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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 04 No. 165
Mercredi 27 Août 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-6 DE LA CCD
MARDI 26 AOUT 2003
Les délégués près de la CdP-6 ont tenu des
séances de travail le matin et l'après-midi et ont commencé
leurs délibérations au sein de la Grande Commission (GC), du
Comité de la Science et de la Technologie (CST) et du Comité
chargé de l'examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC).
La Plénière du matin a entendu les déclarations d'un certain
nombre de Parties, d'agences des Nations Unies et
d'organisations observatrices, puis, a été suivi par
l'ouverture de la GC, durant laquelle le budget programmatique
a été examiné. Le CST s'est réuni matin et après-midi pour
traiter des questions du fichier d'experts indépendants, du
recensement et de l'évaluation des réseaux disponibles, et de
l'amélioration de l'utilité et de l'efficacité du CST. Le CRIC
s'est réuni l'après-midi pour adopter l'organisation des
travaux, examiner le rapport de la CRIC-1, et entamer la
première lecture des projets de décisions.
LA PLENIERE DE LA CDP
Le MAROC, au nom du G-77/CHINE, a souligné
l'importance des unités de coordination régionale dans l'aide
apportée à la mise en œuvre de la CCD, et l'offre du FEM de
devenir l'un des mécanismes de financement de la CCD. Le
délégué a encouragé le renouvellement du soutien apporté par
les partenaires du Mécanisme mondial. L'ITALIE, au nom de l'UE,
a noté que la CCD est un outil important pour aider à la
réalisation des objectifs de la Déclaration du Millénaire.
Notant que le budget du Secrétariat de la CCD ne saurait être
exempté de la "réalité de la situation financière à laquelle
le monde se trouve confronté," il a affirmé qu'il est besoin
de plus de transparence, d'une justification de toutes les
dépenses, et davantage de renseignements concernant les
sources de revenu et l'épargne du Secrétariat. L'ARMENIE, au
nom du Groupe Europe Centrale et de l'Est, a souligné
l'importance de la mise en œuvre de la CCD à travers une
coopération régionale et sous-régionale. Le délégué a affirmé
qu'aucun pays n'est à l'abri du processus de désertification
naturel, et a appelé la CdP-6 à faire "une contribution
séminale" à la cause commune de la lutte contre la
désertification.
La SYRIE, au nom du Groupe des pays
asiatiques, a qualifié la désignation du FEM comme mécanisme
de financement de la CCD, de tournant décisif pour la mise en
œuvre de la Convention. Le SWAZILAND, au nom du Groupe des
pays africains, a déclaré que la revue des politiques et des
activités du MM doit aboutir à une institution renouvelée,
orientée vers l'action concrète. Le CHILI, au nom du Groupe
Amérique Latine et Caraïbes, a souligné l'importance du
traitement du problème de la dégradation des terres dans les
petits Etats insulaires en développement et a fait part de son
espoir de voir le FEM s'avérer un mécanisme efficace dans le
soutien de la mise en œuvre de la CCD. L'UNESCO a parlé de son
travail visant à promouvoir les programmes de renforcement des
capacités et d'éducation environnementale. La FAO a mis en
relief la lutte contre la dégradation des terres comme étant
une condition préalable à l'accroissement de la sécurité
alimentaire. Le PNUD a qualifié la CCD d'outil important pour
la concrétisation des objectifs de la Déclaration du
Millénaire, ayant trait à l'allégement de la pauvreté, à
l'éradication de la faim et à la réalisation d'un
développement écologiquement durable. Le PROGRAMME ALIMENTAIRE
MONDIAL a souligné l'importance de l'amélioration de la
sécurité alimentaire et des moyens de subsistances des
populations des zones dégradées. Le représentant de la
communauté des ONG a suggéré que les dépenses militaires des
Parties soient canalisées vers un Fonds onusien, et qu'une
taxe sur les transactions financières internationales soit
établie.
LA GC
PROGRAMME ET BUDGET: Le Président
Ositadinma Anaedu (Nigeria) a ouvert la première réunion de la
GC. Le CANADA, en sa qualité de président sortant du JUSSCANNZ,
a identifié un certain nombre de questions et de demandes
d'informations concernant le budget biennal, et a souhaité,
entre autres, voir le Secrétariat fournir un tableau mis à
jour, illustrant l'état des contributions et l'échelle
indicative de ces contributions, ainsi qu'un plan
organisationnel, reflétant les liens institutionnels entre les
six bureaux décentralisés et le siège du Secrétariat. Au sujet
des réserves et des charges opérationnelles, le délégué a
indiqué que les données fournies dans le document du budget ne
sont pas claires, et que l'information fournie concernant les
coûts du MM est incomplète. Il a affirmé qu'à moins que ces
questions soient éclaircies, le Groupe ne sera pas en mesure
de commencer la discussion du budget. Le G-77/CHINE a souligné
que le principe directeur doit être le point de savoir comment
rendre le travail du Secrétariat plus efficace.
L'UE a déclaré que le budget doit être basé
sur quatre grands critères: facilitation de la mise en œuvre
de la CCD; caractère abordable de l'action; cohérence avec les
décisions du CRIC et du CST; et, transparence et clarté. Le
délégué a affirmé que la proposition budgétaire ne répondait
pas à ces conditions et qu'elle ne pouvait servir de plate-forme
à des négociations fructueuses. Il a fait part de sa déception
que les décisions de la CdP-5 concernant la réforme budgétaire,
n'aient pas été "pleinement respectées." Il a proposé que la
CdP-6 demande au Secrétariat d'investiguer les avantages et
les implications institutionnelles de l'adoption de l'Euro
comme monnaie du budget. La MAURITANIE a déclaré qu'une
augmentation du budget et un renforcement des effectifs sont
nécessaires à une mise en œuvre solide de la CCD. La NORVEGE,
en sa qualité de Président en exercice du Groupe JUSSCANNZ, a
fait part d'un certain scepticisme à l'égard de l'augmentation
budgétaire en question et a identifié le besoin de s'assurer
d'une définition claire et de l'efficacité des rôles des
différents organes de la CCD. Le Président Anaedu a annoncé
qu'il présidera un groupe de contact group sur les résultats
du SMDD et autres sujets, et que John Ashe (Antigua et
Barbuda) présidera un groupe de contact sur le budget
programmatique.
LE CST
OUVERTURE DE LA SESSION: Le Président
Riccardo Valentini (Italie) a ouvert la première session du
CST. Il a souligné que le CST se doit de produire un avis
politique et apporté une contribution décisive à la mise en
œuvre de la CCD. Il a affirmé que le CST a un rôle important à
jouer dans l'accroissement des synergies entre la CCD, la
Convention-cadre sur les changements climatiques et la
Convention sur la Diversité Biologique, lui suggérant de
s'inspirer des aspects pertinents des autres conventions pour
améliorer son ordre du jour.
ELECTION DES VICE-PRESIDENTS: Les
délégués ont élu les Vice-présidents suivants: pour le Groupe
africain, Moussa Hassane (Niger) a été réélu; pour le Groupe
asiatique, Sopon Chomchan (Thaïlande); pour le Groupe Europe
Centrale et de l'Est, Pavol Bielek (Slovaque); et pour le
Groupe Amérique Latine et Caraïbes, Julio Roberto Cucurriche
Gómez (Guatemala). Pavol Bielek a été élu Rapporteur.
ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR ET ORGANISATION
DES TRAVAUX: La COLOMBIE et le BRESIL a suggéré de déférer
à la CdP-7, l'examen du point de l'ordre du jour, consacré aux
savoirs traditionnels. Le Secrétariat a précisé que ce point
est un point permanent de l'ordre du jour. L'ordre du jour et
l'organisation des travaux (ICCD/ COP(6)/CST/1) a été adopté
sans amendement.
FICHIER D'EXPERTS INDEPENDANTS: Le
Secrétariat a introduit le fichier d'experts, et a encouragé
une représentation plus importante dans certaines disciplines,
telles que la science politique, l'anthropologie et la
sociologie. Les Participants ont requis des éclaircissements
sur la manière dont le fichier est utilisé, les voies et
moyens d'accroître la participation des ONG, la mise à jour
des détails concernant les experts, et l'amélioration de
l'équilibre de la répartition hommes-femmes. Les délégués se
sont accordés sur l'établissement d'un groupe chargé de
l'examen de ces questions, et de présenter un rapport au CST,
le mercredi 27 août.
RECENSEMENT ET EVALUATION DES RESEAUX,
INSTITUTIONS, AGENCES ET ORGANES DISPONIBLES: L'AFRIQUE DU
SUD, avec d'autres Etats, a fait l'éloge du projet pertinent
entrepris par le PNUE et a fait part de son intérêt à le mener
à sa deuxième phase. L'UE et d'autres Etats ont reconnu qu'il
n'a pas été possible de mobiliser des fonds pour ce projet. Le
Président Valentini a établi un groupe, avec la participation
du PNUE et des pays intéressés, pour revoir le sujet et
présenter un rapport au CST, le mercredi 27 août.
AMELIORATION DE L'UTILITE ET DE
L'EFFICACITE DU CST: Le Secrétariat a passé en revue les
rapports du Bureau du CST et de la première réunion du Groupe
d'Experts (GE) sur l'amélioration de l'utilité et de
l'efficacité du CST. LE BUREAU EUROPE DU RESEAU INTERNATIONAL
DES ONG OPERANT DANS LE DOMAINE DE LA DESERTIFICATION (RIOD) a
fait part de ses réserves concernant l'absence de
participation des ONG dans le GE. Le FEM a exprimé l'espoir de
voir le CST apporter une contribution à son programme
opérationnel de gestion durable des terres. David Mouat,
Coordonnateur du Comité de Facilitation du GE, a présenté le
rapport préliminaire du GE. Les participants ont identifié
diverses priorités pour les travaux futurs du GE, notamment,
la pauvreté, les systèmes d'alerte précoce, la dégradation des
terres, la conservation, la sécheresse, et le développement
durable des terres arides. Le ZIMBABWE et la BELGIQUE ont noté
l'importance de s'assurer que le rapport final du GE soit
intelligible � tous. L'ALLEMAGNE, avec CUBA et l'UNESCO, a mis
en exergue l'imp�ratif de r�duire l'�cart entre les donn�es
scientifiques disponibles au niveau mondial, et la capacit� de
l'utiliser au niveau local.
LE CRIC
ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR ET ORGANISATION
DES TRAVAUX: Le Pr�sident du CRIC, Mohamed Mahmoud Ould El
Ghaouth (Mauritanie), a ouvert la premi�re r�union du CRIC,
exprimant l'espoir de voir le "bon travail" transmis par la
CRIC-1, se poursuivre � la CRIC-2. Il a d�crit les six projets
de d�cisions qu'il souhaitait voir transmises � la CdP pour
adoption. L'un de ces projets, consiste en une d�cision
portant sur les �tapes � venir de la mise en �uvre de la CCD.
Les autres projets de d�cisions traitent: de la revue g�n�rale
des activit�s du Secr�tariat et des progr�s r�alis�s par les
pays touch�s Parties, dans la mise en �uvre de la CCD; de la
mise en application de la D�clara
tion de la CdP-4 concernant les engagements � impulser la mise
en �uvre des obligations de la CCD; de la revue des politiques,
des modalit�s op�rationnelles et des activit�s du MM; de la
collaboration avec le GEF; et du programme de travail de la
CRIC-3. Les participants ont, ensuite, adopt� l'ordre du jour
et organisation des travaux (ICCD/CRIC(2)/1).
REVUE DE LA MISE EN �UVRE DE LA CCD ET DE
SES ARRANGEMENTS INSTITUTIONNELS: Les Parties ont examin�
le rapport de la CRIC-1. Le CANADA a encourag� l'observation
d'une certaine prudence dans l'examen des recommandations
figurant dans le rapport. L'UE a indiqu� que le CRIC ne doit
pas dupliquer le travail de la CdP. Il a accueilli
favorablement le nouveau p�le de focalisation du FEM,
soulignant toutefois l'importance de maintenir le statu
autonome des organes internationaux dans les accords conclus
avec eux. Accueillant tout aussi favorablement la revue
ind�pendante du MM, il a affirm� que ce dernier continuait �
avoir un r�le distinct et crucial dans la mobilisation des
ressources et dans l'�dification des partenariats. Au sujet de
la revue g�n�rale des activit�s du Secr�tariat et des progr�s
r�alis�s par les pays touch�s Parties, dans la mise en �uvre
de la CCD, le d�l�gu� des ETATS-UNIS a signal� une erreur
typographique dans le document, en pr�cisant qu'une r�f�rence
doit �tre faite plut�t � des "m�canismes de financement" qu'�
un seul "m�canisme de financement," compte tenu du fait que
les dispositions de la Convention mentionnent plusieurs
m�canismes de financement de la CCD. Les d�l�gu�s ont approuv�
le document, avec cette correction.
Au sujet de la revue du rapport concernant
l'am�lioration de la mise en �uvre des obligations de la CCD,
L'UE a demand� une clarification des proc�dures et le
Pr�sident El Ghaouth a pr�cis� qu'il y a deux mani�res de
proc�der: l'une, consistant � suivre les points de l'ordre du
jour de mani�re cons�cutive, au cours de l'examen officiel des
rapports; l'autre, consistant � examiner les projets de
d�cisions dans un contexte officieux, paragraphe par
paragraphe, page par page, � d�gager des conclusions et �
transmettre des recommandations � la CdP. Les d�l�gu�s ont
d�cid� de proc�der, dans une r�union officieuse, � une
premi�re lecture des projets de d�cisions concernant la revue
de la mise en �uvre de la CCD.
La r�union officieuse: Au sujet de la
d�cision concernant les �tapes � venir de la mise en �uvre de
CCD, la CHINE a sugg�r� d'ins�rer dans le Pr�ambule, un
libell� refl�tant les r�sultats du SMDD. Le G-77/CHINE, appuy�
par le CANADA, a sugg�r� de suspendre la r�union, pour
permettre aux divers groupes r�gionaux, d'examiner les trois
textes. Les d�l�gu�s ont approuv�, et la r�union a �t�
ajourn�e.
DANS LES COULOIRS
Les organes de la CdP �tant enfin tous
�tablis, les Parties se sont engag�es dans une discussion
structur�e des questions pos�es. Le Pr�sident de la GC et
v�t�ran de New York et de Johannesburg, Ositadinma Aneadu, a
confi� � deux groupes de contact, les questions budg�taires,
les r�sultats du SMDD et � d'autres points encore. Il est
certain que ces groupes susciteront beaucoup d'int�r�t, au
moment o� il se focaliseront sur nombre de questions cruciales
pour le programme futur de la mise en �uvre de la CCD.
Certains indices sont l� pour montrer que les d�lib�rations
autour du budget pourraient s'av�rer faciles � ma�triser pour
le Secr�tariat, et, � l'�vidence, quelques d�l�gations
attendent avec impatience l'occasion d'inspecter ses
suggestions � la loupe. Ils pensent que plus de transparence
est n�cessaire, que s'agissent des contributions, des d�penses
o� des effectifs du Secr�tariat.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
CRIC: Le CRIC se r�unira de 10h � 13h,
puis de 15h � 18h. Les questions qui seront abord�es englobent
le MM et la revue du financement de la mise en �uvre de la CCD.
CST: Le CST se r�unira de 10h � 13h
puis de 15h � 18h, pour traiter, entre autres, des questions
des rep�res et indicateurs et des syst�mes d'alerte pr�coce.
Pri�re consulter l'�cran d'affichage et le
Journal pour le reste des informations. |