Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 4 No. 191
Vendredi 16 mars 2007

LES FAITS MARQUANTS DE LA CRIC 5 DE LA CLD:

JEUDI 15 MARS 2007

La cinquième session du Comité chargé de l'examen de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (CRIC 5) s'est poursuivie jeudi 15 mars 2007. Le matin, les participants ont achevé le débat de la veille autour de la question des ressources financières. Ils devaient ensuite passer le reste de la journée à échanger les données et à débattre des mesures à prendre pour la mise en valeur des terres dégradées, notamment la promotion des sources d'énergie nouvelles et renouvelables et la gestion durable des terres (GDT) en particulier des eaux, des sols et de la végétation dans les régions touchées.

MOBILISATION DES RESSOURCES FINANCIERES

Le président Moore a ouvert la séance pour parachever le débat de la journée précédente autour de la question de la mobilisation et de la coordination des ressources. La Belgique a déclaré que le Mécanisme mondial (MM) est désormais en bonne voie, a fait observer que le processus de réforme du FEM est très important et a suggéré que les correspondants nationaux assistent aux réunions du FEM tenue dans leurs pays dans le cadre des préparatifs des réunions du Conseil d'administration du FEM.

La COLOMBIE a demandé une répartition équitable des ressources du FEM et a appelé à l'augmentation des fonds de l'OP 15. Le FEM a déclaré que son financement consacré à la dégrada­tion des terres est accordé sur la base du premier venu, premier servi, mais que des efforts sont fournis pour l'établissement d'un équilibre équitable. Le représentant a précisé que seuls les projets de lutte contre la dégradation des terres, en phase avec les activités menées dans le cadre des PAN sont financés au titre de l'OP 15.

Le délégué d'ANTIGUA ET BARBUDA a posé la question de savoir si le MM est en train d'outrepasser son mandat, et BELIZE a fait part de ses réserves quant au nouveau rôle du MM, notamment dans le domaine de la création des capacités. La COLOMBIE a souligné l'utilité du soutien apporté par le MM, mais avec SAINTE LUCIE, a déploré le faible niveau des aides apportées par le MM à la région du GRULAC. Le délégué d'ANTIGUA ET BARBUDA a souhaité savoir davantage sur la manière dont le MM s'y prendra pour mobiliser les fonds au niveau national.

Le représentant du MM a répondu que leur nouvelle stratégie et leur rôle amélioré avaient été entérinés à la CdP 7 et qu'un travail est en cours pour déterminer les modalités devant encadrer leur mise en application. Il a précisé que leur mandat consiste à mobil­iser plutôt des ressources importantes que de très petits montants, ajoutant que le MM n'est pas un simple organe de collecte de fonds mais qu'il travaille également pour le soutien du renforcement des capacités des pays parties. Il a également indiqué que les ressou­rces humaines disponibles pour la région du GRULAC ont plus que doublé, récemment.

BELIZE a annoncé l'intention de la sous-région d'Amérique centrale d'élaborer un programme d'action sous-régional et un mécanisme de coordination régional. Le LESOTHO a encouragé les partenaires du développement à accroître les ressources affectées à la lutte contre la désertification. ACICAFOC, représen­tant un réseau d'organisations locales et autochtones d'Amérique centrale, a plaidé pour une meilleure utilisation des fonds disponi­bles, ainsi que pour, plutôt, un investissement dans les commu­nautés que de simples donations qui risquent de créer une dépendance.

MISE EN VALEUR DES TERRES DEGRADEES

Le président Moore a introduit le thème du groupe de discus­sion sur les mesures pour la mise en valeur des terres dégradées. Le Secrétariat a rappelé que dans le cadre de la Déclaration de Bonn, sept domaines d'action ont été déterminés, dont trois ont été exam­inés dans des réunions précédentes du CRIC et les quatre autres seront examinés à cette session. Il a rapporté que la plupart des pays parties se sont battus pour rattacher la promotion des sources d'énergie nouvelles et renouvelable à la prévention de la dégrada­tion des terres.

GROUPE DE DISCUSSION SUR LES SOURCES D'ENERGIE NOUVELLES ET RENOUVELABLES: Anneke Trux, GTZ, a présenté des études de cas tirés des expériences du GTZ dans le rattachement de la promotion des sources d'énergie renouvelables à la lutte contre la désertification, se concentrant en particulier sur les avantages et les inconvénients des biocombusti­bles . Elle a présenté la CLD comme étant l'autorité internationale chargée de la gestion durable des terres et l'a encouragée à inter­venir dans le débat autour des sources d'énergie renouvelable et a plaidé en faveur de l'évaluation des risques et des avantages des sources d'énergie renouvelables au service de la gestion durable des terres. Elle a suggéré que le GTII fournisse des orientations concernant le lien stratégique entre la lutte contre la désertification et l'utilisation des sources d'énergie renouvelables, et a encouragé l'exploration de cadres politiques appropriés pour les partenariats entre les secteurs public et privé, consacrés à la promotion des énergies renouvelables.

Débat: L'INDE a demandé à Trux d'élaborer sur les aspects écologiques des biocombustibles et sur les espèces les plus adaptées aux zones arides, et l'ALGERIE a souhaité en savoir davantage sur la manière d'intégrer les besoins des communautés et des petits agriculteurs dans les politiques de promotion des biocombustibles. Trux a répondu que tant les aspects positifs que les aspects négatifs de l'introduction d'une espèce, doivent être examinés avant son introduction, et a souligné le besoin d'une approche participative pour s'assurer que les intérêts des produc­teurs agricoles sont pris en ligne de compte.

Le délégué de DOMINIQUE a décrit l'expérimentation menée par son pays dans le domaine de l'énergie géothermique, et le LESOTHO a fait état des difficultés rencontrées dans la sélection des espèces appropriées dans les zones disposant d'une gestion communale des terres. Le BRESIL a souligné l'importance de l'amélioration de la complémentarité entre les différentes conven­tions, et a plaidé pour le développement de la production des biocombustibles, d'une manière socialement inclusive. Le BURKINA FASO a souhaité en savoir davantage sur la manière de s'assurer de la durabilité de l'utilisation de l'énergie renouvelable, et l'INDONESIE a souligné la nécessité de mettre au point des variétés culturales uniformes pour la production des biocombusti­bles en vue de réduire les coûts des récoltes et de concurrencer les autres combustibles. Trux a ajouté que la coopération peut apporter un soutien à l'innovation et à la divulgation des technologies, mais en fin de compte, la viabilité de la production à grande échelle des biocombustibles dépendra des prix sur le marché et des régula­tions. La représentante du BURUNDI a indiqué que son pays est en train d'essayer de promouvoir les sources d'énergie renouvelables, y compris par l'abolition de la taxe sur l'énergie solaire. La Barbade a parlé des efforts fournis pour l'utilisation de l'énergie solaire et de la bagasse de canne à sucre comme sources d'énergie dans son pays. L'ERYTHREE a demandé une assistance dans le domaine des cultures nécessaires à la production du biodiesel, dans les zones arides.

Le Pakistan, au nom du G77/CHINE, a appelé à des mesures sur le terrain pour améliorer la mise en œuvre de la CLD, englo­bant: des initiatives visant à promouvoir des moyens de vivre sûrs dans les zones rurales; des systèmes d'information nationaux sur la gestion des ressources �daphiques, int�grant les savoirs locaux et autochtones; et un accent sur les sources d'�nergie nouvelles et renouvelables, notamment les biocombustibles, pour r�duire la pression exerc�e sur les for�ts en tant que sources d'�nergie.

L'EQUATEUR a demand� une assistance dans le domaine de la conversion � l'�nergie solaire en tant que substitut du bois de chauffe et de cuisson dans les zones rurales des r�gions arides. Le d�l�gu� a mis en garde que le d�frichement de for�ts pour y planter les cultures n�cessaires � la production des biocombustibles provoque aussi le d�boisement et la d�gradation des terres. Le d�l�gu� du SALVADOR a approuv�, et a fait part de l'exp�rience de son pays dans les domaines du d�veloppement des sources d'�nergie hydro�lectrique et g�othermique et de la recherche en mati�re d'�nergie �olienne, d'�nergie solaire et d'�nergie mar�mot�rice.

La repr�sentante du PNUD a mis l'accent sur quatre d�bats men�s dans l'ar�ne internationale concernant les biocombustibles et portant sur: la question de savoir si la production des biocombus�tibles est men�e � une �chelle commerciale ou communautaire; la tension entre l'utilisation des terres pour la production alimentaire et leur utilisation pour la production des biocombustibles; les effets de la production des biocombustibles sur la propri�t� fonci�re; et la perte de pelouses saines au profit de la production des biocombusti�bles. Elle a rapport� que le Partenariat mondial pour la bio�nergie est en train d'�laborer les lignes directrices devant encadrer la dura�bilit� des bio�nergies, qui seront mis � disposition � la quinzi�me session de la Commission du d�veloppement durable en mai 2007.

Le d�l�gu� du PEROU a d�crit l'exp�rience de son pays dans le domaine des �nergies solaire, �olienne, g�othermique et mar�mot�rice. Il a soulign� que son pays est en train d'essayer d'utiliser les terres d�bois�es pour la production des biocombustibles et qu'il a choisi d'impliquer le secteur priv� dans la production des biocom�bustibles. Le SAINT SIEGE a mis en garde que la production des biocombustibles devrait �tre destin�e � l'usage local et non � l'export. Le d�l�gu� du KAZAKHSTAN a d�clar� que bien que son pays dispose de grandes ressources d'hydrocarbures, le gouverne�ment est en train de d�velopper une strat�gie pour l'�nergie renou�velable, englobant la production du bio�thanol destin� � �tre export� en Su�de.

La FAO a donn� un aper�u de la Plate-forme internationale pour la bio�nergie, et a fait part de sa volont� d'aider les parties � en savoir davantage sur la bio�nergie. Le repr�sentant a mis en garde que la comp�tition entre les diff�rentes utilisations des terres va s'accro�tre avec le temps et a sugg�r� que la CLD pourrait �tre utile au traitement de la r�forme des r�glementations r�gissant les biens et services tir�s des terres.

GROUPE DE DISCUSSION SUR LA GESTION DURABLE DES TERRES: Le secr�tariat a introduit le th�me de la gestion durable de l'utilisation des terres, en particulier des eaux des sols et de la v�g�tation, dans les r�gions touch�es.

Mevlut Duzgun, Turquie, a pr�sent� un expos� sur les causes et effets de la d�gradation des terres, sur les exp�riences v�cues par la Turquie dans le traitement du probl�me, et sur les crit�res r�gissant l'utilisation durable des terres et la mise en valeur des sols d�grad�s dans la r�gion Nord M�diterran�e. Il a d�crit les principales causes de la d�gradation dans la r�gion, notamment: la fragilit� de la v�g�tation naturelle; les modes non durables d'utilisation des terres; les pratiques inappropri�es de gestion des eaux et des sols; et le d�boi�sement et les feux forestiers. Il a parl� aussi de la relation entre la mise en valeur des terres et la gestion des bassins versants et a d�crit des principaux outils et m�canismes utilis�s dans la GDT dans son pays: les r�glementations; l'implication des ONG et autres parties prenantes; la mise en valeur des for�ts et la cr�ation de for�ts; les mesures de contr�le de l'�rosion des sols; et l'am�liora�tion des p�turages.

Ram�n Cardoza, Mexique, a signal� que 40% des 200 millions d'hectares de terres de son pays sont d�grad�s. Il a pr�sent� les efforts fournis dans le cadre de la GDT du Mexique, notamment: l'�laboration de 11 programmes f�d�raux; l'organisation de cours de formation pour les communaut�s rurales; l'adoption d'une gestion int�gr�e des bassins versants; la promotion du captage des eaux de pluie; le transfert des bonnes pratiques; l'utilisation des savoirs traditionnels; la production et la distribution d'un manuel de la GDT; et l'int�gration de la GDT dans le programme universitaire. Il a �galement indiqu� que son pays a int�gr� la GDT avec les programmes d'�radication de la pauvret� et de d�veloppement.

Uladzimir Sauchanka, Bi�lorussie, a pr�sent� le programme de six ans mis en place dans son pays pour la restauration et le d�vel�oppement des zones rurales, soulignant la n�cessit� de la planifica�tion et de l'am�nagement du territoire et gardant � l'esprit les int�r�ts de la population, en particulier lorsqu'un changement  fondamental est requis dans la pratique agricole. Il a indiqu� que 21% du territoire bi�lorusse restent inutilisables � cause de l'acci�dent nucl�aire de Tchernobyl, avec 1, 3 million d'�tres humains vivant sur des terres partiellement contamin�es. Il a qualifi� le programme des petits cr�dits du FEM d'outil valide pour aider les communaut�s � �ter les barri�res pos�es � la GDT.

Jack Wilkinson, F�d�ration internationale des producteurs agri�coles (FIPA), a lanc� aux d�l�gu�s un appel �mouvant pour la prise en consid�ration de la marge de profit des agriculteurs en tant que principal moteur de la GDL, et pour l'engagement des agriculteurs dans le processus de r�alisation des changements fondamentaux n�cessaires � introduire dans les pratiques agricoles pour faire face � la d�sertification et aux effets des changements climatiques. Appelant � �davantage de rendement pour chaque goutte d'eau� dans l'agriculture des zones arides, il a accueilli avec satisfaction les nouvelles opportunit�s en perspective, comme les techniques douces et la production des biocombustibles.

D�bat: Le BOTSWANA a soulign� que ce sont plut�t les moyens que la volont� qui font d�faut dans les communaut�s afric�aines pauvres pour entreprendre la mise en valeur des terres, et a demand� des conseils sur la mise en place d'initiatives r�aliste � court terme capables de faire d�marrer la r�habilitation des terres dans chaque r�gion pauvre. Le PAKISTAN a pr�sent� un rapport sur le projet conjoint PNUD/FEM pour la lutte contre la d�sertifica�tion dans son pays � travers l'utilisation de cultures r�sistant � la s�cheresse, la gestion du cheptel, la conservation des eaux et des sols et le reboisement. Le GUATEMALA a soulign� la n�cessit� de politiques harmonis�es entre les institutions environnementales, agricoles et foresti�res. Le BR�SIL a d�clar� que l'accroissement des cultures destin�es � la production des biocombustibles aide au maintien de la stabilit� des prix des produits alimentaires et offre l'occasion d'am�liorer le revenu dans les zones rurales.

Le CHILI a sugg�r� l'existence d'un lien �ventuel entre la mise en valeur des terres et l'inversement du d�clin des taux de pr�cipita�tion, et a propos� que le FIPA int�gre la lutte contre la d�sertifica�tion et la s�cheresse dans ses strat�gies et objectifs � travers, par exemple,  un accord avec la CLD. R�pondant � une question pos�e par la Communaut� europ�enne sur la proportion mondiale d'agri�culteurs parvenant � placer leurs produits sur le march� interna�tional, Wilkinson a d�clar� que l'introduction de r�formes dans le commerce international ne saurait, � elle seule, accro�tre l'acc�s au march�, mais que les probl�mes tels que ceux pos�s dans les domaines du transport et de l'infrastructure doivent �galement �tre trait�s.

La SUISSE a fait observer que les agriculteurs sont les gestion�naires de premi�re ligne des ressources naturelles et a soulign� les liens entre la g�n�ration de revenus de la production agricole, la capacit� des agriculteurs � investir dans les ressources naturelles et la d�sertification.

DANS LES COULOIRS

Dans les all�es de La Rural, plusieurs d�l�gu�s ont �t� entendus �voquant l'appel lanc� le jour d'ouverture de la r�union, par le secr�taire ex�cutif pour faire passer la CLD de la phase de d�termi�nation de la situation � l'action, et faisant remarquer que 10 ann�es de conscientisation, l'�laboration de PAN et l'�tablissement d'OCB ont eu lieu et qu'il est d�sormais temps d'entreprendre un travail de fond pour faire face � la d�gradation des terres �sur le terrain�. Quelques d�l�gu�s en �taient � se demander si la CRIC 5 n'�tait pas, � cet �gard, en train de faire la moiti� du travail seulement. La pl�ni�re a pass� la journ�e � traiter deux domaines d'action strat�giques, que de nombreux d�l�gu�s ont trouv�s tr�s int�res�sants. Certains ont pos� la question de savoir o� on en �tait dans l'examen de la mise en �uvre et si les groupes de discussion n'�taient pas en train de d�vier l'attention loin de la principale t�che du CRIC qui consiste en l'�valuation de la mise en �uvre de la CLD par les parties.

Ce num�ro du Earth Negotiations Bulletinn � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Soledad Aguilar, Andrew Brooke, Alexandra Conliffe et Kunbao Xia. Edition num�rique: �ngeles Estrada. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Edition en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James �Kimo� Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Royaume-Uni (� travers le d�partement du d�veloppement international (DFID), le gouvernement des Etats-Unis d'Am�rique (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d'Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res et la commission europ�enne (DG-ENV) et le minist�re italien de l'environnement et le directorat g�n�ral de l'am�nagement du territoire et de la protection de la nature. Un soutien g�n�ral est accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2007, par: l'Office f�d�ral suisse de l'environnement (FOEN), les minist�re norv�giens des affaires �trang�res et de l'environnement, le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l'environnement, les minist�re su�dois de l'environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res, SWAN International, le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES) et le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise du Earth Negotiations Bulletin est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF, et la version espagnole, par le minist�re espagnole de l'environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-646-536-7556 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du ENB couvrant la CRIC 5 est joignable par courriel � <soledad@iisd.org>.