Publié par L'Institut International du Développement Durable
(IIDD)
Vol. 04 No. 154
Vendredi, 5 Octobre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-5 DE LA
CCD:
4 OCTOBRE 2001
La Commission sur les Sciences et
les Technologies (CST) s'est réunie le matin puis de nouveau
l'après-midi, pour l'examen des repères et indicateurs, le futur
programme de travail de la CST et de son groupe d'experts, et
l'adoption des projets de décisions sur la plupart des articlles
inscrits à son ordre du jour, pour transmission à la CdP. La Grande
Commission (GC) s'est réunie l'après-midi pour plancher sur
l'évaluation des données disponibles concernant le financement de la
CCD et les progrès réalisés par les pays touchés, dans la mise en
application de la CCD, puis a ajourné ses travaux pour laisser la
voie aux réunions du groupe de contact sur l'évaluation de la mise
en application (CRIC). Le groupe de contact sur le thème programme et
budget s'est réuni dans la soirée. Les groupes régionaux se sont
réunis le matin pour des concertations sur les questions en cours
d'examen au sein des groupes de contact de la GC.
LA GRANDE COMMISSION
EVALUATION DES DONNEES DISPONIBLES
CONCERNANT LE FINANCEMENT DE LA CCD: Le
Secrétaire Exécutif de la CCD, Diallo, introduisit le rapport (ICCD/
COP(5)/3/Add.3). L'orateur mit en exergue l'action menée dans le
cadre des décisions prises en novembre 2000 par le Conseil du FEM et
par la CdP-4 de la CCD, et présenta un rapport sur les activités de
suivi des décisions prises par le Conseil du FEM, en mai 2001, qui
s'était accordé pour dire que la désignation de la dégradation des
sols comme pôle de focalisation devait être poursuivi, en tant que
moyen d'améliorer le soutien du FEM à la mise en application de la
CCD. Diallo requit également l'élaboration d'une note détaillée
sur l'élaboration des modalités devant régir la désignation de la
dégradation des sols comme pôle de focalisation du FEM, à soumettre
à la considération de son Conseil d'administration à la prochaine
réunion de décembre 2001et à l'assemblée d'octobre 2002.
Le G-77/CHINE, avec le GRULAC, la
MAURITANIE, CUBA, ST. VINCENT ET les GRENADES, le HONDURAS, le MALAWI,
la LIBYE, le COSTA RICA, le MALI, les BAHAMAS, la REPUBLIQUE
DOMINICAINE, le MEXIQUE, l'URUGUAY et d'autres pays, souligna
l'impératif de désigner le FEM comme principal mécanisme de
financement pour la mise en application de la CCD. Le NEPAL, le
ZIMBABWE, le MAROC et d'autres intervenants firent part de leur espoir
de voir le futur financement du FEM servir avantageusement la mise en
application des PAN. L'ARGENTINE, la TUNISIE et d'autres pays
indiquèrent que le financement du FEM destiné à la CCD doit
s'effectuer sur la même base que celle des autres conventions
environnementales, telles que celles sur le Changement Climatique et
sur la Biodiversité. L'UE accueillit favorablement le renforcement
des efforts du FEM pour le financement des activités de lutte contre
la dégradation des sols. Le porte-parole précisa toutefois que la
CdP doit voir aussi avec d'autres agences multilatérales. La SUISSE
indiqua qu'il était prématuré de désigner le FEM comme principal
mécanisme de financement de la CCD, compte tenu, entre autres, du
fait que ce dernier ne couvre normalement que les coûts marginaux des
projets. La NORVEGE nota que la CdP ne doit pas préjuger des
décisions qui seront prises par le FEM et ajouta que le MM doit
continuer de jouer un rôle central dans la mobilisations des fonds.
L'AUSTRALIE, avec les ETATS-UNIS et le CANADA, encouragea le
Secrétariat à collaborer étroitement avec le FEM sur les modalités
devant régir la désignation du thème de la dégradation des sols,
comme pôle de focalisation du FEM, précisant toutefois que les
décisions de la CdP à vce sujet doivent attendre une confirmation de
la part du Conseil du FEM et de l'Assemblée de la.CCD. Le
Sécrétaire Exécutif, Diallo, déclara que le Secrétariat entendait
poursuivre les négociations, soulignant que le FEM n'est pas une
solution de raccourci.
LES PROGRES REALISES PAR LES PAYS
TOUCHES PARTIES DANS LA MISE EN APPLICATION DE LA CCD:
Le Secrétariat présenta son rapport (ICCD/COP(5)/3) renfermant un
compte rendu partiel du soutien qu'il a apporté comme suite aux
requêtes faites par les Parties, en faveur d'activités nationales,
sous-régionales et régionales. L'orateur attira l'attention sur le
rapport complémentaire du GTS adressé à la CdP-5, (ICCD/COP(4)/
AHWG/6).
Le MAROC et la TUNISIE suggérèrent
une mise à jour du rapport de manière à y couvrir toutes les
activités entreprises avant la CdP-5. Le MALAWI nota l'insertion
réussie des activités des PAN dans le cadre de sa coopération avec
l'African Caribbean, Pacific et l'UE (ACP/EU) "Cotonou
Agreement." Le Secrétaire Exécutif Diallo exprima son espoir de
voir cette coopération avoir lieu dans un contexte plus large, y
compris avec la Banque Mondiale et les initiatives du PNUD dans le
domaine de l'éradication de la pauvreté.
LA COMMISSION SUR LES SCIENCES ET
LES TECHNOLOGIES
LES REPERES ET INDICATEURS:
La discussion de ce thème, entamé mercredi, se poursuivit avec des
déclarations présentées par un certain nombre de délégués. Les
Parties félicitèrent le CILSS et l'OSS pour leur travail, et
l'ETHIOPIE, le CHILI et la ZAMBIE firent part de l'intérêt qu'ils
portent à la promotion d'initiatives similaires dans leurs propres
régions. Le BURKINA FASO, la TURQUIE, l'ALLEMAGNE, la FRANCE, le CAP
VERT, le DANEMARK, le MEXIQUE et le RESEAU INTERNATIONAL DES ONG
OPERANT DANS LE DOMAINE DE LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION ET LA
SECHERESSE (RIOD) nota la nécessité: d'un renforcement des
capacités nationales; d'un soutien financier; d'une attention de la
part des décideurs politiques; d'une harmonisation entre les divers
acteurs; d'une coordination et d'une décentralisation des données;
d'un renforcement de la coopération régionale; des indicateurs de
l'implication de la société civile; et de mécanismes d'échange
d'information.
La NAMIBIE demanda que les parties
procèdent à des échanges d'information sur les indicateurs
communautaires. Le MAROC souligna les différences inter-régionales
dans les causes de la désertification, la nécessité d'une
coordination des PAN pour la facilitation de la coopération
régionale, et du besoin de renforcer les organisations qui ont fait
leurs preuves dans le domaine du soutien apporté au pays. La
COMMISSION EUROPEENNE nota la mise en place d'un nouveau projet de
recherche sur les indicateurs d'impact. Le CANADA, l'ALLEMAGNE et le
MEXIQUE plaidèrent en faveur de l'adoption de fortes mesures de suivi
par la CST.
FUTUR PROGRAMME DE TRAVAIL DE LA
CST: Le Secrétariat rappela la décision de
la CdP stipulant que chaque session de la CST doit examiné un thème
prioritaire, et les délégués discutèrent des thèmes possibles
pour la prochaine session de la CST. La NAMIBIE mit en relief les
propositions portant, entre autres, sur les énergies nouvelles
et renouvelables et la promotion de moyens de subsistance alternatifs.
L'UE, avec un large appui d'autres participants, suggérèrent le
thème de la dégradation des sols. ISRAËL nota les liens entre la
dégradation des sols et les pratiques pastorales et agricoles non
viables et plaida pour une focalisation sur les moyens de vie
alternatifs. Le JAPON et d'autres pays appuyèrent l'idée d'accorder
une attention aux synergies entre les Conventions de Rio. La NORVEGE,
avec d'autres délégués, proposa une évaluation intégrée des
systèmes d'alerte précoce, des repères et indicateurs, et du savoir
traditionnel. Le PEROU mit en relief la dégradation des sols dans les
terres hautes comme étant un thème potentiel. L'EGYPTE et le NIGER
plaidèrent pour une focalisation sur les cas de réussite en matière
de mise en valeur des terres. L'ARGENTINE appela à l'examen des
indicateurs de suivi et d'évaluation. Le Secrétariat assura les
délégués que le suivi des thèmes précédents sont inclus dans le
plan de travail. Un groupe de contact restreint fut créé, lequel
groupe retourna avec une proposition de thème pour la CST portant sur
"la dégradation des sols, la vulnérabilité et la
réhabilitation: une approche intégrée." La proposition fut
adoptée.
Les délégués devaient ensuite
débattre de l'établissement d'un programme de travail pour un groupe
d'experts restreint relevant de la CST. Ils notèrent que le sujet
doit émaner des rapports nationaux, estimant toutefois qu'il était
prématuré de se pencher sur une définition précise du travail à
accomplir. Le MOZAMBIQUE demanda si le groupe d'experts devait se
focaliser sur le même thème comme défini pour la CST pour les
l'année suivante, mais le Secrétariat nota leurs différents mandats
et calendriers. Le MAROC, appuyé par l'UE et le JAPON, nota que le
groupe d'experts doit rendre la Convention opérationnelle de manière
concrète. Le projet de décision soumis par les ETATS-UNIS demandant
aux Parties de soumettre leurs propositions concernant le thème, à
travers les groupes régionaux avant le 31 janvier 2002, fut adopté.
Le Bureau de la CST examinera les propositions et déterminera les
termes de référence du groupe d'experts et, avec les groupes
régionaux et le Secrétariat, procédera à la sélection des
experts.
L'ELABORATION DU RAPPORT DE LA
CONFERENCE DES PARTIES: La CST examina et adopta les projets de
décisions devant être transmises à la CdP ayant trait à la plupart
des points inscrits à son ordre du jour (ICCD/COP(5)/L. 1-7). La
décisions couvre: l'étude d'évaluation des réseaux, institutions,
agences et autres organes disponibles; le fichier d'experts
indépendants; l'évaluation et la mise en application des aspects
scientifiques et technologiques des rapports nationaux; le savoir
traditionnel; les systèmes d'alerte précoce; l'Evaluation de la
Dégradation dans les Zones Arides et l'Evaluation Ecosystémique du
Millénaire; et l'amélioration de l'efficience et de l'efficacité de
la CST. Au cours de la discussion, des modifications mineures furent
introduites dans les projets de décisions. Au sujet du projet de
décision concernant l'étude d'évaluation des réseaux disponibles,
la NORVEGE proposa un amendement appelant à imputer le financement de
ce projet sur le budget central de la Convention plutôt qu'à travers
les contributions volontaires. L'UE s'y opposa fortement et la
proposition fut abandonnée. Au sujet de la décision concernant le
fichier d'experts indépendants, une proposition avancée par le
BURKINA FASO appelant à demander aux pays de soumettre des rapports
sur leur utilisation du fichier, fut adoptée. Au sujet du projet de
décision concernant le savoir traditionnel, les délégués
débattirent de la suppression de la référence au MM dans
l'exploration des partenariats et décidèrent finalement de la
retenir. L'adoption des trois derniers projets de décisions
concernant le programme de travail de la CST, le programme de travail
du groupe d'experts et les repères et indicateurs, furent reportés
à vendredi.
LES GROUPES DE CONTACT
Le groupe de contact sur le thème
programme et budget se réunit dans la soirée pour entendre les
éclaircissements du Secrétariat sur un certain nombre de points
précis. Un autre groupe de contact doit probablement se r�unir
vendredi pour d�battre d'autres questions en suspens.
En raison, principalement, de la
question en suspens de la commission sur l'�valuation de la mise en
application de la CCD (CRIC), le groupe de contact sur les questions
juridiques d�cida de mener un d�bat d'ordre g�n�ral uniquement et
de ne pas chercher � r�aliser un accord sur les Articles 27 (mesures
pour la r�solution des questions ayant trait � la mise en
application) et 28 (r�glement des diff�rents). Le d�bat autour de
l'Article 27 porta sur le champ d'action de la clause r�glement des
diff�rents et sur le point de savoir si la clause du respect des
obligations avait quelque lien avec les Articles 22 (CdP), 26
(communication des donn�es) et 28 (r�glement des diff�rends). Au
sujet du champ d'action, les d�l�gu�s discut�rent du point de
savoir si "la r�solution des questions" faisait r�f�rence
� l'�valuation g�n�rale de la mise en application de la CCD ou au
respect des obligations par les pays individuels. Au sujet de
l'Article 28, il y eut un bref d�bat g�n�ral sur la question de
savoir si l'Article �tait suffisamment ind�pendant de l'Article 27
pour garantir une conclusion. En d�pit du consensus apparent
�mergeant sur son ind�pendance, le d�bat fut d�f�r�, en
attendant le r�sultat du CRIC. Le groupe est susceptible d'adopter
une d�cision appelant � la poursuite de l'examen de ce sujet par le
Groupe d'Experts Ad Hoc � la CdP-6.
Le groupe de contact sur le CRIC se
r�unit bri�vement et s'accorda pour dire que les groupes r�gionaux
doivent soumettre leurs points de vue par �crit, pour permettre
l'�laboration du projet de document qui servira de plate-forme pour
le d�bat de vendredi. Le projet de document est susceptible de
contenir une introduction et des propositions r�gionales. Les trois
grandes pr�f�rences pour le CRIC passe par: un organe int�rimaire
complet charg� de l'�valuation de la mise en application et du
traitement de tous les aspect du processus; un organe limit� � la
fois dans la dur�e et dans le champ d'action, et possiblement une CST
r�form�e et charg�e de cette fonction d'�valuation; et un organe
int�rimaire dont la permanence ou le caract�re ad hoc sont
encore ind�termin�.
DANS LES COULOIRS
Les couloirs �taient relativement
calmes, jeudi, une bonne partie des s�ances du matin et de
l'apr�s-midi de la GC ayant �t� consacr�e � des concertations
r�gionale et informelle autour des questions en suspens soumis aux
groupes de contact. La CST �tait en train de s'efforcer de terminer
son travail.
Il y a eu, cependant, beaucoup
d'activit�s, les deux journ�es de la Table Ronde Interparlementaire
ayant d�marr� en pr�sence de plus de 30 parlementaires venus des
quatre coins du monde. Dans le cadre des th�mes de pauvret�, de
d�veloppement durable et de lutte contre la d�sertification, de la
CdP-5, le d�bat de la Table Ronde s'est focaliser sur les synergies
entre la CCD et d'autres conventions, et sera consacr�, vendredi, au
FEM comme m�canisme de financement de la CCD. La Table Ronde
�laborera probablement un projet de d�claration qui sera pr�sent�e
� la CdP, vendredi.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE:
La Pl�ni�re se r�unira � 10h dans la Salle de Conf�rence XVIII
pour consacrer un certain temps � une s�ance de dialogue avec les
ONG. Elle se r�unira de nouveau dans la m�me salle � 15h pour:
adopter le rapport de la CST; conclure l'accr�ditation des ONG;
entendre les d�clarations des Parties et des observateurs, y compris
par le Directeur G�n�ral de la FAO; et possiblement pour entendre le
rapport de la Table Ronde Interparlementaire; et pour entendre un
rapport sur l'�tat d'avancement de la GC.
GC: Apr�s
l'ajournement de Pl�ni�re de l'apr�s-midi, la GC se r�unira pour
�valuer le rapport du MM, de la R�gle 47 des proc�dures et le
rapport du groupe de contact sur les questions juridique.
CST: La
CST se r�unira pour une heure de temps, � 10h, dans la Salle de
Conf�rence XII, pour adopter les trois projets de d�cision
concernant le programme de travail de la CST et celui du groupe
d'experts, et le th�me des rep�res et indicateurs.
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