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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 04 No. 168
Lundi 1er septembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-6 DE LA CCD
VENDREDI 29 AOUT 2003
Les délégués ont tenu des réunions
formelles et informelles, des groupes de contact et une Séance
Ouverte de Dialogue (SOD). Le CST s'est réuni pour terminer
ses travaux sur: la création de groupes d'experts spéciaux, le
programme de travail futur, points divers, l'amélioration de
l'utilité et de l'efficacité du CST, et les connaissances
traditionnelles. La SOD avec les ONG a été consacrée à la
gestion des ressources en eau et ses liens avec la CCD. Dans
la soirée, les délégués se sont réunis au sein du CRIC pour
procéder à l'approbation des projets de décisions et à
l'élection des membres du Bureau adu CRIC, autres que le
Président. Des consultations officieuses autour du programme
et budget et autour des projets de décisions du CRIC se sont
poursuivies tout au long de la journée, et des groupes de
contact ont été tenus, le matin, autour des résultats du SMDD,
puis l'après-midi, autour de la question des Unités Régionales
de Coordination (URC).
LA SEANCE OUVERTE DE DIALOGUE
Le Président de la CdP, Simeón Negrín, a
souhaité la bienvenue aux participants et a introduit le
premier thème de la SOD, consacré à la gestion des ressources
en eau. Le Secrétaire Exécutif de la CCD, Diallo, a déclaré
que la participation de la société civile de manière utile et
efficace est fondamentale pour la réussite de la mise en œuvre
de la CCD. Juan Luis Mérega, de l'organisation argentine, 'Fundación
del Sur', a modéré le dialogue. Il a mis en relief les
principaux aspects de la problématique ayant trait aux
ressources en eau, notamment, la rareté, la pollution,
l'irrégularité de la distribution, la mauvaise gestion, et la
question de privatisation. Il a ensuite introduit les
panélistes devant présenter des études de cas sous le thème
retenu pour la SOD.
Florent Ouedraogo, de l'Association
burkinabé des Volontaires pour le Développement, a parlé d'un
projet pilote d'irrigation à basse pression, visant à traiter
les problèmes de gestion des ressources en eau, en veillant à
l'accroissement des rendements agricoles. Tanvir Arif, de
l'organisation pakistanaise 'SCOPE', a décrit un projet de
collecte des eaux visant à mobiliser les communautés pour une
meilleure gestion des ressources en eau, à s'assurer de la
participation de l'ensemble des parties prenantes, et à
réparer les points d'eau traditionnels.
Clement Ouedraogo, de l'organisation
burkinabé 'Eau Vive', a présenté une étude de cas axée sur les
problèmes rencontrés dans les systèmes d'extraction des eaux
et leur mise en valeur, au Burkina Faso. Il a mis en exergue
la nécessité de maintenir les ressources et les
approvisionnements en eau, et de soutenir les communautés
locales dans la réparation des puits. Patrice Burger, porte-parole
du Groupe de Travail des ONG françaises sur la Désertification,
a déclaré que les ressources en eau sont mal distribuées et
que l'irrigation, l'agriculture, les pressions démographiques
et le tourisme sont en train d'accroître la demande en eau
dans la région méditerranéenne. Mounir Bencharig, de
l'association algérienne 'AREA-ED', a mis en relief
l'importance de la conservation des eaux, des campagnes de
conscientisation, des comités locaux de gestion de l'eau, et,
du traitement et du recyclage des eaux usées pour
l'agriculture, comme autant de mesures mise en place pour la
protection des ressources en eau dans les oasis algériennes.
Paula Duarte, de l'Associação Paraibana dos Amigos da Natureza,
du Brésil, a présenté un projet mené dans le Nord-Ouest du
Brèsil, pour la promotion de l'accès des communautés des zones
semi-arides, à l'eau. La représentante à précisé que le projet
vise au renforcement de la participation de la société civile,
à la promotion des valeurs culturelles locales, et de la
promotion des femmes.
Le Président Simeón Negrín a ensuite invité
les participants à faire part de leurs commentaires sur les
exposés et sur le thème de la séance de dialogue. La FRANCE,
l'OUGANDA et ISRAËL ont souligné la nécessité d'une
coopération entre les pays ayant en partage, de ressources en
eau transfrontalières. La MAURITANIE a mis l'accent sur les
liens entre la CCD et la Convention de Ramsar. Le BURKINA FASO
et le NIGER ont souligné l'importance de l'irrigation
goutte-à-goutte. La SUISSE a plaidé pour l'irrigation
utilisant les eaux usées et pour l'étude des systèmes
traditionnels qui sont intégrés dans différentes cultures. Le
PAKISTAN et l'ITALIE ont mis en relief l'intérêt d'une
coordination plus étroite entre les ONG et les gouvernements.
L'OUGANDA a encouragé l'implication des autorités locales, et
la REPUBLIQUE DOMINICAINE a souligné la participation du
secteur privé et des ONG.
Le KENYA a mis en exergue l'importance d'un
programme appuyant les initiatives communautaires dans le
domaine de l'utilisation durable des eaux des rivières
saisonnières. Le BRESIL a déclaré que les liens entre les
programmes de gestion de l'eau et les programmes de lutte
contre la désertification doivent être traités, dans le
processus de la CCD. Le représentant des 'AMIS DE LA TERRE' a
déclaré que la privatisation de l'eau a mené à la détournement
des ressources en eau des zones rurales vers les zones
urbaines. Au sujet de la disponibilité de l'eau de
consommation, la GAMBIE a souligné l'importance d'une étude
des attitudes et des comportements. Dans sa conclusion, le
Président Simeón Negrín a déclaré que les efforts visant à
l'amélioration de la gestion de l'eau, doivent être impulsés
et a noté la valeur de l'intégration des ONG dans ce processus.
LE CST
REPERES ET INDICATEURS: Le projet de
décision de la CdP concernant les repères et les indicateurs a
été approuvé, moyennant un amendement textuel mineur.
AMELIORATION DE L'UTILITE ET DE
L'EFFICACITE DU CST: L'UE a suggéré de supprimer l'annexe
contenant le plan de travail biennal du Groupe d'Experts (GE),
en raison de la priorité insuffisante accordée aux tâches
listées. Le représentant a proposé que le GE procède à un
classement des tâches par ordre prioritaire, sur la base des
commentaires et des recommandations présentés à la CST-6, et
en fonction de la pertinence des résultats escomptés et des
tâches pour la mise en œuvre de la CCD.
L'ALLEMAGNE a affirmé que les tâches
mentionnées ne reflétaient pas tout à fait les discussions
menées durant la CST-6. Le BRESIL, contré par la BELGIQUE et
l'ALLEMAGNE, a déclaré que les Parties, plutôt que le GE,
doivent procéder au classement des priorités dans les tâches
assignées aux experts. Au sujet de la proposition avancée par
l'UE que le GE applique son plan de travail sur la base d'une
planification financière rationnelle, le Président Valentini a
indiqué que le CST n'a pas pour mandat d'établir le budget,
mais qu'il doit d'abord identifier les priorités avant que la
GC puisse déterminer un budget approprié. David Mouat,
Coordonnateur du Comité de Facilitation du GE, a noté que le
GE a travaillé, et continue de le faire, sans budget, et a mis
en garde les Parties de ne pas réduire la liste des tâches.
L'ITALIE a suggéré que le GE prépare une proposition de
financement, et le NIGER a proposé que le GE prenne contact
avec des donateurs. La FRANCE a noté la nécessité d'optimiser
l'emploi des ressources financières disponibles. Un groupe de
contact a été convoqué pour l'élaboration des priorités
provisoires du plan de travail du GE.
Le projet de décision révisé, englobant les
priorités, a été présenté au CST, dans l'après-midi. Le
représentant des ONG a proposé d'y ajouter un libellé mettant
en relief l'importance de la participation des ONG, et les
délégués ont approuvé son insertion dans le préambule.
L'ARGENTINE, le MAROC, le MEXIQUE et la COLOMBIE ont fait part
de leurs réserves concernant la disposition stipulant que le
GE utilisera l'Anglais uniquement, car cela risque de limiter
la discussion. Les délégués ont accepté de rectifier en
insérant "principalement, l'Anglais." L'OMM a proposé son
inclusion dans la liste des agences internationales avec
lesquelles le GE développerait des synergies. Les délégués ont
accepté la proposition, et le projet de décision a été
approuvé avec les amendements.
CONNAISSANCES TRADITIONNELLES: Le
délégué de SAINTE LUCIE, au nom du GRULAC, a suggéré d'amender
le projet de décision pour inviter les Parties et les
organisations pertinentes à soumettre leurs points de vue, des
études de cas, et les leçons apprises quant à la manière dont
les connaissances traditionnelles peuvent contribuer à
l'objectif de la CCD. Le JAPON a suggéré de fixer une date
butoir pour ces soumissions. Le représentant des ONG a proposé
l'ajout d'un libellé appelant à s'assurer d'une protection
adéquate des droits des détenteurs des connaissances
traditionnels. Le projet de décision a été approuvé tel
qu'amendé.
PROGRAMME DE TRAVAIL FUTUR DU CST: Le
Secrétariat a indiqué que la CST-7 pourrait se focaliser sur
les points ayant trait aux décisions de la CdP-6. Le Président
Valentini a déclaré que le programme de travail futur du CST
doit refléter les thèmes des huit projets de décisions,
uniquement. L'UE a fait observer que les travaux futurs
doivent être basés: sur les meilleures pratiques, sur une
approche intégrée dans le traitement de la dégradation et de
la mise en valeur es terres, et sur les critères pertinents
recommandés.
CREATION DES GROUPES D'EXPERTS SPECIAUX:
Accueillant favorablement la création du GE, l'UE a déclaré
qu'il n'est pas besoin de créer de nouveaux groupes spéciaux,
et les délégués ont approuvé.
POINTS DIVERS: CUBA a suggéré que le
CST examine l'opportunité de tenir, dans le futur, des
r�unions intersessions similaires � celles du CRIC. Le
Secr�tariat a d�clar� qu'il essayera de mobiliser des
ressources � cette fin.
Le Pr�sident Valentini a remerci� les
d�l�gu�s et a cl�tur� le CST � 16:47.
LE CRIC
Au cours de la r�union nocturne du CRIC, le
Pr�sident Ghaouth a not� que les Parties ont men�, tout au
long de la journ�e, des n�gociations informelles qui ont
abouti � des projets de d�cisions consensuels. Les Parties ont
approuv� les projets de d�cisions, moyennant quelques
amendements mineurs et les ont transmis � la CdP pour
adoption. Les projets de d�cisions portaient sur: la revue
g�n�rale des activit�s du Secr�tariat et des progr�s r�alis�s
par les pays touch�s Parties dans la mise en �uvre de la CCD;
la revue des politiques, les modalit�s op�rationnelles et les
activit�s du MM; le programme de travail de la CRIC-3; la mise
en �uvre de la D�claration de Bonn, pour l'am�lioration de la
mise en �uvre des obligations relevant de la CCD; la
collaboration avec le FEM; et les �tapes � venir de la mise en
�uvre de la CCD.
ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU, AUTRES QUE
LE PRESIDENT: L'UE a requis la reconvocation du CRIC apr�s
la Pl�ni�re de la CdP, pour y proc�der � l'�lection du
Pr�sident de la CRIC-3, avant l'�lection des Vice-pr�sidents
du CRIC. Apr�s d�lib�rations, les Parties ont d�cid� d'�lire
les trois Vice-pr�sidents nomin�s: pour le groupe asiatique,
Khaled Al Shara�a (Syrie); pour le GRULAC, V�ctor del Angel
Gonz�lez (Mexique); et pour le Groupe Europe Centrale et de
l'Est, Evgeni Gorshkov (F�d�ration de Russie).
Remerciant les participants pour leur
travail, le Pr�sident El Ghaouth a cl�tur� le CRIC � 0h.07.
LES GROUPES DE CONTACT
RESULTATS DU SMDD: Le groupe de contact
s'est r�uni pour proc�der � une premi�re lecture du projet de
d�cision. Plusieurs amendements ont �t� propos�s, notamment:
l'insertion d'une r�f�rence aux circonstances particuli�res
des petits Etats insulaires en d�veloppement; l'insertion
d'une r�f�rence au traitement de la pauvret� qui "d�coule de
la d�gradation des terres;" suppression de la r�f�rence au "manque
de ressources financi�res substantielles" consacr�es � la mise
en �uvre de la CCD; adjonction d'une r�f�rence � une �action
de promotion, � tous les niveaux� pour le renforcement de la
mise en �uvre; suppression de la r�f�rence aux PAN, en tant
qu'outils "prioritaires"; suppression de la mention de la
n�cessit� pour le Secr�taire Ex�cutif de la CCD de participer
"activement" au suivi des r�sultats du SMDD; et insertion d'un
libell� l'appelant seulement � prendre part aux sessions "pertinentes"
de la CDD. Le libell� portant sur le FEM a �t� plac� entre
crochets, en attendant la d�cision finale du CRIC, sur ce
sujet.
UNITES REGIONALES DE COORDINATION: Le
groupe de contact sur les URC s'est r�uni dans l'apr�s-midi,
pour proc�der � un examen approfondi de la valeur ajout�e
apport�e par les URC. Des points de vues se sont exprim�s sur
le risque de double emploi et d'augmentation des co�ts, qui
pourraient �tre �vit�s si les m�canismes existant sont
employ�s pour remplir les m�mes fonctions. Plusieurs d�l�gu�s
ont argu� que le mandat des URC est diff�rent du champ
d'exercice des organisations sous-r�gionales et r�gionales
existantes, et ont plaid� pour le renforcement des URC
disponibles. Le groupe a requis du Secr�tariat, de plus amples
renseignements sur l'op�ration des trois URC existantes.
LES CONSULTATIONS OFFICIEUSES
PROGRAMME ET BUDGET: Des consultations
officieuses autour de la question du budget se sont
poursuivies tout au long de la journ�e, les d�l�gu�s
participant � une session de questions-r�ponses concernant le
budget du Secr�tariat pour la biennale 2004-5. Les Parties ont
requis du Secr�tariat, l'�laboration de plusieurs sc�narios
budg�taires, y compris ceux consistant en une croissance
r�elle nulle et une croissance nominale nulle, � pr�senter
lundi 1er septembre.
DANS LES COULOIRS I
Au moment o� les d�l�gu�s commen�aient �
planifier leurs sorties du week-end vers les plages
sablonneuses de Santa Maria, au Palacio de Convenciones, les
n�gociations autour de certains sujets, se sont mises �
avancer � une allure d'escargot. Le Secr�tariat se trouve
confront� � des demandes de plus en plus intenses de papiers
explicatifs et d'informations. Le d�bat autour du budget est
au point mort, des sc�narios alternatifs devant �tre produits
et pr�sent�s � la consid�ration des d�l�gu�s, la semaine
prochaine. Heureusement, la d�cision concernant le FEM, apr�s
avoir �t� "en flottaison dans une mer agit�e," a enfin gagn�
la terre ferme. Etrangement, par ce temps m�me, les voiles,
pourtant hautes en couleur, de la proposition concernant les
unit�s r�gionales de coordination, sont en train de baisser.
Le segment de haut niveau dominant les journ�es du lundi,
mardi et mercredi, les dates butoirs fix�es pour la CdP-6 sont
en train d'approcher � la vitesse de l'ouragan Mitch.
DANS LES COULOIRS II
Apr�s la session du CRIC qui s'est prolong�
jusque tard dans la nuit, les d�l�gu�s ont sembl� quelque peu
embrouill�s quant aux s�quences � suivre dans les �lections
des Pr�sidents et des Vice-pr�sidents des organes subsidiaires
de la CCD. Nombre d'observateurs ont not� l'absence de
consultations et de transparence, dans l'�lection des membres
du Bureau du CRIC, avec, au moins un d�l�gu� affirmant que
certaines Parties de la CCD sont en train "d'entretenir une
tradition" et non en train d'appliquer le r�glement int�rieur.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
REUNION DE HAUT NIVEAU: La r�union de
haut niveau aura lieu de 9h45 � 13h30 en Salle 1. La r�union
comprendra une c�r�monie d'ouverture et des allocutions de
chefs d'Etat et de gouvernement, suivies des d�clarations des
groupes r�gionaux et d'int�r�ts, et du repr�sentant de la
communaut� des ONG.
TABLE RONDE: Une table ronde des chefs
d'Etats et de gouvernement aura lieu dans la Salle 3, de
15h:30 � 18h et de 19h � 21h. Les d�l�gu�s y traiteront du
th�me de �La CCD en tant qu'outil au service de la r�alisation
des Objectifs de D�veloppement du Mill�naire, en mati�re
d'�radication de la pauvret�, et de s�curit� alimentaire.� |