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AGENDA ITEM 3 - ACTION URGENTE POUR L'AFRIQUE ET ACTIONS ENTREPRISES DANS LES AUTRES REGIONS

ANNEXE DE MISE EN OEUVRE REGIONALE DE L'AMERIQUE LATINE

La Colombie, au nom de Groupe d'Am�rique Latine et Cara�bes, a d�clar� qu'en raison des s�rieux probl�mes de d�sertification qui s'accumulent dans la r�gion, il est n�cessaire d'y �tablir une action urgente. Au cours de cette session nous avons constat� une tendance � se focaliser sur une seule r�gion au d�triment des autres. Un atelier est pr�vu du 28 Ao�t au 3 septembre pour l'examen et la discussion de la mise en oeuvre de l'annexe r�gionale. Le d�l�gu� a fait part de son souhait de voir se manifester des signes de soutien en faveur de la conf�rence attendue pour assurer le caract�re international de la CLD.

La Bolivie confirma la d�claration de la Colombie sur la n�cessit� de garder � l'esprit les autres r�gions, dans le cadre du concept d'universalit� de la CLD. Parmi les aspects du P.N.A. de la Bolivie, une approche int�grative couvrant l'environnement, les consid�rations physique et socio-�conomiques; le recours � une approche participative, au niveau r�gional et sous r�gional; et le soutien de la communaut� internationale, particuli�rement de CIND, de la FAO et du PNUE. La ratification est attendue pour la fin Ao�t 1995.

Les Programmes anti-d�sertification du Br�sil englobent: un cours de formation et de qualification en mati�re de lutte contre la d�sertification; l'�tablissement d'un r�seau d'information et de documentation impliquant cinq institutions; la d�limitation des zones agro-�conomiques; le d�veloppement des technologies de stockage des eaux et de cultures � haut rendement dans les zones arides.

Le P�rou a �tabli son comit� national et son plan de base de lutte contre la d�sertification depuis environ deux ans. Le repr�sentant a fait noter les difficult�s de concr�tiser la participation aux niveaux locaux en raison du fait que ceux qui peuvent traiter l'information sont les seuls capables de participer. Il mit en relief le travail des ONG P�ruviennes et la planification de r�unions aux �chelles nationale et r�gionale.

Le Mexique a apport� son appui � la n�cessit� d'une r�union d'�valuation des progr�s r�alis�s dans la r�gion, ayant trait aux plans d'action en cours. La lutte contre la d�sertification ne saurait �tre une panac�e mondiale, mais doit s'inscrire dans une vision r�gionale.

Le Chili a d�clar� que les d�fis dans les domaines de l'�ducation, de la promotion, et de l'�laboration des actions anti-d�sertification exigent la disponibilit� des financements, des programmes et des politiques.

Cuba a d�clar� que ses programmes pourraient continuer en 1996 si le soutien n�cessaire �tait disponible. La r�union minist�rielle sur l'environnement, pr�vue en Septembre � La Havane, offrira l'opportunit� d'ins�rer une formulation sur le soutien des activit�s de la CLD dans le document de la conf�rence.

L'Argentine est en train de parachever son nouveau plan national pour poursuivre les r�alisations de dernier plan quinquennal. Les activit�s du niveau gouvernemental en mati�re de d�sertification ont �t� d�centralis�es de sorte que huit des quatorze provinces touch�es, ont �labor� des lois pour la conservation des eaux et des sols, et quatre, ont �tabli des autorit�s de conservation des eaux et de sols.

ANNEXE REGIONALE DE MISE EN OEUVRE POUR L'ASIE

L'Inde, pr�sentant un rapport sur la r�union du matin du groupe r�gional de l'Asie, a d�clar� que le concept paper pr�par� par l'Inde durant le CIND-6 � New York a �t� discut�. La conclusion �tait qu'une action, davantage orient� vers l'action, est n�cessaire. Le repr�sentant fit part de son souhait de pr�senter ce papier au CIND-8. Le groupe Asiatique tiendra des r�unions d'experts avant le prochain CIND.

La Chine mentionna plusieurs activit�s li�es � la d�sertification: L'�tablissement d'un centre national de formation; la tenue de deux s�minaires impliquant les autorit�s locales; des campagnes de conscientisation sur la CLD; accomplissement du travail sur le terrain d'une �tude nationale sur la d�sertification; c�l�bration de la Journ�e Mondiale de la lutte contre la D�sertification; et, l'�tablissement d'une coop�ration internationale.

La F�d�ration Russe a soulign� que le processus de d�sertification s'est �largi � l'Europe et � la Russie et devient un probl�me international. La repr�sentante plaida pour le soutien international dans la lutte contre les difficult�s sans pr�c�dents dans la F�d�ration.

La Cor�e a d�clar� que la d�sertification n'est pas un probl�me purement Africain. L'Asie Centrale et du Sud sont �galement affect�s, et la Cor�e s'engage pour la mise en oeuvre et pour le CIND.

L'Ouzb�kistan a d�clar� avoir pour objectifs r�gionaux, l'am�lioration de la qualit� et de la gestion des eaux, une base d'information unifi�e, la recherche pour la mer d'Aral, la r�solution des probl�mes d'eau potable et de sant�, un plan pour le stockage et la distribution de l'eau. Bien que les pays donateurs soient identifi�s, seuls des financements partiels sont mis � disposition.

Le Kazakhstan manque de ressources en eaux, la terre en souffre, en particulier, les p�turages. Soixante pour cent du territoire sont touch�s. Les besoins en financements entravent la r�alisation des programmes de lutte contre la d�sertification. Des petits projets sont en cours dans la r�gion d'Aral, portant sur la phito-irrigation, la mise en valeur des parcours et sur d'autres domaines.

ANNEXE REGIONALE DE MISE EN OEUVRE EN NORD MEDITERRANEE

La Turquie a d�clar� que la conf�rence d'Alm�ria, tenue du 26 au 28 Juin, a �tabli un dialogue permettant la coordination des P.N.A. Le d�l�gu� a ajout� que tous les groupes des annexes r�gionales doivent �tre repr�sent� au sein du Bureau. Les Gouvernements doivent d�signer un point focal charg� de la mise en oeuvre des P.N.A. Un r�seau d'information r�gional doit �tre �tabli.

Isra�l a d�clar� que leurs experts ont organis� des s�minaires et accompli des travaux dans nombre de pays Africains. U n centre International pour la lutte contre la d�sertification est en cours d'�tablissement, avec pour mission de se pencher sur les probl�mes aux �chelons r�gional et mondial. Il donna un aper�u sur un projet conjoint avec la Jordanie et les autorit�s des r�gions autonomes palestiniennes, de recherche des options qui n'exposent pas de la d�sertification. La sous-r�gion ne souffre pas de d�sertification mais les pressions potentielles sont grandes. Le moment est opportun pour un programme de mise en valeur.

L'Iran rapporta qu'apr�s sa derni�re session, ESCAP a apport� son soutien au renforcement du r�seau r�gional Asiatique, en mati�re de formation et de recherche dans le domaine de la d�sertification et a fourni des financements � son bureau de T�h�ran. ESCAP a par ailleurs demand� la tenue d'une r�union de haut rang pour l'�laboration d'un plan d'action r�gional pour le r�seau. L'Arm�nie souligna l'�tendue et les causes de la d�sertification dans le pays. La ratification de la CLD est attendue pour la fin de l'ann�e. Toutes les conditions sont r�unies pour l'�laboration d'un plan national d'action mais il y a des contraintes financi�res. Le soutien des organisations internationales est indispensable.

Le Liban pense que la ratification s'effectuera d'ici Octobre. Une Commission � dominance gouvernementale a �t� �tablie dans l'objectif de: faire prendre conscience sur la CDL; planifier les activit�s susceptibles de freiner la d�sertification; et promouvoir la reforestation. Une ONG Turque, TEMA, a d�clar� que les ONG se sont activ� � sensibiliser quant � l'importance de la CLD. Une r�union de conscientisation s'est tenue en Octobre 1994 est une autre est pr�vue apr�s le CIND-7.

RESOLUTION SUR L'ACTION URGENTE POUR L'AFRIQUE

L'Ouganda, au nom de l'Afrique, se f�licita de la priorit� accord�e � la r�gion et de l'aide fournie � ce jour. Il est encore besoin de: conscientiser sur les conditions sociales, �conomiques et �cologiques des pays. r�soudre les contraintes des ressources humaines et financi�res; fournir des financements aux communaut�s pour les encourager � mettre en oeuvre les P.N.A; et �tablir ou renforcer les structures et institutions de d�veloppement des potentialit�s humaines. L'accent mis sur l'Afrique n'entame pas le caract�re mondial de la Convention. L'Ouganda a tenu deux ateliers d'�chelle nationale en Juillet pour sensibiliser le public sur les objectifs de la CLD et sur le r�le de tous durant les p�riodes int�rimaire et post-ratification. Le gouvernement a r�serv� des fonds d'encouragement destin�s directement aux communaut�s dans le cadre de la lutte anti-d�sertification, contr�le de la s�cheresse et all�gement de la pauvret�. La ratification est en cours.

Le Kenya, au nom des sept membres de l'IGADD, a d�clar� que la r�gion a organis� deux r�unions depuis 1994. Une r�union en Erytr�e du 1er au 2 Ao�t 1995 fit plusieurs recommandations, dont: inviter les donateurs � �tablir leurs propres processus consultatifs de coop�ration avec l'IGADD; l'�tablissement d'une commission scientifique et technique pluridisciplinaire, des proc�dures consultatives pour la sous-r�gion, et un comit� gouvernemental pour traiter des arrangements de partenariat; et l'�laboration d'un plan de travail et d'un calendrier pour la pr�paration et la mise en oeuvre des P.A.S.R.

Mary SEELY, de D�sert Research Foundation en Namibie, a pr�sent� le Programme Namibien de Lutte contre la D�sertification (NAPCOD) qui incorpore des conseillers des minist�res de l'environnement et de l'agriculture et des ONG. Ses objectifs sont: identifier les acteurs cl�s; �tablir des m�canismes de collecte d'informations; �laborer des plans et strat�gies int�gr�s � tous les niveaux; d�velopper des programmes de recherche interdisciplinaires; assurer la formation et l'�ducation; d�velopper les potentialit�s des utilisateurs des ressources naturelles; d�terminer les conditions, encouragement et processus d�cisionnels affectant la gestion durable des ressources; et rationaliser la gestion. La premi�re �tape de NAPCOD, en 1994, a englob� un atelier, une campagne m�diatique, et l'�tablissement de r�seaux ruraux et urbains. La seconde �tape s'�talera sur quatre ans, mais ne s'y limitera pas car les probl�mes de d�sertification ne sauraient �tre r�solues en si peu de temps. La Namibie n'a pas �tabli un P.N.A sp�cifique. SADC a construit un r�seau pour discuter les P. N. A et les P.A. S.R. et pour traiter la question de la ratification de la CLD. Le Comit� Minist�riel esp�re que la ratification se fera d'ici 1997.

La Su�de a apport� son soutien � 30 projets li�s � la d�sertification durant les dix derni�res ann�es. L'accent y �tait mis principalement sur l'�ducation sup�rieure et la recherche appliqu�e. En consultation avec l'IGADD, quatre projets th�matiques sont en cours et int�ressent le pastoralisme, l'agriculture en zone aride, la biodiversit� et la conservation des eaux et des sols.

Le Mali r�pondit � la question pos�e Mardi par la Mauritanie, expliquant que le forum national est constitu� de participants de tous bords, du gouvernement, des ONG et des chefferies locales. Les repr�sentants �taient choisis par leurs propres organes. Le recours � l'expertise se fera sur la base des aptitudes, et celles qui ne seront pas disponibles au Mali seront trouv�es ailleurs. Le processus d'identifications des int�ress�s est entam�. Le forum pourrait �tre l'occasion de conclure des accords de partenariat. Concernant les zones d�sertiques non peupl�es, le Mali y encourage l'�tablissement des nomades.

Le S�n�gal a �tabli un fond national pour la lutte anti-- d�sertification et travaille � la r�vision du code forestier et d'autonomie r�gionale des communaut�s locales. La strat�gie de communication en mati�re d'environnement a englob� un travail de sensibilisation, le 17 Juin, un forum sur la gestion environnementale dans les zones rurale, des ateliers sur la lutte contre les incendies de for�ts, et d'autres strat�gies concernant la d�gradation des zones habit�es. Il souligna les efforts consid�rables des ONG et autres dans la divulgation de l'information.

L'Organisation de l'Unit� Africaine �voqua deux r�solutions de l'OUA visant � encourager la participation Africaine au CIND. Les fonds posent probl�me aux niveaux nationaux et r�gionaux. La domiciliation du Secr�tariat Permanent doit se faire en tenant compte de l'int�r�t du continent, �tant donn� que l'Afrique est la plus gravement touch� par la d�sertification.

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