Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 4 No. 192
Lundi 19 mars 2007

LES FAITS MARQUANTS DE LA CRIC 5 DE LA CLD:

VENDREDI 16 MARS 2007

La cinquième session du Comité chargé de l'examen de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (CRIC 5) s'est poursuivie vendredi 16 mars 2007. Le matin, les participants ont complété le débat de la journée précédente autour du thème de la gestion durable des terres (GDT), puis ont abordé le thème des systèmes d'alerte précoce pour l'atténuation des effets de la sécheresse. L'après-midi, ils ont traité de l'accès au, et de la promotion du, transfert des technologies, des connaissances et du savoir-faire. Une réunion privée distincte du Groupe de travail intergouvernemental intersession (GTII) sur le plan stratégique décennal s'est également déroulée dans l'après-midi et dans la soirée.

EXAMEN DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA CONVENTION

Comme suite aux discussions de la veille autour du thème numéro 5, consacré aux mesures à prendre pour la mise en valeur des terres dégradées et aux systèmes d'alerte précoce pour l'atténu­ation des effets de la sécheresse, le secrétariat a introduit les réali­sations accomplies et les difficultés posées dans ce domaine.

DEBAT AUTOUR DE LA GESTION DURABLE DES TERRES: Les ETATS-UNIS et CUBA se sont déclarés d'avis que la mise en valeur de terres pas entièrement dégradées est moins onéreuse et plus susceptible d'aboutir à une récupération que la concentration des efforts sur des terres entièrement dégradées. Le CANADA a mis en exergue plusieurs initiatives nationales de gestion durable des terres, y compris dans le cadre de la gestion de parcours communautaires et de la planification environnementale d'exploitations agricoles.

En réponse à une question posée par la Guinée-Bissau, le conférencier Ramon Cardoza, Mexique, a expliqué que les programmes de mise en valeur peuvent être difficiles à accomplir sur certaines terres communales parce que la communauté entière utilisant ces terres doit adhérer au programme.

Le délégué de la GUINEE EQUATORIALE a indiqué qu'une bonne partie de la populatiofrn est engagée dans une vie de subsis­tance et que la culture sur brûlis dans les forêts est une chose habi­tuelle, exhortant les donateurs à apporter leur soutien à son pays. L'ERYTHREE a plaidé pour l'octroi d'une priorité aux agricult­eurs, dans les efforts visant à garantir la sécurité alimentaire des pays en développement, car les agriculteurs constituent souvent la majorité de la population. Le délégué a ajouté que bien que les pays en développement disposent de beaucoup de savoirs autochtones, ils ont besoin d'un soutien pour le transfert des connaissances scientifiques.

Le délégué de l'URUGUAY a souligné le souhait de son pays d'accéder aux technologies propres pour les petits et moyens producteurs, et a demandé aux institutions financières et aux pays industrialisés d'apporter leurs aides à cet égard.

A une question posée par la Guinée-Bissau, le conférencier Jack Wilkinson, Fédération internationale des producteurs agri­coles, a répondu que les arguments philosophiques fournis à propos de la mondialisation sont une distraction et que l'attention devrait être concentrée sur le besoin de s'assurer que les produc­teurs tirent du commerce international le maximum d'avantages possibles.

Au sujet des mesures à prendre à l'échelon national, la CHINE a parlé: de la législation régissant l'énergie durable; l'introduction de foyers à meilleur rendement thermique dans les zones rurales; et la fourniture aux pasteurs de machineries de mise en valeur des pâturages. Le PEROU a donné un aperçu de l'inventaire des ressources naturelles et des programmes des permis d'exploitation des eaux, des zones protégées et du reboisement.

L'ARGENTINE a souligné la nécessité pour le Comité sur les sciences et technologies (CST) de se maintenir à l'avant-poste du processus décisionnel de la CLD, et a encouragé le CST à exam­iner, en priorité, la dégradation des terres et les aspects de réhabili­tation de la production des biocombustibles. Le délégué de BELIZE a recommandé que le CST procède à l'évaluation des effets potentiels des changements climatiques imminents sur la gestion et la dégradation des terres.

GROUPE DE DISCUSSION SUR LES SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE: Naser Moghaddasi, Iran, a décrit une étude qui a trouvé que 6,5 millions d'hectares de terres iraniennes sont sujettes à l'érosion éolienne. Il a rapporté qu'un système d'alerte précoce anti-sécheresse a été mis en place et que six indica­teurs de désertification ont été déterminés, à savoir, les précipita­tions, le flux des eaux, le climat, le sol, l'énergie et la végétation. Il a souligné la nécessité du partage des données météorologiques et géologiques et d'une approche intégrée entre les différentes institu­tions.

Maryam Niamir-Fuller, PNUD, a présenté un exposé sur la dégradation des pâturages, facteur de taille contribuant à la déserti­fication et dont les causes sont: la croissance démographique; la destruction des systèmes de propriété commune; l'augmentation de la densité du bétail; et la culture des terres marginales. Elle a soul­igné le besoin de se concentrer sur la réforme des politiques  et a décrit quelques unes des options offertes en matière de gestion durable des pâturages, consistant notamment à: passer de l'approche d'exploitation commune des terres, dans laquelle personne n'est responsable de la gestion des terres à une approche de regroupement des éleveurs en coopératives et en communes; accroître la mobilité pastorale; élaborer des polices d'assurances; encourager la diversité de l'utilisation des terres, y compris pour le tourisme; et le développement des biocombustibles, du biogaz et de la fixation du carbone dans les milieux aérien et souterrain. Elle a recommandé aussi: la mise en place d'un financement durable et sûr pour la gestion des terres; la combinaison et l'enchaînement des ressources financières pour la concrétisation des objectifs de la CLD relatifs aux pâturages; et le passage du thème de “l'élevage” à celui de “pâturages durables.”

Débat: Au sujet des mesures nationales, le BRESIL a parlé d'un atlas social et environnemental  qui aide à la gestion des terres dégradées et à la gestion des bassins versants et des systèmes d'alerte précoce. La JORDANIE a décrit un système d'alerte précoce permettant la surveillance de la sécheresse et la formula­tion rapide de plans de travail avec la participation de l'ensemble des secteurs sociaux et gouvernementaux. Le délégué de BELIZE a parlé du système d'alerte précoce des situations d'urgence, axé au départ sur les tempêtes tropicales et qui traite aussi maintenant des crues et des sécheresses.

La TANZANIE a décrit une stratégie pour la gestion des captages d'eau et des sols, intégrant: la réinstallation ailleurs des éleveurs des terres dégradées; un traitement du problème de l'irri­gation excessive; une campagne de boisement pour la mise en valeur des terres dégradées; et des  activités de conscientisation.

En réponse à une question posée par la Tanzanie concernant la manière de faire face à la dégradation des terres, causée par les réfugiés, Niamir-Fuller a indiqué que le PNUD était en train de travailler avec l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés pour le traitement de ce sujet. Au sujet du transit transfrontières, Elle a indiqu� que le PNUD a mis en �uvre deux projets r�ussis en Afrique occidentale et orientale. Elle a expliqu� qu'un d�m�nage�ment forc� des r�fugi�s pour pr�venir la d�gradation des terres n'est pas n�cessaire et que les options de mobilit� et de moyens de vivre alternatifs devraient �tre favoris�es.

La CHINE a demand� � Wilkinson d'expliquer la mani�re d'am�liorer les revenus des petits agriculteurs sans exposer les agri�culteurs aux risques du march�. Wilkinson a r�pondu que la Banque mondiale et certains pays, comme le Chili, ont mis en place des syst�mes permettant l'�valuation et la pr�vention de ces risques. Niamir-Fuller a d�clar� que tant que les probl�mes de risques ne sont pas r�gl�s, les agriculteurs ne seront pas capables d'investir dans la mise en valeur, et a appel� � leur r�glement par des changements de politiques.

L'INITIATIVE MONDIALE POUR LE PASTORALISME DURABLE a soutenu que les syst�mes de p�turage mobiles sont plus productifs que les autres syst�mes, et a plaid� pour l'utilisation du savoir et des syst�mes traditionnels en mati�re de p�turage.

TRANSFERT DES TECHNOLOGIES ET DU SAVOIR-FAIRE

Le secr�tariat a introduit le point de l'ordre du jour portant sur l'examen des voies et moyens de favoriser le transfert des technolo�gies et du savoir-faire pour la lutte contre la d�sertification et/ou l'att�nuation des effets de la s�cheresse, ainsi que des mani�res de promouvoir les �changes d'exp�riences et d'informations entre les parties et les organisations int�ress�es (ICCD/CRIC(5)/8).

GROUPE DE DISCUSSION SUR LE TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Naik Sinukaban, Indon�sie, a pr�sent� le syst�me agro-silvi-pastoral introduit dans les terres d�grad�es en Indon�sie, un syst�me caract�ris� par un petit r�servoir et des rang�es de l�gumineuses et de plantes fourrag�res assorties de cultures alimentaires et d'un �levage de b�tail, qui fournit aux agri�culteurs une source de revenu optimisant la relation synergique naturelle entre le sol, les plantes, le b�tail et l'atmosph�re. Il a indiqu� que ce syst�me permettait une augmentation importante du revenu des agriculteurs.

Israel Torres, Panama, a pr�sent� un syst�me de relev�es infor�matiques, �labor� avec l'aide international, pour le suivi de l'�volu�tion de l'environnement des zones tropicales humides d'Am�riques centrale, et a mis en exergue la possibilit� d'�tablir un syst�me simi�laire en Afrique. Il a expliqu� que les cartes interactives sont utiles pour d�terminer l'expansion de la fronti�re agricole et l'existence d'une �rosion des sols ou de feux forestiers, et pour d�terminer les donn�es de r�f�rence n�cessaires � la prise de d�cisions concernant les objectifs des politiques � long terme de la lutte contre la d�serti�fication.

Anna Luise, Italie, a d�crit les mani�res dont l'Italie est en train de promouvoir le savoir traditionnel, notamment, � travers l'�tab�lissement d'un centre international � Florence. Elle a soulign� le besoin: d'accro�tre les synergies entre les OCB, les centres de recherches et les organes d�cisionnels nationaux; d'am�liorer les �tudes de rentabilit� des mesures � prendre dans le cadre de la lutte contre la d�sertification et de d�terminer les co�ts de l'inaction; et d'harmoniser la terminologie.

Pavol Bielek, Slovaquie, a pr�sent� le syst�me d'informations �lectronique consacr� � l'�volution des sols et des terres, mis en place dans son pays, qui affiches des relev�es satellitaires des sols, des pentes et de la v�g�tation, permettant aux usagers de d�ter�miner les utilisations potentielles, la productivit� et les probl�mes d'�rosion. Affirmant que ce syst�me est � la fois simple, peu co�teux et efficace, il a encourag� la mise en place de syst�mes similaires dans d'autres pays.

Ismail Abdel Galil Hussein, Egypte, a d�crit le travail de la Banque des g�nes des d�serts �gyptiens, une institution servant � accro�tre l'utilisation des ressources phytog�n�tiques des zones arides et d�sertiques. Il a soulign� la contribution potentielle des plantes r�sistant � la chaleur, � la s�cheresse et au sel, dans les efforts de mise en valeur des terres d�grad�es, d'am�lioration de la s�curit� alimentaire et d'all�gement de la pauvret�. Il a �galement mis en relief les cours de formation en mati�re de collecte, de connaissance et d'utilisation des ressources phytog�n�tiques des d�serts.

Luca Montanarella, Commission europ�enne (CE), a indiqu� que les programmes de recherche devraient �tre conduits par les besoins des pays touch�s en mati�re de recherches, et a recom�mand� que le CST aide � d�terminer ces besoins. Il a soulign� �galement la valeur du savoir traditionnel qui, a-t-il dit, doit �tre appliqu� en couple avec la technologie moderne pour la r�alisation de la GDT.

D�bat: le Pakistan, au nom du G77/CHINE, a appel� � une pleine concr�tisation de l'engagement pris au Sommet de Rio rela�tivement au transfert des technologie et a soulign� le principe de responsabilit�s communes mais diff�renci�es. Il a plaid� pour: une mise en �uvre effective des partenariats �tablis et du Plan strat�gique de Bali pour le soutien technologique et le renforce�ment des capacit�s; la cr�ation d'un environnement international favorable; la r�duction du d�calage num�rique entre les plays industrialis�s et les pays en d�veloppement; la mise en place de r�seaux r�gionaux et sous-r�gionaux et le renforcement d'une telle coop�ration; l'�tablissement de syst�mes d'�change d'informations et d'institutions de recherche de classe mondiale pour la mise au point de technologies avanc�es et leur partage avec les pays en d�veloppement; le d�veloppement et l'�change des techniques traditionnelles; le renouvellement des engagements des pays indus�trialis�s, des agences internationales et des institutions financi�res; et le renforcement de la coop�ration sud-sus.

Le ZIMBABWE a remis en question l'approche de la CE � l'�gard des droits de propri�t� intellectuelles et a souhait� en savoir davantage sur la mani�re dont les communaut�s pauvres pourraient acc�der aux technologies. La CE a reconnu que les droits de propri�t� intellectuelle peuvent limiter le transfert des technologies dans certains cas.

Le d�l�gu� de l'ALGERIE a soulign� que les activit�s de son pays dans le domaine de l'utilisation des donn�es satellitaires a �t� co�teux et a soulign� que l'acc�s aux technologies est difficile sans ressources financi�res.

DOMINIQUE a demand� une assistance dans le domaine de la documentation des pratiques agricoles des communaut�s autoch�tones des Cara�bes. Le BRESIL a mis en garde que les r�f�rences � la divulgation des savoirs traditionnels devraient exclure le savoir traditionnel relatif aux ressources g�n�tiques, en raison des n�goci�ations sur l'acc�s et le partage des avantages, men�es actuellement dans le cadre de la Convention sur la diversit� biologique.

L'ARGENTINE a mis l'accent sur les opportunit�s offertes pour la coop�ration sud-sud, notamment � travers les centres d'excellence, et a soulign� la n�cessit� de restructurer le CST de mani�re � accentuer la composante scientifique de la Convention.

Le MAROC a soulign� le besoin d'une application sur le terrain des technologies par les agriculteurs, et de repr�sentant de CENESTA, une ONG iranienne op�rant dans le domaine du d�vel�oppement durable, a soulign� le besoin de s'assurer que les technol�ogies pr�sent�es peuvent �tre utilis�es pour les actions men�es sur le terrain par la communaut� des agriculteurs, en conjonction avec le savoir traditionnel local. La THA�LANDE a d�crit un syst�me agricole local con�u pour la r�cup�ration des terres d�grad�es. L'Afrique du Sud, au nom du GROUPE AFRICAIN, a soulign� la n�cessit� d'un environnement international favorable pour faire face aux d�fis pos�s en mati�re de capacit� de recherche et d'acc�s aux technologies.

DANS LES COULOIRS

La r�union �secr�te� tr�s attendue du GTII sur le projet de plan strat�gique d�cennal, � l'ambassade br�silienne, s'est poursuivie jusqu'� une heure tardive de la nuit de vendredi. Sortant de la r�union, les pr�sents ont indiqu� que l'esprit g�n�ral �tait tr�s positif. Un participant a fait observer qu'ils ont travaill� sur le timing et les m�canisme de concertation et qu'en d�pit des dates butoirs qui menacent, il est probable que le groupe ach�vera ses travaux dans les temps. Un autre a indiqu� que le prochain projet int�grera les observations re�ues � la CRIC 5 et que la concentra�tion est, au stade actuel, sur les objectifs, au sens large, et que les sujets plus sensibles, tels que ceux touchant aux  indicateurs, aux ressources et au r�le des m�canismes de financement, seront proba�blement soulev�s plus tard dans le processus.

Ce num�ro du Earth Negotiations Bulletinn � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Soledad Aguilar, Andrew Brooke, Alexandra Conliffe et Kunbao Xia. Edition num�rique: �ngeles Estrada. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Edition en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James �Kimo� Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Royaume-Uni (� travers le d�partement du d�veloppement international (DFID), le gouvernement des Etats-Unis d'Am�rique (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d'Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res et la commission europ�enne (DG-ENV) et le minist�re italien de l'environnement et le directorat g�n�ral de l'am�nagement du territoire et de la protection de la nature. Un soutien g�n�ral est accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2007, par: l'Office f�d�ral suisse de l'environnement (FOEN), les minist�re norv�giens des affaires �trang�res et de l'environnement, le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l'environnement, les minist�re su�dois de l'environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res, SWAN International, le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES) et le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise du Earth Negotiations Bulletin est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF, et la version espagnole, par le minist�re espagnole de l'environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-646-536-7556 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du ENB couvrant la CRIC 5 est joignable par courriel � <soledad@iisd.org>.