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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 04 No. 166
Jeudi 28 août 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP-6 DE LA CCD
MERCREDI 27 AOUT 2003
Les délégués se sont réunis, matin et
après-midi, en séances du CRIC et du CST, et l'après-midi en
sessions de la CdP et de la GC. Le CST a délibéré sur: les
connaissances traditionnelles, les repères et les indicateurs,
les systèmes d'alerte précoce, l'Evaluation de la Dégradation
des Terres dans les Zones Arides (LADA) et l'Evaluation du
Millénaire portant sur les Ecosystèmes (EM), ainsi que sur les
questions prioritaires figurant dans le programme de travail
du CST. Le CRIC s'est penché sur le Mécanisme mondial (MM) et
sur l'évaluation des données ayant trait à la question du
financement de la mise en œuvre de la CCD par les agences et
institutions multilatérales. La GC a planché sur les résultats
du SMDD et sur l'Article 47 du Règlement intérieur. La CdP a
procédé, au cours d'une brève réunion, à l'élection des
membres du Bureau issus du Groupe Europe de l'ouest et Autres
pays.
LE CST
Au sujet du Bureau du CST, le Président
Valentini a annoncé la démission du Vice-président Hassane
(Niger) et les Parties ont élu Rigondja Georges (Gabon),
nouveau Vice-président du Groupe africain.
LES CONNAISSANCES TRADITIONNELLES:
L'ITALIE a donné un aperçu sur sa proposition révisée ayant
trait à la question du réseau d'institutions, organes et
experts en matière de connaissances traditionnels. Le BRESIL,
au nom du G-77/ CHINE, avec le CHILI, au nom du GRULAC, et le
Canada, a requis que l'examen de ce point de l'ordre du jour
soit déféré en raison de la publication tardive du texte de la
proposition. La COLOMBIE, appuyée par le BRESIL et CUBA, a
fait objection à la considération de la proposition, sans
l'examen des questions du consentement préalable en
connaissance de cause, et de la participation des communautés
indigènes et locales. Le délégué a mis en exergue le besoin:
d'examiner les systèmes de protection des connaissances
traditionnelles; d'harmoniser les efforts de la CCD avec ceux
entrepris dans le cadre de l'OMC et de la CDB; et de
déterminer le genre de données à insérer dans le réseau. Un
représentant de la communauté des ONG a appelé les délégués à
agir promptement, compte tenu de la rapidité des pertes
enregistrées dans le domaine des connaissances traditionnelles.
Le délégué de SAINTE LUCIE a souligné la nécessité d'une
participation des détenteurs des connaissances traditionnelles
dans ce débat. L'ITALIE a précisé que sa proposition présente
une liste d'activités possibles, à partir de laquelle les pays
pourraient sélectionner les initiatives qui leur semblent les
plus appropriées pour accroître l'utilisation et le profit
tiré des connaissances traditionnelles. Les délégués ont
décidé d'établir un groupe chargé d'élaborer "une feuille de
route" pour le traitement de la question des connaissances
traditionnelles.
LES REPERES ET LES INDICATEURS:
L'OBSERVATOIRE DU SAHARA ET DU SAHEL (OSS) a présenté son
rapport concernant les systèmes de suivi et d'évaluation.
Plusieurs Parties ont présenté des rapports sur leurs efforts
nationaux dans le domaine de l'élaboration des repères et des
indicateurs. La CHINE et CUBA ont souligné l'importance
d'avoir des indicateurs pratiques et harmonisés, et SAINTE
LUCIE a mis l'accent sur les besoins des petits Etats
insulaires en développement. L'EGYPTE a proposé
l'établissement d'un groupe restreint pour le traitement de la
question des repères et indicateurs. Un représentant de la
communauté des ONG a appelé les Parties à élaborer des repères
permettant de mesurer la participation, et a suggéré une
implication des ONG dans la conception des repères et
indicateurs. Le Secrétariat a expliqué les règles régissant la
soumission des contributions futures apportées par les
Parties, et a tracé les grandes lignes du contenu de
l'éventuel projet de décision de la CdP-6. Le Président
Valentini a fait référence à la valeur ajoutée et à la
visibilité offertes à la CCD, par le travail accompli sur la
question des repères et indicateurs. Il a souligné la
nécessité d'un mécanisme permettant la facilitation des
échanges d'expériences entre les Parties. Il a indiqué que le
Groupe d'Experts poursuivra le traitement de la question, dans
le cadre de son programme de travail.
LES SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE: Kazuhiko
Takeuchi, Président du Groupe Spécial chargé de la question
des systèmes d'alerte précoce, a noté qu'il n'existe pas de
systèmes d'alerte précoce à long terme pour la désertification.
Il a fait également observer que les systèmes d'alerte précoce
à court terme disponibles aux niveaux national et régional,
sont insuffisants. Le Président Valentini a appelé les Parties
et les correspondants nationaux à adopter une approche
intégrée dans le développement des systèmes d'alerte précoce à
long terme. Le CANADA a souligné les interconnexions entre les
indicateurs de la désertification et les systèmes d'alerte
précoce à long terme. La NORVEGE a souligné le besoin de
développer, pour les niveaux national et local, des systèmes
d'alerte précoce à court terme, fondés sur les connaissances
locales. Réagissant à une requête, Kazuhiko Takeuchi a suggéré
d'utiliser les systèmes d'alerte précoce existants pour
développer des systèmes d'alerte précoce efficaces du point de
vue coût, pour la désertification.
L'EVALUATION DE LA DEGRADATION DES TERRES
DANS LES ZONES ARIDES ET L'EVALUATION DU MILLENAIRE PORTANT
SUR LES ECOSYSTEMES: Le représentant de l'EM a présenté un
rapport sur l'état d'avancement de ses travaux, et a répondu
aux questions des Parties concernant: l'implication des pays
dans l'évaluation; la nomination d'experts; l'élaboration des
indicateurs et des repères par le ME; l'utilisation des
connaissances traditionnelles; et les liens avec l'Evaluation
de la Dégradation des Terres dans les Zones Arides (LADA). La
FAO a présenté un rapport sur les activités et les
accomplissements de LADA.
LE PROGRAMME DE TRAVAIL DU CST:
Plusieurs Parties ont fait part de leur soutien en faveur
d'une approche intégrant les bonnes pratiques et la recherche
dans les domaines de la dégradation des terres, de la
vulnérabilité et de la mise en valeur. L'ALLEMAGNE et la
SUISSE ont suggéré que les Parties examinent les projets
existants qui ont adopté une approche intégrée, et identifient
la manière dont ils abordent la problématique de la
désertification.
LE CRIC
LE MECANISME MONDIAL: Le Directeur
Général du MM, Per Rydén, a parlé du rapport d'évaluation des
activités du MM, mettant en relief deux revues entreprises au
sein du MM et la finalisation de son plan de travail. Il a
donné un aperçu sur les recommandations dégagées des
évaluations et sur les leçons apprises, mentionnant
l'intégration et l'édification de partenariats comme étant les
deux piliers de sa stratégie opérationnelle. Il a encouragé
l'amélioration de la collaboration avec le Comité de
Facilitation et le suivi des flux de ressources, versées au
profit de la CCD. Pierre Marc Johnson, Chef de l'équipe
d'évaluation indépendante du Secrétariat, a mis en exergue les
défis posés au MM dans les domaine de l'offre et de la demande.
De nombreuses Parties ont félicité le MM
pour la contribution apportée à la mise en œuvre de la CCD. Le
VIET-NAM a évoqué quelques insuffisances du MM, notamment, la
limitation du nombre de ses effectifs et l'absence de système
de suivi de ses activités. Avec l'ALGERIE, la représentante a
recommandé que le MM identifie et mobilise de nouvelles
ressources financières en provenance du secteur privé. La
NORVEGE a noté que la lutte contre la désertification doit
être érigée en priorité nationale si l'on veut que les
donateurs y apportent un soutien financier. Avec le CANADA, le
délégué a affirmé que le plan de travail reflétait les
recommandations issues des évaluations. Le KENYA a souligné
que le MM devrait travailler en étroite collaboration avec
d'autres agences, sur l'aspect demande. L'OUGANDA a encouragé
le co-financement. HAITI a indiqué être en faveur de
l'implication du MM dans la mobilisation des institutions
nationales traitant de la lutte contre la dégradation des
ressources naturelles et de l'éradication de la pauvreté.
Le G-77/CHINE a encouragé la CdP à établir,
pour le MM, un mandat avec des priorités claires. Un
représentant de la communauté des ONG a appelé à
l'amélioration de la participation des ONG dans les activités
du MM. L'ETHIOPIE a appelé à un accroissement des réponses de
base communautaire. La TANZANIE a noté que le MM doit traiter
des questions ayant trait aux communautés rurales. L'AFRIQUE
DU SUD a recommandé un renforcement du soutien en faveur du
NEPAD. CUBA a souligné l'importance des connaissances
traditionnelles et a suggéré l'établissement d'une
coordination étroite entre le MM et le Secrétariat de la CCD.
La CHINE a soulevé un certain nombre de questions ayant trait
au MM, portant notamment sur la composition des effectifs et
sur les coûts administratifs. Notant l'importance des
recommandations du rapport, le délégué a demandé s'il est
prévu que la prochaine CdP se pencherait dessus.
Plusieurs délégués ont accueilli
favorablement le nouveau programme opérationnel du FEM et ont
noté que de nouveaux fonds doivent être mobilisés avec ceux
destinés aux MM. Le MALI a noté que le FEM doit être une
source complémentaire pour le MM. Le CHILI, au nom de
l'Argentine, de la Bolivie, du Chili, de l'Equateur et du
Pérou, a requis du Secrétariat de la CCD et du FEM, le
renforcement de la coordination dans le domaine de la
mobilisation des ressources. Le TCHAD a appelé les donateurs à
accroître leurs contributions au MM. Le délégué des ETATS-UNIS
a souligné le besoin d'élaborer des critères et des
indicateurs de suivi de la mise en �uvre de la CCD. Le BURKINA
FASO a d�clar� que la mise en application des PAN doit �tre
renforc�e. L'INDE et l'ARABIE SAOUDITE ont sugg�r� que le MM
apporte son soutien � la r�vision des PAN. Le SENEGAL a
propos� que le mandat du MM prenne en ligne de compte les
d�cisions du CRIC. Le PAKISTAN a encourag� le MM � �largir ses
activit�s � la s�cheresse, � la gestion de l'eau, et �
l'agriculture dans les zones arides.
En r�ponses � certains commentaires, Per
Ryd�n a soulign� les r�les compl�mentaires du MM et du FEM, et
a indiqu� que le Comit� de Facilitation traitera du r�le des
ONG dans le MM. Pierre Marc Johnson a �voqu� deux d�fis
pos�s au MM: Accro�tre le flux en provenance de l'APD, et
faciliter l'�mergence de politiques impliquant les minist�res
du plan, des finances et de l'agriculture.
EVALUATION DES DONNEES CONCERNANT LE
FINANCEMENT DE LA MISE EN �UVRE DE LA CCD PAR LES AGENCES ET
LES INSTITUTIONS MULTILATERALES: Le BURUNDI et le NIGERIA
ont exhort� les Parties � avaliser le FEM comme m�canisme de
financement de la CCD. Le SWAZILAND a appel� les partenaires
de la CCD � veiller � ce que des ressources ad�quates soient
mises � disposition du FEM. Le ZIMBABWE a propos� que le CRIC
fournisse des orientations � la consultation entre le
Secr�tariat et le FEM. Le MEXIQUE et la REPUBLIQUE DOMINICAINE
ont soulign� la n�cessit� de se focaliser sur le mandat du FEM
et son interaction avec le MM. Le G-77/CHINE a indiqu� que le
FEM pourrait jouer un r�le dans l'aide devant �tre apport�e
aux Pays dans l'�laboration de leurs PAN. L'IRAN a not� que le
m�morandum d'entente devant �tre conclu entre la CCD et le FEM
doit comprendre un calendrier et des estimations budg�taires.
Le PAKISTAN a recommand� l'�tablissement de crit�res pour le
financement du FEM, qui doit se focaliser, entre autres, sur
les m�ga-projets ayant pour base les PAN. CUBA a
encourag� davantage de synergies entre les conventions, aux
fins de compl�menter les actions pertinentes � la lutte contre
la d�sertification.
LA PLENIERE DE LA CDP
La CDP a �lu Anne Marie Skjold (Norv�ge) et
Jozef Buys (Belgique) en tant que Vice-pr�sidents de la CdP-6,
pour le Groupe Europe de l'Ouest et Autres Pays. Le Pr�sident
s'est f�licit� de l'accession de la F�d�ration de Russie � la
CCD, qui a pris effet � partir du 27 ao�t 2003.
LA GC
LES RESULTATS DU SMDD: Le G-77/CHINE a
sugg�r� la r�alisation d'une synergie efficace entre les
Secr�tariats de la CCD et de la Commission du D�veloppement
Durable (CDD), et l'ouverture d'un dialogue pour pr�parer le
d�bat autour de la d�sertification, pr�vu dans le cycle de
travail de la CDD pour 2008-2009. L'UE a soulign� que le
travail r�alis� dans le cadre de la CCD doit prendre en ligne
de compte les conclusions du SMDD et de la D�claration du
Mill�naire. Le GROUPE AFRICAIN a not� la reconnaissance par le
SMDD, du r�le de la CCD dans la lutte contre la pauvret� et
dans la promotion du d�veloppement durable. Le GRULAC a appel�
� une focalisation sur les questions de l'eau.
L'ARTICLE 47 DU REGLEMENT INTERIEUR:
L'UE a propos� de reporter la discussion de ce point de
l'ordre du jour, � la CdP-7, compte tenu du fait que la
question des r�gles du vote est encore en suspens dans les
divers fora internationaux. Les ETATS-UNIS et l'IRAN ont
demand� un ajournement de la discussion en attendant l'arriv�e
de leurs experts juridiques.
DANS LES COULOIRS I
Apparemment, les ministres de l'UE et de
nombre d'autres pays vont rater l'avion en partance vers La
Havane, cette fois. La CCD jouira tout de m�me de l'aval
confortable de 115 ministres ayant d�j� confirm� leur
participation � la CdP-6. Certains observateurs estiment,
cependant, que: donner priorit� � une prise de position
politique sur des questions d'ordre bilat�ral au lieu de
marquer son engagement en faveur d'un instrument multilat�ral
d'importance capitale, risque de cr�er un pr�c�dent malhabile
pour le futur.
DANS LES COULOIRS II
Les discussions au sein du CST ont gagn� en
intensit�, durant l'examen de la proposition avanc�e par
l'Italie, de cr�er un r�seau consacr� aux connaissances
traditionnelles. Certains d�l�gu�s avaient d�j� fait part,
dans les couloirs humides du Palacio de Convenciones, de leurs
r�serves concernant l'examen de cette proposition, compte tenu
de sa publication tardive. Les conditions de vie plus
favorables � l'int�rieur de la Salle 4, n'ont pas emp�ch�
nombre de pays en d�veloppement de faire, ouvertement,
objection � la proposition, en raison du fait qu'elle ne parle
pas des droits de propri�t� intellectuelle des d�tenteurs des
connaissances traditionnelles. Selon un participant, le groupe
officieux charg� de d�finir une "feuille de route" pour ce
point de l'ordre du jour, a d�cid� de reporter le d�bat � la
CdP-7, lorsque les points de vue des diverses Parties sur ce
sujet auront �t� soumis.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
CRIC: Le CRIC tiendra, de 15h � 18h
puis de 19h � 22h, des r�unions officieuses consacr�es �
l'examen des projets de d�cision de la CdP.
CST: Le CST se r�unira de 10h � 13h et
de 15h � 18h, pour �laborer son rapport et examiner les
projets de d�cisions devant �tre adopt�es par la CdP.
GROUPES DE CONTACT: Le groupe de
contact sur le budget programmatique de la biennale 2004-5, et
le groupe charg� de l'examen des r�sultats du SMDD se
r�uniront aujourd'hui.
Pour en savoir davantage, pri�re consulter
l'�cran des annonces et le Journal. |