Publié par L'Institut International du Développement Durable
(IIDD)
Vol. 04 No. 160
Lundi, 15 Octobre 2001
RESUME DE LA CINQUIEME CONFERENCE DES
PARTIES DE LA CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION:
1-13 OCTOBRE 2001
La Cinquième Conférence des
Parties (CdP-5) de la Convention sur la Lutte Contre la
Désertification (CCD) s'est déroulée au Palais des Nations, à
Genève, en Suisse, du 1er au 13 octobre 2001. Avec plus de
150 Parties, huit Etats observateurs, 15 agences et organisations
pertinentes des Nations Unies et 17 organisations
intergouvernementales et de nombreuses organisations non
gouvernementales, prenant part à ses travaux, la CdP-5 était axée
sur la fixation des modalités devant régir les travaux appelés à
être accomplis dans l'intervalle de deux ans qui nous sépare de la
prochaine CdP prévue en octobre 2003.
La CdP était organisée dans le
cadre du thème général Pauvreté et Environnement, inscrit dans les
préparatifs du Sommet Mondial de 2002 sur le Développement Durable
(SMDD). Les préparatifs y étaient entrepris à travers une session
de dialogue avec les ONG, un Segment Spécial de Haut Niveau, des
réunions parallèles de la Commission sur les Sciences et les
Technologies (CST), la quatrième Table Ronde Interparlementaire et un
Panel des Personnalités Eminentes.
Des progrès ont été enregistrés
dans un certain nombre de domaines, notamment, ceux de
l'établissement d'un Comité chargé de l'Evaluation de la Mise en
Application de la Convention (CRIC), de la détermination des
modalités devant encadrer l'amélioration de l'efficience et de
l'efficacité de la CST, et de l'impulsion de la plate-forme
financière de la CCD, comme suite au soutien vigoureux dont a
bénéficié la proposition avancée par le Fonds pour l'Environnement
Mondial (FEM) de désigner la dégradation des sols comme un autre
domaine de focalisation pour son financement. La CdP a adopté 26
décisions, dont dix élaborées par la CST qui a tenu sa session, en
parallèle à la CdP, du 2 au 5 octobre.
Outre le fait qu'elle ait démarré
à un moment particulièrement sombre, endeuillé par les tragiques
attaques terroristes du 11 septembre sur les Etats-Unis et par les
tirs meurtriers d'un homme armé dans la ville de Zoug, en Suisse, le
27 septembre, la Conférence restera certainement, dans les esprits,
en raison des négociations marathon menées au sein des groupes de
contact sur la question du CRIC et celle du programme et budget. En
dépit d'un retour rapide aux questions de fonds durant les deux
premières journées de la CdP, les négociations, dans ces groupes de
contact, se sont poursuivies jusqu'à la dernière nuit, obligeant la
Conférence à clôturer ses travaux 12 heures après l'heure prévue.
BREF HISTORIQUE DE LA CCD
La Convention sur la Lutte Contre la
Désertification fut adoptée le 17 juin 1994 et ouverte à la
signature en octobre de la même année à Paris. Elle entrait en
vigueur le 26 décembre 1996. La Convention reconnaît: les aspects
physiques, biologiques et socio-économiques de la désertification; l’importance
de la réorientation du transfert technologique de manière à le
rendre plus adapté à la demande; et l’implication des populations
locales. L'élément central de la CCD est le développement de
programmes d’action nationaux, sous régionaux et régionaux
(respectivement, les PAN, les PASP et les PAR) par les gouvernements
nationaux, en coopération avec les pourvoyeurs de fonds, les
populations locales et les ONG. La Convention compte actuellement 176
Parties signataires. La dernière Partie en date est le Bellarus qui
accéda à la Convention le 29 août 2001.
LA NEGOCIATION DE LA CONVENTION:
En 1992, l’Assemblée Générale de l’ONU, comme requis par la
Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le
Développement (CNUED), adopta la Résolution 47/188 qui appelait à l’établissement
d’un Comité de Négociation Intergouvernemental pour l'élaboration
d'une Convention Internationale sur la Lutte Contre la
Désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse
et/ou la désertification, particulièrement en Afrique (CNID). Entre
mai 1993 et juin 1994, le CNID se réunit à cinq reprises durant
lesquelles les délégués élaborèrent une Convention assortie de
quatre Annexes Régionales pour l’Afrique, l’Asie, l’Amérique
Latine et les Caraïbes, et la région Nord Méditerranée. Une
cinquième annexe pour l'Europe Centrale et de l'Est fut élaborée et
adoptée au cours de la CdP-4 en décembre 2000.
LA PERIODE INTERIMAIRE:
En attendant l’entrée en vigueur de la CCD, le CNID devait se
réunir à 6 reprises entre janvier 1995 et août 1997 pour entendre
les rapports d’avancement de l’action d’urgence menée en
Afrique et des mesures intérimaires entreprises dans les autres
régions, et pour engager les préparatifs de la CdP-1. Les
préparatifs inclurent la discussion de sujets tels que le programme
et budget du Secrétariat, les fonctions du Mécanisme Mondial et les
arrangements administratifs qui s’y rapportent, et l’établissement
du CST. En dépit des progrès considérables réalisés, en
particulier dans le domaine de la coopération scientifique et
technique, certaines questions importantes, comme celles concernant la
taille et la composition du Bureau de la CdP, les institutions hôtes
et certaines fonctions du Mécanisme Mondial, n’étaient toujours
pas résolues.
La CdP-1:
La Première Conférence des Parties (CdP-1) de la CCD se réunit à
Rome, en Italie, du 29 septembre au 10 octobre 1997. Le CST devait
tenir simultanément sa première session les 2 et 3 octobre. Les
ordres du jour de la CdP-1 et du CST-1 portèrent principalement sur
les questions d'organisation. Les délégués choisirent Bonn,
Allemagne, comme résidence du Secrétariat Permanent, et le Fonds
International pour le Développement Agricole (FIDA) comme
l'organisation devant administrer le Mécanisme Mondial. Sur
recommandation du CST, la CdP établit un groupe spécial pour la
supervision de la continuation du processus d'évaluation des repères
et indicateurs et décida de charger le CST-2 d'examiner les liens
entre les connaissances traditionnelles et la technologie moderne. Une
réunion Plénière fut consacrée au dialogue entre les ONG et les
délégués. Ces derniers devaient par la suite adopter une
proposition appelant à consacrer des réunions Plénières, au cours
des CdP à venir, au dialogue avec les ONG.
La CdP-2:
La Seconde Conférence des Parties (CdP-2) se réunit à Dakar, au
Sénégal, du 30 novembre au 11 décembre 1998. Le CST se réunit en
parallèle à la CdP du 1er au 4 décembre. Les délégués
y approuvèrent les dispositions relatives aux liens institutionnels
entre la Convention et le Secrétariat de l'ONU et à l'Accord
concernant le Siège, conclu avec le gouvernement allemand. Le
Secrétariat s'installa en Allemagne début 1999. La CdP approuva
également les ajustements apportés à son budget et adopta les
règles de procédures en suspens concernant les membres du Bureau,
mais garda entre crochets le libellé concernant le vote majoritaire
en l'absence de consensus. Les pays d'Europe Centrale et de l'Est
furent invités à soumettre à la CdP-3 un projet d'annexe de mise en
œuvre régionale. Le CST établit un groupe spécial pour le suivi de
ses débats sur les liens entre les connaissances traditionnelles et
modernes. Les délégués abordèrent les décisions concernant la
stratégie à moyen terme du Secrétariat, l'adoption du Mémorandum
d'Entente conclu entre la CdP et le FIDA concernant le Mécanisme
Mondial, et la proposition du G-77/Chine appelant à l'établissement
d'un Comité sur l'Evaluation de la Mise en Œuvre de la Convention
(CRIC).
La CdP-3:
Les Parties se réunirent pour la CdP-3 à Recife, Brésil, du 15 au
26 novembre 1999. Le CST se tint du 16 au 19 novembre 1999. La CdP
décida d’établir un groupe de travail ad hoc pour évaluer les
rapports sur les programmes d’action nationaux, sous-régionaux et
régionaux, en vue de tirer des conclusions et de proposer des
recommandations concrètes sur les futures étapes dans la mise en
œuvre de la Convention. Les délégués s’accordèrent également
pour continuer les consultations sur le projet de texte de l'annexe de
mise en œuvre régionale additionnelle, en vue d’adoption à la
CdP-4. Ils notèrent la nécessité d’une déclaration sur les
engagements d’amélioration de la mise en œuvre des obligations de
la Convention et décidèrent d’appeler à des propositions pour la
formulation d’une telle déclaration , pour considération et
adoption à la CdP-4. La CdP désigna un panel ad hoc sur le savoir
traditionnel et un autre sur les systèmes de prévention précoce.
Les délégués décidèrent d’examiner encore la stratégie
opérationnelle du Mécanisme Mondial à la CdP-4.
LA CdP-4:
Les Parties se réunirent du 11 au 22 décembre 2000, à Bonn, en
Allemagne. La CST se réunit en tandem avec la CdP du 12 au 15
décembre. Nombre de participants devaient quitter la Conférence
regrettant les occasions manquées et imputant la faute au temps perdu
à essayer de résoudre les obstacles d'ordre procédural qui ont
entravé la progression sur les questions de fond ayant trait à
l'évaluation de l'état d'avancement de la mise en application de la
CCD, mais la conférence n'en a pas moins accompli des réalisations
notables, telles que l'adoption de la cinquième annexe régionale
consacrée à l'Europe Centrale et de l'Est, le démarrage des travaux
du groupe de travail spécial chargé de l'évaluation de la mise en
application de la CCD, l'initiation de l'examen des modalités devant
encadrer l'établissement de la commission chargée de la revue de la
mise en application de la Convention (CRIC), la soumission des
propositions concernant l'amélioration du travail de la CST, et
l'adoption de la décision concernant l'initiative du Conseil du Fonds
Mondial pour l'Environnement (FEM) concernant l'exploration des
meilleures options offerte au FEM pour le soutien de la mise en œuvre
de la CCD. Les délégués y décidèrent également la tenue d'une
session de reprise pour la conclusion des travaux du GTS avant la
CdP-5.
LE GROUPE DE TRAVAIL SPECIAL SUR
L'EVALUATION DE LA MISE EN APPLICATION: Le
GTS tint une session de reprise de trois semaines, à Bonn, en
Allemagne, du 19 mars au 6 avril 2001, avec la participation de plus
de 170 pays. La session passa en revue 114 rapports nationaux et
sous-régionaux et aborda, entre autres thèmes, ceux des nouvelles
stratégies et des nouveaux cadres politiques, du processus
d'évaluation de la mise en application, du mécanisme de financement
de la CCD, et du renforcement de la coopération entre les régions.
Les pays en développement réitérèrent le besoin urgent d'ouvrir,
au sein du FEM, un guichet consacré à la mise en œuvre de la CCD,
en vue d'aplanir les obstacles entravant sa mise en application et
appelèrent également à la mise en place urgente d'un mécanisme
consultatif au niveau des pays chargés de la conclusion des accords
de partenariat. Les pays industrialisés Parties parlèrent de leurs
efforts dans le domaine du soutien du processus de mise en application
et présentèrent des propositions visant l'introduction de certaines
améliorations.
COMPTE RENDU DE LA CdP-5
La cinquième Conférence des
Parties de la CCD ouvrit ses travaux dans l'après-midi du lundi 1er
octobre 2001. Dans son allocution d'ouverture, le Secrétaire
Exécutif de la CCD, Hama Arba Diallo, exprima sa sympathie à
l'endroit du gouvernement et du peuple américains pour les attaques
terroristes du 11 septembre sur New York, Washington, D.C. et en
Pennsylvanie. Il fit également part de ses condoléances au
gouvernement suisse pour les personnes tuées dans la ville de Zoug,
le 27 septembre. Une minute de silence fut observée en hommage aux
victimes de ces tragédies. Souhaitant la bienvenue aux délégués,
le Secrétaire Exécutif, Diallo, déclara que la Convention a atteint
sa force de l'âge, avec 176 ratifications. Il souligna l'importance
du renforcement de la Convention et la nécessité de meilleures
synergies avec les autres conventions, en particulier, dans la
perspective du SMDD prévu en septembre 2002.
Le Président de la CdP-4, Zambiin
Batjargal (Mongolie), au nom des membres du Bureau de la CdP, exprima,
à son tour, ses condoléances aux autorités des Etats-Unis et de la
Suisse pour les récents événements tragiques. Dans sa déclaration
d'ouverture, le Président Batjargal devait mettre en exergue:
l'importance de la CCD en tant que principal instrument international
traitant à la fois de la dégradation des sols et du développement
durable, de manière générale; le fait que les zones désertifiées
et frappées par la sécheresse servent d'indicateurs de pauvreté; et
le fort besoin d'une coopération et des partenariats améliorés avec
les pays en développement touchés. Il mit également en relief la
possibilité de voir la dégradation des sols devenir un domaine de
focalisation du FEM, ainsi que le besoin pour les délégués de se
préparer pour le SMDD.
Joseph Deiss, Chef du Département
Fédéral Suisse des Affaires Etrangères, affirma que la CCD est
l'une des conventions les plus importantes sur le développement
durable et un instrument puissant au service de la réduction de la
pauvreté. Il nota la nécessité de mécanismes additionnels de
prévention des catastrophes, compte tenu des variations climatiques
extrêmes qui ont accru le nombre d'inondations et de sécheresses
dans le monde, et mit en garde que la pauvreté, la violation des
droits de l'homme, la détérioration de l'environnement mondial et
d'autres problèmes similaires était en train de mettre en péril la
survie humaine. En guise de solution, Deiss proposa l'adoption du
concept de "Marché Global" qui avait émergé des réunions
régionales européennes tenues dans le cadre des préparatifs du
SMDD. L'orateur précisa que le concept tenait compte des multiples
problèmes rencontrés par le Nord et par le Sud, exigeait des
solutions variées, et encourageait un engagement international dans
le cadre duquel chacun des pays doit apporter, en fonction de ses
moyens, ses contributions pour la résolution des défis posés à la
planète entière.
Le Président de la CdP-4,
Batjargal, présenta ensuite la nomination de Charles Basset (Canada)
comme Président de la CdP-5. Les délégués procédèrent à son
élection par acclamation. Dans ses remarques inaugurales, le
Président Basset souligna le fait que la désertification continuait
à affecter la vie de dizaines de millions d'êtres humains partout
dans le monde, et que la résolution des problèmes de
désertification nécessitait des efforts majeurs. Il suggéra que
tout un chacun, "des politiciens aux paysans," pouvaient
apporter quelque chose de concret pour contribuer au travail de la
CCD.
Les délégués adoptèrent ensuite
le calendrier des travaux proposé (ICCD/COP(5)/1). L'Iran, au nom du
G-77/Chine, retraça les liens historiques entre le processus de la
lutte contre la désertification et la Conférence des Nations Unies
sur l'Environnement et le Développement (CNUED) tenue à Rio en 1992.
Il suggéra que compte tenu du fait que la prochaine CdP de la CCD
n'aura lieu qu'en 2003, la CdP-5 se doit d'inclure dans son ordre du
jour la question des préparatifs du SMDD. Attirant l'attention sur le
point de l'ordre du jour, consacré à l'examen des conclusions et
recommandations spécifiques, faites par le Mécanisme Mondial (MM),
ayant trait aux expériences vécues par les pays touchés Parties, la
Belgique, au nom de l'UE, nota que le point similaire relatif à la
CST ne figurait pas sur l'ordre du jour, et appela à son insertion.
Les délégués adoptèrent ensuite l'ordre du jour, tel qu'amendé.
Les groupes régionaux procédèrent
à la nomination, et la Plénière, à l'élection par acclamation,
des neuf Vice-présidents, du Rapporteur et du Président de la CST
devant servir, avec le Président, en tant que Membres du Bureau. Les
Vice-présidents élues étaient: Etienne Kayengeyenge (Burundi) et
Aboubaker Doualé Waïs (Djibouti) pour l'Afrique; Zamba Batjargal
(Mongolie) et Mohammad Jabbari (Iran) pour l'Asie; Dagmar Kubinova
(République Tchèque) et Ashot Vardevanyan (Arménie) pour l'Europe
de l'Est; Guido Soto (Chili) et Carmen Farías (Venezuela) pour
l'Amérique Latine et les Caraïbes; et Markku Aho (Finlande) pour le
Groupe Europe de l'Ouest et Autres (GEOA). Dagmar Kubinova fut
également élue au poste de Rapporteur et Philbert Brown (Jamaïque)
fut élu Président de la CST.
Les délégués procédèrent
ensuite à l'accréditation, sans objection, d'un certain nombre
d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales (OIG et
ONG) (ICCD/COP(5)/9). Le vendredi 5 octobre, la CdP accrédita 19 ONG
additionnelles (ICCD/COP(5)/9/Add.1).
LE CALENDRIER DES TRAVAUX:
La Plénière établit une Grande Commission (GC), ouverte à la
participation de toutes les délégations, pour la recommandation des
décisions concernant les questions en suspens, en vue de leur
adoption par la CdP. Le Président Basset désigna Mohammad Jabbari
(Iran), Président de la GC. La GC fut chargée de l'examen des
questions de programme et budget, d'évaluation de la mise en
application et des thèmes en suspens. Dans l'objectif de faciliter
son travail, la GC établit deux groupes de contact, sur le programme
et budget et sur la CRIC, et reforma le Groupe d'Experts Ad Hoc
établi durant la CdP-3.
La CST se réunit parallèlement à
la CdP du 2 au 5 octobre, et adopta 10décisions en rapport avec le
travail de fond. Une session de deux jours de la quatrième Table
Ronde Interparlementaire et un panel des personnalités éminentes,
furent également organisés en parallèle à la CdP.
LA PLENIERE
LES DECLARATIONS D'OUVERTURE:
Le mardi 2 octobre, le Secrétaire Exécutif de la CCD, Diallo,
élabora sur les interventions du Secrétariat aux niveaux national,
sous-régional et régional, et sur son travail avec les ONG depuis la
CdP-4.
Les groupes régionaux et un
représentant des ONG présentèrent ensuite leurs déclarations
d'ouverture. Le G-77/Chine souligna l'importance du budget de
l'exercice 2002-3, la nécessité de renforcer le Groupe de Travail
Spécial (GTS) et de l'adoption de décisions stratégiques du SMDD,
et apporta son appui à l'idée de voir le FEM intégrer le thème de
la dégradation des sols parmi les pôles de focalisation de son
financement. L'UE appuya l'idée d'intégrer les PAN dans les
stratégies nationales de développement durable, souligna
l'impératif de promouvoir les synergies entre les divers accords
environnementaux multilatéraux (AEM) et apporta son appui aux efforts
du FEM visant à accroître le soutien de la gestion des zones arides.
Le Bénin, au nom du Groupe
Africain, mit l'accent à la fois sur les progrès réalisés et sur
les contraintes rencontrées dans la mise en œuvre de la CCD, se félicita
de la prorogation du contrat du Secrétaire Exécutif jusqu'à 2004 et
appela l'adoption du FEM comme mécanisme de financement de la CCD. La
Syrie, au nom du Groupe Asiatique, nota le nombre élevé des plans
d'exécution régionaux et sous-régionaux de la CCD, souligna la
nécessité d'avoir des partenaires pour le soutien des plans et des
projets nationaux, et appuya l'édification de partenariats avec les
divers accords environnementaux. Haiti, au nom du Groupe Amérique
Latine et Caraïbes (GRULAC), fit part de son espoir de voir les
questions de la CST et de l'évaluation de la mise en application,
être résolues, et appela au soutien du Secrétariat dans le cadre
des PAN. Le PNUE encouragea l'instauration d'une gouvernance
environnementale internationale plus forte, avec des liens à
l'allégement de la pauvreté, et mit en exergue la relation avec le
commerce international, la dégradation des sols et le développement,
ainsi que la nécessité de soutenir la participation des communautés
locales. Le représentant des ONG évoqua un certain nombre de sujets
de préoccupation, notamment, celui de la faible priorité accordée
aux considérations socio-économiques et celui de la limite des
capacités de mise en application des Parties, au niveau
communautaire.
LE SEGMENT SPECIAL DE HAUT NIVEAU:
Le Segment Spécial de Haut Niveau se déroula du 8 au 10 octobre, et
donna lecture à plus de 80 déclarations de délégués de haut rang,
y compris de Chefs d'Etat et de Gouvernement, ainsi que de
représentants d'organes et d'agences des Nations Unies d'OIG et
d'ONG. Le Segment se fixa pour thème la mise en application de la
Convention, avec le Président de la CdP-5, Basset, utilisant son
allocution d'ouverture pour appeler les participants à dégager les
voies et moyens d'alléger la souffrance des gens à travers un
traitement efficace des liens entre la pauvreté, la désertification
et la dégradation des sols.
Dans ses remarques introductives, le
Secrétaire Exécutif de la CCD, Diallo déclara que le Segment
Spécial de Haut Niveau était un rappel que le processus de la CCD
reste tributaire de la volonté politique. Il lut ensuite un message
du Secrétaire Général, Kofi Annan, qui se félicitait du bon
travail accompli par la CCD dans le domaine de la lutte contre la
pauvreté, exhortait la communauté internationale à mobiliser des
ressources en faveur des pays touchés, et appuyait l'idée de faire
du FEM le principal mécanisme financier de la Convention.
Les Déclarations des Chefs d'Etat
et de Gouvernement: Pedro Verona Rodrigues
Pires, Président du Cap Vert, affirma que la réussite de la CCD
dépendait d'une volonté politique et d'un mécanisme de financement
prévisible, comme le FEM. Il souligna l'importance de la
participation des acteurs sociaux et indiqua que la CdP se devait:
d'établir un comité de suivi chargé d'évaluer la mise en
application de la CCD; de s'assurer du financement des unités de
coordination nationale (UCR); et de considérer les voies et moyens de
contribuer au SMDD.
Hugo Chavez Frias, Président du
Venezuela, fit part de ses préoccupations concernant la réponse
militaire apportée aux attaques terroristes sur les Etats-Unis,
indiquant que la paix ne pouvait être réalisée de manière durable
qu'à travers le traitement de la pauvreté, des inégalités et de
l'injustice, qui, affirma-t-il, sont les causes de la violence.
Mettant en exergue les liens entre la pauvreté et la
désertification, il appela à l'instauration d'une coopération
mondiale et à l'introduction d'idées nouvelles dans la lutte contre
la dégradation environnementale, assurant que les modèles
néo-libéraux actuels ne sont pas la bonne réponse. Il proposa aussi
une réduction des dépenses militaires mondiale à hauteur de 50% et
l'utilisation des fonds ainsi épargnés en faveur de la lutte contre
la pauvreté et en faveur de l'environnement. Bien que la
désertification ne touche pas sérieusement le Venezuela, il
témoigna de l'engagement de son pays dans la lutte contre ce
"problème international" en annonçant un soutien financier
en faveur de la coopération Sud-Sud autour des projets de lutte
contre la désertification.
Pascoal Manuel Mocumbi, Premier
Ministre du Mozambique, souligna le lien entre le changement
climatique et la désertification, notant que les inondations massives
survenues au Mozambique avaient intensifié la dégradation des sols,
la destruction de l'infrastructure et la stagnation économique. Il
appela la CdP à procéder à une évaluation régulière de la mise
en application de la CCD au niveau national, et encouragea le FEM à
faire de la dégradation des sols, un pôle de focalisation de son
financement.
Hama Amadou, Premier Ministre du
Niger, appela à une accélération de la mise en application de la
CCD, mettant l'accent, en particulier, sur le rôle de la communauté
internationale dans la mise à disposition d'une aide technologique et
financière pour l'Afrique. Il fit part également de son soutien en
faveur de l'organe subsidiaire de la CCD chargé de l'évaluation de
la mise en application, d'une augmentation du budget du Secrétariat,
et de la coopération Sud-Sud.
Le Premier Ministre du Bénin, Bruno
Amousou, mit l'accent sur le plan septennal de son pays en matière de
lutte contre la désertification, accueillit favorablement de l'offre
du FEM de soutenir la CCD comme mécanisme de financement et, en tant
que pays bénéficiaire, remercia le Venezuela pour son appui.
Les Déclarations des Représentants
des Pays, des OIG et des ONG: Après les
discours des Chefs d'Etat et de Gouvernement, les participants
entendirent les déclarations d'autres représentants de pays,
d'agences des Nations Unies, d'OIG et d'ONG. Plusieurs orateurs
présentèrent un rapport sur les activités ayant trait aux PAN et
notèrent les liens entre la CCD et divers AEM. Les représentants des
pays en développement, en particulier, appelèrent à un soutien
financier plus important et à un renforcement des capacités plus
conséquent. Les délégués se félicitèrent aussi de la proposition
du FEM de désigner la dégradation des sols, pôle de focalisation de
son financement, et reconnurent le rôle de la société civile et des
ONG dans la lutte contre la désertification. Par ailleurs, les
orateurs de nombre de pays en développement touchés soulignèrent la
nécessité de résoudre les questions en suspens, telles que celles
du financement des UCR, de l'établissement de la CRIC, et du budget
biennal de la CCD. Quelques pays industrialisés Parties mirent en
relief l'importance d'intégrer les PAN en matière de lutte contre la
désertification dans les papiers des stratégies de réduction de la
pauvreté (PSRP) et dans les stratégies nationales de développement
durable. De nombreux délégués mirent en exergue le rôle positif du
MM et le besoin de renforcer ses ressources. En outre, plusieurs
orateurs soulignèrent l'opportunité pour la CdP-5 de fournir des
directives claires et une contribution au SMDD 2002.
Au sujet des questions de
financement, la Norvège déclara que la question du financement
constituait le défi le plus sérieux posé à la CCD. Plusieurs pays
en développement appelèrent à des formes de soutien diverses, dont:
la fourniture de fonds au profit du budget central de la CCD pour la
couverture du fonctionnement des ECR; une prise de mesure par le FEM
consistant à désigner la dégradation des sols comme pôle de
focalisation de son financement; une décision invitant le FEM à
devenir le mécanisme financier de la CCD; une mise en valeur du
recyclage de la dette; et des mesures spéciales en faveur des pays
les moins avancés. Par ailleurs, une majorité de pays
industrialisés mirent l'accent des efforts qu'ils ont fournis pour la
concrétisation de leurs obligations, notamment dans les domaines de
la contribution financière, de la réduction des barrières
commerciales, de la coopération scientifique et technique, et de
l'accroissement des niveaux de l'aide. Le FEM confirma qu'il était en
train de considérer la désignation de la dégradation des sols,
domaine de focalisation de son financement, et qu'il se proposait de
réserver US$500 millions pour les activités menées dans ce domaine,
lors de la prochaine reconstitution des fonds. Le FIDA déclara qu'il
entendait apporter une contribution supplémentaire de US$2.5
millions, pour aider le MM à mener à terme son travail.
Un accent particulier fut également
placé sur divers aspects concernant la coopération et la
collaboration, notamment, la valeur des approches participatives dans
la mise en exécution de la CCD; le rôle des ONG; la valeur de la
conscientisation du public; l'implication du secteur privé dans la
mise en œuvre de la CCD; la coopération Sud-Sud; la coopération
scientifique et technique; et la participation de l'ensemble des
acteurs sociaux.
Au sujet des liens avec d'autres
AEM, les délégués axèrent leurs interventions: sur les liens entre
les conventions de Rio, sur l'intégration et sur la promotion des
synergies. La Convention sur les Espèces Migratrices nota une
convergence d'objectifs avec la CCD et parla du plan d'élaboration
d'un mémorandum d'entente et d'un programme de travail conjoint. La
Convention-Cadre sur le Changement Climatique (CCCC) évoqua les liens
politiques, écologiques, économiques et sociologiques avec la CCD,
ainsi que l'arrangement trilatéral conclu avec la Convention sur la
Diversité Biologique (CDB). La Convention de Ramsar sur les Zones
Humides mit en exergue les liens établis avec la CCD, à travers,
entre autres, la coopération dans l'Evaluation Ecosystémique du
Millénaire et au niveau des pays.
Au sujet des questions régionales
et sous-régionales, les orateurs mirent l'accent sur la promotion de
la coordination régionale et la nécessité d'une participation
internationale dans les activités régionales et sous-régionales. Au
sujet de l'élaboration et de la mise en œuvre des PAN, les questions
soulevées devaient englober celles: de l'intégration des PAN dans
les programmes nationaux et sous-régionaux, du manque de soutien de
la part des partenaires de développement, du besoin d'une aide
financière et technique, et des avantages de la décentralisation
quant à l'assistance apportée aux communautés locales dans la
gestion de leurs ressources.
Parmi les obstacles entravant la
concrétisation de l'application de la CCD identifiés par les
délégués: la densité démographique, la productivité des terres,
l'occupation militaire, les mines anti-personnel, la contamination
chimique et nucléaire, et l'érosion des sols.
Le Dialogue Interactif:
Faisant partie intégrante du Segment Spécial de Haut Niveau, un
dialogue interactif sur le complexe pauvreté-environnement eut lieu
le mardi 9 octobre. Plusieurs orateurs soulignèrent l'impératif
d'intégrer les objectifs et les actions ayant rapport avec la lutte
contre la désertification, dans le programme plus large du
développement. Les délégués débattirent également du
financement, de la planification régionale et sous-régionale, de la
participation des acteurs sociaux, de l'implication et de la promotion
des populations locales et, de la propriété foncière et de la
productivité.
Dans l'examen des questions ayant
trait au financement, les délégués soulevèrent des points
touchant:
-
au régime foncier;
-
à la nécessité d'un accès
direct aux ministères des finances, pour les ministères chargés
de l'environnement, lorsqu'il s'agit du traitement de la mise en
application de la CCD;
-
à la nécessité d'intégrer
les systèmes juridiques et institutionnels des pays en
développement;
-
à la concrétisation des
obligations dans le domaine des transferts financiers et
technologiques;
-
aux avantages des partenariats
public-privé;
-
à la fourniture de crédits aux
initiatives locales; et
-
au problème de la dette.
Des préoccupations furent
exprimées concernant le besoin d'assistance technique en faveur des
pays en développement dans le domaine de la détermination des
retombées économiques potentielles de la mise en valeur des
parcelles, aux fins d'aider au travail de planification.
Plusieurs délégués notèrent que
les planifications régionales et sous-régionales constituaient
autant de cadres utiles, entre autres, à la facilitation de l'action
locale. Plusieurs intervenants devaient également mettre en relief,
l'impératif d'une participation de l'ensemble des acteurs sociaux et
de l'adoption d'une approche plurisectorielle, assorties d'une
focalisation particulière sur: l'implication et la promotion des
populations locales; l'intégration des communautés rurales touchées
dans les processus décisionnels; la mise en place de stratégies de
mobilisation du public pour la promotion des initiatives locales; et
les efforts visant à encourager les contributions des populations
locales dans l'identification des initiatives viables génératrices
de revenus. Plusieurs orateurs soulignèrent aussi la valeur de
l'éducation et de la conscientisation du public et l'importance
d'adopter, en faveur des communautés locales, des mesures intégrant
des programmes de santé, d'alphabétisation et de gestion de l'eau.
Au sujet des régimes fonciers et de
la productivité, les questions soulevées devaient englober: les
politiques de redistribution des terres, le lien entre la pauvreté et
la faible productivité des capitaux, et les efforts devant être
consentis pour le soutien des systèmes de production agricole
traditionnels.
Parmi les autres sujets abordés par
les participants: la sécurité alimentaire et la création d'emplois,
les liens avec d'autres AEM, les questions ayant trait au commerce
international, en particulier, les problèmes touchant à l'accès au
marché, la migration urbaine et la pauvreté, et le besoin d'une
volonté politique.
Dans ses remarques de clôture, le
Président Basset affirma que la séance de dialogue, tenue à titre
expérimental, s'est avéré très utile et très instructives.
LE DIALOGUE AVEC LES ONG:
des séances de dialogue interactif avec les ONG, modérées par le
Président de la CdP-5, Charles Basset, furent tenues le vendredi 5 et
le jeudi 9 octobre. Chacune des sessions commença par une série
d'exposés, suivie par un débat entre les représentants des ONG, les
délégués et d'autres participants.
La première séance de dialogue fut
axée sur le complexe pauvreté-environnement. L'exposé présenté
par Emmanuel Seck's (ENDA-Tiers Monde) se focalisa sur la mise en
relief du rôle des ONG dans l'élaboration des PAN. Christian
Comeliau (Institut Universitaire des Etudes en matière de
Développement) élabora sur le cadre conceptuel dans lequel la CCD et
le développement durable sont mis en œuvre. Deiter Imhof (Swissaid)
se focalisa sur les liens entre la monoculture, la désertification et
l'impact de la production capitaliste sur le l'environnement et la
biodiversité dans les pays en développement. Ruth Mubiru (Uganda
Women Tree Planting Movement) élabora sur la place des femmes et sur
le complexe pauvreté- désertification dans le cadre africain. Dans
leurs exposés sur les interconnexions entre les conventions, Venkat
Ramnayya (Youth for Action) et Yves Corriveau (Solidarité
Canada-Sahel) mirent en exergue les synergies aux niveaux
international, régional et local. Rogatien Biao, Bénin, souligna les
rôles des ONG et de la société civile dans la mise en œuvre de la
CCD et les diverses formes de partenariats. Maryam Niamir-Fuller (FEM)
élabora sur les enseignements tirés des processus "PRSP".
Dans le débat qui suivit, les
participants endossèrent le rôle et la participation de la société
civile dans la lutte contre la désertification. La Suède souligna
l'importance des régimes fonciers et de la promotion des femmes dans
la mise en œuvre de la CCD. L'Inde souligna l'importance de l'intégration
de la participation des ONG, en particulier celles des femmes, dans le
processus décisionnel national. L'Organisation de l'Unité Africaine
mit en relief le rôle de la société civile dans les processus de
prise de décisions et le Kenya mit l'accent sur les avantages de
l'implication du Comité National de Coordination des ONG dans son
PAN. Le Sénégal mit également en exergue l'Initiative Afrique
Nouvelle comme étant la meilleure voie pour le développement durable
en Afrique.
La seconde séance de dialogue avec
les ONG fut axée sur l'implication de la société civile dans la
mise en œuvre de la CCD. Zakiya Uzoma-Wadada (Caribbean Network for Integrated
Rural Development) donna un aperçu sur les principales conditions
exigées pour une consultation efficace avec les ONG, y compris
l'intégration des points de vue des ONG dans la mise en œuvre des
projets. Tsaruk Oleg (International Central
Asian Network on Biodiversity) mit l'accent sur l'intégration des ONG
dans les efforts gouvernementaux en résultat des activités menées
dans le cadre de la CCD, faisant état des obstacles liés au statut
juridique des ONG et à l'affectation des fonds destinés aux projets.
Jürgen Gliese (AG Desertifikation/Forum Umwelt & Entwicklung)
présenta les conclusions de l'étude menée par des ONG allemandes,
examinant le degré de conscientisation et la hauteur de l'implication
des ONG dans les processus décisionnels.
Octavio Perez Pardo (Argentine)
élabora sur les divers rôles que les organisations de la société
civile (OSC) peuvent jouer, consistant notamment à: s'assurer de la
continuité de la mise en œuvre de la CCD; susciter une prise de
conscience, parmi les pairs, sur l'importance de la CCD; et canaliser
les ressources vers les activités locales. Sina Maiga (Association de
Formation et d'Appui au Développement) et Anne Mossige (Drylands
Coordination Group) présenta le résultat des études menées au Mali
et en Ethiopie sur les enseignements tirés de la participation des
OSC et des acteurs du niveau local dans la mise en œuvre de la CCD.
Il y est recommandé, entre autres, une facilitation du renforcement
des capacité et de la formation, de la communication et de l'échange
d'expériences, tout en notant l'impact des lacunes en matière de
ressources et du manque de prise de conscience et de coordination.
Présentant la démocratisation, la volonté politique et le
financement adéquat comme autant de conditions préalables à
l'implication active des ONG, Juan Luis Mérega (Fundacion del Sur)
mit en relief les mesures de renforcer la participation de la
société civile, y compris l'amélioration de la coopération
ONG-gouvernements, de l'approche de bas en haut, du renforcement des
capacités au niveau local, et de la conscientisation du public.
Dans le débat qui suivit, plusieurs
délégations, dont la Mauritanie, le Sénégal et la Chine,
soulignèrent la valeur de l'apport des OSC à la mise en œuvre de la
CCD. L'Ethiopie, appuyée par d'autres pays, recommanda, entre autres:
que les donateurs réservent un pourcentage significatif du
financement destiné à la désertification, aux activités menées
par les gouvernements et par la société civile au niveau local, et
assistent les pays touchés Parties dans l'élaboration de mécanismes
de suivi; et que les Parties touchées affectent un pourcentage
significatif des fonds au traitement des problèmes sociaux et
environnementaux associés à la dégradation des sols. La Norvège
appela à une coopération gouvernements-ONG dans l'élaboration des
indicateurs et, avec le Danemark, mit en relief l'importance du
renforcement des capacités des ONG.
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso
qualifièrent l'inadéquation du financement de sérieux obstacle pour
les ONG et les gouvernements des pays en développement. La Mauritanie
remit en question l'implication des ONG étrangères dans le Sud,
lorsque des ONG autochtones capables sont disponibles. Concluant le
débat, le Président Basset réitéra l'importance du rôle des ONG
aux niveaux de l'expression et de la formation des opinions de ceux
qu'elles représentent.
LES PREPARATIFS DU SMDD:
Au sujet des préparatifs du SMDD qui se tiendra en 2002, un Panel de
Personnalités Eminentes tint, le mardi 9 et le mercredi 10 octobre,
des réunions privées consacrées à la considération du complexe
pauvreté-environnement. Le jeudi 11 octobre, le G-77/Chine
introduisit à la GC le projet de décision proposé relatif au SMDD.
Après des concertations informelles entre les Parties, une décision
concernant ce sujet, fut adoptée par la Plénière finale.
La Décision Finale: La décision
(ICCD/COP(5)/L.18) appelle la CdP à soumettre le rapport de synthèse
du Président concernant la session ministérielle de dialogue
interactif de haut niveau, et le Secrétaire Exécutif de la CCD, à
soumettre les rapports des CdP-3 et CdP-4 concernant le Groupe de
Travail Ad Hoc, au SMDD, pour considération. Par ailleurs, la
décision: requiert du Secrétaire Exécutif, de continuer de
participer activement dans le processus préparatoire du SMDD, et
d'envisager une participation dans les travaux du Sommet proprement
dit, aux fins de s'assurer que les objectifs de la CCD seront
reflétés dans ses conclusions; invite le SMDD à prendre en
considération les défis à relever et des opportunités à saisir
dans le domaine de la lutte contre la désertification; et encourage
les gouvernements à impliquer les correspondants nationaux de la CCD
et les ONG dans le processus du SMDD, et les pays industrialisés à
apporter leur soutien à la concrétisation de cet objectif.
LA COMMISSION SUR LES SCIENCES ET
LES TECHNOLOGIES
La Commission sur les Sciences et
les Technologies (CST) se réunit du 2 au 5 octobre. Philbert Brown
(Jamaïque) servit en qualité de Président de la CST, et les
délégués élirent les Vice-présidents suivants: Moussa Hassane
(Niger) pour le Groupe Africain; Abdel-Majid Khabour (Jordanie) pour
le Groupe Asiatique; Marija Vihovanec (Croatie) pour le Groupe des
Pays d'Europe Centrale et de l'Est; et, Helmut Woehl (Allemagne) pour
le GEOA, qui agit également comme Rapporteur. Conformément à son
programme (ICCD/COP(5)/CST/1), la Commission tint sept séances de
travail et produisit 10 projets de décisions, pour considération et
adoption par la CdP, portant sur: l'évaluation des réseaux
disponibles; le fichier d'experts; les aspects scientifiques et
technologiques des rapports nationaux; le savoir traditionnel; les
systèmes d'alerte précoce; L'Evaluation de la Dégradation des Sols
dans les Zones Arides et l'Evaluation Ecosystémique du Millénaire;
les améliorations devant être apportées à l'efficience et à
l'efficacité de la CST; le programme de travail de la CST; le
programme de travail du groupe d'experts; et les repères et
indicateurs. Les projets de décisions furent transmis à la CdP et
adoptés au cours de la matinée du samedi 13 octobre.
Parmi les autres thèmes couverts
par la CST: le rapport du Bureau (ICCD/(5)/INF.6), présenté par le
Président Brown le mardi 2 octobre, et les stratégies de
communication des données (ICCD/ COP(5)/CST/6), examinées le
mercredi 3 octobre. Au sujet du premier document, le Secrétariat
précisa que deux soumissions seulement avaient été reçues, ce que
le Canada relia au débat sur l'efficience et l'efficacité de la CST.
Aucune nouvelle mesure ne fut prise sur ce point.
L'ETUDE D'EVALUATION DES RESEAUX:
Le mardi 2 octobre, le Secrétariat mit en relief la proposition
concernant la Phase 2 de l'étude d'évaluation des réseaux, qui se
focalisera sur les pays anglophones dans la région d'afrique du sud
(ICCD/COP(5)/ CST/3). Le PNUE, au nom du consortium chargé de
l'étude, présenta l'objectif de la proposition révisée consistant
en la réduction des coûts sans compromettre le niveau des apports.
Au cours du débat qui suivit, plusieurs pays exprimèrent leur
soutien en faveur de la proposition. L'Allemagne appuya l'idée de
s'adosser davantage sur les organisations régionales, s'interrogeant
sur le point de savoir si le projet pouvait être réalisé à une
échelle mondiale. Le délégué des Etats-Unis, appuyé par le
Canada, déclara que le manque de compréhension des visées du projet
constituait un obstacle pour toute progression. Le Président Brown
conclut en en faisant état d'un accord pour l'impulsion du travail du
consortium.
La Décision Finale:
La décision concernant l'étude d'évaluation des réseaux,
institutions, agences et organes existants (ICCD/ COP(5)/L.1) prend
note du manque de soutien financier pour la Phase 2 de la proposition
et, après avoir passé en revue l'évaluation positive de la Phase 1,
accepte la proposition révisée avancée par le PNUE. Elle requiert
également du Secrétariat, d'entrer dans des accords contractuels
favorisant la mise en application et demande aux Parties et aux
organisations intéressées d'apporter leurs contributions au fonds
fiduciaire pertinent.
LE FICHIER D'EXPERTS:
Le mardi 2 octobre, le Secrétariat introduisit le document concernant
l'entretient du fichier d'experts (ICCD/COP(5)/5/Add.1), notant que le
fichier en question était établi et entretenu par le Secrétariat,
sur la base des nominations faites par les Parties, et qu'il vise à
s'assurer de l'équilibre de la représentation géographique, de la
représentation des sexes et de la répartition des disciplines.
L'orateur précisa que le fichier est disponible sur le site web de la
CCD et qu'il y est mis à jour de manière régulière.
Le Centre Arabe des Etudes sur les
Zones Arides et les Terres Sèches encouragea les pays à fournir
davantage de détails quant aux domaines de spécialisation de leurs
experts, de manière à permettre l'élaboration d'un fichier plus
utile. Le Sénégal mit en exergue la responsabilité d'impliquer et
de proposer des experts d'ONG. Au cours de la discussion du projet de
décision, la CST s'accorda sur l'inclusion de la proposition avancée
par le Burkina Faso appelant à demander aux pays de présenter des
rapports sur l'usage qu'ils font du fichier.
La Décision Finale:
La décision concernant le fichier d'experts indépendants
(ICCD/COP(5)/L.2) encourage les Parties à inclure les organisations
communautaires de base et les ONG dans leurs soumissions pour le
fichier, et les invite à compléter leurs soumissions de manière à
réaliser un meilleur équilibre au niveau de la représentation des
sexes, des disciplines et expertises de la société civile. Elle
requiert également du Secrétariat, la mise à jour de la version
électronique du fichier et la distribution de copies imprimés à
l'ensemble des Parties, avant la CdP-6.
LES ASPECTS SCIENTIFIQUES ET
TECHNOLOGIQUES DES RAPPORTS NATIONAUX: Le
mercredi 3 octobre, le Secrétariat présenta les propositions de
révision apportées au Guide Pratique de l'Elaboration des Rapports
Nationaux (ICCD/COP(5)/CST/5). La proposition ajoute des indicateurs
applicables aux activités scientifiques et techniques visant le
contrôle de la désertification et la mise en œuvre des
recommandations de la CST. Elle ajoute aussi les paramètres
d'évaluation, les remarques et les questions qui y correspondent. Les
délégués exprimèrent des avis divergents sur la spécificité des
lignes directrices et des préoccupations furent soulevées au sujet
de l'inapplicabilité de certains éléments. Le Secrétariat clarifia
que le Guide Pratique est un document général qui doit être
interprété par les Parties.
La Décision Finale:
La décision concernant la revue et la mise en œuvre des aspects
scientifiques et technologiques des rapports nationaux
(ICCD/COP(5)/L.3) requiert du Secrétariat l'introduction des
révisions proposées dans la prochaine édition du Guide Pratique.
LE SAVOIR TRADITIONNEL:
Le mercredi 3 octobre, le Président Brown introduisit la proposition
avancée par l'Italie appelant à la réalisation du projet pilote du
réseau d'institutions, organes et experts concernant le savoir
traditionnel (ICCD/ COP(5)/CST/2). L'Italie présenta sa proposition,
laquelle se focalise sur la région méditerranéenne et se base sur
le travail du groupe de travail ad hoc. Plusieurs délégués
exprimèrent leur intérêt à être associés au projet proposé. Les
délégués soulignèrent l'importance de fusionner le savoir
traditionnel avec les connaissances et les techniques contemporaines.
Le Canada appuya l'intégration des détenteurs du savoir oral. La
Norvège, le Brésil et le Secrétariat du commonwealth, mirent en
exergue les principes encadrant l'accès et le partage des avantages,
et des droits des détenteurs du savoir traditionnel, proposant leur
inclusion immédiate.
La Décision Finale:
La décision concernant le savoir traditionnel (ICCD/COP(5)/L.3) prend
note du processus d'établissement du centre international de
recherche sur le savoir traditionnel, à Matera, en Italie; invite les
autorités italiennes à poursuivre leur travail; et les encourage à
procéder à une révision de la proposition, en tenant compte des
commentaires de la CST-5. Elle requiert des Parties et autres
concernés, l'exploration d'un accord de partenariat permettant
l'établissement du réseau proposé consacré au savoir traditionnel.
LES SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE:
Le mercredi 3 octobre, Kazuhiko Takeuchi, Président du Groupe
Spécial sur le Thème des Systèmes d'Alerte Précoce (SAP),
présenta les conclusions des travaux du groupe (ICCD/COP(5)/CST/4),
à sa réunion de juin 2001. Le Maroc et la Norvège soulignèrent les
liens entre les SAP, les repères et indicateurs, et l'évaluation des
données. Le délégué des Etats-Unis mit l'accent sur les
recommandations du groupe, appelant à la mise en place de systèmes
de suivi de la désertification et de capitaliser sur les outils de
télédétection, et encouragea le recours aux volontaires locaux pour
la collecte des données.
La Décision Finale: La
décision concernant les Systèmes d'Alerte Précoce (ICCD/COP(5)/L.5)
requiert du Secrétariat, la recherche de ressources pour la
publication et la distribution des papiers d'information générale
soumis au groupe spécial sur les SAP; invite les Parties à mener des
études pilotes pour tester les recommandations du groupe; et
encourage les Parties et les organisations internationales à fournir
une assistance financière et technique aux pays en développement
souhaitant entreprendre de telles études.
L'EVALUATION DE LA DEGRADATION DES
TERRES ARIDES ET L'EVALUATION ECOSYSTEMIQUE DU MILLENAIRE:
Le mercredi 3 octobre, le Secrétariat introduisit le document
concernant les initiatives de l'Evaluation de la Dégradation des
Terres dans les Zones Arides (EDZA) et de l'Evaluation Ecosystémique
du Millénaire (EM) (ICCD/COP(5)/INF.7). Anna Tengberg (PNUE)
présenta un rapport sur l'état d'avancement de l'EDZA, qui vise à
fournir une information standard de base et des outils
méthodologiques pour l'évaluation de la dégradation à différentes
échelles géographiques, y compris l'évaluation des "points
chauds" et des "points saillants" au niveau national.
Elle nota que l'EDZA se trouvait désormais dans sa seconde phase de
planification et qu'elle est entrée dans le pipeline du FEM. Walt
Reid (EM) présenta un rapport sur l'EM, qui est une étude
scientifique conjointe servant les besoins des conventions sur la
désertification, la biodiversité et les zones humides. L'orateur se
félicita des contributions de la CCD et encouragea la conduite
d'études régionales additionnelles, évoquant le financement de
démarrage mis à disposition par l'EM, à cette fin. En réponse aux
questions posées par quelques participants, Reid souligna les
similarités entre le GIEC et l'EM, et en particulier le fait que les
deux proposent des politiques pertinentes sans faire de prescriptions,
et bénéficient de l'appui des Parties. Plusieurs intervenants
soulignèrent la nécessité de tisser des liens de procédure entre
l'EM et la CST/COP.
La Décision Finale:
La décision concernant l'Evaluation de la Dégradation des Terres
dans les Zones Arides et l'Evaluation Ecosystémique du Millénaire
(ICCD/COP(5)/L.6) prend note des deux initiatives et des
présentations faites à la CST-5, et requiert du Secrétariat, la
continuation du suivi de l'EDZA et de l'EM, pour la facilitation de
l'implication des Parties, de manière à ce que leurs préoccupations
soient prises en compte dans les évaluations.
AMELIORATION DE L'EFFICIENCE ET DE
L'EFFICACITE DE LA CST: La mardi 3 octobre,
le Secrétariat présenta un rapport concernant ce sujet, synthétisé
à partir des sept soumissions reçues (ICCD/COP(5)/3/Add.2). Parmi
les points ayant fait l'objet d'un accord général: les appels
lancés en faveur d'une réforme à effectuer sur la base du mandat
actuel de la CST, et la mise en place d'un groupe scientifique et
technique restreint reflétant la diversité géographique. Les
propositions étaient cependant divergentes quant à la manière dont
les experts doivent être sélectionnés. Les autres points soulevés
englobèrent: le caractère politique des discussions menées au sein
de la CST, la compétence et la continuité de la représentation
auprès de la CST, et la nécessité de tisser des liens avec les
autres AEM. Au cours du débat, les délégués exprimèrent leurs
vues concernant les défis posés à la sélection des experts devant
prendre part au groupe restreint proposé, compte tenu, en
particulier, de la complexité des problèmes liés à la
désertification. Les préoccupations exprimées au sujet de la
désignation des termes de référence devant encadrer l'organe en
question, portèrent sur la gamme des thèmes potentiels et la
nécessité de réaliser des synergies avec d'autres conventions et
initiatives. Des questions concernant les méthodologies devant être
appliquées à la mobilisation des ressources et à l'intégration du
travail de la CST dans celui de la CdP, furent également soulevées.
Un groupe de contact, composé des
membres du Bureau actuel de la CST et d'un membre additionnel issu de
chacun des groupes régionaux, fut formé pour la résolution de cette
question. Le groupe de contact se réunit le mardi 3 et le mercredi 4
octobre. Un projet de décision, incluant l'établissement, dans le
cadre de la CST, d'un groupe d'experts pour la fourniture d'un apport
scientifique, fut adopté par la CST, pour transmission à la CdP, le
jeudi 4 octobre.
Plusieurs réserves techniques
concernant le libellé du projet de texte furent soulevées par la
suite par le délégué des Etats-Unis. Ces réserves furent traitées
à travers des travers des consultations entre les Etats-Unis, le
Bureau de la CST et les représentants des régions, qui aboutirent à
une proposition révisée, pour considération par la CdP.
Au cours de la Plénière du samedi
13 octobre, le Président de la CST Brown souligna que cette décision
n'empêchait en rien la convocation de groupes de discussion ad hoc,
dans le futur. Le délégué des Etats-Unis souligna l'importance de
s'assurer d'une représentation adéquate des pays touchés Parties,
dans la composition du groupe d'experts.
La Décision Finale:
La décision concernant l'amélioration de l'efficience et de
l'efficacité de la CST (ICCD/COP(5)/L.7/Rev.1) prend note des
soumissions et des interventions faites par les Parties autour de ce
sujet, prend en considération les résultats des consultations
régionales, et décide d'adopter les voies et moyens d'améliorer
l'efficience et l'efficacité de la CST, notamment par
l'établissement d'un group d'experts, tel que défini dans l'annexe.
L'annexe spécifie, entre autres, que:
-
la réforme de la CST doit être
envisagée dans le cadre de son mandat actuel;
-
la durée de la réunion de la
CST doit rester la même;
-
la CST doit être impliquée
dans l'évaluation des rapports nationaux;
-
les activités de la CST doivent
être mieux intégrées dans les activités nationales et
régionales, et les représentant de la CST doivent jouer un rôle
de liaison plus actif;
-
un groupe d'experts sur la lutte
contre la désertification et l'atténuation des effets de la
sécheresse, assorti d'un programme de travail d'une durée
maximum de quatre ans, doit être établi sous l'égide de la CST
à laquelle il doit présenter ses rapports;
-
le nombre d'adhérents au groupe
d'experts ne doit pas dépasser 25 et doit représenter une
répartition géographique équitable, et une sélection –
effectuée sur la base de l'expertise et des compétences
disponibles dans le fichier – sera recommandée par la CST à
l'approbation de la CdP. La première année seulement, la
sélection sera effectuée par le Bureau de la CST, en
concertation avec les groupes régionaux et le Secrétariat;
-
la CST doit définir le
programme de travail et les Termes de Référence du groupe
d'experts, et doit se focaliser sur l'état des connaissance,
l'échelle d'impact, les opportunités offertes en matière
d'atténuation et les implications pour les décideurs;
-
le groupe d'experts doit
communiquer à travers l'utilisation des moyens électroniques, et
doit se réunir une fois par an pendant une semaine au maximum; et
-
le financement du groupe
d'experts doit être imputé au budget régulier.
LE PROGRAMME DE TRAVAIL FUTUR DE LA
CST: Le jeudi 4 octobre, le Secrétariat
rappela la décision de la CdP stipulant que chacune des sessions de
la CST doit se pencher sur un thème prioritaire. Les délégués
débattirent ensuite des thèmes possibles de la prochaine session de
la CST. La Namibie mit l'accent sur les propositions portant, entre
autres, sur les énergies nouvelles et renouvelables et la promotion
de moyens de subsistance alternatifs. L'UE, appuyée par plusieurs
autres participants, suggéra le thème de la dégradation des sols.
Cela donna lieu à un débat autour de la définition du concept et
des liens avec la désertification. Le Japon et d'autres plaidèrent
pour l'examen des synergies entre les Conventions de Rio. La Norvège,
avec d'autres délégués, proposa la conduite d'une évaluation
intégrée des systèmes d'alerte précoce, des repères et
indicateurs et du savoir traditionnel. L'Egypte et le Niger
suggérèrent une focalisation sur les cas de réussite dans le
domaine de la mise en valeur des terres. Un groupe de contact
restreint fut établi, lequel retourna avec la proposition de thème
suivant pour la prochaine CST: "la dégradation, la
vulnérabilité et la mise en valeur des terres: pour une approche
intégrée." Le thème fut adopté.
Les délégués débattirent ensuite
de l'établissement du programme de travail du groupe d'experts
restreint devant être formé sous l'égide de la CST. Plusieurs
participants notèrent que le thème doit être dégagé des rapports
nationaux, estimant toutefois que la définition précise du travail
à faire était prématurée. Le Maroc, appuyé par l'UE et le Japon,
déclara que le groupe d'experts doit traduire la Convention en
opérations concrètes. Un projet de décision avancé par les
Etats-Unis et demandant aux Parties de soumettre des propositions sur
le sujet, à travers les groupes régionaux, d'ici le 1er février
2002, fut approuvé.
Les Décisions Finales:
La décision concernant le programme de travail de la CST
(ICCD/COP(5)/L.8) stipule que le thème prioritaire appelé à être
traité de manière approfondie à la CST-6 sera "la
dégradation, la vulnérabilité et la mise en valeur des terres: pour
une approche intégrée." Elle invite les Parties à soumettre
des rapports portant sur des études de cas ayant rapport avec le
thème, et le Secrétariat à en élaborer une synthèse, avant la
CST-6, décide que l'ordre du jour de la CST-6 comprendra les thèmes
de la CST-5, et requiert du Secrétariat, la convocation d'une
réunion intersessions du Bureau de la CST.
La décision concernant le programme
de travail du groupe d'experts (ICCD/COP(5)/L.9) requiert du Bureau de
la CST, l'étude et la synthèse des recommandations transmises par le
Secrétariat, la définition du programme de travail du groupe
d'experts, et la conclusion des arrangements nécessaires à la
sélection des experts. La décision note que cette procédure sera
utilisée une seule fois, et que c'est la CST elle-même qui se
chargera de l'élaboration des programmes de travail dans le futur.
LES REPERES ET LES INDICATEURS:
L'examen de ce thème (ICCD/COP(5)/CST/7) fut entamé le mercredi 3
octobre et commença par un descriptif des efforts fournis à ce jour
par le Secrétariat. Le Comité Inter-Etats Permanent sur la
Sécheresse et la Désertification (CILSS) présenta son rapports sur
les initiatives consacrées à l'élaboration des repères et
indicateurs, lequel rapport traitait, entre autres: de la définition
et de la mise en œuvre des efforts de suivi et d'évaluation, des
enseignements tirés de la mise en application des PAN, et des
conclusions concernant l'élaboration des indicateurs. Le jeudi 4
octobre, le débat se poursuivit avec les déclarations d'un certain
nombre de délégués. Le Burkina Faso, la Turquie, l'Allemagne, la
France, le Cap Vert, le Danemark, le Mexique et le Réseau
International des ONG Opérant dans la Lutte Contre la
Désertification et la Sécheresse (RIOD) notèrent la nécessité: du
renforcement des capacités nationales; du soutien financier; de
l'harmonisation entre les acteurs; de la coordination et de la
décentralisation des base de données; de l'impulsion de la
coopération régionale; des indicateurs de l'implication de la
société civile; et de mécanismes d'échange d'informations. Le
Canada, l'Allemagne et le Mexique appelèrent aussi à la prise des
mesures de suivi fortes, par la CST.
La Décision Finale:
La décision concernant les repères et indicateurs (ICCD/COP(5)/L.10)
prend note du travail accompli par le CILSS et par l'Observatoire
Soudano-Sahélien et les encourage, ainsi que les Parties et autres
organisations intéressées, à poursuivre leurs initiatives dans ce
domaine. Elle encourage également les Parties à élaborer et à
tester des repères et indicateurs ciblant, en particulier,
l'implication du niveau local et de la société civile; et invite les
Parties à soutenir les initiatives, la formation et le renforcement
des capacités des pays en développement.
LA GRANDE COMMISSION
La Grande Commission (GC),
présidée par Mohammad Jabbari (Iran), entama ses travaux le mardi 2
octobre et les termina au matin du samedi 13 octobre. A son ordre du
jour, il y avait les points suivants: le programme et budget et
l'évaluation de la mise en application de la Convention et de ses
arrangements institutionnels, y compris: les rapports du Secrétariat
et du Mécanisme Mondial (MM); l'évaluation des activités inscrites
dans le cadre du renforcement des liens avec d'autres conventions
pertinentes; la considération du rapport du Groupe de Travail Ad Hoc;
la considération des procédures devant encadrer la résolution des
questions concernant la mise en application, conformément à
l'Article 27 et celle des annexes renfermant les procédures
d'arbitrage, conformément à l'Article 28; et, la considération de
la Règle 47 du règlement intérieur.
Le Président de la GC, Jabbari,
établit trois groupes de contact chargés respectivement de la
considération du programme et budget, des questions juridiques, et de
l'évaluation de la mise en application de la CCD. Les Présidents des
groupes de contact présentèrent leurs recommandations et leurs
conclusions, à la GC et à la Plénière, le samedi 13 octobre.
PROGRAMME ET BUDGET:
Le mardi 2 octobre, le Secrétaire Exécutif de la CCD, Hama Arba
Diallo, introduisit le document consacré au programme et budget
(ICCD/COP(5)/2), qui renferme: le budget de la biennale 2002-3
(ICCD/COP(5)/2/Add.1 et Add.2); les performances du fonds fiduciaire
de la Convention durant l'exercice 2000-1 (ICCD/COP(5)/2/Add.3); les
performances du fonds fiduciaire affecté à la couverture des
activités additionnelles durant l'exercice 2000-1
(ICCD/COP(5)/2/Add.4); le rapport concernant les unités de
coordination régionales (ICCD/ COP(5)/2/Add.5); et l'état des
contributions apportées aux fonds fiduciaire de la Convention durant
2000-1 (ICCD/COP(5)/2/ Add.6). L'orateur recommanda, par ailleurs, la
poursuite de l'examen du projet de proposition qui explore
l'établissement de services administratifs communs entre la CCD et la
CCCC.
Le Président Jabbari introduisit,
ensuite, tour à tour les additifs, pour débat. Au cour de la
première délibération autour des questions budgétaires, l'UE nota
l'augmentation importante marquant les budgets du Secrétariat et du
MM. Le Groupe Africain et d'autres pays souhaitèrent avoir des
éclaircissements sur cette augmentation de 126%, sollicitée.
Plusieurs délégués soulignèrent que le MM n'est pas un mécanisme
de financement, mais une institution chargée de la mobilisation des
ressources. D'autres mirent l'accent sur le rôle du Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM) dans le financement de certaines
activités du MM.
Diallo nota les modestes
contributions financières de la Convention en faveur des PAN, en
comparaison avec d'autres AEM, et soulignèrent la nécessiter de
réserver des ressources à la couverture des six postes
précédemment approuvés à la CdP-3. Le Directeur Général du MM,
Per Rydén, accueillit favorablement la collaboration avec le FEM et
indiqua que les augmentations sollicitées pour le budget et pour le
personnel, étaient calculées sur la base de l'augmentation du volume
des travaux requis par la CdP.
La GC se pencha également sur le
rapport concernant l'état des contributions apportées aux fonds
fiduciaire de la Convention. Dans un appel adressé aux délégués,
Diallo exhorta les Parties à payer leurs contributions dans les
délais.
Un groupe de contact sur le
programme et budget, présidé par Mohammad Jabbari, fut établi pour
l'examen de ce thème de manière plus approfondie. A partir du
mercredi 3 octobre, le groupe de contact se réunit au quotidien,
souvent jusqu'à une heure tardive de la nuit, dans un effort de
parvenir à un compromis sur une augmentation budgétaire acceptable.
Les propositions allèrent de 0 à 30% et une grande attention fut
accordée aux questions prioritaires, y compris celles portant sur la
mise en œuvre des PAN, sur le soutien apporté par la CRIC et par la
CST, sur les synergies avec d'autres conventions, et sur les
préparatifs du SMDD. Au cours de la deuxième semaine, le débat se
polarisa sur les stratégies de négociation, avec certains
préférant la réalisation d'un consensus autour du budget général
avant la détermination des thèmes prioritaires et des augmentations
respectives sollicitées en leur faveur, et d'autres, préférant
établir les priorités en premier. Au terme de longues négociations,
les délégués finirent par s'accorder sur le libellé d'une
décision, laquelle fut adoptée par acclamation, au cours de la
Plénière de clôture.
La Décision Finale:
La décision concernant le programme et budget de la biennale 2002-3
(ICCD/COP(5)/L.11) stipule que le budget s'élèvera à US$15.325.200,
calculés sur la base de l'échelle d'estimation entérinée par
l'Assemblée Générale des Nations Unies. La décision approuve, par
ailleurs, la proposition de porter le niveau des effectifs au nombre
de 43 pour le Secrétariat et de 14 pour le MM, durant les exercices
2002-3, imputables au budget central, et approuve aussi un budget pour
les frais divers et la couverture des services de conférence, qui
s'élève à US$5.583.000, au cas où l'Assemblée Générale de l'ONU
ne réservait de ressources pour ces activités dans le budget
régulier des Nations Unies pour cette biennale. Un montant
additionnel de US$919.000 interviendra au cas où la CdP-6 se
tiendrait à Bonn, en Allemagne. En outre, la décision: requiert du
Secrétaire Exécutif de la CCD, la poursuite des négociations avec
le Secrétaire Général des Nations Unies autour de la question des
fais généraux pour le financement de postes supplémentaires ou des
activités administratives du Secrétariat; invite les Parties à
noter que les contributions au budget central sont attendues, chaque
année, avant le 1er janvier; et requiert du Secrétaire Exécutif de
présenter à la CdP-6, un rapport sur les performances financières
du fonds de la Convention, et la soumission du programme et budget de
la biennale 2004-5, pour considération par les Parties.
Au sujet du fonds complémentaire et
du fonds spécial, la décision prend note de l'estimation du premier
(US$12,643,500) et du second (US$1,243,000), et invite les Parties,
les OIG et les ONG, à y apporter leur contributions. Elle requiert
aussi du Secrétaire Exécutif, la présentation à la CdP-6, d'un
rapport sur la situation du fonds fiduciaires établi dans le cadre
des règles financières de la CdP.
LES UNITES DE COORDINATION
REGIONALES: Examiné, au départ, dans le
cadre du point de l'ordre du jour consacré au programme et budget
(ICCD/COP(5)/2/Add.5), ce thème fut traité, par la suite, comme
sujet séparé dans le groupe de contact sur le programme et budget.
Les délégués se penchèrent, brièvement, sur le rapport concernant
les unités de coordination régionales (UCR), le mardi 2 octobre. Le
G-77/Chine et d'autres participants apportèrent leur appui à la
nécessité des UCR et de leur financement, expliquant qu'elles ont
fait preuve de leur efficience et de leur efficacité dans la mise en
application de la convention, au niveau régional. Après les
consultations menées dans le groupe de contact, une décision finale
fut soumise à la Plénière, le samedi 13 octobre.
La Décision Finale:
La décision concernant l'initiative des UCR (ICCD/COP(5)/L.15)
décide d'insérer dans l'ordre du jour de la COP-6, un point portant
sur l'opportunité, les modalités, les coûts impliqués, la
faisabilité et les termes de référence éventuels des "unités
de coordination régionales." La décision stipule qu'en
attendant l'examen de ce thème par la CdP, le financement continuera
à s'effectuer à travers le fonds complémentaire, et que les pays
industrialisés et les agences multilatérales sont invités à
apporter, sur une base volontaire, leurs contributions au fonds
complémentaire destiné à la couverture de l'initiative des UCR.
Considération des Procédures
Additionnelles visant à Assister la CdP dans l'Evaluation Régulière
de la CCD: Ce thème fut abordé par la GC,
le jeudi 4 octobre, puis reprit par un groupe de contact de
composition non limitée. Le groupe était, au départ, présidé par
Franklin Moore (Etats-Unis), mais ce dernier dût être remplacé, en
raison de son départ précipité, par Alain Tellier (Canada). Hormis
le dimanche 7 octobre, le groupe de contact se réunit au quotidien,
achevant ses négociations dans la soirée du vendredi 2 octobre.
Le 4 octobre, le Secrétariat
introduisit le document portant sur les mécanismes institutionnels
additionnels consacrés à l'évaluation régulière de la mise en
application de la Convention (ICCD/ COP(5)/Add.1). Le G-77/Chine
souligna la nécessité d'établir un comité chargé de l'évaluation
de la mise en application de la Convention, comme organe subsidiaire.
L'UE déclara que le travail d'évaluation doit être mené par les
Parties, à travers les rapports nationaux, et doit être régulier,
structuré, souple et présenter un bon rapport coût-efficacité.
Le débat se focalisa autour de six
aspects: la durabilité, la composition, les modalités
opérationnelles, le lien avec la GC durant les sessions de la CdP,
et, la fonction et l'approche en matière d'élaboration des rapports.
Un autre aspect abordé fut celui de la démarche à adopter dans les
négociations, certains préférant commencer par la considération de
sa fonction, tandis que le délégué des Etats-Unis suggéra qu'il y
avait sans doute divergence de points de vue sur la signification de
la locution "mise en application de la Convention."
Après ces discussions initiales,
des consultations furent menées dans un groupe de contact. Au terme
d'un premier échange de vues, les délégués présentèrent des
soumissions écrites sur la base desquelles le Président Moore
élabora le projet de décision concernant la CRIC. Les termes de
référence furent annexés et le groupe de contact procéda à sa
négociation sur la base de ce texte. La dernière journée de la
Conférence, les négociations étendues autour de la CRIC
empêchèrent la conclusion de celles menées sur la question du
programme et budget, compte tenu du fait que le sujet comportait des
implications budgétaires à prendre en considération. Le groupe
parvint finalement à conclure ses travaux le vendredi 12 octobre.
Dans l'exposé adressé à la
dernière séance de la GC, samedi 13 octobre, le Président Tellier
attira l'attention sur les quelques modifications mineures apportées
au projet de décision (ICCD/COP(5)/ L.15), y compris l'introduction
d'une suggestion appelant les Parties à soumettre, "d'ici le 31
janvier 2003" des propositions écrites au sujet des critères
devant régir l'évaluation de la Commission. S'agissant des termes de
référence annexés, l'UE suggéra que pour être en harmonie avec la
décision 20/COP2, la composition du Bureau de la CRIC doit comprendre
une représentation adéquate des pays affectés Parties, "en
particulier, ceux africains, tout en négligeant pas les pays touchés
Parties, des autres régions." La décision fut adoptée telle
qu'amendée oralement.
La Décision Finale:
Cette décision (ICCD/COP(5)/L.15), qui renferme également les termes
de référence (TR) de la CRIC, décide:
-
d'établir la CRIC comme organe
subsidiaire de la CdP, pour l'évaluation régulière de la mise
en application de la CCD;
-
d'adopter les TR de la CRIC,
annexés jusque là;
-
d'ajuster, pour la CdP-7, le
renouvellement du mandat et des fonctions adoptés jusque là pour
les sessions de la CdP, sur la base des leçons apprises;
-
de procéder à la revue des TR
annexés, du programme des réunions et autres opérations, à la
CdP-7, au plus tard; et
-
de tenir la première réunion
de la CRIC, en novembre 2002.
La décision invite, également, les
Parties à soumettre, au Secrétariat, d'ici janvier 2002, leurs
propositions écrites concernant les critères devant régir le
travail d'évaluation et à contribuer financièrement, avec d'autres,
à l'organisation des réunions régionales. La décision requiert par
ailleurs du Secrétariat, l'élaboration d'une analyse préliminaire
des rapports suivant des lignes thématiques, pour soumission à la
CdP, et du Secrétaire Exécutif, la facilitation de l'élaboration
des contributions régionales concernant le processus d'évaluation.
Les TR couvrent le mandat et les fonctions, la composition, la
fréquence des sessions et le calendrier des travaux, le caractère
devant être revêtu par l'évaluation, et, la méthodologie devant
être appliquée au processus d'évaluation.
LE GROUPE DE TRAVAIL SPECIAL SUR
L'EVALUATION DE LA MISE EN APPLICATION: Le
mercredi 3 octobre, le Secrétariat introduisit le rapport concernant
le Groupe de Travail Spécial, pour une étude approfondie et une
analyse des rapports soumis à la CdP-3 et à la CdP-4
(ICCD/COP(4)/AHWG/6) et mit en exergue les recommandations et les
conclusions de nombre de rapports nationaux et sous-régionaux. Dans
ses conclusions au sujet des mesures à entreprendre dans le cadre de
la mise en application de la Convention, le rapport, entre autres, se
félicite de la tenue prochaine du SMDD et le considère comme étant
une occasion pour mobiliser davantage de volonté politique et de
ressources financières en faveur de la promotion de la CCD;
reconnaît la nécessité d'intégrer les PAN dans les cadres
stratégiques plus larges du développement durable; souligne le
besoin de renforcer davantage les réseaux thématiques régionaux;
met en relief l'impératif d'établir des accords de partenariats aux
niveaux sous-régional et régional; et recommande que le conseil du
FEM envisage l'ouverture d'un guichet de financement réservé à la
lutte contre la désertification, lui permettant l'accès aux
ressources du FEM.
Au cours du débat autour de ce
sujet, l'Argentine nota l'importance de l'élargissement de la
participation et des progrès accomplis dans le domaine de
l'allégement de la pauvreté réalisé dans le cadre de la
désertification. La Syrie déclara que les recommandations du rapport
pouvaient servir d'autant de programmes d'action pour la mise en
application de la Convention. Le Malawi souligna la nécessité
d'améliorer la prise de conscience concernant le processus de la CCD,
dans les ambassades des pays donateurs.
Au cours de la dernière séance de
la GC, samedi 13 octobre, le Président du groupe de contact sur la
CRIC, Tellier, introduisit le projet de décision
(ICCD/COP(5)/L.24/Rev.1), indiquant que c'était là l'un des deux
projets de décisions examinés par son groupe de contact. Il mit en
relief l'amendement mineur qui y avait été introduit, et le document
fut adopté, tel qu'amendé, à la fois par la GC et par la Plénière
de clôture.
La Décision Finale:
La décision (ICCD/COP(5)/L.24/Rev.1) reconnaît le besoin d'impulser
le renforcement des partenariats pour la mise en œuvre des programmes
d'action dans les pays touchés, et invite les Parties à faciliter
l'achèvement des PAN et l'exécution de ces programmes au niveau
local. Elle exhorte également les Parties à négocier et à conclure
des accords de partenariats fondés sur les PAN, les PASR et les PAR.
L' Evaluation du Rapport du
Secrétariat concernant les Progrès Réalisés par les Pays Touchés,
dans la Mise en Application de la CCD: Le
jeudi 4 et le jeudi 11 octobre, le Secrétariat présenta son rapport
concernant les progrès réalisés par les Parties touchées, dans la
mise en application de la Convention (ICCD/ COP(5)/3), qui incluait
des mesures visant à soutenir la mise en application en Afrique, en
Asie, en Amérique Latine et Caraïbes, et en Nord Méditerranée et
autres Régions d'Européennes, ainsi qu'au niveau inter-régional.
Elaboré comme suite aux requêtes des Parties pour des activités
nationales, sous-régionales et régionales, le rapport attire
l'attention sur le procès-verbal complémentaire du Groupe de Travail
Spécial.
Le Maroc et la Tunisie suggérèrent
une mise à jour du rapport de manière à couvrir toutes les
activités entreprises avant la CdP-5. Le Malawi nota l'intégration
réussie des activités inscrites dans le cadre du PAN dans le cadre
de sa coopération avec "l'Accord de Cotonou" conclu entre
l'Afrique, les Caraïbes, le Pacifique (ACP) et l'UE. Le Secrétaire
Exécutif de la CCD, Diallo, fit part de son espoir de voir cette
coopération s'effectuer dans un cadre plus large et d'inclure les
initiatives entreprises par la Banque Mondiale et le PNUD dans le
domaine de l'éradication de la pauvreté. Il n'y eut pas de décision
sur ce thème.
L'Evaluation des Données
Disponibles Concernant le Financement de la Mise en Application de la
CCD, y compris celles concernant les Activités du FEM: Le jeudi 4
octobre, le Secrétaire Exécutif de la CCD, Diallo, introduisit le
document portant sur l'évaluation de l'information disponible
concernant le financement la mise en application de la CCD, y compris
celle concernant les activités du FEM (ICCD/COP(5)/3/Add.3).
L'orateur mit en relief l'action entreprises au sujet des décisions,
lors de la réunion du Conseil du FEM de novembre 2000 et celle de la
CdP-4 de la CCD, et présenta un rapport sur l'action entreprise dans
le cadre du suivi des décisions de la réunion du Conseil du FEM de
mai 2001, qui approuva l'idée de donner suite à la proposition
appelant à la désignation du thème de la dégradation des terres,
comme pôle de focalisation, pour le renforcement du soutien du FEM en
faveur de la mise en application de la CCD. Le Conseil requit
également l'élaboration d'une note détaillée sur les modalités
devant encadrer la désignation de la dégradation des sols, comme
pôle de focalisation du FEM, pour considération par la prochaine
réunion du Conseil du FEMn prévue en décembre 2001 et par sa
prochaine Assemblée prévue en octobre 2002.
Le G-77/Chine, avec plusieurs autres
pays, souligna la nécessité de désigner le FEM comme principal
mécanisme de financement de la mise en application de la CCD.
Quelques délégués, dont ceux du Népal, du Zimbabwe et du Maroc,
exprimèrent leur espoir de voir les financements futurs du FEM être
d'utilité pour la mise en œuvre des PAN. L'Argentine et la Tunisie déclarèrent
que le financement du FEM destiné à la CCD devait s'effectuer sur la
même base que pour son financement destiné aux autres AEM. L'UE
accueillit favorablement le renforcement des efforts du FEM visant à
financer les activités entreprises dans le domaine de la lutte contre
la dégradation des sols, précisant toutefois que la CdP devait
regarder aussi vers d'autres agences multilatérales.
La Suisse ajouta qu'il était
prématuré de désigner le FEM comme principal mécanisme de
financement de la CCD, compte tenu du fait qu'il ne couvre que les
coûts marginaux des projets. La Norvège nota que la CdP ne devait
pas préjuger des décisions susceptibles d'être prises par le FEM et
ajouta que le MM devait continuer à jouer un rôle central dans la
mobilisation des fonds. L'Australie, les Etats-Unis et le Canada
encouragèrent le Secrétariat à travailler en étroite collaboration
avec le FEM sur les modalités devant encadrer la désignation du
thème de la dégradation des sols comme pôle de focalisation pour le
financement du FEM, indiquant toutefois que les décisions de la CdP
doivent attendre la confirmation du Conseil et de l'Assemblée du FEM.
Le Secrétaire Exécutif de la CCD, Diallo, déclara que le
Secrétariat poursuivra le déroulement des négociations. Après des
consultations, la décision soumise à la GC par le G-77/Chine, le
jeudi 11 octobre, fut adoptée.
La Décision Finale:
Le décision (ICCD/COP(5)/L.25) accueille favorablement celle prise
par le Conseil du FEM, approuvant la désignation de la dégradation
des sols comme pôle de focalisation du financement du FEM, pour le
renforcement du soutien du FEM en faveur de la mise en application de
la CCD. En outre, la décision: requiert du Secrétaire Exécutif de
la CCD et du Directeur Général du MM, de continuer à coopérer
activement dans le travail du Secrétariat du FEM sur les modalités
devant encadrer la désignation de la dégradation des sols comme
pôle de focalisation; et encourage les réunions à venir consacrées
à la troisième reconstitution des fonds du FEM, à considérer le
besoin de ressources nouvelles et supplémentaires pour aider la CCD
à réaliser ses objectifs.
Les Conclusions et les
Recommandations du MM concernant les Expériences Vécues par les Pays
Touchés dans la Mise en Application de la CCD:
Le Directeur Général du MM, Per Rydén, présenta le rapport du MM
(ICCD/COP(5)/4) des discussions tenues le vendredi 5 et jeudi 11
octobre. Il souligna que le MM nécessitait davantage de ressources
financières et humaines pour l'accomplissement des demandes accrues
qui lui sont assignées et qui englobent: la collecte et la
dissémination des informations; la promotion d'actions de
coopération et de coordination; et la mobilisation et la canalisation
de ressources financières. Accueillant favorablement les suggestions
appelant le FEM à faire de la dégradation des sols, un pôle de
focalisation, l'orateur indiqua que le MM entendait apporter aux pays
son assistance dans l'accès aux fonds du FEM. Il suggéra également
de conduire une évaluation externe indépendante de la stratégie
opérationnelle et du travail du MM, pour sa revue par la CdP-6.
Commentant le rapport, plusieurs
pays firent l'éloge du travail accompli par le MM, en particulier
dans le domaine de l'assistance apportée à la mise en œuvre des
PAN, et appelèrent à davantage de ressources pour le renforcement de
son rôle. Les délégués endossèrent fortement, par ailleurs, la
proposition appelant à l'ouverture, au sein du FEM, d'un nouveau
guichet consacré au financement de la dégradation des sols.
Le G-77/Chine requit du MM, la
mobilisation de ressources additionnelles et appuya l'idée d'une
augmentation graduelle de ses effectifs. L'Argentine nota que le MM et
le FEM sont des mécanismes complémentaires et souligna la
nécessité de renforcer les activités du MM, en particulier à
travers l'accroissement des contributions volontaires. La Tunisie
souligna le besoin de renforcer les ressources humaines du MM. Le
Burkina Faso nota le travail important accompli par le MM dans
l'assistance en faveur des pays en développement en matière de lutte
contre la désertification, au niveau local.
L'UE déclara que le MM a fait
preuve d'efficacité dans son rôle en tant qu'institution
médiatrice, aidant à l'amélioration de l'affectation des ressources
en faveur de la mise en application de la CCD. Le représentant nota
l'importance de l'amélioration de ses capacités réactives,
proposant toutefois que ce sujet soit abordé par la CdP-6, lorsque
davantage de données seront disponibles, à travers l'évaluation des
politiques et autres activités du MM. L'orateur indiqua par ailleurs
que le MM se doit d'accorder une priorité à l'utilisation des
ressources existantes pour la couverture des activités contribuant
directement aux approches innovantes en matière de coopération et de
mobilisation des ressources, ajoutant que d'autres aspects, tels que
la dissémination et l'intégration des informations, ne doivent
bénéficier d'un classement prioritaire qu'à la condition de
contribuer à ces activités.
Rydén répondit aux commentaires et
aux préoccupations des délégués en notant, entre autres: que le MM
n'a pas l'intention de dupliquer le travail d'autres organisations;
qu'il est en train d'examiner la possibilité d'apporter son soutien
au renforcement des capacités en matière d'accès au financement du
FEM; et qu'il est en train de poursuivre ses efforts visant à
mobiliser de nouvelles ressources pour la mise en application de la
CCD. Il souligna aussi la nécessité d'accroître la capacité
réactive du MM, en particulier, dans le domaine des ressources
humaines, et mit en relief l'importance des contributions volontaires
pour une réalisation efficace du travail du MM. Comme l'élaboration
d'une décision n'avait pas été envisagée pour ce point à l'ordre
du jour dans le cadre du document (ICCD/COP(5)/L.25), aucune décision
séparée ne fut examinée.
L'Evaluation du Rapport du
Secrétariat et du MM sur leur Rôle et sur les Résultats obtenus
dans les Processus Consultatifs: Ce point de
l'ordre du jour fut examiné en conjonction avec les deux thèmes
mentionnés ci-dessus, dans le cadre de l'évaluation du rapport du
Secrétariat sur les progrès réalisés par les pays touchés, dans
la mise en application de la CCD et sur les conclusions et
recommandations du MM concernant les expériences vécues par les pays
touchés. Aucun projet de décision séparé ne fut entrepris sur ce
thème.
LE RENFORCEMENT DES LIENS AVEC
D'AUTRES CONVENTIONS ET ORGANISATIONS INTERNATIONALES:
Ce thème fut abordé le jeudi 11 octobre. Le Secrétariat introduisit
le document (ICCD/COP(5)/6), présenta un rapport sur les interactions
avec la CDB, la CCCC et la Convention de Ramsar sur les Zones Humides,
et nota la coopération avec nombre d'organisations et d'institutions,
notamment avec le PNUE.
La Suisse soumit un projet de
décision élaboré en coopération avec plusieurs membres du groupe
JUSCANZ, pour considération par la GC. La Norvège et le Canada
apportèrent leur appui à la proposition de la Suisse appelant à
l'adoption d'une décision sur ce thème par la CdP. Cette décision
fut adoptée par la GC le samedi 13 octobre.
La Décision Finale:
Cette décision (ICCD/COP(5)/L.23) note l'établissement du Groupe
Intergouvernemental des Ministres sur la Gouvernance Environnementale
Internationale et reconnaît l'importance des synergies entre les
organes scientifiques et technologiques. En outre, la décision:
-
se félicite du travail en cours
sur la question de la Gouvernance Environnementale Internationale
et encourage l'implication du Secrétaire Exécutif;
-
requiert de la CST, l'inclusion
du thème de la dégradation des terres/sols dans le cadre des
liens avec d'autres conventions environnementales inscrits dans
son programme de travail et, le renforcement de sa coopération
avec les organes subsidiaires scientifiques et technologiques et
autres conventions et la présentation d'un rapport sur cette
coopération, à la CdP-6;
-
encourage les organisations,
institutions et agences internationales à promouvoir les
synergies dans leur mobilisation des ressources pour la mise en
œuvre de la CCD;
-
encourage les Parties à
procéder à des échanges d'informations sur les synergies et à
présenter un rapport sur ce sujet, à la CdP-6; et
-
invite le Secrétariat à
soumettre à la CdP-6, un rapport sur ses activités visant à
l'amélioration de la coopération avec la CBD, la CCCC, la
Convention de Ramsar et la Convention sur les Espèces
Migratrices.
LES QUESTIONS EN SUSPENS:
Trois questions séparées furent examinées dans le cadre de ce
thème. Elles portaient respectivement sur les procédure de vote de
la CdP (Règle 47 du règlement intérieur), la mise en conformité
aux obligations de la Convention (Article 27), et le règlement des
différends (Article 28) . Les délibérations autour de ces questions
aboutirent à deux projets de décisions: l'un portant sur la Règle
47 et l'autre, sur les Articles 27 et 28 ensemble.
Bien que la tenue du débat
consacré à ces questions fût prévue pour la fin de la deuxième
semaine, la CdP approuva le mardi 2 octobre, une proposition avancée
par le délégué des Etats-Unis, appelant à traiter les questions
juridiques dans le courant de la première semaine, compte tenu du
fait que nombre d'experts juridiques avaient planifié de repartir
chez eux à la fin de la première semaine.
Résolution des Questions de Mise en
Application (Article 27) et des Annexes Renfermant les Procédures
d'Arbitrage et de Conciliation (Article 28): Les
délégués se réunirent les mercredi 3, jeudi 4 et vendredi 5
octobre, dans un groupe de contact informel, présidé par Patrick
Szell (Royaume-Uni) et procédèrent à l'examen de ces deux thèmes,
de manière simultanée.
La Considération de ses deux
thèmes s'effectua sur la base du rapport du Secrétariat concernant
les questions en suspens (ICCD/ COP(5)/8). Au cours de leur première
réunion, les délégués décidèrent de mener un débat général
sans tenter de parvenir à quelque conclusion que ce fût, compte tenu
du fait que certains groupes régionaux nécessitaient un délai pour
se concerter et compte tenu de l'établissement éventuel de la CRIC.
Les discussions autour de la
question de mise en conformité aux obligations se focalisèrent sur
la portée de la résolution des questions et le point de savoir si la
conformité aux obligations avait quelque rapport avec les Articles 22
(Conférence des Parties), 26 (communication des données) et 28
(règlement des différends). Les délégués débattirent du point de
savoir si "la résolution des questions" se référait à
l'évaluation de la mise en application de la CCD d'une manière
générale ou à une évaluation du respect des obligations par les
pays pris individuellement. Au sujet de l'Article 28 concernant le
règlement des différends, il y eut un bref débat autour du point de
savoir si ce dernier était suffisamment indépendant de l'Article 27
pour justifier une négociation immédiate, mais en dépit d'un
consensus émergeant confirmant son indépendance, le débat fut
reporté, en attendant les résultats en rapport avec la CRIC.
Le groupe présenta, à la CdP, son
projet de décision concernant la conformité aux obligations (Article
27) et le règlement des différends (Article 28), le vendredi 5
octobre, lequel fut adopté par voie référendaire.
La Décision Finale:
La décision (ICCD/COP(5)/L.12): choisit, dans l'objectif de
concrétiser les Articles 27 et 28 de la CCD, de re-convoquer le
Groupe d'Experts Spécial à Composition Non Limitée (GES) durant la
CdP-6, pour l'examen approfondi de, et la présentation de
recommandations pour, chacune de ces questions; décide en outre que
le GES utilisera, comme plate-forme pour ses travaux sur chacune de
ces questions, les nouveaux documents de travail élaborés par le
Secrétariat à la lueur des documents ICCD/COP(4)/ 8 et
ICCD/COP(5)/8; note les progrès réalisés dans les négociations
menées autour du même sujet dans d'autres conventions
environnementales pertinentes; invite les Parties souhaitant
communiquer leurs points de vue sur ces questions, à le faire par
écrit, avant le 31 janvier 2003; et requiert du Secrétariat,
l'insertion de ces points de vue dans les nouveaux documents de
travail.
La Règle 47 du Règlement
Intérieur: Le jeudi 11 octobre, le
Président de la GC, Jabbari, attira l'attention des délégués sur
la Règle 47 du Règlement Intérieur (ICCD/COP(5)/7), rappelant que
les CdP précédentes avaient abordé ce sujet sans parvenir à
s'accorder sur le point de savoir si les décisions devaient, dans
l'absence de consensus, être prises sur la base d'un scrutin
"simple" ou d'un scrutin "majoritaire à
deux-tiers." Jabbari proposa que la Plénière se penche sur ce
sujet, la journée suivante, dans un objectif d'en déférer l'examen,
à la CdP-6. La GC adopta, sans outre commentaires, le projet de
décision, au cours de la séance finale, le samedi 13 octobre.
La Décision Finale:
La décision (ICCD/COP(5)/L.22) requiert du Secrétariat, l'insertion
de ce thème dans l'ordre du jour de la CdP-6.
LA SESSION DE CLOTURE DE LA GC
La GC devait, au départ, se réunir
pour l'adoption de son rapport, le vendredi 12 octobre, à 15h. La
dernière journée de la CdP-5 fut, toutefois, marquée par une série
de reports de ses réunions. La matinée devait être consacrée à la
conclusion des questions non encore résolues de la GC – la CRIC et
le programme et budget – qui étaient en cours de négociation dans
deux groupes de contact, et à l'élaboration des projets de
décisions. Les délégués qui ne participaient pas aux groupes de
contact poursuivirent les négociations autour des deux projets de
décisions concernant le SMDD et concernant la collaboration de la CCD
avec le FEM, qui avaient été présentés à la GC, le jeudi
après-midi, ainsi que celles autour des nouveaux projets de
décisions qui avaient été distribués, vendredi matin, consacrés
à la Journée Mondiale de la Lutte contre la Désertification et au
programme de travail de la CdP-6.
Vendredi, à 15h, aucun des deux
groupes de contact n'était encore parvenu à un accord, et la GC fut
reportée en attendant les décisions concernant la CRIC et le
programme et budget. Le groupe de contact sur la CRIC parvint à un
accord à 23h30, et le groupe de contact sur le programme et budget,
qui attendaient la réalisation d'un accord sur la CRIC, reprit ses
propres négociations. Ces négociations s'achevèrent le samedi 13
octobre à 5h du matin – après que la GC eut terminé sa session
finale – et la décision en rapport fut adoptée par la Plénière.
Le Président Jabbari convoqua la
dernière réunion de la GC le samedi 13 octobre à 2h40 du matin, qui
adopta ses projets de décisions, pour transmission à la CdP, à
l'exception du projet de décision concernant le programme et budget.
La séance finale de la GC se pencha également, pour la première
fois, sur trois autres sujets: La Journée Mondiale de la Lutte contre
la Désertification, le programme de travail de la CdP-6, et les dates
et lieu de la CdP-6.
LA JOURNEE MONDIALE DE LA LUTTE
CONTRE LA DESERTIFICATION: Les délégués
procédèrent à l'examen du thème de l'Edition 2002 de la Journée
Mondiale de la Lutte contre la Désertification, qui fut amendé pour
accommoder une proposition mandatant le Bureau de la CdP de procéder
à la détermination du thème de l'édition 2003 de la Journée
Mondiale de la Lutte contre la Désertification. Le G-77/Chine
proposa, et les délégués adoptèrent, un amendement reconnaissant
que les pays pouvaient choisir des thèmes secondaires pour les
activités nationales, qui rendait la décision compatible avec les
dispositions de la CCD.
La Décision Finale:
Outre ces amendements, la décision (ICCD/COP(5)/L.19) reconnaît la
nécessité de désigner un thème pour la Journée Mondiale de la
Lutte contre la Désertification pour chacune des années, approuve
l'adoption de "La lutte contre la dégradation des terres"
comme thème de la Journée Mondiale de la Lutte contre la
Désertification, prévue le 17 juin 2002, et invite les Parties à
mener à terme les activités pertinentes pour soutenir le thème
mentionné ci-dessus.
Le Président Jabbari devait ensuite
suspendre la réunion pour attendre la conclusion du projet de
décision concernant le programme et budget, pour adoption par la GC.
Toutefois, la GC ne fut pas re-convoquée et le projet de décision
fut adopté, sans être examiné par elle, au cours de la Plénière
finale.
LE PROGRAMME DE TRAVAIL DE LA CdP-6:
Le Président Jabbari introduisit le projet de décision concernant le
programme de travail de la CdP-6 (ICCD/COP(5)/L.17)
Au cours de la réunion finale de la
GC. Conformément à la décision prise auparavant au sujet de
l'impératif de se référer à la CST, chaque fois que le MM est
mentionné dans le cadre de "l'évaluation de la mise en
application de la CDD, en vertu du paragraphe 2(d) de l'Article
22," la GC amenda le document à la requête de l'UE, de manière
à s'assurer que les deux institutions y soient reflétées. La
décision fut adoptée.
La Décision Finale:
Le texte final (ICCD/COP(5)/L.17) décide d'inclure dans les sessions
de la CdP-6 et, au besoin, dans celle de la CdP-7, entre autres:
-
l'ajustement du programme et
budget de l'exercice 2002-3;
-
l'évaluation de la mise en
application de la Convention et de ses arrangements
institutionnels;
-
l'évaluation du rapport de la
CST et des synergies avec d'autres conventions;
-
l'évaluation du rapport, des
politiques, des modalités et des activités opérationnelles du
MM;
-
l'évaluation des données
concernant le financement de la Convention, y compris des
activités du FEM;
-
l'examen des Règles 47 et 27 et
des procédures devant encadrer l'arbitrage et la conciliation; et
-
l'ouverture de dialogues
interactifs avec les ONG.
LES DATES ET LIEU DE LA CdP-6:
Le projet de décision concernant les dates et lieu de la CdP-6 fut
approuvé sans outre discussion le samedi 13 octobre, et fut envoyé
à la CdP, pour adoption.
La Décision Finale:
La décision (ICCD/COP(5)/L.20) stipule que la CdP-6 se tiendra du 19
au 31 octobre 2003, à Bonn, en Allemagne, au cas où aucune Partie ne
viendrait à se proposer pour l'accueil de la session, d'ici le 31
janvier 2003.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Le Président de la CdP-5, Basset,
convoqua la Plénière finale, le samedi 13 octobre, à 6h50 du matin.
Les délégués adoptèrent la décision ICCD/COP(5)/L.16 concernant
l'accréditation des délégations.
ADOPTION DU RAPPORT DE LA CST:
Le Président de la CST, Brown, introduisit ensuite les
recommandations transmises par la CST (ICCD/COP(5)/L.1/Rev.1-L.10).
Les dix décisions de la CST furent adoptées.
ADOPTION DU RAPPORT DE LA GC:
Introduisant le rapport et les projets de décisions du groupe, le
Président de la GC, Jabbari, nota que la Commission était parvenue
à conclure de manière probante ses travaux, et qu'elle recommandait
11 projets de décisions pour adoption, tels qu'amendés par la
dernière séance de la GC.
Au sujet de la décision concernant
les dates et lieu de la CdP-6 (ICCD/COP(5)/L.20), le délégué de
l'Allemagne déclara qu'au cas où aucun pays ne venait se proposer
pour l'accueil de la Conférence, son pays serait heureux de coopérer
avec le Secrétariat pour sa tenue en Allemagne.
Au cours de l'adoption de la
décision con cernant le programme et budget pour la biennale 2002-3
(ICCD/COP(5)/L.11), l'Argentine requit que l'examen de ce point de
l'ordre du jour n'intervienne qu'après l'adoption de la décision
concernant l'initiatives des "Unités de Coordination
Régionale" (ICCD/COP(5)/L.26/Rev.1). La représentante nota que
l'élaboration du projet de décision avait été précipitée par les
négociations menées dans le groupe de contact sur le programme et
budget. La décision concernant les UCR fut adoptée sans outre
objection. L'Iran, au nom du G-77/ Chine, fit part de son appui total
à la décision et déclara qu'elle devait être reflétée dans le
Programme de Travail de la CdP-6. Finalement, la décision
(ICCD/COP(5)/L.17) concernant le Programme de Travail de la CdP-6, fut
adoptée.
Les délégués procédèrent
ensuite à l'examen du projet de décision concernant le programme et
budget de la biennale 2002-2003 (ICCD/COP(5)/L.11). Cuba demanda que
le membre de phrase "et un projet d'échelle d'estimation "
soit ajouté au Paragraphe 15 qui requiert du Secrétaire Exécutif,
l'inclusion dans la proposition de programme et budget de la biennale
2004-5 et dans le rapport concernant les performances, des tableaux
détaillés et des rapports narratifs sur les activités de mise en
application, ainsi que sur les dépenses proposées, les besoins en
matière de ressources pour chacun des organes subsidiaires, dans le
cadre de ligne budgétaire consacrée au soutien de la CdP et de ses
organes subsidiaires, spécifiée en fonction du fonds utilisé. La
Plénière adopta ensuite la décision concernant le programme et
budget (ICCD/COP(5)/L.11). La représentante des Etats-Unis indiqua
qu'elle ne prévoyait pas d'augmentation budgétaire similaire dans le
futur et nota le manque de transparence dans l'utilisation du budget
et apporta un soutien vigoureux en faveur d'une réforme budgétaire.
Le Brésil fit part de ses réserves, notant qu'il continuera à
suivre l'échelle d'estimation approuvée à la CdP-1.
Le Président de la CdP-5, Basset,
nota que l'adoption de la décision concernant la CRIC exigeait
l'élection de son Président. L'orateur indiqua avoir été informé
que suite aux consultations informelles, il a été décidé que le
poste sera occupé à tour de rôle, que le premier Président sera
issu du Groupe Africain, et que Rogatien Biaou (Bénin) a été
nominé pour ce poste. Le Kenya, au nom du Groupe Africain, avec
l'Iran, au nom du Groupe Asiatique, ainsi que l'Argentine et la
Jamaïque, apporta son soutien à cette nomination, notant les divers
rôles de facilitation qu'il à jouer au cours de cette session. Dans
l'absence d'autres nominations, Biaou fut élu Président de la CRIC,
par acclamation.
Dans ses remarques conclusives, le
Président Basset évoqua le prix Nobel de la paix octroyé aux
Nations Unies et au Secrétaire Général, Kofi Annan, ainsi que la
nouvelle initiative entre l'Afrique et ses partenaires de l'UE, comme
autant d'événements propres à servir de sources d'inspiration pour
la CCD. Il fit part de sa satisfaction quant à l'échange d'idées
intervenu au cours de la CdP, notamment durant le dialogue de haut
niveau, et appuya le besoin d'une coopération étroite entre les
gouvernements, les ONG et les communautés locales dans la lutte
contre la désertification. Il nota la réforme de la CST et la mise
en place de la CRIC, comme étant les deux principales réalisations
de la CdP. Il souligna, toutefois, que la conférence connu quelques
disfonctionnements, et encouragea l'amélioration des certains nombre
d'aspects. Le Président Basset conclut en appelant tous les
participants à maintenir leur engagement durant la période
intérimaire, insistant sur l'importance de repartir avec la
détermination de mettre en pratique la vision et les idées acquises
au cours des deux dernières semaines. L'UE et le G-77/Chine
déclarèrent que la réunion a été une réussite et remercièrent
le Président Basset et les collègues négociateurs.
Les délégués devaient ensuite
adopter le procès-verbal de la CdP-5 (ICCD/COP(5)/L.14), acceptant
que le Rapporteur en parachève l'élaboration après la clôture de
la session.
L'UE se félicita de l'avancée
significative réalisée à la CdP-5 et souhaita voir les
délibérations de la CCD apporter une contribution utile à un débat
productif au SMDD. Dans l'absence du Président Basset, qui a dû
quitter avant la clôture de la réunion, le Président de la CST,
Philbert Smith, au nom du Président Basset, nota les défis relevés
par la réunion durant les deux dernières semaines et réitéra
l'engagement des Parties en faveur de la concrétisation de la
Convention. L'orateur remercia les participants et clôtura les
travaux de la réunion le samedi 13 octobre, à 8h18 su matin.
BREVE ANALYSE DE LA CdP-5
Le démarrage de la CdP-5 de la CCD
était assombri par les attaques terroristes du 11 septembre sur les
Etats-Unis, et par les tirs plusieurs fois meurtriers d'un homme armé
survenus le 27 septembre à Zoug, en Suisse, autant d'événements
tragiques encore présents à l'esprit de tous. Après une minute de
silence observée au cours de la Plénière d'ouverture en hommage aux
victimes, les Parties ont commencé le travail qui les attendait. La
CdP-5 est venue marquer un tournant clé dans l'histoire relativement
courte de la Convention. Jusqu'à récemment, la focalisation avait
porté sur la négociation des points prioritaires et des orientations
de l'action future. Maintenant, la Convention est entrée dans une
nouvelle phase quinquennale axée, celle-ci, sur les progrès devant
être réalisés et sur la mise en application proprement dite. Il se
trouve, malheureusement, que des signes inquiétants sont en train de
faire surface dans la transition vers cette nouvelle phase. Une
période d'attente de deux ans d'ici la prochaine CdP, un budget
négocié un peu à la hâte, des délibérations peu concluantes
autour des futurs organes intérimaires de la CdP, et une incertitude
générale concernant les organes chargés de son financement, autant
d'éléments prouvant que la CCD est aujourd'hui face à des
difficultés de taille. La réunion n'ayant pas été en mesure de
conclure ses travaux avant le samedi matin, soit avec un jour de
retard sur son programme, la CdP-5 restera dans les esprits pour les
négociations marathon qui ont éprouvé la Commission sur
l'évaluation de la mise en application de la Convention (CRIC) et sur
le programme et budget.
PARVENUE A L'AGE DE RAISON ...
Qualifiée souvent de Convention
"sœur pauvre" en comparaison aux autres accords
environnementaux multilatéraux de haut profil (AEM), tels que ceux de
la Convention-Cadre sur le Changement Climatique (CCCC) et la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB), le statut de la CCD a
bénéficié d'un coup de puce dans la bonne direction, à travers les
déclarations de haut niveau données par deux Présidents, trois
Premiers Ministres et nombre de Ministre d'Etats. Ceci, avant même le
panel des Personnalités Eminentes, qui regroupa des orateurs de la
trempe de l'ancien Directeur Exécutif du PNUE, Mostafa Tolba, du
Premier Ministre du Québec, Pierre-Marc Johnson, et de l'Envoyé
Spécial du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Afrique, Mahmoud
Sahnoun.
La Table Ronde Inter-parlementaire
mit également en présence des représentants venus des quatre coins
du monde pour prendre part aux délibérations de la conférence. De
nombreux participants se sont félicités du profil des dirigeants
politiques qui se sont déplacés pour assister à l'événement,
élevé par rapport à celui des années précédentes, plus élevé
même que celui de la première CdP, en 1997. Comme l'a résumé l'un
des délégués, "leur présence et leur engagement en faveur de
la CCD sont une reconnaissance du dur labeur que nous avons mis dans
cette Convention, le long de toutes ces années." Sur le plan
financier également, les efforts semblent avoir eu quelques mérites,
compte tenu de la contribution de US$1 million de la part du
Venezuela. La désertification ne touche pas de manière sérieuse le
Venezuela et cette générosité témoigne de l'engagement remarquable
dont peut faire montre un pays en développement pour la maîtrise de
ce problème international et d'un soutien authentique en faveur de la
coopération Sud-Sud. Ces bonnes annonces ont amené l'un des
observateurs à affirmer que la Convention est arrivée à son
"âge de raison."
...MAIS ENCORE EN PLEINE MATURATION
En dépit de l'atmosphère positive
qui a prévalu au cours des trois journées de la réunion de haut
niveau, certains participants ont estimé que leur temps aurait pu
être utilisé de manière plus productive à traiter des questions de
fonds, telles que celles ayant trait au programme et budget, et à la
CRIC. Une telle focalisation aurait été en harmonie avec l'appel
lancé dès le départ aux Parties, par le Secrétariat, les exhortant
à parachever le gros des questions à l'ordre du jour, avant la fin
de la première semaine, pour laisser suffisamment de temps pour le
segment de haut niveau, ainsi pour le second dialogue des ONG et pour
les préparatifs du SMDD. Malheureusement, les choses se sont
déroulées autrement. Une faible organisation de la part des
différents groupes régionaux, l'incapacité de la GC et des groupes
de contact à tenir des sessions parallèles et le manque de
compétences en matière de négociation, ont contribué à freiner la
progression. Des rapports faisant état d'une certaine mauvaise fois
manifestée dans certains groupes de contact n'ont pas aidé la
situation. Quelques participants ont reproché également au Bureau de
la CdP de ne pas toujours respecter le règlement intérieur et de
surprendre les délégués avec l'introduction de nouveaux documents,
en dernière minute, dans le jeu. Cela a donné lieu à toute une
série de réunions de groupes de contact longues et éprouvantes, qui
se sont poursuivies jusqu'au dernier moment.
CRAQUEMENTS DANS LA "CRIC"
Le groupe de contact sur la CRIC
s'est réuni à plusieurs reprises dans un effort de résoudre la
question de savoir si, oui ou non, il fallait en faire un organe
subsidiaire permanent. Au début de la session informelle, les pays
industrialisés étaient réticents à l'idée d'établir une CRIC,
arguant que le Groupe de Travail Spécial (GES) chargé de
l'évaluation des rapports émanant des CdP-3 et 4, déjà créé,
était un processus utile suffisant. Certains ont fait part de leurs
réserves concernant les risques de voir l'établissement de la CRIC
imposer de nouvelles implications budgétaires, pour eux,
inacceptables. Bien que l'on se soit entendu, par la suite, sur la
nécessité d'un organe subsidiaire, le débat s'est poursuivi autour
de la durée du comité intersessions, les propositions allant d'une
à quatre semaines, ainsi qu'autour de sa composition et des
considérations d'équité. LE GES avait mis quatre semaines pour
parvenir à ses conclusions, et cet exemple a servi d'étalon, en plus
les réunions bi-annuelles de l'Organe Subsidiaire de Mise en
Application ,(SBI), de la CCCC.
Bien que reconnaissant la
nécessité d'un système institutionnalisé chargé de l'évaluation
et du suivi de la mise en application de la Convention, compte tenu,
en particulier, du manque de confiance répandu entre les différents
acteurs, les opposants de la CRIC n'étaient pas convaincus par les
arguments présentés. On exprima une préoccupation générale
concernant le manque de clarté quant au rôle et à la fonction
spécifiques de la CRIC et, pour quelques-uns, le sentiment que la
vrai motivation derrière le souhait d'établir un tel organe, était
le résultat du complexe de la "sœur pauvre", qui continue
à tenter de reproduire les structures d'autres AEM. Un autre
problème à résoudre, a porté sur le genre de relation que cet
organe devra avoir avec le GES et si, oui ou non, il devra assumer le
rôle et la fonction de la GC durant les futures sessions de la CdP.
Alors que la disposition appelant à la conduite d'une évaluation
après quant ans venait conforter ceux qui n'étaient pas favorable à
l'idée d'établir un organe permanent, plusieurs participants ont
argué qu'avec sa création, il n'y aurait pas de possibilités de
marche arrière...mais qu'il est vrai qu'il risquait de manquer de
ressources.
OU EST L'ARGENT?
La CCD est la seule parmi les
conventions de Rio à ne pas disposer de mécanisme de financement. En
fait, c'est cette absence de moyen de financement permanent qui a
donné lieu à la réputation de "sœur pauvre" donnée à
la CCD. Les choses pourraient maintenant changer, avec les
possibilités qui s'offrent désormais de voir le FEM devenir, ce que
l'un des participants a qualifié de "parrain" de la CCD.
Beaucoup sont optimistes, mais les résultats ne seront probablement
pas connus, avant un certain temps, compte tenu du fait que cela doit
être d'abord approuvé par le Conseil du FEM lors de sa réunion de
décembre 2001, puis par l'Assemblée du FEM, prévue en octobre 2002.
Plusieurs pays industrialisés prenant part à la conférence ont mis
en garde contre la tentation de s'adosser sur le FEM comme
"panacée" pour les malheurs financiers de la CCD, notant
que les critères appliqués au financement des projets, par le FEM,
en particulier celui des "coûts marginaux," constituaient
une contrainte, et que les pays les plus nécessiteux de la CCD
manquaient encore des ressources humaines nécessaires à entreprendre
le processus complexe de la formulation des demandes exigé par le
FEM. Quoi qu'il en soit, la plupart ont accueilli favorablement la
proposition du FEM de désigner la dégradation des sols comme pôle
de focalisation de son financement. Selon certains délégués, cela
servira à non seulement relever le profil de la désertification au
rang de thème majeur, mais également à permettre aux pays
d'accéder à de nouvelles ressources pour la mise en application des
projets anti-désertification. En attendant, les Parties devront
continuer à regarder du côté du Mécanisme Mondial (MM) en tant que
moyen de mobilisation de ressources financières.
Pourtant, le MM, a reçu quelques
coups, au début de la réunion, après avoir sollicité une
accroissement de l'ordre de 180% de ses effectifs et une augmentation
budgétaire significative. Plusieurs délégués se sont déclaré
insatisfaits des requêtes importantes du MM, interprétées par
certains comme une tentative visant à lui permettre de formuler son
propre mandat sans le consentement des Parties. Au cours de la
deuxième semaine, cependant, les opinions ont semblé connaître une
évolution considérable. Le fait que de nombreux pays en
développement aient fait l'éloge du rôle joué par le MM dans leur
région, a suggéré que l'insuffisance des "livraisons,"
dans certaines régions, en particulier en Afrique, supposée
bénéficier d'un traitement "prioritaire," pourrait avoir
contribué à la formulation des reproches précédents. Les
participants avaient sans doute également réalisé qu'une
opposition, aussi forte, à l'égard d'une institution qui a pour
seule raison d'être, la Convention, risquait de s'avérer
contre-productif. Et, alors que le FEM et le MM servent des objectifs
différents, l'accès au financement du FEM n'est pas encore acquis.
En outre, les éclaircissements apportés par le Directeur Général
du MM au sujet d'un certain nombre de questions épineuses – en
particulier celle du besoin de capacités réactives suffisantes – a
semblé apaiser plus d'un.
L'autre aspect qui a ajouté à la
confusion vécue au niveau de la planification du budget biennal,
était le système d'élaboration des rapports financiers en vigueur
aux Nations Unies, dans lequel les fonds engagés mais non utilisés
sont considérés comme dépenses. Par ailleurs, les délégués ont
dû aborder le point de savoir si, oui ou non, il fallait ajuster le
budget à la nouvelle échelle d'estimation approuvée par les Nations
Unies deux jours après la fin de la CdP-4, et que le Secrétariat a
utilisé sans y être expressément autorisé par la CdP de la CCD.
Les implications financières du caractère permanent ou spécial des
réunions des groupes de discussion de la CST et de la CRIC ont
également apporté de nouvelles complications et causé davantage de
retard. Néanmoins, un accord a été finalement réalisé, qui a
semblé à peu près satisfaire toutes les Parties, même si plusieurs
délégués étaient furieux qu'il n'y eut pratiquement aucun
changement après cinq heures de négociations nocturnes. Tout semble
indiquer que la réforme budgétaire sera, à coup sûr, l'un des
principaux thèmes de la prochaine CdP.
LA COMMISSION SUR LES SCIENCES ET
LES TECHNOLOGIES: EFFICIENTE OU INSUFFISANTE?
La tâche la plus dure, et qui a
pris le plus de temps, à la cinquième session de la Commission des
Sciences et des Technologies (CST), a été celle de savoir comment
rendre son travail "plus efficient et plus efficace." Selon
certains, le fonctionnement du la CST était controversé depuis le
début, car elle est perçue comme un organe ayant davantage de
motivations politiques que de motivations purement scientifiques.
D'autres ont fait des commentaires sur son manque "de
mordant" et d'expertise, suggérant que ce qui faisait le plus
défaut, c'était un organe scientifique indépendant, tel que celui
que l'on trouve dans le GIEC. Les participants ont également noté
que ce manque d'efficience et d'efficacité découlait des problèmes
structurels, tels que la taille importante, et la composition, qui est
basée sur une représentation régionale. L'utilité des groupes de
discussion spéciaux de la CST, a été remise en question, compte
tenu du fait que leur travail donne lieu à peu de débat ou d'action,
et qu'il reste ignoré par les scientifiques hors du processus de la
CCD. Comme pour rendre les choses encore plus difficiles, les
initiatives de la CST, telles que celle concernant l'étude des
réseaux disponibles conduite par le PNUE, connaissent des
difficultés financières, du fait d'être entièrement dépendantes
des financements volontaires.
Il se trouve cependant, qu'un
développement positif s'est dégagé de la session de quatre jours,
sous la forme de la mise en place d'un nouvel organe d'experts, plus
restreints, explicitement chargé de traiter des questions
scientifiques. Les délégués ont fait part de leur satisfaction à
l'égard de ce résultat de la formation d'un tel organe et en
particulier du fait qu'il aura un caractère plus permanent que celui
du groupe spécial utilisé dans le passé. La question de savoir si
son fonctionnement sera bon, n'aura de réponse qu'après un certain
temps, surtout que les thèmes sur lesquelles il devra se focaliser,
restent encore à déterminer. Quelques observateurs ont noté que la
CST bénéficiera tout autant de meilleures orientations de la part de
la CdP en l'aidant à remplir son rôle.
LA PARTICIPATION DES ONG: DEUX PAS
EN AVANT, UN PAS EN ARRIERE
En dépit des affirmations que la
CCD est l'un des AEM les plus amicaux vis-à-vis des ONG, certains
participants ont fait noté le profil relativement bas affiché par
les ONG à la CdP-5. Au moment où les délégués soulignaient
l'importance de la société civile dans le Segment de Haut Niveau,
plusieurs ONG ont noté que, l'ironie voulait qu'elles soient
confinées dans les dernières rangées, durant la plupart des
séances de travail. D'autres représentants d'ONG se sont déclarés
déçus par la faible présence des ONG lors de la seconde séance de
dialogue, et du rôle participatif qui leur avait été accordé lors
des CdP antérieures et autres AEM.
L'une des explications avancée est
le manque de soutien financier réservé à la participation des ONG.
D'autres ont évoqué la fatigue et la frustration de voir qu'après
cinq ans d'investissement dans les PAN, les retombées sur le terrain
ne sont toujours pas visibles. Néanmoins, plusieurs participants ont
fait observer qu'en dépit de ces difficultés, les ONG prenant part
à la CdP-5, continuaient à travailler "diligemment" en
coulisses et qu'elles ont été en mesure de faire passer leurs
recommandations et de faire entendre leurs voix, à travers les
représentants des pays.
LA ROUTE VERS LA CdP-6
Compte tenu de ses défauts et de
ses lacunes organisationnelles de cette Convention, et de l'opinion
persistante qu'elle est la plus défavorisée de tous les AEM, les
observateurs ont mis en garde que le caractère unique de la CCD ne
devait jamais être sous-estimé. Contrairement à d'autres accords,
elle affiche la meilleure intégration de l'environnement, de la
pauvreté et des considérations sociales, qui en fait un processus de
développement durable authentique. Cela pourrait bien être le point
le plus fort de la Convention, car le thème de la pauvreté est
actuellement au cœur de la plupart des stratégies du développement
international. Le vrai test, cependant, sera celui de son efficacité
dans la mise en application de son plan ambitieux visant à traiter du
problème environnemental qui touche aujourd'hui encore plus d'un
milliard d'êtres humains de par le monde. S'assurer des ressources,
à la fois financières et humaines, fera certainement partie de la
réponse. Mais la valeur de la CCD sera également jugée par la
volonté politique, la réforme budgétaire et la mise en application
des décisions futures qui seront prises par la CdP-6.
A SUIVRE D'ICI LA CdP-6
REUNION DU COMITE PREPARATOIRE DE LA
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT:
Cette réunion se tiendra du 15 au 19 octobre 2001, à New York. Pour
de plus amples renseignements, contacter: Harris Gleckman, Financing
for Development Coordinating Secretariat; tel: +1-212-963-4690;
e-mail: gleckman@un.org ou
Federica Pietracci; tel: +1-212-963-8497; e-mail: pietracci@un.org;
Internet: http://www.un.org/esa/ffd
EDITION 2001 DU CONGRES MONDIAL DES
ASSOCIATIONS INTERNATIONALES ACTIVES DANS LE DOMAINE DE L'EAU:
Cette conférence, qui regroupera plus de 3000 participants, aura lieu
du 15 au 19 octobre 2001, à Berlin, en Allemagne. Les discussions se
focaliseront entre autres sur les aspects économiques et politiques
de la gestion de l'eau. Pour d'autres détails, contacter les
organisateurs de la conférence: tel: +49-212-2606-369; fax:
+49-212-2606-207; Internet: http://www.iwa-berlin.de
PREMIERE REUNION
INTERGOUVERNEMENTALE DES EXPERTS CHARGE DE L'ELABORATION DES LIGNES
DIRECTRICES DEVANT ENCADRER LA CONFORMITE AUX OBLIGATIONS ET
L'APPLICATION DES AEM: Cette
réunion se tiendra du 22 au 26 octobre 2001, à Nairobi, au Kenya.
Pour plus d'informations, contacter: D. Kaniaru, UNEP Division on
Environmental Policy and Implementation (DEPI); tel: +254-2-623507;
fax: +254-2-624249; e-mail: donald.kaniaru@unep.org;
Internet: http://www.unep.org
SEPTIEME CONFERENCE
DES PARTIES DE LA CONVENTION-CADRE SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE:
La CdP-7 est prévue du 29 octobre au 9 novembre 2001, à Marrakech,
au Maroc. Pour d'autres renseignements, contacter: the UNFCCC
Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail: secretariat@unfccc.int;
Internet: http://www.unfccc.int/
CONFERENCE
INTERNATIONALE SUR LES SCIENCES ET LES TECHNOLOGIES AGRICOLES (CISTA):
Cette conférence se tiendra du 7 au 9 novembre 2001, à Pékin, en
Chine. Pour plus de détails, contacter: ICAST, China Science and
Technology Exchange Center, PO Box 2143, Beijing 100045, China; tel:
+86-10-6851-1837; fax: +86-10-6857-1255; e-mail: icast@agscience2001.org;
Internet: http://www.agscience2001.org
REUNIONS DU GROUPE
INTERGOUVERNEMENTAL DES MINISTRES OU DE LEURS REPRESENTANTS SUR LA
GOUVERNANCE ENVIRONNEMENTALE INTERNATIONALE:
Les quatrième et cinquième réunions de l'IEG se dérouleront
respectivement le 1er décembre 2001, à Montréal, au
Canada, et fin janvier 2002, à New York, avant la réunion du Comité
Préparatoire du SMDD. Pour plus de renseignements, contacter: Masa
Nagai, UNEP, Nairobi; tel: +254-2-623493; fax: +254-2-230198; e-mail: Masa.Nagai@unep.org;
Internet: http://www.unep.org/IEG/
SYMPOSIUM
INTERNATIONAL SUR LA DURABILITE DE LA SECURITE ALIMENTAIRE ET DE LA
GESTION DES RESSOURCES NATURELLES DANS LE SUD-EST ASIATIQUE:
Ce symposium aura lieu du 8 au 11 janvier 2002, à Chiang Mai, en
Thaïlande. Pour de plus amples détails, contacter: Rainer
Schwarzmeier, tel: +49-711-459-3476/ 2581; fax: +49-711-459-2582;
e-mail: symp2002@uni-hohenheim.de;
Internet: http://www.uni-hohenheim.de/symposium2002/index.htm
SECONDE REUNION DU
GROUPE DES PERSONNALITES EMINENTES DE LA CCD DANS LE CADRE DES
PREPARATIFS DU SMDD: Cette
r�union est pr�vue en f�vrier 2002, au Niger. Le groupe planchera
sur le complexe pauvret�-environnement dans le contexte de la mise en
application opportune et efficace de la CCD. Pour plus d'informations,
contacter: Rajeb Boulharouf, UNCCD Secretariat, tel: +49-228-815-2800;
fax: +49-228-815-2898/99; e-mail: rboulharouf@unccd.int;
Internet: http://www.unccd.int
FORUM MINISTERIEL
MONDIAL SUR L'ENVIRONNEMENT:
Cette r�union aura lieu du 13 au 15 f�vrier 2002, � Carthag�ne, en
Colombie. Pour plus de renseignements, contacter: Beverly Miller,
Secretary, UNEP Governing Council, Nairobi; tel: +254-2-62-3411; fax:
+254-2-62-4489/90; e-mail: beverly.miller@unep.org;
Internet: http://www.unep.org
CONFERENCE
INTERNATIONALE SUR LE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT:
Cette conf�rence se tiendra du 18 au 22 mars 2002, � Monterrey, au
Mexique. Elle mettra en pr�sence des repr�sentants gouvernementaux
de haut rang, des repr�sentants des Nations Unies et les
repr�sentants d'organisations internationales des domaines du
commerce, des finances et du d�veloppement. Pour d'autres d�tails,
contacter: Harris Gleckman, Financing for Development Coordinating
Secretariat; tel: +1-212-963-4690; e-mail: gleckman@un.org
ou Federica Pietracci, tel: +1-212-963-8497; e-mail: pietracci@un.org;
Internet: http://www.un.org/esa/ffd.
SYMPOSIUM SUR LES
VOIES ALTERNATIVES DE LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION:
Cet �v�nement itin�rant se d�roulera du 8 au 20 avril 2002, � la
Ville du Cap, en Afrique du Sud, dans diverses communaut�s rurales,
et � Gobabeb, en Namibie. L'objectif de ce symposium international
associ� � une interaction avec des communaut�s rurales consiste �
�tablir une connexion entre l'action communautaire et la science et
le sens commun. Pour plus de renseignements, contacter: Mary Seely,
Desert Research Foundation of Namibia, PO Box 20232, Windhoek, Namibia
; tel: +264-61-229-855; e-mail: mseely@drfn.org.na;
Internet: http://www.drfn.org/des2002.html
DIX-SEPTIEME CONGRES
MONDIAL SUR LES SCIENCES EDAPHIQUES:
Cette r�union aura lieu du 14 au 21 ao�t 2002, � Bangkok, en
Tha�lande et portera sur le th�me "Les Sciences Edaphiques:
Confronter les Nouvelles R�alit�s du 21�me
Si�cle." Pour plus d'informations, contacter: Secretariat, 17th
WCSS, Kasetsart University, PO Box 1048, Bangkok 10903, Thailand; tel:
+662-940-5787, 9405-7078; fax: +662-940-5788; e-mail: o.sfst@nontri.ku.ac.th;
Internet: http://www.17wcss.ku.ac.th
SOMMET MONDIAL SUR
LE DEVELOPPEMENT DURABLE: Le
SMDD aura lieu � Johannesburg, en Afrique du Sud, du 2 au 11
septembre 2002. Pour d'autres renseignements, contacter: Andrey
Vasilyev, DESA, New York; tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: vasilyev@un.org; Major
groups contact: Zehra Aydin-Sipos, DESA, New York; tel:
+1-212-963-8811; fax: +1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org;
Internet: http://www.johannesburgsummit.org/.
CONFERENCE
INTERNATIONALE SUR L'AGRICULTURE DURABLE DANS LES ZONES ARIDES DURANT
LE SECOND MILLENAIRE: Cette
conf�rence est pr�vue du 15 au 19 septembre 2002, � Shijiazhuang,
en Chine. Pour de plus amples informations, contacter: Catherine
Vachon, Lethbridge Research Center, Agriculture and Agri-Food Canada;
tel: +1-403-317-2257; fax: +1-403-382-3156; e-mail: vachonc@em.agr.ca;
Internet: http://res2.agr.ca/lethbridge/hebei/confindex.htm
COLLOQUE
INTERNATIONAL SUR LA GESTION DE L'OCCUPATION DES SOLS, L'EROSION ET LA
FIXATION DU CARBONE: Ce
colloque se tiendra du 24 au 28 septembre 2002, � Montpellier, en
France. Des sessions s�par�es consacr�es � l'application d'une
approche biologique dans la conservation des sols et des eaux, la
lutte contre l'�rosion et la fixation du carbone, se tiendront,
chacune en fran�ais et en anglais avec traduction simultan�e, en
fonction des besoins. Pour d'autres d�tails, contacter: Eric Roose,
Institut de recherche pour le d�veloppement, BP 5045, F34032
Montpellier, France; tel: +33-0-467-41-62-65; fax: +33-0-467-41-62-94;
e-mail: roose@mpl.ird.fr;
Internet: www.ird.fr
CdP-6 DE LA CCD:
Cette r�union est pr�vue du 19 au 31 octobre 2003, � Bonn, en
Allemagne, � moins qu'un autre pays se propose pour l'accueil de la
r�union. Pour de plus amples informations, contacter: CCD
Secretariat; tel: +49-228-815-2800; fax: +49-228-815-2898/99; e-mail: secretariat@unccd.int;
Internet: http://www.unccd.int
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