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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 04 No. 171
Jeudi 4 septembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-6 DE LA CCD:
MERCREDI 3 SEPTEMBRE 2003
Le matin, les délégués ont conclu le
dialogue interactif des ministres. La CdP s'est réuni tout au
long de la journée pour entendre les déclarations des chefs de
délégation, des agences des Nations Unies et des organisations
internationales. Dans la soirée, la CdP a procédé à l'examen
puis à l'adoption des projets de décisions transmis par le CST
et le CRIC. Des consultations officieuses sur le programme et
budget, les Unités Régionales de Coordination (URC), le Groupe
d'Experts Spécial (GES), les synergies, le suivi des réunions
régionale et l'Article 47 du Règlement intérieur, se sont
poursuivies toute la journée et dans la soirée. La Cinquième
Table Ronde des Parlementaires a entamé ses délibérations sur
le rôle des membres des parlements dans la promotion de la CCD
et du développement durable, à l'échelon national.
LE SEGMENT EXTRAORDINAIRE DE HAUT NIVEAU
DIALOGUE INTERACTIF DES MINISTRES:
Pierre Marc Johnson a modéré la séance conclusive du segment
consacré au dialogue interactif des ministres. Plusieurs
orateurs ont souligné l'affirmation, par le SMDD, de la CCD
comme instrument au service de la lutte contre la pauvreté;
les engagements pris par les pays industrialisés dans le cadre
du Consensus de Monterrey, d'accroître les contributions des
donateurs; l'importance des synergies, et l'intégration de la
lutte contre la désertification et la dégradation des terres;
et, l'importance du FEM pour le financement des projets visant
à juguler la désertification et la dégradation des terres. Le
BRESIL a souligné l'importance de la participation de la
société civile dans la lutte contre les inégalités sociales.
Le CANADA a mis en exergue l'importance du financement des
projets réels plutôt que l'investissement dans
l'infrastructure administrative. Le délégué a indiqué que le
financement consacré à la lutte contre désertification et
contre la dégradation des terres, ne pourra augmenter que si
ces dernières deviennent des priorités nationales pour les
pays touchés. La GAMBIE a mis l'accent la perte enregistrée,
en terme de valeur real de l'APD, en raison des conditions
imposées, et a encouragé la normalisation des procédures du
FEM et des agences d'exécution.
LA PLENIERE DE LA CDP
La Présidente Simeón Negrín a ouvert la
Plénière. Elle a invité le Secrétaire Exécutif de la CCD,
Diallo, et Ramón Linares Torres, Vice-ministre cubain de la
Communication, à présenter le timbre commémoratif émis en
l'honneur de la CdP. Le MOZAMBIQUE a déclaré que bon nombre de
pays en développement disposent de capacités trop limitées
pour mettre en œuvre de manière efficace les exigences de la
CCD, et ce, en raison de la faiblesse des ressources humaines,
du manque de capacités institutionnelles et de ressources
financières, et des limites de la participation des
communautés locales et des ONG. La JORDANIE, la CHINE et la
SYRIE ont encouragé le transfert des technologies. La ZAMBIE a
fait état des conditions imposées dans le domaine de l'aide,
et a affirmé que la tentative des donateurs de "punir les
gouvernements" frappe surtout les pauvres. Le délégué de TIMOR
LESTE a indiqué que son pays est en train de mettre en place
des politiques conçues avec la participation des parties
prenantes, et accompagnées de mesures visant à l'amélioration
de la sécurité alimentaire et à la création d'emplois dans les
zones rurales. Le BOTSWANA a exhorté les Parties à approuver
le budget et a invité celles qui n'ont pas encore versé leur
contribution, à le faire. La CHINE et le CHILI ont appelé les
pays industrialisés à fournir au FEM, des ressources nouvelles
et supplémentaires.
L'OUGANDA a affirmé que la CCD offre
l'occasion d'établir une coopération et d'accroître les flux
financiers vers les zones rurales, et a appelé le MM à
intensifier ses efforts visant à aider les pays à obtenir les
co-financements requis. Le TADJIKISTAN, au nom de la
sous-région Asie Centrale, a annoncé l'adoption d'un programme
d'action et sous-régional et d'une Déclaration Ministérielle
sur la désertification et la dégradation des terres. Le
PAKISTAN a indiqué que le MM doit se focaliser sur la
mobilisation des ressources destinées au soutien de la mise en
œuvre de la CCD, et travailler avec les pays industrialisés
pour la mobilisation de fonds provenant de sources telles que
celles des capitaux privés, de l'investissement extérieur
direct, et du financement lié au carbone. Le VANUATU, au nom
des Etats insulaires du Pacifique, a demandé à la CdP-6
d'amender l'Article I de l'Annexe Régionale de Mise en Œuvre
pour l'Asie, de manière à y lire "Asie- Pacifique."
Le GHANA a proposé qu'une aide financière
soit offerte aux pays en développement pour leur permettre de
documenter et de divulguer les connaissances traditionnelles
relatives à la protection de l'environnement. Le FIDA, au nom
du Comité de Facilitation du MM, a indiqué que les
organisations membres se sont engagées: à améliorer leur
soutien financier; à identifier, au moins, deux projets de
pleine collaboration par an; et à intégrer les priorités des
PAN et des PASR dans les stratégies de leur pays et leur
région propre. Le représentant des EMIRATS ARABES UNIS a mis
en relief son soutien en faveur d'une "renaissance agricole
générale."
La FRANCE a souligné l'importance du
travail accompli "sur le terrain" et des activités de
coopération régionale menées dans le cadre des institutions
disponibles. L'ARGENTINE a déclaré qu'une coopération
internationale est indispensable, du moment que les effets de
la pauvreté, de la dégradation environnementale, du
sous-développement et des modes non viables de production et
de consommation, affectent le monde entier. L'IRAN a noté
l'absence de fonds adéquats, de volonté politique et de
technologies appropriées, comme étant les principaux obstacles
entravant la concrétisation des dispositions de la CCD dans
les pays en développement. Au sujet de l'intégration,
l'ALLEMAGNE a indiqué qu'on ne peut attendre des processus de
développement nationaux d'adhérer de manière automatique aux
principes de la CCD. Le délégué à préciser que le processus de
mise en œuvre doit être conduit par les pays eux-mêmes, et a
mis en relief l'importance d'ériger des partenariats à long
terme entre les donateurs et les pays touchés.
Le JAPON a mis en exergue plusieurs
facteurs nécessaires à une mise en œuvre efficace de la CCD,
notamment: la fourniture d'efforts consistants et harmonisés
par les pays Parties, les agences internationales et le
Secrétariat de la CCD; et une gestion transparente, efficace
et rentable, du Secrétariat et du MM. Le délégué des Pays-Bas
a indiqué que la CCD constituerait un cadre important pour la
coopération en matière d'APD, si les politiques et les
programmes nationaux et régionaux pouvaient être fusionnés
avec ceux ayant trait à la biodiversité et au changement
climatique, et si les pays touchés accordaient une priorité à
la lutte contre la dégradation des terres. ISRAËL a mis
l'accent sur l'importance des synergies pour le soutien des
efforts visant à réaliser le développement durable des zones
arides.
L'INDE a mis en exergue la promotion des
femmes, et a encouragé l'adoption de nouveaux modèles de
croissance économique et de développement humain, pour le
soutien de la mise en œuvre de la CCD. Le délégué des BAHAMAS
a indiqué que les agences d'exécution du FEM doivent prendre
en considération les indices de vulnérabilité, dans la
détermination de l'éligibilité à l'aide financière et
technique. La FEDERATION DE RUSSIE a souligné l'importance de
l'Annexe Régionale pour l'Europe Centrale et de l'Est. Mettant
l'accent sur la réhabilitation des habitats, le délégué de la
CONVENTION DE RAMSAR a parlé de la désignation de 26 nouveaux
sites dans des zones semi-arides d'Afrique. L'UICN a déclaré
que la CdP devrait adopter une approche basée sur les
écosystèmes, pour la mise en opération du programme de travail
de la CCD, et a appelé les Parties à traiter de la mise en
œuvre des PAN en même temps que de celles des Stratégies des
Plans d'Action Nationaux relatifs à la Biodiversité, à la
Communication et à l'Adaptation.
CST: L'après-midi, le Président du CST,
Valentini, a introduit les projets de décisions. Les décisions
adoptées sans amendements sont celles portant sur: le fichier
d'experts indépendants (ICCD/ COP(6)/L.7); les systèmes
d'alerte précoces (ICCD/COP(6)/L.8); le recensement et
l'évaluation des réseaux, institutions, agences et organes
disponibles (ICCD/ COP(6)/L.9); l'Evaluation de la Dégradation
des Terres dans les Zones Arides et l'Evaluation du Millénaire
portant sur les Ecosystèmes (ICCD/COP(6)/L.10); le programme
de travail du CST (ICCD/COP(6)/L.11); les repères et les
indicateurs (ICCD/COP(6)/L.12); et les connaissances
traditionnelles (ICCD/COP(6)/L.13). La décision concernant
l'amélioration de l'utilité et de l'efficacité du CST (ICCD/COP(6)/L.14)
a été adoptée moyennant une modification textuelle mineure.
CRIC: Le Président du CRIC, El Ghaouth,
a introduit les projets de décisions. Les Parties ont adopté,
sans amendements, les décisions concernant: la revue générale
des activités du Secrétariat et des progrès accomplis par les
pays touchés Parties, dans la mise en œuvre de la CCD (ICCD/COP(6)/L.2/Rev.1);
la mise en œuvre de la Déclaration sur les engagements en
faveur de l'amélioration des obligations de la CCD (décision
8/COP.4) (ICCD/COP(6)/L.3/ Rev.1); la revue des politiques,
des modalités opérationnelles et des activités du MM (ICCD/COP(6)/L.4/Rev.1);
et, le programme de travail de la CRIC-3 (ICCD/COP(6)/L.6/Rev.1).
Les Parties ont adopté, avec des amendements textuels mineurs,
les décisions concernant: les étapes à venir de la mise en
œuvre de la CCD (ICCD/COP(6)/L.1/Rev.2); et la collaboration
avec le FEM (ICCD/COP(6)/L.5/Rev.2).
ELECTION DU PRESIDENT DU CRIC: La
Pr�sidente Sime�n Negr�n a annonc� que Mohammed Mahmoud Ould
El Ghaouth (Mauritanie) a �t� nomin� pour le poste de nouveau
pr�sident du CRIC, par le Groupe Africain. Le CANADA, au nom
du GEOA, a nomin� Annemarie Watt (Australie). Notant la
pr�sentation de deux candidat et l'absence de consensus, la
Pr�sidente Sime�n Negr�n a suspendu la Pl�ni�re, pour
permettre la conduite de consultations par les groupes
r�gionaux.
LES CONSULTATIONS OFFICIEUSES
PROGRAMME ET BUDGET: Les consultations
officieuses se sont poursuivies tout au long de la journ�e et
jusque tard dans la nuit, les d�l�gu�s parachevant l'examen,
en premi�re lecture, du projet de d�cision soumis par le
Pr�sident. Entre autres sujets contentieux, la r�f�rence au
libell� adapt� tir� de la d�cision de la CDB, notant que les
Parties dont les contributions accusent un retard de plus de
deux ans, qui ne sont pas des PMA, ne recevront pas de
financement de la part du Secr�tariat, pour assister aux
r�unions de la CCD, et seront pas autoris�es � envoyer plus de
deux d�l�gu�s pour assister � ces r�unions. La question de la
hauteur du budget du Secr�tariat est rest�e non r�solue, non
plus.
UNITES REGIONALES DE COORDINATION: Les
n�gociations se sont poursuivies autour du projet de d�cision
composite soumis, dans la matin�e, par le mod�rateur. Elles
ont port� sur les modalit�s d'une �tude de faisabilit�
ind�pendante, � co�t arr�t�, sur la coordination r�gionale,
URC comprises, et sur les diverses contributions requises pour
le traitement de la question, � la CdP-7.
ARTICLES 47 DU REGLEMENT INTERIEUR: Une
nouvelle version officieuse du projet de d�cision a �t�
soumise, avec nombre de Parties exprimant, en l'absence de
consensus, une pr�f�rence pour un vote majoritaire aux deux-tiers,
sur les questions de fond. Les d�l�gu�s ont sugg�r� de
reporter l'examen du libell� de l'Article 47 � la CdP-7.
Plusieurs d�l�gu�s ont propos� que les donn�es ayant trait au
d�bat doivent �tre transmises � la prochaine CdP, pour
faciliter la discussion future.
GROUPE D'EXPERTS SPECIAL: Proc�dures et
m�canismes institutionnels de la mise en �uvre de la CCD
(Article 27): Certains pays en d�veloppement et pays
industrialis�s ont signal� que l'Article 27 n'englobe pas un
m�canisme de mise en conformit� aux obligations, et que les
Parties doivent se focaliser plut�t sur la facilitation de la
mise en �uvre que sur la sanction du non-respect des
obligations. Plusieurs pays industrialis�s ont not� que les
d�l�gu�s doivent �tre attentifs � ne pas dupliquer les travaux
ayant trait � ces m�canismes men�s dans le cadre du CRIC et
celui du GES. Le Pr�sident Javad Amin-Mansour (Iran) a indiqu�
qu'il �laborera un projet de d�cision, et les d�l�gu�s se sont
accord�s sur la poursuite de la discussion de ce sujet, le
jeudi 3 septembre.
Proc�dures d'arbitrage et de conciliation
(Article 28): Un pays industrialis� a not� qu'il n'accepte
pas l'id�e d'un arbitrage obligatoire et a sugg�r� que le
Secr�tariat �labore une compilation des points de vue soumis
par les Parties. Le Pr�sident Amin-Mansour a report� l'examen
de la question au jeudi 3 septembre.
RESULTATS DU SMDD: Le projet de
d�cision concernant les r�sultats du SMDD a �t� approuv�.
SUIVI DES REUNIONS REGIONALES: Le
projet de d�cision qui se r�f�re aux r�unions tenues dans le
cadre des pr�paratifs de la CdP-6, a �t� enti�rement approuv�,
� l'exception des paragraphes crochet�s consacr�s � l'acc�s
des PEID aux ressources financi�res du FEM.
SYNERGIES: Le projet de d�cision qui
traite du renforcement des relations avec diverses conventions
et organisations internationales, a �t� longuement d�battu au
cours de la journ�e. Certaines parties du libell� sont rest�es
entre crochets.
CINQUIEME TABLE RONDE DES PARLEMENTAIRES
La Cinqui�me Table Ronde des Parlementaires
s'est ouverte le matin. Alain Valtat, repr�sentant du
Secr�taire G�n�ral de l'Union Inter-parlementaire, a not� que
la d�sertification, le changement climatique et les autres
questions environnementales continuent � mettre en p�ril la
stabilit� politique, la biodiversit� et les �tre vivants. Le
Secr�taire Ex�cutif de la CCD, Diallo, a not� l'importance de
l'appui des parlementaires pour la mise en �uvre de la CCD,
aux �chelons national et local. Ricardo Alarc�n de Quesada,
Pr�sident de l'Assembl�e National de Cuba, a soulign� la
n�cessit� d'int�grer la participation des communaut�s locales
dans les processus d�cisionnels. Le matin, le d�bat s'est
focalis� sur le r�le des parlementaires dans la promotion
d'une �laboration et d'une mise en application efficace des
politiques n�cessaires � juguler le fl�au de la
d�sertification et � �radiquer la pauvret�, en particulier, �
la lueur du Consensus de Monterrey et des recommandations du
SMDD. L'apr�s-midi, les d�l�gu�s ont d�battu du soutien
pouvant �tre apport� par les membres des parlements, �
l'�chelon national, pour garantir l'�laboration et l'adoption
de l�gislations pertinentes, favorisant une mise en �uvre
efficace des mesures prises dans le cadre des Objectifs de
D�veloppement du Mill�naire.
DANS LES COULOIRS
Un cri de soulagement a �t� entendu lorsque
le groupe restreint officieux charg� de l'examen de "l'Article
47" du R�glement int�rieur (vote aux deux-tiers, ou � majorit�
simple) a d�cid�, une fois de plus, de rel�guer le sujet � la
CdP-7. Certains d�l�gu�s, juristes de formation, ont souhait�
voir le travail de r�daction se poursuivre. Toutefois, le
point de vue qu'on a r�ussi � faire pr�valoir, est que le
sujet, avec les consid�rations politiques qui y sont
impliqu�es, est trop important pour �tre confi� aux experts.
Objet d'un processus r�dactionnel tortueux, la d�cision
concernant les URC, elle aussi, a �t� report�e � la prochaine
CdP. Elle devra passer par une s�rie d'obstacles � soumissions
par les Parties, �tudes de faisabilit�, consultations et
r�unions � avant qu'une nouvelle g�n�ration de n�gociateurs
puissent �tre autoris�e � reprendre le sujet, en 2005.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE DE LA CdP: La CdP se r�unira
de 10h � 13h en Salle 1, pour la seconde ODS consacr�e aux
th�mes de l'agroforesterie et du pastoralisme nomade.
PLENIERE DE LA GC: La Grande Commission
se r�unira de 15h � 18h pour entendre les rapports sur les
progr�s r�alis�s dans les consultations officieuses.
CONSULTATIONS OFFICIEUSES: Des
consultations officieuses sur le programme et budget, les URC,
le Groupe d'Experts Sp�cial, l'Articles 47 du R�glement
int�rieur, le suivi des r�unions r�gionales, les synergies, et
les crit�res de la revue du CRIC, auront lieu tout au long de
la journ�e.
Pour les d�tails, pri�re consulter le Journal
et les �crans d'affichage. |