Publié par L'Institut International du Développement Durable
(IIDD)
Vol. 04 No. 152
Mercredi, 3 Octobre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-5 DE LA
CCD:
MARDI 2 OCTOBRE 2001
Les délégués se sont réunis en
séance Plénière, le matin, pour procéder à l'examen des questions
organisationnelles en suspens puis dans deux séances de la Grande
Commission (GC) pour se pencher sur les questions de programme et
budget. Trois groupes de contact sur les programme et budget, les
aspects juridiques et la mise en application de la CDD ont été
établis. La CST s'est réunie, le matin et l'après-midi, pour
considérer les questions organisationnelles, le rapport du Bureau de
la CST, l'étude d'évaluation des réseaux, le fichier d'experts et
l'amélioration de l'efficience et de l'efficacité de la CST.
LA PLENIERE
Les questions Organisationnelles:
les délégués adoptèrent la proposition de calendrier des travaux
(ICCD/COP(5)/1) et les organisations intergouvernementales et non
gouvernementales accréditées (ICCD/COP(5)/9). L'accréditation d'un
certain nombre d'ONG (ICCD/COP(5)/9/Add.1) fut déférée en attendant
l'achèvement du traitement des dossiers de leurs demandes. Les
délégués désignèrent Dagmar Kubinova (République Tchèque) comme
Rapporteur.
Les Déclarations Générales:
Le Secrétaire Exécutif de la CCD, Diallo, élabora sur les
interventions du Secrétariat depuis la CdP-4, aux niveaux national,
sous-régional et régional, et sur son travail avec les ONG.
Le G-77/CHINE nota, entre autres,
l'importance du budget de l'exercice 2002-3, la nécessité pour le
Secrétariat de renforcer le Groupe de Travail Spécial (GTS) sur les
Rapports Nationaux et d'adopter des décisions stratégiques pour le
SMDD. L'orateur apporta également son appui à la possibilité de
voir le FEM se doter d'un nouveau pôle d'intérêt, celui de la
dégradation des sols. L'EU parla du besoin d'intégrer les PAN dans
les stratégies nationales de développement durable, souligna
l'impératif de promouvoir les synergies entre les accords
environnementaux multilatéraux et appuya les efforts du FEM visant à
accroître son soutien en faveur de la gestion des zones arides.
Le GROUPE AFRICAIN mit en relief les
progrès réalisés et les contraintes rencontrées dans la mise en
application de la CCD; accueillit favorablement l'extension du contrat
du Secrétaire Exécutif à 2004; et appela à faire du FEM le
mécanisme de financement de la CCD. Le GROUPE ASIATIQUE nota le
nombre élevé de plans d'exécution régionaux et sous-régionaux de
la CCD, souligna la nécessité d'avoir des partenaires pour le
soutien des plans et les projets nationaux et appuya l'établissement
de partenariat avec les autres accords environnementaux. Le Groupe
Amérique Latine et Caraïbes (GRULAC) fit part de son espoir de
parvenir à une résolution de la CST et les questions ayant trait à
l'évaluation de la mise en application et appela le Secrétariat à
soutenir les PAN.
Le PNUE appela à une gouvernance
environnementale mondiale plus forte assorti de liens avec
l'allégement de la pauvreté, et mit en relief la relation entre le
commerce international, la dégradation des sols et le développement,
ainsi que la nécessité d'apporter un soutien à la participation des
communautés locales. Le représentant des ONG parla d'un certain
nombre de sujets de préoccupation, y compris de la priorité peu
importante accordée aux questions socio-économiques, et des
capacités limitées des Parties dans le domaine de la mise en
application, au niveau communautaire.
LA GRANDE COMMISSION
Le Président Mohammed Jabbari
(Iran) ouvrit la première séance de la Grande Commission (GC). Le
Secrétaire Exécutif Diallo introduisit les articles du programme et
budget (ICCD/ COP(5)/2) couvrant: la biennale 2002-3
(ICCD/COP(5)/2/Add.1 and Add.2); la performance du Fonds Fiduciaire de
la Convention durant l'exercice 2000-1 (ICCD/COP(5)/2/Add.3); la
performance du Fonds Fiduciaire consacré aux activités
additionnelles durant l'exercice 2000-1 (ICCD/COP(5)/2/Add.4); les
unités de coordination régionales (ICCD/COP(5)/2/Add.5); et l'état
des contributions apportées au Fonds Fiduciaire de la Convention au
cours de l'exercice 2000-1 (ICCD/COP(5)/2/Add.6). L'orateur recommanda
la poursuite de l'examen du projet de proposition qui explore les
possibilités d'établir des services administratifs communs avec la
CCCC.
L'UE nota l'accroîssement important
survenu dans les budgets du Sécretariat et du Mécanisme Mondial (MM)
et suggéra, avec le GROUPE AFRICAIN, le JAPON et l'IRAN, la
discussion des questions ayant trait au budget dans des groupes de
contact restreints. Le GROUPE AFRICAIN souhaita avoir des
éclaircissement sur les 126% d'augmentation pour le MM et souligna,
avec la SYRIE, le besoin de séparer l'Asie et l'Afrique pour ce qui
est des effectifs du MM. Avec l'EGYPTE, le SENEGAL et d'autres pays,
l'orateur: souhaita entendre une explication du MM concernant
l'augmentation marquant sa proposition de budget; souligna que le MM
n'est pas un mécanisme de financement mais une institution chargée
de la mobilisation des ressources; et avec le BOTSWANA, le KENYA, le
BURUNDI et d'autres pays, déclara qu'il ne voyait pas de
justification pour une augmentation des effectifs du MM. Le SENEGAL
affirma que le MM pouvait servir de mécanisme de financement. La
TANZANIE déclara que certaines activités envisagées par le MM
correspondaient à ce que le FEM est en mesure de financer.
Encourageant l'adoption d'une approche pratique, l'EGYPTE proposa une
séparation entre les budgets du MM et du Secrétariat dans deux
documents distincts et l'établissement d'un calendrier fixe pour le
parachèvement de la stratégie opérationnelles du MM. La CHINE
déclara que l'augmentation des effectifs intervenait de manière trop
abrupte et qu'elle était prête à considérer une augmentation plus
graduelles puis, souligna la nécessité du transfert des
technologies. Le KAZAKHSTAN apporta son appui à l'augmentation des
effectifs du MM et mit en exergue le rôle de ce dernier dans la
facilitation des négociations avec les donateurs.
Le Secrétaire Exécutif Diallo nota
les modestes contributions financières de la CCD pour les PAN, en
comparaison avec les conventions similaires et souligna la nécessité
de ressources pour le poste approuvé à la CdP-3 pour la réalisation
de la fonction statutaire de la CCD consistant à fournir un soutien
et des avis dans l'élaboration des PAN. Per Rydén du MM accueillit
favorablement la collaboration avec le FEM et déclara que
l'augmentation demandée pour le budget et les effectifs a pour
origine l'accroissement du volume du travaux requis par la CdP.
Deux groupes de contact sur le
programme et budget et sur l'évaluation de la mise en application de
la CCD furent établis en supplément du groupe de contact existant
sur les questions juridiques, pour approfondir l'examen de ces sujets.
Patrick Szell (Royaume-Uni) fut désigné Président du groupe de
contact sur les questions juridiques.
Les Unités de Coordination
Régionale (UCR): Les délégués
procédèrent à un bref examen du rapport (ICCD/COP(5)/2/Add.5). Le
G-77/CHINE, ainsi que la MONGOLIE, le MEXIQUE, CUBA, le KAZAKHSTAN et
l'OUZBEKISTAN, apportèrent leur appui à la nécessité des UCR et de
leur financement, expliquant que les ECR se sont avérées à la fois
efficientes et efficaces. Attirant l'attention sur l'Article 7 de la
CCD, le KENYA déclara que les UCR doivent donner des indications sur
leur stratégie quant au soutien des PSR et des PAN.
Etat des Contributions aux Fonds
Fiduciaire de la Convention: Le Président
Jabbari introduisit le rapport (ICCD/COP(5)/2/ Add.6). Le Secrétaire
Exécutif Diallo exhorta les Parties à payer leurs contributions en
temps voulu. Quelques pays demandèrent au Secrétariat de confirmer
la réception de leurs fonds.
LA COMMISSION SUR LES SCIENCES ET
LES TECHNOLOGIES
Election des Vice-présidents et
Adoption de l'Ordre du Jour et du Calendrier des Travaux:
Le Président de la CST, Philbert Brown (Jamaïque) ouvrit la
première séance de la CST. Les délégués élirent quatre
Vice-présidents de la CST: Moussa Hassane (Niger) pour le Groupe
Afrique; Abdel-Majid Khabour (Jordanie) pour le Groupe Asie; Marija
Vihovanec (Croatie) pour le Groupe Europe de l'Est; et Helmut Woehl
(Allemagne) pour le GEOA. Helmut Woehl servira également de
Rapporteur. Les délégués adoptèrent ensuite l'ordre du jour et le
calendrier des travaux (ICCD/COP(5)/CST/1), moyennant quelques
modifications mineures.
Rapport du Bureau de la CST:
Olanrewaju Smith (Canada), Président de la CST-4, présenta un
rapport sur le travail accompli par le Bureau, faisant état de la
réunion tenue à Genève les 14 et 15 août dernier. L'orateur
indiqua que le Bureau: a pris note du rapport du groupe ad hoc
sur les systèmes d'alerte précoce (SAP) et a suggéré la conduite
d'essais sur le terrain; a noté le manque de financement pour la
deuxième phase de l'étude d'évaluation des réseaux disponibles; a
exprimé ses préoccupations concernant le faible niveau de réponse
fournies par les Parties au sujet des stratégies en matière de
communication des informations; et a mis l'accent sur la collaboration
avec l'Evaluation Ecosystémique du Millénaire.
Etude d'Evaluation des Réseaux:
Le Secrétariat mit en exergue la proposition révisée de la
deuxième phase, focalisée sur les pays anglophones de la région sud
africaine (ICCD/COP(5)/ CST/3). Le PNUE parla de l'objectif de la
proposition de réduire les coûts sans affecter le niveau des
résultats attendus du du programme et ce, à travec une
l'établissement d'un meilleur rapport coût-efficacité.
La NAMIBIE fit part de son soutien
à la proposition révisée. Le CILSS exprima ses réserves concernant
la réduction du coût du programme sans avoir étudier les
contraintes posées au niveau du financement. La FRANCE souligna le
manque d'informations sur la première phase du projet. L'ALLEMAGNE
exprima la nécessité de pouvoir s'appuyer davantage sur les
organisations régionales, s'interrogeant sur le point de savoir si le
travail pouvait être mené à l'échelle globale. Le Secrétariat,
notant que le mandat du programme a été endossé par toutes les
Parties, souligna le besoin d'afiner les méthodologies utilisées
dans le projet pilote au cours de la second phase. L'orateur suggéra
que les doutes concernant la première phase reflétaient sans doute
un manque d'informations, et indiqua qu'une évaluation était
disponible.
Le PNUE déclara que l'affinement
des méthodologies pouvait rendre le projet plus adapté et encouragea
les Parties à prendre connaissance de l'évaluation de la première
phase. Le délégué des ETATS-UNIS, appuyé par le CANADA, déclara
que le manque de compréhension des objectifs du projet à entraver
davantage de progrès. Avec le SECRETARIAT DU COMMONWEALTH, l'orateur
fit part de sa satisfaction quant au rapport d'évaluation de la
premi�re phase et encouragea le soutien de la deuxi�me phase. Le
Pr�sident Brown conclut en notant l'accord sur la poursuite du
travail du Consortium.
Etablissement du Fichier d'Experts:
Le Secr�tariat introduisit le document portant sur l'entretien du
fichier d'experts (ICCD/ COP(5)/5/Add.1), notant que le fichier �tait
�tabli et maintenu par le Secr�tariat, sur la base des nominations
faites par les Parties, et
que l'objectif consistait � y assurer une repr�sentation
�quilibr�e de l'origine g�ographique, des genres et des
disciplines. L'orateur indiqua que le fichier �tait disponible sur le
site web de la CCD et qu'il �tait mis � jour de mani�re
r�guli�re.
Le repr�sentant du CENTRE ARABE DES
ETUDES DES ZONES ARIDES ET DES TERRES SECHES appela les pays �
fournir plus de d�tails concernant le domaine de sp�cialisation de
leurs experts, de mani�re � rendre le fichier plus utile. Le BURKINA
FASO quelle �tait la fr�quence de l'utilisation du fichier.
En r�ponse � une question pos�e
par le CANADA au sujet des soci�t�s civiles nomin�es, le
Secr�tariat indiqua que deux pays seulement avaient inclus des ONG.
Le CILSS sugg�ra que les ONG accr�dit�s aupr�s de la CCD
d�signent des experts pour diversifier le fichier. Le SENEGAL
souligna la responsabilit� des pays quant � l'implication et la
promotion des experts issus des ONG.
Am�lioration de l'Efficience et de
l'Effecacit� de la CST: Le Secr�tariat
pr�senta un rapport synth�tisant les sept soumissions qu'il a re�u
(ICCD/COP(5)/3/Add.2). Parmi les points de convergence, des r�formes
sur la base du mandat existant de la CST et des groupes scientifiques
et techniques plus restreints refl�tant une diversit� g�ographique.
Les propositions concernant la mani�re dont les experts doivent �tre
s�lectionn�s �taient diverses. Parmi d'autres pr�occupations
exprim�es, le caract�re politique des discussions au sein de la CST,
la comp�tence et la continuit� de la repr�sentation aupr�s de la
CST, et les interconnexions avec d'autres conventions
environnementales.
Une proposition avanc�e par l'UE
vint sugg�rer la formation d'une cellule de travail compos�e d'un
groupe de panels ad hoc, l'organisation d'un programme de
travail autour des connaissances disponibles, de l'impact, des mesures
d'att�nuations et des r�sultats. Une formulation alternative appelle
� la formation d'un groupe d'experts organis� autour de th�mes,
activit�s et priorit�s identifi�s annuellement par la CST.
Les d�l�gu�s exprim�rent leurs
points de vue sur les challenges pos�s par la s�lection des experts
pour le groupe restreint propos�, compte tenu en particulier de la
complexit� des probl�mes li�es � la d�sertification. Parmi les
r�serves concernant la d�signation des termes de r�f�rence de cet
organe, l'�ventail des th�mes potentiels et le besoin de r�aliser
des synergies avec d'autres conventions et initiatives. Les th�mes
m�thodologiques ayant rapport avec la mobilisation des ressources et
l'int�gration du travail de la CST dans les conclusions de la CdP
furent �galement �voqu�s.
Le Pr�sident Brown nota les
progr�s r�alis�s dans la clarification des propositions et le
d�gagement de positions communes dans les d�bats. Un groupe de
contact compos� des membres du Bureau actuel de la CST et d'un membre
additionnel issu de chacun des groupes r�gionaux fut form� pour
r�soudre la formulation du texte concernant le rapport de la CdP.
DANS LES COULOIRS
Les gants de la diplomatie ont �t�
�t�s l'apr�s-midi au cours de la s�ance de travail de la GC, dans
une sc�ne ad�quatement qualifi�e par l'un des d�l�gu�s d'une
heure de "cognement sur le M�canisme Mondial". Dans un rare
moment de v�rit�, nombre de d�l�gu�s ont fait part de leur
insatisfaction quant � l'accroissement massif du budget sollicit�
par le MM et de ses tentatives de formuler son propre mandat sans le
consentement des Parties. Certains d�l�gu�s ont laiss� entendre
que les dures critiques adress�es au MM refl�taient le malaise des
pays en d�veloppement face au regroupement de l'Afrique du Nord et de
l'Asie au sein de la structure interne du MM, et en m�me temps le
fait qu'ils sont de plus en plus confiants d�sormais que le FEM
pourrait devenir le m�canisme de financement de la Convention.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GC: La GC
se r�unira � 10h dans la Salle de Conf�rence XVIII pour proc�der
� l'examen du rapport du GTS sur l'�valuation approfondie des
rapports des CdP-3 et 4 et des m�canismes institutionnels
additionnels susceptibles d'aider la CdP dans l'�valuation de la mise
en application de la Convention.
Les trois groupes de contact sur le
programme et budget, les questions juridiques et l'�valuation de la
mise en application se r�uniront dans l'apr�s-midi.
CST: Le
groupe se r�unira � 10h et de nouveau � 15h dans la Salle de
Confrence XII pour l'examen des rep�res et indicateurs, du savoir
traditionnel, des propositions concernant la mani�re de r�viser le
guide pratique de l'�laboration des rapports, des strat�gies de
communication des informations, des syst�mes d'alerte pr�coce et de
l'Evaluation Ecosyst�mique du Mill�naire.
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