Publi� par L'Institut International du D�veloppement Durable
(IIDD)
Vol. 04 No. 140
Mardi 12 D�cembre 2000
FAITS MARQUANTS DE LA QUATRIEME CONFERENCE DES PARTIES SUR LA CONVENTION DE LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION
LUNDI 11 DECEMBRE 2000
La Quatri�me Conf�rence des Parties (CdP-4) sur la Convention de Lutte Contre la D�sertification (CCD) s�est ouverte aujourd�hui � Bonn, Allemagne. Les d�l�gu�s se sont informellement rencontr�s le matin dans des groupes r�gionaux, et se sont r�unis, l�apr�s midi, dans une session en vue de l�ouverture officielle de la Conf�rence. Des d�clarations d�ouverture furent donn�es par le Secr�taire Ex�cutif de la CCD, qui est le Pr�sident de la R�publique F�d�rale Allemande, le Maire de Bonn et le Pr�sident de la CdP-3. La premi�re r�union Pl�ni�re de la CdP se r�unit pour �lire le Pr�sident de la session. La s�ance fut ensuite bri�vement suspendue pour permettre aux groupes r�gionaux de finir leurs nominations pour le Bureau de la CdP. Comme les groupes ne purent finir leur travail, la r�union fut ajourn�e � 18h50.
CEREMONIE D�OUVERTURE
Dans sa d�claration de bienvenue , Hama Arba Diallo, Secr�taire Ex�cutif de la CCD, d�clara que c��tait la premi�re fois qu�une session de la CdP f�t tenue dans le pays h�te depuis le d�m�nagement du Secr�tariat au d�but de 1999. Il d�clara que la CdP-4 devrait constituer un pas d�finitif de transformer la mise en �uvre de la Convention, d��laboration de rapports en �valuation, en vue de ramener les actions vers la Terre pour faire face aux pr�occupations des millions de personnes menac�es par la pauvret� et la d�gradation des sols.
Jos� Sarney Filho, Ministre Br�silien de l�Environnement, qui fut Pr�sident de la CdP-3, nota avec consternation les actions non durables qui caract�risent le comportement de l��conomie mondiale. Il d�clara qu�en d�pit des progr�s technologiques, la pauvret� mondiale ne cessait de cro�tre. Il d�clara que la situation actuelle �tait aggrav�e par l��chec de la sixi�me CdP de la Convention Cadre sur les Changements Climatiques des Nations Unies, qui, dit-il, sapa le fondement des espoirs et implique que les futures g�n�rations ne soient pas dans les plans des leaders mondiaux. Il appela les Parties � revivre l�esprit de la Conf�rence de Rio de 1992, notant qu�il �tait fondamental de faire des progr�s � la CdP-4 pour, au moins, pr�parer les populations vivant dans des environnements fragiles � affronter davantage de conditions adverses. Il rappela l�initiative de R�cife qui propose que la CdP-4 adopte une d�claration d�engagements et appela les diverses institutions gouvernementales, les ONG et les agences multilat�rales � participer activement dans la formulation de la d�claration, en faisant ainsi l�un des buts principaux de la Conf�rence. Concernant les fonctions des m�canismes financiers dans l�assistance aux plans nationaux de lutte contre la d�sertification, il appela le FEM � examiner s�rieusement l�ouverture d�une fen�tre pour l�octroi d�aides financi�res � des projets sp�cifiquement li�s � la CCD.
Harry Holkeri (Finlande), Pr�sident de la 55�me session de l�Assembl�e G�n�rale, assura les d�l�gu�s du soutien de l�Assembl�e � la CCD. Il nota que la CCD est importante parce qu�elle se focalise sur des zones o� l��quilibre entre les besoins des humains et les �cosyst�mes doit �tre �tabli, et que les �cosyst�mes arides soutiennent les plus pauvres des pauvres. Il rappela que le Sommet du Millenium des Nations Unies r�solut de donner la priorit� � l��radication de la pauvret� qui touche 1.2 milliard de personnes. Il nota �galement que la coop�ration et le partenariat sont des solutions cl�s au d�veloppement durable, et souligna le travail du PNUD relatif � la gestion des sols arides comme exemple d�action de canalisation contre la d�sertification. Il nota �galement les efforts de recherche de synergies entre les conventions de Rio et se f�licita de l��valuation r�cente de la coop�ration entre le FEM et les conventions. Il �tait content de noter que plus de trente Programmes d�Action Nationaux (PAN) ont �t� pr�par�s par des pays touch�s et souligna que la coop�ration entre les diff�rents minist�res est importante dans de tels processus. Il nota finalement que l�engagement des pays en d�veloppement � remplir leurs obligations dans le cadre de la CDD, devrait galvaniser l�int�r�t de la communaut� internationale.
B�rbel Dieckman, Maire de Bonn, souhaita aux participants de la CdP-4 la bienvenue dans sa ville qui se trouve �tre le si�ge du Secr�tariat Permanent de la CCD. Elle nota que la pr�sence du Pr�sident Allemand indiquait clairement l�importance que l�Allemagne attache � cette Convention.
Johannes Rau, Pr�sident de la R�publique F�d�rale Allemande, ouvrit officiellement la CdP-4 � 16h. Notant que certains pays d�velopp�s �taient en train de pratiquer un �co�colonialisme, il les appela � ne pas esquiver la responsabilit� dans les b�n�fices � court-terme, � �tre assez autocritique pour admettre leur �chec dans le combat de la pauvret� et la r�alisation du d�veloppement dans les pays en d�veloppement, de s�attacher � l�objectif de 0.7 % du PNB pour l�aide au d�veloppement, en d�pit des difficult�s � court-terme dans sa r�alisation et d�engager leur responsabilit� � fournir la meilleure technologie, l�assistance financi�re, le transfert des connaissances et des r�gles dans le but d�assurer la comp�tition. Rau nota que la destruction environnementale �tait l�une des causes de 30 des 85 guerres et conflits arm�s qui ont eu lieu entre 1994 et 1997, une tendance qui a tout l�air de se poursuivre, mais pourrait �tre r�solue si les pays en d�veloppement respectaient les droits humains, r�duisaient les disparit�s socio-�conomiques, s�attaquaient � la corruption et renfor�aient la d�mocratie. Il d�clara que cet objectif peut �tre atteint en s�assurant que les gens du terrain soient impliqu�s dans la prise de d�cisions.
PLENIERE
Dans sa d�claration d�ouverture, le Pr�sident de la CdP-3, Sarney Filho (Br�sil), souligna quatre domaines n�cessitant une attention � la CdP-4 : le renforcement du M�canisme Mondial (MM) pour permettre un soutien plus d�cisif � la CCD ; la consid�ration des meilleures proc�dures pour l��valuation r�guli�re de la mise en �uvre de la CCD ; le renforcement du CST afin d�aider efficacement la CdP et d�assister les pays touch�s ; et l�inclusion dans ses r�sultats de la n�cessit� d�un accent sp�cial pos� sur la s�cheresse et la d�sertification, dans le processus de Rio +10.
ELECTION DU PRESIDENT DE LA CDP-4 : le Pr�sident de la CdP-3, Filho, rapporta qu�un consensus avait �t� r�alis� sur la nomination de Zambiin Batjargal, Chef de d�l�gation Mongolienne, au poste de Pr�sident de la CdP-4. Les d�l�gu�s l��lirent par acclamation, comme Pr�sident de la CdP de la CCD.
Dans ses remarques d�ouverture, le Pr�sident Batjargal (Mongolie) nota que la d�sertification restait une question importante pour beaucoup, sp�cialement en termes d�effets sur les moyens d�existence de ceux qui se trouvent dans les zones touch�es. Dans une tentative de r�soudre leurs probl�mes et d�atteindre la s�curit� alimentaire, il souhaita plus de coop�ration et de soutien dans les efforts de lutte contre la d�sertification et une coop�ration internationale pour appliquer de tels objectifs de principe. Le Pr�sident Batjargal suspendit alors la r�union pendant deux heures pour permettre une r�union avec les pr�sidents r�gionaux, en vue de discuter des nominations du Bureau de la CdP. Cette question ne fut pas r�solue, et la Pl�ni�re fut ajourn�e pour la journ�e � 18h50.
DANS LES COULOIRS
La Pl�niaire de la CdP fut ajourn�e sans avoir fini son travail pour la journ�e � la suite de discussions enflamm�es proc�durales. Cela aboutit � l�annulation de la premi�re session de la Grande Commission (GC) qui fut planifi�e entre 18h et 20h30. Bien qu�il y eut accord sur la Pr�sidence Asiatique pour la CdP-4, les groupes r�gionaux ne r�ussirent pas � constituer le Bureau, les nominations �tant plus nombreuses que les positions. Plusieurs d�l�gu�es exprim�rent leur surprise � la tentative sans pr�c�dent � la CCD par un groupe r�gional de nommer trois candidats pour deux si�ges. Cette question n�cessite d��tre r�solue avant la GC et le Comit� sur la Science et la Technologie peut commencer mardi. Les Pr�sidents des groupes r�gionaux se r�unirent mardi soir pour poursuivre l�examen de la question. L�ajournement pr�coce avait, cependant, un b�n�fice. Tous les participants ont pu � la suite de cela, assister et se r�galer, hors du Hall de la Pl�ni�re, des mets et boisson, lors d�une r�ception offerte par le Secr�tariat de la CCD. Ceci permit aux d�l�gu�s d�interagir informellement, ce qui, selon certains, contribuait au d�veloppement d�une atmosph�re constructive et favorable pour les travaux dans les jours � venir.
A SUIVRE AUJOURD�HUI
PLENIERE DE LA CDP : La CdP se r�unira � 10h dans le Hall de la Pl�ni�re pour adopter son ordre du jour, �lire ses fonctionnaires et entendre les d�clarations d�livr�es par les chefs des divers organes et agences des Nations Unies et des ONG. Les orateurs attendus incluent des repr�sentants de l�Organisation M�t�orologique Mondiale (OMM), le Fonds International pour le D�veloppement agricole (FIDA) c�est � dire le M�canisme Mondial de la Convention, et la Convention sur les Terres Arrides.
GRANDE COMMISSION (GC) & COMITE SUR LA SCIENCE ET LA TECHNOLOGIE (CST) : Une GC est pr�vue d��tre �tablie par la CdP et on attend � ce qu�elle se r�unisse imm�diatement apr�s la s�ance pl�ni�re. Le CST est pr�vu de se r�unir apr�s la s�ance Pl�ni�re, en parall�le � la GC. Aucune heure allou�e � ces r�unions qui d�pendent de l��lection du Pr�sident et autres fonctionnaires.
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