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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 100 No. 1
Mardi, 25 janvier 2005
 

LES FAITS MARQUANTS DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE “BIODIVERSITE: SCIENCE ET GOUVERNANCE”:

LUNDI 24 JANVIER 2005

La Conférence Internationale sur la Biodiversité, organisée par le Ministère français de la recherche, s’est ouverte lundi, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), sous le thème “Biodiversité: Science et Gouvernance.” Les participants ont entendu les déclarations liminaires, le matin, et se sont réunis en Plénière, l’après-midi, pour procéder à l’examen des défis posés à la biodiversité, au plan de la science et de la gouvernance.

SESSION D’OÙVERTURE

François d’Aubert, ministre délégué français chargé de la recherche, a ouvert la Conférence et a souhaité la bienvenue aux participants.

Mettant en relief les conclusions de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes, tenue peu avant la présente Conférence, Koïchiro Matsuura, directeur général de l’UNESCO, a mis l’accent sur les potentialités de la prévention des catastrophes des écosystèmes sains, et a appelé à une amélioration des systèmes d’observation mondiaux. Il a exprimé l’espoir de voir la Décennie des Nations Unies consacrée à l’éducation en matière de développement durable, aider à établir des connections entre la science et la société. Plaidant pour un dialogue permanent entre scientifiques et décideurs politiques, il a appelé: au renforcement de la recherche; à l’implication du secteur privé et de la société civile, y compris les communautés locales et autochtones; au renforcement des capacités; et à la prévention des conflits.

Klaus Toepfer, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), a souligné l’impact de l’érosion de la biodiversité sur l’humanité, et a déclaré que la préservation des écosystèmes sains est cruciale pour la concrétisation des Objectifs de Développement du Millénaire et pour l’application de stratégies durables dans les domaines de l’utilisation des terres, de l’industrie et du tourisme. Il a mis en exergue les liens entre les changements climatiques, la désertification et l’érosion de la biodiversité, et a appelé à des investissements dans la création des capacités et dans une science cohérente, coordonnée et utile à la politique.

Hamdallah Zedan, secrétaire exécutif de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), a souligné qu’en dépit d’une reconnaissance accrue de la valeur de la biodiversité, l’information concernant l’érosion de la biodiversité reste limitée. Il a mis en relief le défi auquel la communauté internationale se trouve confrontée dans ses efforts visant à la réalisation des objectifs 2010 consistant à réduire de manière importante le taux actuel des pertes subies par la biodiversité, et a appelé à une coopération internationale plus forte et à une communication plus efficace sur l’érosion de la biodiversité et ses effets.

Mohammed Valli Moosa, président de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature – UICN, a mis en exergue les liens directs entre l’érosion de la biodiversité et les activités humaines, mettant en garde que, selon la Liste Rouge de l’UICN, plus de 15,000 espèces sont menacées d’extinction. Il a suggéré la mise en place d’un cadre accordant à la biodiversité une place centrale dans les activités humaines, en se basant sur quatre éléments clés: les populations du monde entier; la science; les lois et règlements à tous les niveaux; et les forces du marché.

Bertrand Collomb, président de Lafarge et du Conseil Industriel Mondial pour le Développement Durable, a déclaré que le monde des affaires a reconnu l’importance de la durabilité et de la préservation de la nature et que des projets soucieux de la biodiversité peuvent améliorer l’image publique des entreprises. Il a souligné la nécessité de partenariats, d’une détermination et d’une cohérence dans les mesures prises, ainsi que le rôle des gouvernements dans la mise en place de cadres d’action appropriés.

Soulignant que les bonnes politiques sont basées sur la bonne science, Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l’environnement, a déclaré que l’UE continuera à travailler pour l’intégration des préoccupations environnementales dans ses politiques et à apporter son soutien au financement des programmes environnementaux, et a souligné le besoin d’une action accrue pour la réalisation de l’objectif 2010, de l’octroi d’une priorité et d’un soutien à la mobilisation ainsi que d’un renforcent des capacités scientifiques et d’une meilleure communication des sujets scientifiques ayant trait à la biodiversité. 

Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot, a déclaré que la Conférence devrait viser plutôt à s’assurer de la cohérence entre la politique et l’action qu’à améliorer la prise de conscience. Il a souligné qu’il n’existe pas de conflit entre les divers intérêts impliqués dans la biodiversité, et a mis en relief la nécessité d’une coopération, d’un placement de la société au cœur des préoccupations et des actions, et de nouvelles formes de solidarité. 

Matsuura, intervenant au nom du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a souligné que la biodiversité est essentielle à la vie, et a appelé les pays qui ne l’ont pas encore fait, à ratifier la CDB. Il a précisé que la préservation de la biodiversité n’est pas la responsabilité des seuls gouvernements, mais également celle des organisations non gouvernementales, du secteur privé et de l’ensemble des habitants de la Terre.

Edward Wilson, de l’Université de Harvard, a déclaré qu’il existe des preuves scientifiques irréfutables des incidences défavorables des activités humaines sur la biodiversité, dont beaucoup restent encore à élucider par la science. Il a expliqué que l’exploration et la préservation sont non seulement cruciales, mais également efficaces au point de vue coût et possibles au point de vue technique, et a appelé à des processus décisionnels éthiques et fondés sur les faits. Il a souligné que la pauvreté inhibe la préservation, et a donné cette citation “L’homme se définit non par ce qu’il crée, mais par ce qu’il choisit de ne pas détruire.”

Wangari Maathai, vice-ministre kenyan de l’environnement et des ressources naturelles, lauréate du Prix Nobel de la Paix, a passé en revue les enseignements tirés de deux écosystèmes montagneux au Kenya, quant à l’érosion de la biodiversité et de ses effets sur les sociétés humaines, et a mis en relief les réussites enregistrées dans le domaine de la réhabilitation à travers le reboisement mené sous une orientation gouvernementale. Elle a affirmé que la volonté politique est essentielle pour la prise des mesures nécessaires à la préservation de la biodiversité.

Soulignant l’importance de l’établissement d’un équilibre entre le développement économique et la préservation des ressources naturelles, Abdullah Badawi, premier ministre malais, a mis en relief les questions cruciales posées à la préservations de la biodiversité et notamment: le renforcement des capacité; le dialogue sur la gouvernance de la biodiversité; les négociations menées dans le cadre de la CDB, sur la question du régime d’accès et de partage des avantages; les droits de propriété intellectuelle; et la mise en application du Protocole de Cartagena sur la Prévention des Risques Biotechnologiques. 

Marc Ravalomanana, président de la république malgache, a souligné l’importance des thèmes de la Conférence pour son pays, mettant l’accent sur la richesse de sa biodiversité. Il a parlé de la nécessité de concilier les besoins d’une croissance économique rapide et de la préservation de la richesse biologique, arguant que le développement durable, la protection de la nature et la bonne gouvernance sont interconnectés. Il a mis en relief le fossé existant entre le Nord et le Sud dans le domaine de l’expertise scientifique.

Jacques Chirac, président de la république française, a souligné que le sort de l��tre humain d�pend de celui des autres esp�ces, et a propos� de cr�er un groupe intergouvernemental charg� d�examiner les �volutions enregistr�es dans le domaine de la biodiversit� et de mettre en place un r�seau mondial d�experts. Il a pr�cis� que la France a int�gr� la Charte Environnementale dans sa Constitution, a mis en exergue les politiques mises en place par la France en faveur de la biodiversit�, et a propos� d�accueillir � Paris un s�minaire de haut niveau sur les droits de propri�t� intellectuelle, ayant trait � la biodiversit�. Il a soulign� la n�cessit� de mesures urgentes pour la concr�tisation de l�objectif 2010.

PLENIERE

Pr�sid�e par Peter Raven, du Missouri Botanical Garden, la premi�re session pl�ni�re a �t� consacr�e aux d�fis pos�s � la science et � la gouvernance dans le domaine de la biodiversit�. La session a englob� une table ronde. 

Le Pr�sident Raven a fait remarquer qu�on savait davantage de choses sur la lune que sur les for�ts pluvieuses de la Terre, et a appel� � un renforcement de la recherche et � davantage de mesures, d�actions et de strat�gies d�cisives bas�es sur la responsabilit� individuelle.

Jacques Blondel, du centre national fran�ais pour la recherche scientifique, a d�clar� que pr�server la biodiversit� aujourd�hui garantira ses potentialit�s �volutives, et que les pertes subies par la biodiversit� sont irr�versibles. Affirmant que la Terre traverse actuellement une p�riode d�extinction massive, il a pr�cis� que le d�fi � relever consiste � d�terminer la mani�re dont la perte d�esp�ces affecte leurs �cosyst�mes, et � pr�voir la mani�re dont les fonctions et les services �cosyst�miques seront affect�s par les futures extinctions d�esp�ces. Soulignant que certains seuils irr�versibles ont d�j� �t� franchis, il a exprim� l�espoir de voir ces pr�visions exercer une influence positive sur les prises de d�cisions. Blondel a qualifi� la pr�servation de la biodiversit� de question �thique, et a appel� � l�int�gration des sciences naturelles et humaines. Soulignant que le d�veloppement �conomique ne peut �tre que durable dans les �cosyst�mes qui fonctionnent bien, et que le d�veloppement ne peut pas �tre durable lorsqu�il n�est pas partag�, il a conclu que notre mode de vie a besoin d�une r�vision radicale.

Michel Loreau, pr�sident du Comit� Scientifique de la Conf�rence, a parl� des d�fis � relever dans le domaine de la biodiversit�. Abordant la question �pourquoi la biodiversit� est-elle importante?�, il a expliqu� que l�humanit� d�pend de la biodiversit� en tant que source de denr�es d�utilisation directe, de services �cosyst�miques, et en tant que patrimoine naturel et de valeurs esth�tiques, spirituelles, culturelles et r�cr�atives. Il a pr�cis� que les d�fis � relever par la science, englobent la d�termination: de la quantit� de biodiversit� de la plan�te; de la mani�re dont la biodiversit� est en train de changer et les causes de ce changement; des cons�quences �cologiques des changements survenus dans la biodiversit�; et des voies et moyens permettant de bien g�rer et de bien prot�ger la biodiversit�. Loreau a expliqu� que s�agissant de la gouvernance, les d�fis � relever englobent: la reconnaissance de l�importance de la biodiversit� en tant que probl�me environnemental mondial; la sensibilisation et l�information des citoyens; le d�veloppement d�une recherche coordonn�e et le soutien des agences de financement; l�utilisation des connaissances disponibles pour la prise de mesures imm�diates; l�int�gration de la pr�servation de la biodiversit� et de l�utilisation durable dans le d�veloppement �conomique et social; et l��tablissement d�un m�canisme intergouvernemental pour la synth�tisation des connaissances scientifiques. Il a indiqu� qu�une version provisoire de �l�Appel de Paris lanc� par les Scientifiques en Faveur de la Biodiversit� sera distribu�e et parachev�e durant la Conf�rence.

Parlant de la mondialisation de l��conomie et des changements que conna�t actuellement la biodiversit�, Claude Martin, directeur g�n�ral de WWF International, s�est bas�e sur le rapport du WWF utilisant les donn�es des 40 derni�res ann�es de l�index de la plan�te vivante et du plan �cologique de l�humanit�, pour d�montrer que la mondialisation exerce des effets consid�rables sur la biodiversit�. Il a soulign� que, pour faire face � cette situation, les gouvernements doivent �tablir, dans le processus du d�veloppement, des objectifs � long terme, int�grant les pr�occupations environnementales. Martin a �galement soulign� l�imp�ratif d�un changement fondamental dans la mani�re de penser. S�agissant des organismes g�n�tiquement modifi�s (OGM), il a d�clar� que ces derniers pourraient accro�tre la production alimentaire, mais que sans normes �tablies � l��chelle internationale, ils continueront souvent � poser des risques � la biodiversit�. Il s�est f�licit� de la d�claration concernant la n�cessit� de payer en retour les communaut�s locales et autochtones chaque fois que la recherche scientifique aboutit � des r�sultats et engendre des avantages.

Cristian Samper, de l�Institution Smithsonian du National Museum of Natural History, a fait remarquer que nos connaissances sur la biodiversit� se sont beaucoup accrues, mais que la biodiversit� continue � d�cliner. Il a fait �galement remarquer que la majeure  partie de la biodiversit� de la plan�te se trouve dans les pays en d�veloppement, mais que ce sont les pays industrialis�s qui profitent de la plupart des avantages tir�s de la biodiversit� et qui disposent des connaissances et des capacit�s permettant de pr�venir son d�clin. Il a fait �tat du d�fi pos� � l�utilisation des connaissances scientifiques dans la r�habilitation des esp�ces au bord de l�extinction et dans la pr�vention de la poursuite de la d�gradation subie par les �cosyst�mes. Il a appel� � des synergies entre les conventions ayant trait � la biodiversit�, et a plaid� pour l�octroi d�une attention accrue: � la coh�rence entre les politiques mondiales et nationales; au suivi efficace et aux indicateurs; � l�application et au respect des dispositions; et � l�acc�s et au partage des avantages. Il a appel� � des r�gles claires r�gissant l�acc�s, la tra�abilit� et la transparence, mais a mis en garde contre les politiques qui deviennent des barri�res � la recherche dans le domaine biodiversit�. Au sujet du groupe intergouvernemental sur la biodiversit�, Samper a propos� diverses mani�res de renforcer la contribution de la science dans les processus d�cisionnels, et notamment: la cr�ation de passerelles au sein de la communaut� scientifique; la cr�ation d�interconnections avec d�autres th�mes; le renforcement des capacit�s nationales et r�gionales; l�investissement dans les sciences fondamentales et celles pertinentes � la politique; et le renforcement des m�canismes disponibles, tels que l�Evaluation des Ecosyst�mes du Mill�naire. Mettant en exergue la quantit� importante de donn�es collect�es par les mus�es d�histoire naturelle du monde entier, il a pr�cis� que la responsabilit� des mus�es englobe: la mobilisation des donn�es figurant dans les collections et dans la litt�rature, � travers des m�canismes tels que le Centre d�Information sur la Biodiversit� Mondiale; l�engendrement de nouvelles connaissances � travers la recherche; le d�veloppement de l��ducation et de communication; et le renforcement des capacit�s et de la collaboration en faveur de la biodiversit�, avec un accent plac� sur les pays d�origine.

Le Pr�sident de la table ronde, Robert Watson, de la Banque Mondiale, a invit� les pan�listes � se focaliser sur le plus grand d�fi pos� � l�utilisation durable de la biodiversit�, sur le point de savoir si la pr�servation de la biodiversit� peut �tre concili�e avec la croissance �conomique rapide, et sur les raisons du d�calage existant entre le souci de la soci�t� civile � l��gard de la nature et sa destruction. 

Jean-Fran�ois Dehecq, pr�sident de Sanofi-Aventis, a d�crit les d�marches et les questions associ�es � la d�couverte et � l�exploration des composantes naturelles pour la mise au point des m�dicaments, soulignant que les progr�s th�rapeutiques peuvent �tre mis en p�ril du fait de la non r�solution de la question du brevetage de la biodiversit�, � l��chelon international. 

Maathai a d�clar� que le plus grand d�fi consiste � convaincre les d�cideurs et la soci�t� que la biodiversit� est une priorit�, soulignant qu�en d�pit du fait que les �tre humains soient aujourd�hui mieux inform�s que 30 ans auparavant, ils continuent � d�truire des esp�ces et � mettre ainsi en perspective leur propre destruction. Elle a rappel� que les cons�quences de la destruction actuelle seront subies par les g�n�rations � venir.

Russell Mittermeier, pr�sident de �Conservation International�, a soulign� que la France dispose du plus grand nombre des zones cruciales de biodiversit�. Il a pr�cis� que les pays disposant d�une tr�s grande biodiversit� et les zones cruciales de biodiversit�, devraient constituer des priorit�s d�action pour la r�alisation de l�objectif 2010, et a mis en relief le r�le des aires prot�g�es dans la pr�servation de la biodiversit�.

Harison Randriarimanana, ministre malgache de l�agriculture, de l��levage et de la p�che, a affirm� qu�il est possible de concilier la pr�servation de la biodiversit� avec la croissance �conomique rapide et l�all�gement de la pauvret�, dans des pays comme Madagascar, pr�cisant toutefois, que cela ne peut se produire que si les pauvres, les d�cideurs politiques et les scientifiques d�cident d�agir ensemble.

Wilson a soulign� le r�le de l��ducation dans le comblement du foss� entre la science, la politique et le public en faveur de la pr�servation de la biodiversit�, et a affirm� que l�absence d�un code �thique et de normes morales r�gissant les activit�s humaines constitue l�une des raisons qui font que les actions de l�Homme tendent � porter atteinte � l�int�grit� de la nature.   


Le Bulletin Biodiversit�: Science et Gouvernance est une publication de l�Institute International du D�veloppement Durable (IIDD) <info@iisd.ca>, �diteurs du Earth Negotiations Bulletin �. Ce num�ro a �t� r�dig� par Changbo Bai, Nienke Beintema, Bo-Alex Fredvik, et Charlotte Salpin. Edition num�rique: David Fernau. R�vision: Stas Burgiel, Ph.D. <stas@iisd.org>. Directeur des services d�information de l�IIDD: Langston James �Kimo� Goree VI <kimo@iisd.org>. Le financement de la couverture de cette conf�rence a �t� fourni par le Minist�re fran�ais de l��ducation nationale, de l�enseignement sup�rieur et de la recherche. Le financement de la version fran�aise du Bulletin est � �t� fourni par l�Organisation Internationale de la francophonie (OIF) et par le Minist�re fran�ais des affaires �trang�res. L�IIDD est joignable au 161 Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada; tel: +1-204-958-7700; fax: +1-204-958-7710. Les opinions exprim�es dans ce Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas forc�ment les vues de l�IIDD. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s dans d�autres publications moyennant citation acad�mique appropri�e. Les versions �lectroniques du Bulletin sont transmisent � travers notre liste de distribution e-mail (formats ASCII et PDF) et sont disponibles sur le seveur WWW Linkages � <http://www.iisd.ca/>. Pour plus de renseignements concernant le Bulletin, et notamment les demandes de services de couverture de vos �v�nements, contacter le Directeur des services d�information de l�IIDD <kimo@iisd.org>, +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du Bulletin couvrant la SDICB est joignable par courriel � <charlotte@iisd.org>.