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Quatrième Session du Forum Intergouvernemental sur les Forêts
Photos et RealAudio du 1 février
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1 février:

Seconde journée du FIF-4, les délégués se sont réunis en Plénière pour examiner le thème des arrangements et mécanismes internationaux pour la promotion de la gestion, conservation et développement durable de tous les types de forêts (Catégorie III).

De droite à gauche: Jag Maini, Coordinateur and Chef du Secretariat du FIF; Copresidents Ristimäki et Asadi; et Alexander De Barros (Secretariat).

 

Jag Maini, du Secrétariat du FIF, présenta un aperçu sur le Rapport du Secrétaire Général sur la Catégorie III (E/CN.17/IFF/2000/4) et deux notes du Secrétariat: les questions prioritaires en matière de politiques forestières (E/CN.17/IFF/2000/2); et, les éléments et les fonctions des futurs arrangements et mécanismes internationaux (E/CN.17/IFF/2000/3). Sur les arrangements et mécanismes internationaux (AMI), Maini déclara que le papier du Secrétaire Général était basé sur les orientations fournies par le FIF-3, les commentaires additionnelles présentés par les pays, les analyses du Secrétariat du FIF, et la consultation menée entre les membres de l'ITFF. Le rapport avance dix options pour l'AMI, allant de la conduite de délibérations intergouvernementales permanentes en matière de politiques forestières, jusqu'à la négociation d'un nouvel IJC applicable à tous les types de forêts.

Extraits RealAudio: Première partie  Deuxième partie


Le NIGERIA, parlant au nom du G-77/CHINE, déclara que l'AMI doit être englober toutes les questions touchant à la forêt. Le délégué mit en relief l'application, encouragea la conclusion des négociations portant sur la mise place du fonds mondial pour la forêt et ajouta que l'AMI doit traiter de manière spécifique le transfert des technologies et se focaliser sur les problèmes majeurs qui minent la GDF, tels que ceux de l'inadéquation des ressources financières et le manque d'accès au marché dont souffrent les produits provenant des pays en développement.

 

Le PORTUGAL, au nom de l'UE, appuya l'idée d'un arrangement permanent, institutionnalisé, orienté vers l'action et focalisé sur l'application et le suivi. Il ajouta qu'en dépit du fait d'avoir soutenu la mise en place d'un IJC, l'UE restait ouverte à d'autres formes pour le futur arrangement.

<< Tout en affirmant qu'un IJC est nécessaire pour le long terme, le COSTA RICA reconnut le manque de soutien politique en faveur d'un tel mécanisme et plaida pour un arrangement transitoire. Le représentant proposa l'établissement d'un sous-secrétariat général sur les forêts pour, entre autre, garantir la poursuite du dialogue, mettre en place les mécanismes de coordination nécessaires, créer une commission intergouvernementale spéciale pour l'identification du champ d'activité de l'IJC éventuel et la mise sur pied du fonds mondial pour les forêts.
Le CANADA fit part de son soutien en faveur de la négociation d'une convention-cadre sur les forêts ou d'un IJC. Il fit remarquer qu'une convention sur les forêts permettrait de s'assurer du partenariat soutenu, de l'engagement politique, du développement des politiques, de l'application et de la conformité aux obligations, et indiqua que les engagements y seraient équilibrés avec le transfert des technologies et le financement de la mise en application. L'orateur ajouta que le Canada soumettra un projet de résolution à la CDD. >>
 
 << L'AUSTRALIE proposa un arrangement permanent non contraignant incluant: un programme de travail pluriannuel pour la mise en œuvre de la mise en application de la GDF; un forum transparent pour l'évaluation des progrès; le financement; et, des arrangements administratifs similaires à ceux du GIF et du FIF; la coordination des travaux liés à la forêt, menés par les organisations internationales; et la poursuite du travail sur la certification et l'étiquetage, conformément aux obligations prises dans les cadres de l'OMC.

La FEDERATION DE RUSSIE (gauche) appuya la mise en place d'un IJC et souligna la nécessité de mettre en place des arrangements pour la résolution des problèmes. Il affirma que si on ne parvenait pas à un accord au cours du FIF-4, cela risquait de compromettre de manière permanente, le dialogue international sur les forêts. >>
La REPUBLIQUE DE COREE (droite) nota le manque de temps pour une combinaison des points de vue divergents et déclara que, par conséquent, le FIF doit formuler les fonctions et les modalités de base du futur A.M.I, sans s'engager dans un A.M.I particulier, avant la CDD-8. >>

 
L'ALLIANCE INTERNATIONALE DES PEUPLES INDIGENES DES FORETS TROPICALE souligna l'importance de reconnaître et de renforcer les droits des peuples indigènes à la terre, à l'expression, à une identité et à une culture, à travers la préservation et la protection des forêts. L'intervenant mit en garde qu'il n'y aura pas d'avenir pour les forêts si leur commercialisation et exploitation se poursuivaient.

 

Le GLOBAL FOREST POLICY PROJECT découragea l'établissement d'un autre FIF et exhorta les délégués à fournir des détails sur leurs propositions pour l'A.M.I..


Evénement Spécial: Les Pays à Faible Couvert Forestier et le Processus de Téhéran
Les délégués ont assisté à l'heure du déjeuner, à un briefing sur la Réunion d'Experts Internationale sur les Besoins Particuliers et les Exigences des Pays en Développement dotés d'un Faible Couvert Forestier et de Types de Forêt Uniques, qui s'est déroulée à Téhéran, en République Islamique d'Iran, du 4 au 8 octobre 1999. Le Dr T. Shamekhi, Professeur au Collège Karaj des Ressources Naturelles à l'Université de Téhéran et Président de la Réunion (ici à droite), a mis en exergue les conclusions et les recommandations de la réunion. Les Participants s'y étaient accordés sur la nécessité: de définir le terme pays à faible couvert forestier (PFCF); de mettre en place des politiques et des institutions capables de traiter de manière adéquate la question des PFCF; de proc�der � un transfert des technologies au PFCF pour leur permettre d'effectuer les travaux de reboisement; et de d�velopper le financement destin� au secteur forestier. Le r�sultat principal de la R�union d'Experts est la D�claration de T�h�ran qui �tablit le processus de T�h�ran, un processus permanent con�u pour amener les PFCF � traiter ensemble leurs besoins communs dans ce domaine.

Ev�nement Sp�cial: The Costa Rica / Canada Initiative
 Une manifestation sp�ciale portant sur l'Initiative Costa Rica/Canada (ICRC) s'est d�roul� mardi soir sous la conduite de Denis Chouinard. L'orateur y devait expliquer que plus de 40 pays et organisations ont particip� � l'Initiative, dont l'objectif consistait � examiner les options offertes pour les futurs instruments internationaux devant encadrer la conservation foresti�re et les zones prot�g�es, et � en identifier les �l�ments constitutifs. Le Copr�sident Luis Rojas Bolanus devait, de son cot�, donner un aper�u sur les tenants et aboutissants de l'Initiative, suite � quoi, le Copr�sident Jacques Carette a pr�sent� les r�sultats de dix r�unions internationales ayant impliqu� plus de 600 experts.
L'orateur a not� que le processus de l'ICRC a permis d'am�liorer la compr�hension des questions ayant trait aux for�ts et de faciliter un �change franc et transparent des points de vues et autres donn�es. En r�sultat, un consensus a �merg� sur les points suivant: les questions foresti�res ne sont pas actuellement trait�es de mani�re ad�quate; l'adoption d'une approche orient�e vers l'action est imp�rative; les instruments disponibles ont des potentialit�s non exploit�es; et il existe une volont� accrue d'envisager l'�laboration d'un nouvel instrument juridique contraignant applicable aux for�ts. Pour de plus amples renseignements, consultez:
Le Site Web de l'ICRC: http://www.nrcan.gc.ca/cfs/crc
La Couverture de la R�union Finale de l'ICRC par Sustainable Development: http://www.iisd.ca/sd/crci/final/index-fr.html

DANS LES COULOIRS: 

Alors que bon nombre de pays ont maintenu leur soutien en faveur d'un IJC sur les for�ts, deux models d'institutions permanentes juridiquement non contraignante propos�s par diverses d�l�gations ont stimul� les d�bats. Le premier, consistant en un organe relevant de l'Assembl�e G�n�rale de l'ONU, semble b�n�ficier de l'appui des pays souhaitant avoir une institution de haut niveau, mais d'autres pays craignent qu'une telle institution vienne exclure les contributions susceptibles d'�tre apport�es par les principaux groupes sociaux. Le second, consiste en une institution sous les auspices de la CDD, qui serait plus transparente et plus participative. L�, les r�serves portent sur les risques qu'une telle organisation ne puisse en mesure de prendre des engagements politiques d'envergure.
<< Laura Ivers, du BNT, dans les couloirs avec Bill Mankin du Global Forest Policy Project

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