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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 04 No. 167
Vendredi 29 Août 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP-6 DE LA CCD
JEUDI 28 AOUT 2003
Les délégués se sont réunis dans des
séances du matin et de l'après-midi de la GC et du CST. Des
consultations officieuses sur le programme et budget et une
réunion du CRIC ont également eu lieu. La GC a procédé à
l'examen: des Unités Régionales de Coordination (URC); de la
promotion et du renforcement des liens avec d'autres
conventions et organisations, institutions et agences
internationales pertinentes; et des procédures ou mécanismes
institutionnels additionnels susceptibles d'aider la CdP dans
l'évaluation régulière de la mise en œuvre de la CCD. Le CST a
délibéré sur la création de groupes spéciaux d'experts et de
son programme de travail futur. Le CRIC a mené une
consultation officieuse pour entamer les négociations autour
de ses projets de décisions.
LE CST
CREATION DE GROUPES SPECIAUX D'EXPERTS:
CUBA a présenté un rapport sur la discussion menée par le
groupe de travail autour de l'entretien et des
caractéristiques du fichier d'experts actuel. Le délégué a
résumé les propositions du groupe concernant le projet de
décision, lequel a englobé: une revue du fichier d'experts;
l'adoption de nouvelles recommandations visant à une
participation plus importante: des communautés locales, des
ONG et d'autres franges de la société civile; la veille sur
l'équilibre de la répartition hommes-femmes et de la
représentation géographique; et l'établissement d'un lien
entre les correspondants nationaux et le Secrétariat de la CCD,
pour l'évaluation périodique du travail des experts. Le NIGER
et l'INDE ont affirmé que le traitement des déséquilibres du
fichier d'experts relève de la responsabilité des Parties. LA
LIGUE DES ETATS ARABES a suggéré que les coordinateurs du CST
devraient s'adosser davantage sur le fichier d'experts. Le
Royaume-Uni a proposé de vérifier l'exactitude de la liste
d'experts actuelle. Le KENYA a signalé que les correspondants
nationaux pourraient apporter leur assistance dans le
traitement des déséquilibres de la répartition homme-femme et
de la représentation géographique. Le représentant de la
communauté des ONG a accueilli favorablement la suggestion du
groupe de travail, d'inclure des experts représentant les ONG,
les communautés locales, les petits agriculteurs et les
femmes, car cela faciliterait la mise en œuvre des projets au
niveau local. Le Président Valentini a requis la formation
d'un groupe restreint pour aider à la rédaction du projet de
décision concernant ce point.
David Mouat, Coordonnateur du Comité de
Facilitation du Groupe d'Experts (GE), a présenté une
proposition portant sur l'accroissement de l'efficacité du GE,
mettant en exergue la nécessité de traiter: des lacunes
constatées dans l'utilisation des résultats disponibles de la
recherche; des liens avec d'autres conventions et
organisations; et des questions du financement et du panier de
travail. La FRANCE, le CANADA, l'ALLEMAGNE, l'ITALIE et la
NORVEGE ont souligné l'importance d'établir des priorités dans
le travail du GE. L'ALLEMAGNE, avec CUBA et la NORVEGE, a
souligné que le travail du GE doit être basé sur les données
scientifiques et technologiques disponibles et que de nouveaux
projets pilotes sont nécessaires. CUBA, avec l'ESPAGNE, a
souligné l'importance d'identifier les voies et moyens
efficaces, à travers lesquels le GE peut accéder aux données
disponibles. La COLOMBIE a suggéré que le GE coopère avec les
groupes d'experts pertinents d'autres processus internationaux.
Le NIGER a souligné l'importance du financement du GE, et la
TUNISIE a suggéré que le GE traite de la question de la
formation des experts.
POINTS DIVERS: Le Président Valentini a
signalé que le groupe de contact sur la question des
connaissances traditionnelles a décidé que le Secrétariat se
charge d'inviter les Parties à faire part de leurs points de
vue sur ce sujet, qui sera examiné à la CdP-7. La COLOMBIE a
suggéré que les communautés indigènes et les organisations
internationales pertinentes soient également invitées à
soumettre leurs vues. Le représentant des ONG a mis en relief
la nécessité de travailler à la mise à jour du fichier
d'experts, notamment des experts locaux, de manière à
permettre la conduite d'une analyse des questions de savoir
quelles connaissances traditionnelles doivent être mises à
jour et quels projets doivent être mis en œuvre. Le Président
Valentini a déclaré que le mandat doit spécifier le besoin
d'une étude des possibilités d'organiser, dans le cadre de la
CCD, un réseau consacré aux connaissances traditionnelles,
sans avoir à traiter du fond du sujet. La BELGIQUE et
l'ALLEMAGNE ont encouragé le GE à fournir des orientations
concernant l'ordre du jour de la CST-7.
FICHIER D'EXPERTS INDEPENDANTS: Le
projet de décision concernant ce sujet, a été approuvé,
moyennant quelques amendements textuels mineurs.
Le projet de décision: Dans ce projet
de décision, la CdP encourage les Parties à réviser et à
mettre à jour le fichier et à y proposer de nouveaux candidats,
pour la réalisation d'une meilleure représentativité de toutes
les disciplines pertinentes et des femmes, et d'une
répartition géographique plus équilibrée des ONG. La CdP
invite également les Parties à présenter au Secrétariat des
rapports sur l'usage qu'elles font du fichier et du CST, à
travers son GE, de manière à permettre une pleine utilisation
du fichier pour la conduite des travaux du GE.
RECENSEMENT ET EVALUATION DES RESEAUX,
INSTITUTIONS, AGENCES ET ORGANES DISPONIBLES: Le projet de
décision concernant ce thème, a été approuvé moyennant
quelques amendements textuels mineurs.
Le projet de décision: Dans ce projet
de décision, la CdP requiert du MM et d'autres agences de
financement, en étroite collaboration avec le Secrétariat de
la CCD, la mobilisation de ressources supplémentaires pour le
recensement, et invite les Parties à apporter des
contributions volontaires. La CdP requiert également du
Secrétariat, de s'engager dans des arrangements contractuels
avec le PNUE, pour la deuxième phase de la mise en œuvre du
recensement.
SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE: Le projet de
décision concernant les systèmes d'alerte précoce, a été
approuvé sans amendement.
Le projet de décision: Dans le projet
de décision, la CdP invite les Parties, en fonction de leurs
capacités financières et techniques, à mener des études
pilotes sur les systèmes d'alerte précoce, en utilisant les
recommandations du groupe spécial. Elle encourage également
les Parties et les organisations internationales à fournir un
soutien technique et financier aux Parties en développement
souhaitant mener de telles études pilotes.
EVALUATION DE LA DEGRADATION DES TERRES
DANS LES ZONES ARIDES ET EVALUATION DU MILLENAIRE PORTANT SUR
LES ECOSYSTEMES: Au sujet de l'implication du fichier
d'experts, l'ALLEMAGNE et le JAPON ont suggéré que le
Secrétariat facilite les liaisons entre le GE et les
Programmes LADA et EM. La COLOMBIE, ISRAËL, le CANADA et les
ETATS-UNIS ont mis en relief l'implication active des experts
figurant dans le fichier dans les deux évaluations.
Le projet de décision: Dans ce projet
de décision, la CdP requiert du Secrétaire Exécutif de la CCD,
d'entreprendre les actions nécessaires pour le renforcement
des liens entre le travail du GE, et celui des Programmes LADA
et EM, et requiert des Programmes LADA et EM: d'impliquer le
fichier d'experts; d'inclure les besoins des Parties, dans
leur travaux futurs; de présenter des rapports sur l'état
d'avancement des travaux, à la CdP-7; et de fournir les
données concernant le rôle du GE et des correspondants dans la
conduite de leurs évaluations.
PROGRAMME DE TRAVAIL DU CST: Les
Parties ont approuvé le projet de décision concernant le
programme de travail du CST, moyennant un amendement mineur.
Le projet de décision: Dans le projet
de décision, la CdP décides que la question prioritaire
traitée par la CST-6, "Dégradation, fragilité et mise en
valeur des terres: Une approche intégrée," doit être examinée
encore à la CST-7. Elle encourage les Parties à soumettre, au
Secrétariat, des rapports sur les études de cas menées
auparavant. La CdP requiert également du Secrétariat, de
faciliter durant la période intersessions, une réunion du
Bureau du CST, consacrée à la revue des décisions prises par
la CdP au sujet du travail du CST, en particulier de la
planification et l'organisation de la CST-7.
LES REPERES ET INDICATEURS: Au sujet du
projet de décision concernant les repères et indicateurs, le
porte-parole du Comité Inter-étatique Permanent pour la Lutte
contre la Sécheresse dans le Sahel a parlé de la collaboration
du CILSS avec l'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) dans
l'élaboration des repères et indicateurs, et a souhaité voir
cela reflété dans le projet de décision. Les Parties ont
ensuite débattu du point de savoir si dans la référence à
l'élaboration, à l'essai et à l'utilisation des repères et
indicateurs appropriés, l'accent devrait être placé sur les "indicateurs
d'impact," en particulier ou sur les "indicateurs" de manière
générale. Les Parties ont finalement décidé de faire référence
aux "indicateurs d'impact de la CCD." Au sujet des
contributions technique, scientifiques et financières devant
être apportées aux initiatives entreprises par les pays en
développement Parties, les délégués se sont accordés sur un
libellé invitant: les Parties, les organisations
internationales et les entités privées et publiques
intéressées, à apporter leurs contributions. Le Pr�sident
Valentini a signal� que deux paragraphes additionnels ont �t�
propos�s, et les Parties ont d�cid� de les examiner le
vendredi 29 ao�t.
LA GC
LES UNITES REGIONALES DE COORDINATION:
La TUNISIE, le CHILI, avec plusieurs autres Etats, ont
accueilli favorablement les propositions des URC. L'UE a
apport� son appui � la coordination r�gionale, soulignant
toutefois la n�cessit� d'�viter la duplication des efforts. La
CHINE, avec la SYRIE, le PAKISTAN et d'autres d�l�gations, ont
plaid� pour un renforcement des URC disponibles. Le MEXIQUE,
l'OUGANDA, les ETATS-UNIS, le CANADA et le GROUPE ASIATIQUE
ont soulign� le besoin de d�finir clairement le cahier des
charges des URC. Le NIGER a sugg�r� d'�tablir des URC dans
toutes les r�gions, et l'UKRAINE a �voqu� les fonctions
�ventuelles d'une unit� de coordination en Europe Centrale et
de l'Est. Plusieurs d�l�gations ont requis un d�lai pour
l'�tude de la question des URC.
LES LIENS AVEC D'AUTRES CONVENTIONS ET
ORGANISATIONS INTERNATIONALES PERTINENTES: L'UE a rappel�
aux Parties, les diff�rents mandats des trois conventions de
Rio et la n�cessit� d'�viter la duplication des travaux. Le
d�l�gu� a sugg�r� de se focaliser sur les for�ts et sur les
�cosyst�mes forestiers, � titre de th�me commun. La ZAMBIE a
propos� d'impliquer la FAO, et la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO a sugg�r� d'�tablir un groupe sp�cial charg� de la
d�termination des projets en conformit� avec les conditions
requises en mati�re de synergie. Le Secr�tariat de la CDB a
donn� un aper�u sur les activit�s actuelles de la Convention
dans les zones arides et sub-humides.
PROCEDURES OU MECANISMES ADDITIONNELS POUR
AIDER A L'EVALUATION DE LA MISE EN �UVRE: L'UE a accueilli
favorablement le papier pertinent du Secr�tariat et les
suggestions qui y sont pr�sent�es concernant les crit�res
devant r�gir la revue du CRIC � la CdP-7, et a affirm� que ces
derni�res constituaient une bonne plate-forme de travail. Le
d�l�gu� a demand� au Secr�tariat de produire un projet de
d�cision concernant les crit�res. Le CANADA a d�clar� �tre
largement d'accord avec crit�res sugg�r�s.
LES REUNIONS OFFICIEUSES
PROGRAMME ET BUDGET: Le Secr�tariat et
le MM ont r�pondu aux questions soulev�es par l'UE et le
Groupe JUSSCANNZ au cours de la pl�ni�re de la GC, mardi 26
ao�t. Leurs r�ponses ont trait�, entre autres, des
contributions volontaires, de l'�chelle des contributions, du
capital en r�serve, de l'augmentation des effectifs, des co�ts
du programme d'appui, des fluctuations mon�taires, des URC, et
des recommandations du rapport d'audit. Au sujet des arri�r�s
des contributions, le Secr�tariat a not� que plus de 100
Parties ne se sont pas encore acquitt� de toutes leurs
obligations. Plusieurs Parties ont pr�sent� des d�clarations
d'ordre g�n�ral soulignant la n�cessit� d'un Secr�tariat et
d'un programme de travail, efficaces et abordables, et
d'�viter la duplication entre les activit�s de la CCD et du
MM. Un groupe de Parties a not� qu'il soumettra un projet de
d�cision requ�rant du Secr�tariat, l'ouverture d'un d�bat sur
la possibilit� de modifier la d�nomination de la devise
utilis�e dans le budget du Secr�tariat.
LE CRIC: Les Parties se sont r�unis
pour proc�der � l'examen, paragraphe par paragraphe, du projet
de d�cision concernant les �tapes � venir de la mise en �uvre
de la CCD. Les d�l�gu�s ont propos� des amendements, et ont
d�battu des paragraphes crochet�s contenant des r�f�rences au
FEM, jusqu'� parvenir � une d�cision finale concernant le r�le
du FEM en tant que m�canisme de financement de la CCD. Les
n�gociations se sont poursuivies jusqu'� une heure tardive de
la nuit.
DANS LES COULOIRS
Comme on s'y attendait, les consultations
officieuses et les r�ponses apport�es par le Secr�tariat aux
questions des Parties sur le programme et budget, ont �t�
accueilli avec un enthousiasme comparable � celui qui l'on
voit se manifester souvent dans les premi�res rang�es
entourant un ring de boxe. Pour certains observateurs, le sens
"d'incursion dans le budget," n'est pas sans rappeler "les
auditions de McCarthy," certains pays exprimant des positions
qui ressemblent � des tactiques "de terre br�l�e". Il y a
�galement un scepticisme salutaire � l'�gard des propositions
de changer la d�nomination mon�taire du budget, et confusion
grandissante � l'endroit des pr�c�dents mentionn�s, relatifs
aux diverses conventions et organisations au sein du syst�me
des Nations Unies, qui ont quitt� le dollar am�ricain pour
d'autres devises ou qui ont adopt� des �chelles d'estimation
pour faire face aux fluctuations mon�taires.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SESSION DE DIALOGUE OUVERT: La session de
dialogue ouvert entre les ONG et les gouvernements aura lieu
dans la Salle 1, de 10h � 13h.
CST: Le CST se r�unira de 10h � 11h,
dans la Salle 4, pour conclure ses travaux et parachever les
projets de d�cisions concernant les rep�res et les indicateurs,
et les connaissances traditionnelles.
CRIC: Le CRIC se r�unira dans la Salle 1,
de 15h � 18h, pour compl�ter ses travaux et pour approuver les
projets de d�cisions.
PLENIERE DE LA CdP: La Pl�ni�re de la CdP
se d�roulera dans la Salle 1, tout de suite apr�s le CRIC,
pour l'adoption des rapports du CST et du CRIC.
GROUPES DE CONTACT: Le groupe de
contact sur les r�sultats du SMDD se r�unira de 10h � 13h et
de 15h � 18h. Le groupe se penchera sur la question des URC.
CONSULTATIONS OFFICIEUSES: Les
consultations officieuses autour du programme et budget,
auront lieu de 10h � 13h et de 15h � 18h. Les consultations
officieuses du CRIC autour des projets de d�cisions, auront
lieu de 10h � 13h. |