursuivront la conduite des discussions informelles sur la base
du travail du GTSI et qu'ils produiront une révision de texte
des propositions concernant la contribution de la CDD à la
Session Extraordinaire, sur la base des propositions d'origine
modifiées par les commentaires et des nouvelles soumissions
présentées par les délégations qui ont suivi.
Les délégués adoptèrent le Rapport du Groupe de Travail tel que
présenté. Le Coprésident SIMCOCK remercia le Coprésident John
ASHE, félicita les délégués pour leur travail sur les textes et
clôtura officiellement les travaux de la Réunion à 18h30.
BREVE ANALYSE DES GTSI
LES AVANCEES DE SIMON - INVERSEMENT DU SENS DE LA MAREE A LA
CDD
?
Avec le soutien du Bureau, le Président de la CDD-7, Simon
UPTON, arrivera à New York en avril, déterminé à insuffler
innovation et énergie dans le travail de la Commission. Il
combinera la sagesse recueillie des leçons amères des sessions
passées de la CDD avec l'avantage d'avoir mené une série de
réunions avec des Ministres partageant son souhait d'avoir une
session orientée vers l'action. Cette analyse tentera d'explorer
quelques-uns unes des raisons pour lesquelles les observateurs
au GTSI croient en les chances de la Commission et pensent que
ses travaux pourraient bien être en train de prendre la bonne
direction.
LES CONTRAINTES EXTERIEURES ET LES OPPORTUNITES: L'évaluation
des performances de la CDD doit commencer par la reconnaissance
des limites de sa capacité à établir et à maintenir un ordre du
jour. Son travail ne s'effectue pas dans un vide, mais reste
encadré par un certain nombre de facteurs qui dépassent son
influence immédiate. A titre d'exemple, au cours d'échanges
informels et francs dans les coulisses, certains représentants
du G-77 ont carrément exprimé un sentiment de trahison depuis la
CNUED où on s'était entendu sur ce qui était supposé être "un
accord mondial" entre les pays en développement et les pays
industrialisés. Le marché conclu consistait à procéder à des
transferts financiers et technologiques du monde industrialisé,
en échange d'un développement écologiquement viable de la part
des pays en développement. Certains représentants Européens
concèdent tranquillement que la volonté politique d'honorer
l'accord s'est rapidement dissipée. Au cours des GTSI ils ont
encouragé les ONG à augmenter encore le volume de l'opinion
publique nécessaire à la concrétisation des obligations du monde
industrialisé, dans le marché conclu. Le blocage de "l'accord
mondial" a donné lieu à une ligne de faute qui fait que plus
d'une proposition ont achoppé à la CDD. Et pour remédier à cette
situation, la CDD à elle seule ne peut pas grand chose.
Tout comme les facteurs indépendants de la volonté de la CDD
sont capables d'entraver la progression, les nouveaux
développements politiques dans le monde par-delà la CDD offrent
une perspective d'évolution quant aux chances de l'Agenda 21.
Certains de ces développements peuvent désormais être
identifiés. L'un de ces développements importants est le
revirement politique en Europe vers des gouvernements de gauche
et de centre gauche hautement sensibles aux questions touchant à
la qualité de vie, et la présence de ministres issus de partis
verts dans un certain nombre de gouvernements européens. Ces
transitions aident à expliquer les signaux européens d'une
nouvelle volonté politique à mettre de l'argent sur la table
pour aider à la réalisation des obligations post-CNUED des pays
industrialisés, accompagnée d'un engagement renouvelé à uvrer
pour l'intégration des trois composantes du développement
durable.
Parallèlement à ces revirements politiques vécus dans certaines
partie du monde industrialisé, il y a l'influence d'un certain
nombre d'accords environnementaux nationaux. L'un des exemples
notoires est le Traité de Kyoto avec ses implications
juridiquement contraignantes pour les pays industrialisés. Le
Traité de Kyoto a placé une centrale génératrice derrière les
demandes de fair-play et de partage équitable des dons de la
Terre, formulées par les pays en développement. La CDD et
l'Agenda 21 sont notoirement connus pour leur manque d'autorité
juridique contraignante et leur recours à l'exhortation. Avec
des développements tels que le Traité de Kyoto, cependant,
l'agenda du développement durable, à travers le thème complexe
et englobant de l'économie énergétique, bénéficie désormais de
facto de l'autorité conférée par les normes juridiquement
contraignantes, suscitées par un indicateur décisif du
développement non viable: les changements climatiques.
LES CAPACITES INTERNES: La reconnaissance des contraintes
extérieures et des opportunités d'établir et de faire avancer
l'Agenda 21 peut améliorer les chances de tentatives
d'innovation dans le processus de négociation. Avec le soutien
du Bureau de la CDD, UPTON a cherché à obtenir un feed-back de
ministres d'un peu par tout dans le monde, pour le soutien de
l'introduction d'une nouvelle approche de travail, visant à
revitaliser les résultats de la CDD et à leur conférer davantage
de pertinence. Aux fins d'éviter "de longues et vaines
négociations", selon UPTON, les délégations ont été invitées à
produire deux types de documents dans les GTSI: une synthèse de
leurs discussions incluant les positions de la minorité, et un
projet des éléments proposés pour les décisions de la CDD, qui
formeront une plate-forme pour les débats de la CDD-7. Son
objectif est de parvenir à un résultat clair et stimuler, à la
fois l'action des gouvernements et l'engagement renouvelé du
public. Les ministres ont répondu à UPTON que des conclusions
"pompeuses" défiant toute mise en uvre pratique et tout suivi
et évaluation rigoureux doivent être évitées dans le futur.
L'espoir est que la CDD parvienne à se fixer des objectifs
réalistes et à spécifier les actions prioritaires. Alors, plutôt
que de s'efforcer à réaliser un consensus au sein des GTSI, les
délégations ont été invitées à identifier les éléments de la
prise de décisions, à mi-chemin de la CDD-7.
Les ministres ont également dit à UPTON que le prix de l'échec
à
produire des résultats significatifs sera un nouveau déclin de
la capacité du Segment de Haut Niveau à susciter l'intérêt d'y
participer. On croit savoir que les leçons tirées de la SE/AGNU
ont été étudiées de près par le Secrétariat de la CDD qui en a
conclu que dans l'esprit des ministres, du public et de la
presse, la CDD se doit de reconquérir le terrain perdu et
d'améliorer sa capacité de produire des résultats concrets et
significatifs.
UPTON a indiqué qu'il avait saisi quelques-unes des leçons du
passé et qu'il était prêt à tirer de l'avant quand il sera à la
présidence de la CDD-7, un rôle qui a déjà suscité une certaine
nervosité, au sein du G-77. Les méthodes qu'il propose ne sont
pas toutefois sans brèche potentielle. Il n'y a aucune garantie
que les rapports de synthèse des discussions élaborés par les
Coprésidents réussissent à la CDD à améliorer les performances
quant à l'évolution des positions concernant des sujets tels que
l'APD et le principe des responsabilités communes, mais
différenciées. La perspective de voir les négociateurs focalisés
sur le projet de texte condensé des éléments préparés par les
Coprésidents des GTSI, est le moins que l'on puisse dire
optimiste. Des questions ont également été soulevées concernant
les retombées possibles, au cas où UPTON tenterait d'introduire
ses propres résumés sur la base des contributions ministérielles
durant le Segment de Haut Niveau. En dépit de toutes les leçons
pénibles apprises à la SE/AGNU en 1997, cela pourrait produire
un scénario similaire: un Président qui se retrouve incapable de
convaincre les négociateurs en présence qu'ils doivent
"s'approprier" son projet de texte.
QUELQUES INDICATEURS CLES DES AVANCEES DE SIMON: Plusieurs
débats importants viendront mettre à l'épreuve la stratégie
d'UPTON visant à rompre avec la tradition de la CDD et à
accélérer, de manière focalisée, des négociations enrichies par
les prises de décisions de haut niveau, antérieurement.
L'interaction et les déclarations ministérielles porteront
lourdement sur la question de la coordination internationale
autour des questions touchant au thème des océans et des mers.
Alors que les délégations ont soumis au moins une demi-douzaine
de recommandations, appelant la CDD à embrasser la cause de
l'amélioration de la coordination institutionnelle, ces
dernières s'inscrivent dans deux catégories: une conférence sur
les océans et les mers et une formule pour un groupe de travail,
sous l'égide de l'AG. Les ONG sont particulièrement nerveuses
concernant cette dernière option, en raison des implications que
pourrait avoir sur leur participation un processus relevant de
l'AG. Les questions touchant au thème des océans et des mers
sont complexes, avec les considérations touchant aux liens entre
la CNUDM et différents autres organes à résoudre, et le problème
de l'application en haute mer qui se dessine, à l'horizon.
Bien qu'un certain niveau d'entente ait émergé dans le GTSI sur
le thème tourisme et développement durable, les ONG et d'autres,
UPTON compris, sont, croit-on savoir, moins qu'impressionnés par
le travail du GTSI. Certains ont trouvé sa première tentative de
définir le tourisme durable, à la fois vide mais disant long:
"un développement qui répond aux besoins des touristes et des
régions d'accueil actuelles tout en protégeant et en améliorant
les opportunités pour le futur". Concernant le thème des modes
de consommation et de production durables, le G-77/Chine a
réservé sa position et a soumis ses propositions, la dernière
après-midi du GTSI. Les recommandations préliminaires du G-
77/Chine de supprimer toutes les références à l'éco-efficacité,
à la détermination de cibles et au code de conduite ont
constitué une source de déception, avant l'heure, pour les
négociateurs européens.
S'agissant des PEID et de la prochaine évaluation du PA, la CDD
aura l'occasion de revisiter la tâche de la préparation d'un
projet de texte efficace et opérationnel pour la Session
Extraordinaire. Durant le GTSI, une note positive a été placée
sur la récente réunion entre les donateurs potentiels et les
représentants des PEID qui sont prêts à attendre septembre pour
mesurer l'adéquation de la volonté politique internationale, par
rapport à l'urgence de leur agenda, au moment où ils se trouvent
confrontés aux défis du réchauffement de la planète et des vents
froids de la libéralisation du commerce international, le tout
sur fond de crises financières régionales.
"L'accord mondial" sera mis une fois de plus à l'épreuve, à la
Session Extraordinaire consacrée aux PEID, septembre prochain.
Alors que les pays en développement ont noté des progrès dans la
mise en uvre du PA, aux niveaux national et régional, ils ont
également signalé des contraintes importantes et évoqué la
nécessité d'un soutien international plus important pour les
surmonter. Le rappel par l'AOSIS de l'impact dévastateur du
passage en 1997-98 du phénomène d'El Ninõ sur les PEID a attiré
l'attention sur la vulnérabilité des PEID et sur leurs besoins
de l'aide internationale. Les PEID espèrent que cela mettra en
lumière la nécessité d'un engagement renouvelé en faveur du PA
et de son application. De leur côté, les pays industrialisés ont
tenté au GTSI de placer l'accent sur la nécessité d'efforts
nationaux et régionaux plus importants, plutôt que sur le
soutien international. Cela a engendré des vagues d'anxiété pour
ceux qui espéraient voir la Session Extraordinaire aboutir à un
engagement renouvelé, en faveur de l'aide aux PEID.
CONCLUSIONS: UPTON est bien connu pour son attachement à
l'esthétique et à la rigueur théorique en matière de politique.
Son expérience ministérielle en Nouvelle Zélande démontre
toutefois que même les plans les mieux élaborés peuvent
quelquefois s'embourber dans les méandres de l'application. Seul
le temps nous dira si ses tête-à-tête avec ses collègues
ministres, à travers le monde, lui ont donné une idée précise de
ce qui est diplomatiquement possible à la CDD.
A SUIVRE
SEPTIEME SESSION DE LA COMMISSION DU DEVELOPPEMENT DURABLE: La
CDD-7 se tiendra du 19 au 30 avril 1999 à New York. Pour de plus
amples renseignements, contacter: Andrey Vasilyev, Division for
Sustainable Development; tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-
4260; e-mail: vasilyev@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/. Pour toute information
concernant les principaux groupes sociaux, contacter Zehra
Aydin-Sidos, Division for Sustainable Development; tel: +1-212-
963-8811; fax: +1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org.
REUNION CONSULTATIVE DES PRINCIPAUX CONCERNES POUR
L'IDENTIFICATION DES ELEMENTS CLES DE LA REVUE DES INITITIATIVES
VOLONTAIRES: Cette réunion aura lieu à Toronto, au Canada, du 10
au 12 mars 1999 comme suite à la décision de la CDD-6 sur le
thème industrie et développement durable. Pour plus
d'informations, contacter: Zehra Aydin-Sipos (voir coordonnées
plus haut).
REUNION MINISTERIELLE SUR LE CODE DE CONDUITE POUR DES PÊCHES
RESPONSABLES: La Réunion Ministérielle sur l'Application du Code
de Conduite pour des Pêches Responsables se déroulera à Rome, en
Italie, les 10 et 11 mars 1999. Pour plus de détails, contacter:
B.P. Satia, Chief FIPL, FAO Headquarters, Rome, Italie; e-mail:
FIPL-Inquiries@fao.org; Internet:
http://www.fao.org/waicent/faoinfo/fishery/meetings/meetingf.htm
#99MINIST
.
SYMPOSIUMS DE HAUT NIVEAU DE L'OMC SUR LES THEMES COMMERCE ET
ENVIRONNEMENT ET COMMERCE ET DEVELOPPEMENT: Les officiels du
commerce tiendront des s�ances de dialogue ouvert avec les ONG
dans deux symposiums de haut niveau organis�s par l'OMC sur le
th�me commerce et environnement, les 15 et 16 mars 1999, et sur
le th�me commerce et d�veloppement, les 17 et 18 mars 1999. Les
symposiums se tiendront � Gen�ve. Pour plus de renseignements,
contacter: Jorge Vigano, Trade and Environment Division; tel:
+41-22-739-5078; Internet:
http://www.wto.org/wto/hlms/highlevel.htm.
ATELIER SUR L'ECO-EFFICACITE: Organis� par La Direction de
l'Environnement de l'OCDE et Environment Australia, cet atelier
aura lieu du 15 au 18 mars 1999 � Sydney, en Australie. Il sera
suivi d'une table ronde regroupant l'ensemble des concern�s par
la promotion de l'�co-efficacit�. Pour plus de d�tails,
contacter: Louise Emmett, Environment Australia; tel: +61-2-627-
41111.
P�CHES DURABLES - DES OPTIONS POUR LE FUTUR: Organis�e par le
Marine Stewardship Council, cette conf�rence aura lieu les 19 et
20 avril 1999 � New York. Pour de plus amples informations,
contacter: Brendan May, External Affairs Director, Marine
Stewardship Council; tel: +44-171-350-4000; fax: +44-171-350-
1231; e-mail: Secretariat@msc.org; Internet: http://www.msc.org.
SECONDE TABLE RONDE DE LA REGION ASIE-PACIFIQUE SUR LA
PRODUCTION PROPRE ET EXPO SUR LE THEME DU COMMERCE: Cette
r�union se d�roulera � Brisbane, en Australie, du 21 au 24 avril
1999. Pour plus de d�tails, contacter: the Queensland Cleaner
Production Task Force Association (QCPTA), Australie; e-mail:
enquiry@globalgroup.com.au.
CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LE DROIT DE LA MER: Les Etats
Parties signataires de la CNUDM se r�uniront du 19 au 28 mai
1999 pour traiter d'un certain nombre de sujets, notamment de
l'�lection de sept juges parmi les 21 juges du Tribunal. Pour
plus d'informations, contacter: the Division for Ocean Affairs
and the Law of the Sea, Office of Legal Affairs; e-mail:
doalos@un.org; Internet: http://www.un.org/Depts/los/.
COASTAL ZONE 99: La Conf�rence "Coastal Zone 99 - The People,
the Coast, the Ocean: Vision 2020 -" se tiendra � San Diego, en
Californie, du 24 au 30 Juillet 1999. Pour plus de d�tails,
contacter: Urban Harbors Institute, University of Massachusetts at
Boston; tel: +1-617-287-5570; fax +1-617-287-5575; e-mail:
CZ99@umbsky.cc.umb.edu.
SECONDE REUNION INTERGOUVERNEMENTALE D'EXPERTS SUR LE
PHENOMENE
D'EL NI�O: Cette r�union aura lieu � Lima, au P�rou, en
septembre 1999. Pour plus d'informations, contacter: Dr Rudolf
Slooff, OCHA/IDNDR Secretariat; tel: +41-22-798-6894; e-mail:
info@dha.unicc.org; Internet:
http://www.reliefweb.int/ocha_ol/onlinehp.html.
SESSION EXTRAORDINAIRE DE l'AGNU CONSACREE A L'EVALUATION DE
L'APPLICATION DU PROGRAMME D'ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE DES PEID: Une Session Extraordinaire de deux jours de
l'Assembl�e G�n�rale des Nations Unies consacr�e � la conduite
d'une �valuation g�n�rale de l'application du PA pour le
d�veloppement durable des PEID se r�unira � New York
imm�diatement avant la 54�me Session de l'Assembl�e G�n�rale en
septembre 1999. Pour plus de renseignements, contacter: Deonanan
Oodit; tel: +1-212-963-4671; fax: +1-212-963-4260; e-mail:
oodit@un.org; Internet: http://www.un.org/esa/sustdev/sids.htm.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA CONSOMMATION: La Conf�rence
"Down to Earth - Sustainable Consumption in the 21st Century" se
tiendra � Hampshire, au Royaume-Uni, du 22 au 24 septembre 1999.
Elle sera organis�e par 'Project Integra' et appuy�e par UNED-UK,
Onyx Aurora -Integrated Waste Management, et le Hampshire County
Council. Pour plus de d�tails, contacter: Conference
Administration, Index Communications Meeting Services; tel: +44-
1794-511331/2; e-mail: icms@dial.pipex.com; Internet:
http://www.down-to-earth.co.uk/.
LE ROLE DES ONG AU 21�me SIECLE: La Conf�rence Internationale
de
S�oul, Edition 1999, sur les ONG se tiendra � S�oul, en Cor�e,
du 10 au 16 octobre 1999. Pour plus d'informations, contacter:
Tripartite Steering Committee; tel: +82-346-570-7160; fax: +82-
346-570-7156; e-mail: ngo99@gip.kyunghee.ac.kr; ou tel: +1-212-
986-8557; fax: +1-212-986-0821.
FORUM INTERNATIONAL DU MONDE DES AFFAIRES SUR LE THEME DES
MODES
DE CONSOMMATION ET DE PRODUCTION DURABLES: Ce Forum se tiendra �
Berlin, en Allemagne, du 11 au 13 octobre 1999. Le Forum est
organis� par le Minist�re Allemand de la Coop�ration et du
D�veloppement Economiques (BMZ) en conjonction avec le PNUE.
Pour plus de renseignements, contacter: Dr Luiz Ramalho,
Bernhard Adam, et Maria de la Paz de Azevedo, Carl Duisberg
Gesellschaft e.V.; tel: +49-30-254-82-257; fax: +49-30-254-82-
103; e-mail: gre11-gast@cdg.de.
LA DESERTIFICATION ET LE PHENOMENE EL NI�O: Cette r�union se
tiendra � La Serena, au Chili, du 12 au 15 octobre 1999. Pour
toute information, contacter: Dr. Rudolf Slooff, OCHA/IDNDR
Secretariat; tel: +41-22-798-6894; e-mail: info@dha.unicc.org;
Internet: http://www.reliefweb.int/ocha_ol/onlinehp.html.
DROITS DE PROPRIETE ET P�CHE: Le Gouvernement d'Australie
Occidentale, en coop�ration avec la FAO, parrainera la
Conf�rence sur l'Utilisation des Droits de Propri�t� dans la
Gestion des P�ches, � Perth, du 15 au 17 novembre 1999. Pour
plus de d�tails, contacter: e-mail: rmetzner@fish.wa.gov.au;
Internet: http://www.fishrights99.conf.au.