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Volume 5, Numéro 88
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BREF HISTORIQUE DE LA SE/AGNU La Dix-neuvième Session Extraordinaire de lAssemblée Générale des Nations Unies (SE/AGNU) pour la Revue de la Mise en uvre du Plan dAction 21, sest tenue au siège de lONU, à New York, du 23 au 27 Juin 1997, cinq ans après la Conférence des Nations Unies sur lEnvironnement et le Développement (CNUED) de Rio Janeiro. Action 21 est le programme daction du développement durable approuvé à la CNUED. Cinquante trois Chefs dEtats et de Gouvernements et de nombreux Ministres et autres Officiels de haut rang se sont adressés à lAssemblée durant cette réunion qui dura une semaine. Les négociations menées dans une Grande Commission et plusieurs comités ministériels ont abouti à une Déclaration dEngagement et un Programme pour la Suite de la Mise en Oeuvre du Plan dAction 21. Le "Sommet de la Terre +5" permit par ailleurs de rappeler que peu de progrès ont été réalisés au cours des cinq dernières années quant à la mise en uvre des composantes clés dAction 21 visant au développement durable. Lorsque la Session Extraordinaire arriva à son terme, le samedi à 1h15 du matin, les délégués gouvernementaux, les représentants dONG et les différents observateurs quittèrent le siège de lONU avec des sentiments plutôt mitigés. Certains estimaient que la réunion avait échoué parce que les gouvernements avaient fait montre dun manque de volonté politique pour forcer des compromis convolutés. Pour dautres, y compris le Président de lAssemblée Générale des Nations Unies, RAZALI Ismail (Malaisie), la réunion a été "une tentative honnête dévaluation des résultats réalisés et du chemin parcouru depuis Rio, et on na pas cherché à enfouir des faits sous le tapis ou de farder la réalité des choses".
En 1992 et à travers sa résolution 47/190, lAssemblée Générale endossa le Plan dAction 21 et décida la tenue dune session extraordinaire pour la revue du Plan dAction 21. Les négociations sur le texte devant être adoptées à la 19ème Session Extraordinaire de lAssemblée Générale furent entamées cette année dans le Groupe de Travail Ad Hoc Intersessionnel de la Commission du Développement Durable et se poursuivirent à la Cinquième Session de la CDD (CDD-5). De nouveaux progrès devaient être réalisés durant les consultations officieuses menées à New York, la semaine précédant la SE/AGNU. GROUPE DE TRAVAIL AD HOC INTERSESSIONNEL DE LA CDD: Le Groupe de Travail Ad Hoc Intersessionel de la CDD tînt sa réunion du 24 Février au 7 Mars 1997 à New York. Les travaux se focalisèrent sur le fond et la forme du document à soumettre à la considération de la SE/AGNU. Le résultat principal fut le projet de "Proposition de Résultat de la Session Extraordinaire" élaboré par les Co-Présidents Derek OSBORN (Royaume Uni) et lAmb. Celso AMORIM (Brésil) après la réaction des délégués sur un premier projet de texte. Le projet révisé servit de plate- forme aux consultations qui se sont déroulées avant la CDD-5. La plupart des délégués devant mettre laccent sur leau douce, lénergie et le transport, les forêts et les océans en tant que thèmes prioritaires ou émergeants. Les délégués notèrent, par ailleurs, limportance des thèmes intersectoriels de la pauvreté et du changement des modes de consommation et de production. CINQUIEME SESSION DE LA COMMISSION DU DEVELOPPEMENT DURABLE: La cinquième session de la Commission des Nations Unies sur le Développement Durable (CDD-5) devait se réunir du 8 au 25 Avril 1997 au siège des Nations Unies à New York pour achever les préparatifs officiels de la SE/AGNU. La session commença par un Segment de Haut Niveau et une revue des rapports du Groupe de Travail Intersessionel et du Panel Intergouvernemental de la CDD sur les Forêts (IPF). Les délégations poursuivirent lidentification et lélaboration des thèmes émergeants prioritaires examinés lors de lIntersessionel. Bon nombre damendements au projet de "Proposition de Résultat de la Session Extraordinaire" furent considérés. Les Co-Présidents de lIntersessionel, Derek OSBORN (ONG Royaume Uni), et lAmb; Celso AMORIM (Brésil) devaient présider respectivement les Comités de Rédaction I et II. Le Comité de Rédaction I examina les textes sur les "Secteurs et Thèmes" et "lEvaluation des Progrès Réalisés après Rio." Le Comité de Rédaction II se pencha sur "lIntégration des Objectifs Economiques, Sociaux et Environnementaux" et sur "les Moyens dExécution." Des groupes officieux devaient négocier les textes sur les forêts, les arrangements institutionnels et le Programme de Travail Quinquennal de la CDD. Le Président de la CDD-5, TOLBA (Egypte) et le Vice-Président Monika LINN-LOCHER (Suisse) entamèrent des consultations sur le projet de déclaration politique des Chefs dEtats et de Gouvernements attendus à la Session Extraordinaire. Leur modus operandi informel fut mis en question par un certain nombre de délégations du G-77 lors de la plénière de clôture. Ces mêmes délégations invitèrent les gouvernements à faire parvenir les amendements quils souhaitèrent introduire dans le projet de texte distribué à la fin de la Session et sengagèrent à présenter une nouvelle version début Juin. A la conclusion de la CDD-5, de nombreux crochets restaient encore dans les documents provisoires et notamment dans le paragraphe non négocié traitant des instruments juridiques internationaux, de linformation et des outils de mesure des progrès. CONSULTATIONS OFFICIEUSES: Le Président de la CDD, TOLBA, organisa des consultations informelles au siège des Nations Unies du 16 au 21 Juin. Les délégations se servirent du Rapport de la CDD sur les Préparatifs de la SE/AGNU englobant le projet révisé de la déclaration politique (A/S-19/CRP.1) et le projet de proposition de résultat (A/S-19/14) comme plate-forme de délibération. Le projet de texte de la Déclaration Politique fut lobjet de nombreux amendements et certains notèrent que les délégations étaient en train de chercher à renégocier des points couverts dans le détail dans le texte de la proposition de résultat. Les consultations furent ajournées pour permettre aux délégations de considérer les points en question dans le projet de résultat. Un nouveau projet de texte fut distribué samedi 22 Juin, la veille de louverture de la SE/AGNU. Plusieurs questions sectorielles et intersectorielles en suspens dans la proposition de résultat, purent être résolues dans le courant de la semaine. Les exceptions portent sur les points nécessitant un apport politique de haut niveau lors de la SE/AGNU et/ou des discussions du Sommet du G-8, des 20 et 21 Juin, à Denver. Les points en suspens envoyés à la SE/AGNU englobaient les moyens de la mise en uvre (eg., laide publique au développement, les finances, la mobilisation des ressources intérieures); le mécanisme financier de la Convention sur la Lutte Contre la Désertification; une référence aux engagements qui doivent être pris à la Troisième Conférence des Parties de la Convention-Cadre sur les Changements Climatiques, qui se tiendra à Kyoto au Japon en Décembre 1997; suivi des travaux du Panel Intergouvernemental de la CDD sur les Forêts; et, une proposition dintroduire un texte international sur les combustibles de laviation, pour le financement du développement durable.
COMPTE-RENDU DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE Lundi 23 Juin 1997, le Président de lAssemblée Générale des Nations Unies, RAZALI Ismail (Malaisie) introduisit les deux orateurs de la cérémonie douverture officieuse: Le Président Brésilien, Fernando Henrique CARDOSO et le Vice-Président des Etats-Unis, Al GORE. CARDOSO nota que cette réunion offrait lopportunité de renouveler le partenariat formé à Rio et encouragea les participants à la saisir avec sagesse. GORE souhaita la bienvenue à New York aux participants et nota en substance que les flux du capital privé sont en train de monter en flèche amenant avec eux la promesse du développement. Au début de la Plénière douverture, les délégués participant à la SE/AGNU furent avisés que 17 membres sont en retard de paiement et quen vertu de la Charte, ceux dont les arriérés atteignent le montant des contributions qui leur sont fixées pour les deux années précédentes, ne pourront pas voter à lAssemblée Générale. LAmb. RAZALI Ismail fut ensuite élu Président de la 19ème Session Extraordinaire de lAssemblée Générale. Il souhaita la bienvenue aux représentants de la société civile qui participaient pour la première fois à lAssemblée Générale. Il attira lattention sur la récession de la volonté politique nécessaire à catalyser les changements. Le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi ANNAN identifia, pour sa part, un certain nombre de thèmes qui requièrent une attention particulière, notamment, leau, les forêts, les stocks halieutiques, latmosphère et la désertification. Il déclara que son programme de réforme aboutira à un renouveau au sein des Nations Unies mais que beaucoup de travail restait encore à faire. Le Dr. Mostafa TOLBA présenta le rapport de la Commission du Développement Durable (A/S-19/14) et donna un aperçu sur le processus préparatoire de la SE/AGNU. Il souligna quune véritable volonté politique était requise pour le traitement des questions en suspens. Le Président de la SE/AGNU, RAZALI, présenta ensuite le calendrier de la Session Extraordinaire. TOLBA, Président de la CDD-5, fut élu Président de la Grande Commission Ad Hoc. Par ailleurs, la Plénière accepta daccorder un statut dobservateurs aux agences spécialisées et dinviter, sans pour autant établir un précédent pour dautres sessions extraordinaires, les principaux groupes sociaux, organisations non gouvernementales comprises, à participer aux travaux. Lordre du jour provisoire (A/S-19/1) fut adopté et le débat général démarra tout de suite après.
La Plénière tint deux sessions par jour durant la SE/AGNU, durant lesquelles, près de 187 déclarations sur la revue et lévaluation de la mise en uvre du Plan dAction 21 devaient être faites par 53 Chefs dEtats et de Gouvernements ou Vice- Présidents, 75 Ministres, 6 Secrétaires dEtats, 29 Représentants Permanents auprès des Nations Unies, 5 observateurs, 17 dirigeants dorganismes internationaux et 12 représentants des principaux groupes sociaux. Une vingtaine de représentants dorganisations internationales qui nont pas eu lopportunité dintervenir en Plénière, firent leurs déclarations devant la Grande Commission, lundi et mardi. Les orateurs saccordaient en général pour dire que dans les 5 années qui se sont écoulées depuis la CNUED, le concept de développement durable a marqué la planification économique partout dans le monde. Les principes du Plan dAction 21 sont en train dêtre promulgués dans les législations nationales et de nouvelles conventions importantes sur lévolution climatique et la biodiversité sont en cours dapplication. La quasi totalité des régions du monde connaissent aujourdhui une baisse dans les taux de fertilité et de croissance démographique. Mais il y a consensus général que beaucoup reste à faire. Les pays en développement ont argué que leurs efforts en faveur de la mise en uvre du Plan dAction 21 continuent à être entravés, faute de ressources. Plusieurs pays devaient souligner que la mise en uvre du Plan dAction 21 nécessite la mise à disposition de ressources financières nouvelles et supplémentaires et le partage des technologies. Plusieurs orateurs firent remarquer que sans lallégement de lextrême pauvreté, aujourdhui en progression partout dans le monde, le développement durable restera à la fois peu réaliste et impossible à réaliser. En dépit des engagements pris à Rio, les modes de consommation et de production demeurent à des niveaux incompatibles avec la durabilité, laide publique au développement (APD) continue à décliner, la déforestation se poursuit et les pays en développement ne disposent toujours pas des technologies vertes essentielles. De nombreux intervenants firent remarquer quun tiers de la population mondiale na pas accès à leau potable salubre. Certains dentre eux devaient souligner, par ailleurs, limportance de laction dans le domaine des forêts, des changements climatiques, des océans, de la gestion de leau douce et des modes non durables de production et de consommation. La nécessité détudier les effets de la mondialisation du commerce sur les pays en développement fut mise en relief par bon nombre de participants. Certains pays notèrent aussi limportance de léducation des jeunes, de la promotion du tourisme durable et de lencouragement des initiatives locales et des Agendas 21 Locaux. Il fut également noté que la paix et la stabilité politique sont des composantes du développement durable.
Plusieurs orateurs notèrent quun peu partout dans le monde,
linvestissement extérieur a remplacé laide publique au
développement, en volume et en fréquence, précisant toutefois
que linvestissement extérieur nest pas un substitut approprié
à lAPD. Fondés sur des objectifs économiques plutôt que
développementaux, ces investissements ciblent nécessairement des
intérêts sélectifs. Par exemple, bien quun bon nombre de pays
parmi les moins avancés aient mis en place des politiques
libérales et se soient doté de systèmes économiques ouverts, les
flux du capital privé ny sont encore jamais parvenus. Des idées
novatrices sont nécessaires pour la mobilisation des ressources
en faveur de la protection environnementale et du développement
durable. Les copies des déclarations plénières sont disponibles
sur lInternet au <
La Grande Commission (GC), présidée par Mostafa TOLBA, Président
de la CDD-5, sest réunie lundi après-midi pour superviser les
négociations sur le projet de Programme de la Suite de la Mise
en uvre du Plan dAction 21 et le projet de déclaration
politique des Chefs dEtats et de Gouvernements. La Commission
devait élire Bagher ASADI (Iran), John ASHE (Antigua et
Barboude), Dunn EIDHEIM (Norvège) et Czeslaw WIECKOWSKI
(Pologne) en qualité de Vice-Présidents. Deux groupes de
travail, lun sur les thèmes intersectoriels, sous la présidence
de lAmb. Celso AMORIM (Bresil) et John ASHE, et lautre sur les
thèmes sectoriels, présidé par Derek OSBORN (Royaume-Uni),
furent établis. WIECKOWSKI présida un groupe de contact sur le
Programme de Travail (1998-2002) de la CDD. Un certain nombre de
consultations officieuses furent menées pour résoudre des points
de désaccord particuliers ayant trait aux: forêts, changements
climatiques, et déchets radioactifs. Plusieurs réunions de
niveau ministériel devaient également avoir lieu sur ces mêmes
sujets. Lors de sa dernière réunion, vendredi soir, la GC devait
adopter le projet de Programme de la Suite de la Mise en uvre
du Plan dAction 21. Nétant pas parvenue à un accord sur une
déclaration politique des Chefs dEtats et de Gouvernements, la
Commission adopta en son lieu et place, une Déclaration
dEngagement. Voici ci-après un résumé du contenu de ces
documents, avec une focalisation sur les négociations qui ont eu
lieu durant la Session Extraordinaire.
La Déclaration dEngagement comprend 6 paragraphes. Il y est
noté quà la CNUED, les Chefs dEtats et de Gouvernements et
autres chefs de délégations avaient, avec les institutions
internationales et les organisations non gouvernementales, lancé
lidée dun nouveau partenariat mondial pour le développement
durable, respectant lindivisibilité de la protection
environnementale et du processus développemental. Il y est
également rappelé que le point focal de la SE/AGNU porte sur
laccélération de la mise en uvre du Plan dAction 21 dans sa
globalité et non sur une quelconque sélection déléments à
appliquer. Un certain nombre de résultats positifs sont
reconnus, mais de profondes préoccupations sont également
exprimées face au constat que les tendances générales du
développement durable sont aujourdhui pires quelles ne
létaient en 1992. Les participants se sont engagés à faire en
sorte que la prochaine revue générale dAction 21, prévue en
2002, montre des progrès mesurables plus importants dans la
réalisation du développement durable.
Il était envisagé, et ce, jusquà la dernière journée de la
SE/AGNU, que cette section, moyennant quelques retouches, serve
de "déclaration politique". Les délégations du Groupe de Travail
Intersessionnel de la CDD avaient prévu de la développer et
suggéré un certain nombre déléments susceptibles dy être
ajoutés. Des consultations bilatérales avaient été menées dans
ce sens par le Vice-Président, Monika LINN-LOCHER (Suisse) et le
Président Mostafa TOLBA, lors de la CDD-5. Ils parvinrent ainsi
à produire un projet de "Déclaration Politique" préliminaire, au
cours de la deuxième semaine de la réunion. Une révision de
texte permit dintégrer les commentaires faits au cours de la
Plénière finale. Des échanges de commentaires eurent lieu durant
la période intérimaire et aboutirent à un nouveau projet de
texte, lequel fut discuté au cours des consultations informelles
qui ont précédé la SE/AGNU. Un grand nombre damendements furent
introduits dans le texte négocié au cours de la SE/AGNU. Jeudi
après-midi, les délégués achevèrent leur première lecture du
projet de texte qui comportait 26 paragraphes. Ils devaient
entamer la deuxième lecture dans une session nocturne. Bon
nombre des débats de la semaine répliquèrent ceux qui se sont
déroulés sur les mêmes questions dans le Programme de la Suite
de la Mise en uvre du Plan dAction 21. La progression nen fut
que plus lente. Parmi les questions polémiques: la définition du
développement durable; las coûts marginaux; les dates butoirs
des engagements; les engagements concernant lAPD; la
mobilisation des ressources intérieures; la liste des thèmes
sectoriels sur lesquels doit se focaliser la CDD au cours des
cinq prochaines années; et linvitation au Secrétariat Général
de développer des stratégies de durabilité à long terme. Les Co-
Présidents du Comité Ministériel sur les Finances rédigèrent une
proposition de texte, sur les ressources financières, à inclure
dans la déclaration politique, mais les USA, lInde, la Brésil,
le Belarus, lIran, lArabie Saoudite, lAllemagne, le Venezuela
et le Japon exprimèrent de sérieuses réserves sur le texte.
Vendredi matin, le projet de déclaration politique fut retiré.
Le Président de la SE/AGNU, RAZALI Ismail, mena des
consultations officieuses sur une "Déclaration dEngagement" qui
fut publiée vendredi après-midi dans le document A/S-
19/AC.1/L.1/Add.1. Le Liban nota quil avait travaillé très dur
sur un texte plus fourni et fit part de ses réserves sur le fait
que la Déclaration dEngagement ne reflétait pas tous les points
qui avaient été discutés. Il sest toutefois joint au consensus
pour ladoption du texte.
Cette section de 15 paragraphes ne comportait aucun libellé en
suspens à considérer par la SE/AGNU. Elle identifie les
évolutions et les actions qui ont eu lieu depuis Rio.
Laccélération de la mondialisation et des interactions entre
les pays dans les domaines du commerce international,
linvestissement direct et les marchés de capitaux ont marqué
les cinq années qui nous séparent de la CNUED. La mondialisation
présente de nouvelles opportunités et de nouveaux challenges,
mais seul un nombre limité de pays en développement ont été
capables de tirer profit de ces tendances. Les inégalités de
revenus au sein des pays et entre eux se sont accrues.
Létat de lenvironnement mondial a continué à se détériorer
comme le note le rapport du PNUE "Aperçu sur lEnvironnement
Mondial". Quelques progrès ont été concrétisés en termes de
développement institutionnel, de renforcement du consensus
international, de participation publique et dactions à
linitiative du secteur public, en résultat de quoi, quelques
pays ont réussi à inverser la tendance de la pollution par un
ralentissement des rythmes de la dégradation des ressources. Les
taux de croissance démographique ont baissé dune manière
générale, en grande partie grâce à lexpansion de léducation de
base et des soins de santé primaire. Mais en dépit de ces
acquis, les tendances de la situation générale sont en train
dempirer. Laugmentation des niveaux de pollution menace
dexcéder la capacité dabsorption de lenvironnement mondial,
exacerbant ainsi les obstacles potentiels entravant lessor
économique et social des pays en développement.
La mise en uvre des engagements de la CNUED et des accords
post-CNUED et dans bien des cas, le renforcement de leurs
dispositions, et la mise en place de mécanismes pour leur
application, sont requis. Létablissement, la restructuration,
le financement et la reconstruction du Fonds de lEnvironnement
Mondial (FEM) comptent parmi les réalisations majeures; mais le
niveau des financements nest pas à la hauteur des objectifs.
Des efforts ont été fournis par les gouvernements et les
organismes internationaux pour intégrer les objectifs
environnementaux, économiques et sociaux dans les processus
décisionnels, par lélaboration de nouvelles politiques ou
ladaptation de celles disponibles. Les principaux groupes
sociaux ont démontré ce qui peut être accompli à travers
laction engagée, le partage des ressources, la réalisation du
consensus, la prise en considération des préoccupations des
communautés et limplication des concernées.
Un certain nombre de conférences importantes ont permis
daméliorer lengagement international envers les objectifs à
long terme du développement durable, et les organismes et les
programmes du système des Nations Unies ont joué un rôle crucial
dans lavancement de la mise en uvre du Plan dAction 21.
Cependant, beaucoup reste à faire pour activer les moyens de
mise en uvre établis dans le Plan dAction 21, en particulier
dans les domaines du financement et du transfert technologique,
de lassistance technique et du renforcement des capacités. Il y
a eu une expansion importante des flux financiers privés en
faveur dun nombre limité de pays en développement, mais la
situation de la dette demeure une contrainte majeure entravant
la réalisation du développement durable. Enfin, lécart
technologique entre les pays industrialisés et les pays les
moins avancés, sest élargi.
LA MISE EN UVRE DANS LES DOMAINES NECESSITANT
UNE ACTION URGENTE
Dans le paragraphe introductif de cette section, les délégations
se sont accordées pour dire quen dépit des progrès réalisés
dans certains domaines, un nouvel effort important est requis
pour la concrétisation de objectifs de la CNUED, en particulier
dans les domaines liés aux thèmes intersectoriels où la mise en
uvre reste à faire.
1. Intégration des Objectifs Economiques, Sociaux et
Environnementaux
Le libellé de cette section approuvé durant la CDD-5, note que
la réalisation du développement durable est impossible sans une
meilleure intégration à tous les niveaux politiques et
opérationnels, y compris les niveaux administratifs les moins
élevés. Dici 2002, la formulation et lélaboration des
stratégies nationales de développement durable doivent être
achevées et les efforts fournis par les pays en développement en
vue dappliquer les stratégies nationales doivent être soutenus.
Les trains de mesures politiques doivent être élaborés en
fonction des conditions spécifiques aux pays, pour sassurer que
les approches intégrées seront efficaces et économiquement
rationnelles. Les libellés crochetés, résolus à la SE/AGNU,
englobent les références au développement économique, à lessor
social et à la protection environnementale en tant que
composantes interdépendantes du développement durable, ainsi que
les références à la nécessité: dune croissance élargie à tous,
de la démocratie, des droits de lhomme et des libertés
fondamentales, de la gouvernance transparente et responsable, et
de la participation effective de la société civile. Les G-
77/Chine acceptèrent la proposition des USA dintroduire un
libellé tiré de lAgenda de Développement des Nations Unies. Un
autre libellé en suspens, qui avait été proposé par la Suisse et
soutenu par lUE, notait que la mise en uvre des politiques
visant au développement durable peut améliorer les opportunités
de création demplois tout en protégeant les droits
fondamentaux des travailleurs. Les G-77/Chine souhaitèrent sa
suppression. Le texte final comporte une référence au Chapitre
29 (renforcement du rôle des travailleurs et de leurs
syndicats), mais ne fait pas mention de la protection des droits
fondamentaux des travailleurs.
Instauration dun cadre économique mondial favorable: A la CDD-
5, les délégués approuvèrent un texte stipulant quen résultat
de la mondialisation, les facteurs externes sont devenus
dimportance critique dans la détermination du succès ou de
léchec des pays en développement dans leurs efforts nationaux
en matière de développement durable. Durant les consultations
officieuses qui ont précédé la SE/AGNU, les USA et lUE
cherchèrent à établir que le Principe de Rio relatif aux
responsabilités communes mais différenciées nétait applicable
quaux seules questions environnementales. Les G-77/Chine
souhaitèrent supprimer la locution "en rapport avec les
questions environnementales", mais acceptèrent plus tard un
libellé tiré du Plan dAction 21. Le texte note aussi que les
problèmes ne peuvent être efficacement appréhendés quà travers
le dialogue constructif et un partenariat authentique, "compte
tenu du fait que cest en fonction de leurs différentes
contributions à la dégradation environnementale mondiale que les
Etats ont des responsabilités communes mais différenciées".
Eradication de la pauvreté: Ce paragraphe renfermait un certain
nombre dalinéas crochetés à lissue de la CDD-5. Il y est noté
que léradication de la pauvreté constitue le thème dominant du
développement durable durant les années à venir et reste
tributaire de la pleine intégration des personnes vivant dans la
pauvreté dans la vie économique, sociale et politique. Les
priorités daction comprennent: lamélioration de laccès aux
moyens dexistence durables; laccès universel aux services
sociaux de base; le développement progressif de systèmes de
protection sociale pour soutenir ceux qui ne peuvent pas se
soutenir eux-mêmes; et, le traitement de limpact
disproportionné de la pauvreté sur les femmes. En outre, les
bailleurs de fonds et les récipiendaires intéressés doivent
travailler ensemble pour allouer des parts de plus en plus
importantes de lAPD à léradication de la pauvreté.
LInitiative 20/20 est mentionnée comme étant un important
principe à cet égard.
Un paragraphe proposé par le Bangladesh et portant sur laccès
des populations vivant dans la pauvreté à des microcrédits, fut
soumis tard à la CDD-5. Le porte-parole des G-77/Chine déclara
que son Groupe navait pas eu le temps de discuter de la
proposition à la SE/AGNU. La proposition doit être référée à
lECOSOC par le Président de lAssemblée Générale, lAmb.
RAZALI. Le libellé portant sur lhabilitation des personnes
vivant dans la pauvreté et de leurs associations, fut résolu au
cours des consultations officieuses qui avait précédé la
SE/AGNU, les G-77/Chine ayant accepté que ces dernières soient
impliquées dans "lévaluation, la formulation et la mise en
uvre" et que les programmes tiennent compte de leurs priorités.
Dans le sous-paragraphe concernant limpact disproportionné de
la pauvreté sur les femmes, les délégués débattirent du point de
savoir si la mise en uvre de la Plate-forme dAction de Pékin
devait être "en harmonie avec le rapport de la Quatrième
Conférence Mondiale sur les Femmes (QCMF)". Au cours de la
semaine qui a précédé la SE/AGNU, lUE et le Canada appelèrent à
la pleine application de la Plate-forme dAction de Pékin en
supprimant la phrase complémentaire "en harmonie avec le Rapport
sur la Quatrième Conférence Mondiale sur les Femmes". Les G-
77/Chine apportèrent leur soutien à la référence au rapport de
la QCMF pour arranger les pays qui avaient fait des réserves
dans ce rapport. La Syrie, appuyée par le Canada, proposa quune
note accompagne toute référence aux résultats des conférences
des Nations Unies, stipulant que les références aux plates-
formes ou programmes daction mentionnées dans le Rapport de la
SE/AGNU doivent être entendues en tenant compte du rapport de la
conférence dont elles émanent. Ce point fut approuvé.
Changement des modes de consommation et de production: un
certain nombre de libellés sont restés entre crochets dans cette
section, après la CDD-5. Le texte approuvé note que,
conformément au Plan dAction 21, le développement et
lélaboration de politiques et de stratégies nationales, en
particulier dans les pays industrialisés, sont nécessaires pour
lencouragement des changements des modes non durables de
consommation et de production. Les actions doivent se focaliser
sur:
lidentification des bonnes pratiques à travers lévaluation des
mesures politiques du point de vue de leur efficacité
environnementale, de leur efficience et de leurs implications au
plan de léquité sociale;
* la prise en considération des liens entre lurbanisation et
les effets environnementaux et développementaux des modes de
consommation et de production dans les villes;
* lamélioration de la qualité de linformation concernant
limpact environnemental des produits et services;
* lencouragement des programmes de sensibilisation pour la
promotion des modes durables de consommation
* lencouragement des secteurs du commerce et de lindustrie à
développer et à appliquer des technologies écologiquement
rationnelles et la promotion du rôle du commerce dans
lévolution des modes de consommation; et,
* le développement dun noyau dindicateurs.
Le Brésil et lInde firent opposition au libellé stipulant que
dans une certaines mesure, les modes non viables sont également
en train démerger chez les groupes à revenus élevés dans
certains pays en voie de développement. Les délégués acceptèrent
de le remplacer par un libellé basé sur le Chapitre 4 du Plan
dAction 21 (4.8(a) (b) et (c); 4.9), et dinsérer une note
faisant référence au rapport de lAtelier sur les Modes Non
Durables de Consommation et de Production qui avait été soumis à
la CDD-5. Lors des consultations officieuses précédant la
SE/AGNU, une référence aux audits environnementaux et sociaux
fut remplacée par un libellé sur la publication appropriée et
volontaire des évaluations. Une initiative proposée par lUE sur
les objectifs en matière defficience énergétique et matérielle
et préconisant une amélioration 10 fois plus importante de la
productivité, pour le long terme, et une augmentation 4 fois
plus importante dans les deux ou trois prochaines décennies, fut
approuvée après que lUE eut précisé que ces objectifs ne
concernent que les seuls pays industrialisés. Sagissant de
lécoefficacité, les G-77/Chine acceptèrent le libellé proposé
par les USA et portant sur la nécessité pour les pays
industrialisés daccorder une attention particulière à
lévitement des effets négatifs sur les exportations et les
opportunités daccès aux marchés offertes aux pays en
développement.
Soutien mutuel entre le commerce et lenvironnement: Diverses
sections dans ce texte étaient restées entre crochets après la
CDD-5. Le texte approuvé traite du besoin dinstaurer des
conditions macro-économiques favorables, permettant à tous les
pays de tirer profit de la mondialisation et de meilleures
possibilités daccomodation aux objectifs du développement
durable, aux Nations Unies, à lOMC et dans les Institutions de
Bretton Woods. Il appelle à la pleine mise en uvre des
résultats de lUruguay Round, à la promotion de luniversalité
de lOMC, à lanalyse des effets environnementaux des transports
internationaux de marchandises et à la coopération
institutionnelle entre la CNUCED, lOMC et le PNUE. A la
SE/AGNU, on enleva les crochets entourant le libellé introduit
par lUE et les USA dans lalinéa sur le système commercial
multilatéral. Le libellé US dorigine fut remplacé par une
formulation stipulant que les décisions concernant toute
nouvelle mesure de libéralisation commerciale, doit tenir compte
de ses effets sur le développement durable. Le paragraphe
proposé par lAustralie et appelant à linstauration dun
dialogue effectif avec les principaux groupes sociaux (ONG
comprises), en particulier au sein de lOMC, de la CNUCED et du
PNUE, devra être transmis à lECOSOC par le Président de lAG,
lAmb. RAZALI. Lappel lancé par lUE à ladresse de lOMC, du
PNUE et de la CNUCED les invitant à considérer les voies et
moyens dun soutien mutuel entre le commerce et lenvironnement,
fut accepté.
Population: Ce paragraphe qui porte sur les liens entre la
croissance économique, la pauvreté, lemploi, lenvironnement et
le développement durable, appelle à la reconnaissance des
rapports importants existant entre les tendances démographiques
et différents autres facteurs. Après une longue discussion sur
la manière de formuler la référence au résultat de la Conférence
Internationale sur la Population et le Développement, on
saccorda sur linsertion dune note standard sur les
conférences des Nations Unies (voir plus haut)
Santé: Ce paragraphe qui fut approuvé au cours des consultations
officieuses précédant la SE/AGNU, stipule que lun des objectifs
les plus importants pour le futur, est celui de la mise en uvre
de la stratégie "Santé pour tous" qui vise à permettre à tout le
monde de réaliser un meilleur niveau de santé et de bien-être,
et de perfectionner leur productivité économique et leurs
potentialités sociales. Des actions telles que la fourniture de
leau potable salubre et laccélération de la recherche et du
développement vaccinal sont également suggérées. Les délégués
enlevèrent les crochets entourant le libellé consacré aux effets
de lempoisonnement au plomb, et notèrent quil est important
daccélérer le processus délimination des utilisations risquées
du plomb, y compris son utilisation dans lessence, partout dans
le monde, et ce, en fonction des conditions particulières des
pays et avec un soutien international accru en faveur des pays
en développement, à travers lassistance technique et financière
et la promotion du renforcement des capacités. Les G-77/Chine
acceptèrent denlever les crochets entourant lappel à des
stratégies visant à sensibiliser les parents, les familles et
les communautés quant aux effets négatifs du tabac sur la santé
environnementale.
Etablissements humains durables: Ce paragraphe qui fut résolu à
la CDD-5, note que lurbanisation mondiale est un phénomène
intersectoriel qui exerce un impact sur tous les aspects du
développement durable. Une action urgente est nécessaire pour la
mise en uvre des engagements pris à la Conférence des Nations
Unies sur les Etablissements Humains (Habitat II), conformément
à son rapport, et ceux pris dans le cadre du Plan dAction 21.
Des ressources financières nouvelles et supplémentaires sont
indispensables pour la réalisation des objectifs du logement
adéquat pour tous et du développement durable des établissements
humains. Des objectifs mondiaux pourraient être établis par la
CDD en vue de promouvoir la campagne des Agendas 21 Locaux et
daplanir les obstacles entravant ces initiatives.
2. Les Secteurs et les Thèmes
Le paragraphe introductif de cette section fut approuvé à la
CDD-5. Il stipule que le besoin dintégration est important dans
tous les secteurs, y compris ceux de lénergie et du transport,
de lagriculture et de leau et des ressources marines. Les
recommandations faites pour chaque secteur tiennent compte de la
nécessité de la coopération internationale pour le soutien des
efforts nationaux.
Leau douce: ce paragraphe fut approuvé durant la CDD-5, bien
que la Turquie et lEthiopie aient alors fait part de leurs
réserves concernant la référence aux "utilisations coutumières
de leau". Le libellé note que compte tenu de laccroissement de
la demande, leau deviendra un facteur limitatif majeur du
développement socio-économique, à moins quune action ne soit
entreprise. Le texte identifie entre autres, le besoin urgent:
* de formuler et de mettre en uvre des politiques et des
programmes dintégration de la gestion des lignes de partage;
* de renforcer la coopération régionale et internationale en
matière de transfert technologique et de financement des
programmes et projets dintégration des ressources en eau;
* dinstaurer un environnement favorable aux investissements
publics et privés destinés à lamélioration de
lapprovisionnement en eau et des services sanitaires;
* de reconnaître leau comme un patrimoine économique et social;
et,
* dappeler à un dialogue, sous les auspices de la CDD dès sa
sixième session, visant à réaliser le consensus sur les actions
nécessaires à entreprendre, les moyens dexécution à mettre à
disposition et les résultats tangibles à réaliser, en vue
détablir lapproche stratégique la plus adaptée à la mise en
uvre de tous les aspects de lutilisation de leau douce à des
fins économiques et sociales durables.
Les océans et les mers: Le libellé fut approuvé à la CDD-5. Il
note quil est nécessaire de poursuivre lamélioration des
prises de décisions dans ce domaine, tant au niveau national,
que celui régional et mondial.
Il identifie le besoin urgent:
* pour tous les gouvernements, de ratifier ou daccéder aux
accords pertinents et de mettre en uvre de manière effective
ces accords et les instruments volontaires pertinents;
* de renforcer les liens institutionnels entre les mécanismes
intergouvernementaux pertinents impliqués dans le développement
et dans la mise en uvre de la gestion intégrée des littoraux;
* didentifier de manière plus efficace les priorités daction
au niveau mondial;
* pour les gouvernements, de prévenir ou déliminer la surpêche
et les capacités excessives de pêche;
* pour les gouvernements, dexaminer limpact positif et négatif
des subventions et denvisager les mesures appropriées; et,
* pour les gouvernements, de prendre des mesures pour
lamélioration quantitative et qualitative des données
scientifiques qui doivent servir de base aux décisions
efficaces.
Forêts: Trois des quatre paragraphes de cette section avaient
été approuvés à la CDD-5. Le quatrième, portant sur le suivi de
laction su Panel Intergouvernemental sur les Forêts (IPF),
demeura entièrement crocheté. Le texte approuvé dans les
consultations précédant la SE/AGNU stipule que les propositions
daction de lIPF représentent un progrès significatif et un
consensus sur un large éventail de questions forestières. Pour
maintenir lélan, il est un besoin urgent: pour les pays et les
organismes internationaux, de mettre en uvre les propositions
du Panel; pour les pays, délaborer des programmes nationaux en
matière de forêts; de poursuivre la clarification de toutes les
questions émanant du processus de lIPF, en particulier celles
ayant trait à la coopération internationale dans le domaine de
lassistance financière et du transfert technologique, et aux
questions commerciales et environnementales liées aux produits
et services forestiers; et enfin, pour les organismes
internationaux; de collaborer davantage dans le cadre de la
Cellule Inter-Agences Officieuse de Haut Niveau sur les Forêts.
Le paragraphe non résolu renfermait un certain nombre doptions,
dont des appels à létablissement dun forum intergouvernemental
ad hoc sur les forêts, qui serait chargé de lexamen des besoins
ou de réaliser le consensus nécessaire à un instrument juridique
contraignant, ou dun comité de négociation intergouvernemental
(CIN) pour lélaboration dun instrument juridique contraignant
applicable à tous les types de forêts.
Les pays entamèrent leurs négociations sur les forêts en
soulignant leur soutien à lune ou lautre des diverses options
retenues pour le suivi. LUE, le Canada, la Russie, la Roumanie,
le Costa Rica (au nom de lAmérique Centrale), et la Papouasie
Nouvelle Guinée se déclarèrent en faveur de létablissement
immédiat dun CIN, en notant que le processus de lIPF avait été
très utile pour la clarification des questions importantes et
quun signal politique clair sur les Forêts assorti
dengagements contraignants, quant aux actions à prendre dans ce
domaine, sont maintenant indispensables. Les G-77/Chine, les
USA, le Japon, lAustralie et la Nouvelle Zélande sopposèrent à
létablissement dun CIN à ce stade, affirmant que la nécessité
dune convention nétait pas encore établie. Ils appelèrent,
pour leur part, à un forum intergouvernemental sur les forêts
pour aider à mettre en uvre les propositions daction de lIPF
et pour poursuivre les discussions sur les sujets laissés en
suspens par lIPF, tels que les questions commerciales et
environnementales liées aux produits forestiers, la question du
transfert technologique et dassistance financière et dautres
problèmes émergeants. Le forum pourrait également examiner le
besoin détablir un CIN, sans préjuger du résultat, et présenter
un rapport à la CDD en 1999 (les USA préféraient en lAn 2000).
La décision consensuelle finale à laquelle on parvint après un
long débat, appelle à létablissement dun Forum
Intergouvernemental sur les Forêts, sous légide de la CDD,
chargé de faciliter la mise en uvre des recommandations de
lIPF, dévaluer et de suivre les progrès réalisés au niveau de
la gestion forestière durable, et dexaminer les points laissés
en suspens par lIPF. Le Forum aura également à "identifier les
éléments possibles et à uvrer à la réalisation dun consensus
autour des arrangements et mécanismes internationaux
nécessaires, par exemple à un instrument juridique
contraignant", et à présenter un rapport à la CDD en 1999. Sur
la base de ce rapport, et moyennant une décision que la CDD
pourrait prendre en lan 2000, le Forum "engagerait une action
pour létablissement de négociations sur de nouveaux
arrangements et mécanismes ou un instrument juridique
contraignant applicable à tous les types de forêts".
Le débat autour de ce texte, avant son adoption et sur
insistance des G-77/Chine, appuyés par lInde, le Brésil, la
Colombie, les USA et la Nouvelle Zélande, porta sur la
reformulation de la dernière phrase pour laquelle on retint
finalement "engagera une action pour la mise en place de
nouveaux arrangements et mécanismes ou létablissement dun
processus intergouvernemental de négociation pour lélaboration
dun instrument juridique contraignant
", au lieu de la formule
de compromis soutenue par lUE et le Groupe de lAssociation des
Nations du Sud-Est Asiatique (ASEAN). Les G-77/Chine arguèrent
que le fait de placer les mots "processus intergouvernemental de
négociation" devant "de nouveaux arrangements et mécanismes"
semblait suggérer que le démarrage de négociations sur un
document juridique contraignant est inévitable. Laccord sur ce
point ne put être réalisé que lorsque les G-77/Chine retirèrent
leur proposition après que le Président, appuyé par le Danemark,
eut expliqué que beaucoup de processus de négociations ne sont
pas liés à des engagements juridiques contraignants. Laccord
nécessita par ailleurs dimportantes concessions mutuelles.
LUE, Accepta le libellé appelant le forum à "uvrer pour la
réalisation dun consensus pour des arrangements et des
mécanismes internationaux, comme par exemple, un document
juridique contraignant", au lieu de "y compris un document
juridique contraignant". LUE accepta également de reporter la
décision concernant le suivi, à la CDD-8 (lan 2000), plutôt que
1999.
On se mit daccord que le Forum doit se réunir le plus tôt
possible, et quil serait soutenu par des contributions
extrabudgétaires volontaires, consenties par les gouvernements
et les organisations internationaux.
Concernant le dernier point en suspens, les délégués décidèrent
de supprimer la référence au "savoir traditionnel lié à la
forêt" (STLF), en tant que point soulevé par lIPF nécessitant
davantage de clarification. Par contre, une référence au STLF
fut incluse dans le paragraphe introductif qui met en relief
limportance des forêts pour les peuples indigènes et autres
populations dépendant de la forêt.
Lénergie: La majeure partie des paragraphes touchant à
lénergie fut acceptée ou approuvée par référendum, en résultat
des consultations informelles qui ont précédé la SE/AGNU. Le
texte retenu couvre un certain nombre de points, dont: le besoin
accru des services liés à lénergie dans les pays en
développement; le besoin déquité et ladéquation des
approvisionnements en matière dénergie; la coopération
internationale pour la promotion, préservation et amélioration
des sources dénergie; et, la promotion des efforts de recherche
en matière dénergie renouvelable.
Durant les débats de la SE/AGNU, lArabie Saoudite proposa la
suppression des alinéas portant sur les discussions à tenir sur
le sujet de lénergie à la CDD-9, sur lintégration des coûts,
et sur la coordination aux seins des Nations Unies, des
questions énergétiques approuvées par référendum. Le Nigeria,
appuyé par la Libye, souhaita la suppression des détails
concernant les préparatifs de la CDD-9. Le Canada, les USA,
lAustralie, le Japon, la Norvège et lUE sopposèrent à lappel
à la réouverture des négociations sur des libellés approuvés.
Ces points furent examinés de nouveau dans les séances qui ont
suivi. Le représentant de lArabie Saoudite déclara quil
souhaitait, avec 22 délégués dautres pays, la suppression de
tout le paragraphe, à lexception des deux premières phrases.
Au cours de la GC finale, les délégués acceptèrent un paragraphe
sur la CDD-9 stipulant que les préparatifs doivent utiliser un
groupe dexperts gouvernemental, à réunir en conjonction avec
les intersessionnels des CDD-8 et CDD-9. On supprima également
les crochets entourant la référence à "laction nationale
appropriée" dans le paragraphe portant sur la réduction des
effets des combustibles fossiles. Dans le paragraphe consacré au
transfert technologique, lUE et les USA acceptèrent de
considérer une formulation de compromis après une longue
discussion sur linclusion dun calendrier pour les engagements
en matière de transfert technologique en faveur des pays en
développement. Le texte approuvé stipule: "développer des
engagements pour le transfert des technologies pertinentes, avec
le cas échéant des dates butoirs, vers les pays en développement
et les pays en transition économique". Un paragraphe appelant à
la promotion progressive de lintégration des coûts, à la
minimisation de limpact sur les pays en développement et à
lencouragement de la réduction des subventions, fut ajouté. La
coordination au niveau des questions énergétiques au sein du
système des Nations Unies, englobant loctroi dun rôle de
coordination à lECOSOC, est également mentionné.
Le Transport: Ce paragraphe contenait quelques crochets, depuis
la CDD-5, y compris autour de linitiative proposée par lUE et
préconisant linstauration, à léchelle internationale, dune
taxe sur les combustibles de laviation. Le texte note que les
modes de transport actuels, avec leurs modèles dominants
dutilisation énergétique, ne sont pas durables et que les
tendances actuelles sont de nature à aggraver les problèmes
environnementaux que connaît le monde. Il note aussi la
nécessité: de promouvoir des politiques intégrées en matière de
transport; dintégrer laménagement du territoire et la
planification des transports urbains, périurbains et ruraux;
dadopter et de promouvoir des mesures visant à atténuer
limpact négatif du transport sur lenvironnement; et, détablir
des partenariats pour le renforcement des infrastructures du
transport et le développement de plans novateurs pour les
transports de masse.
Les délégués saccordèrent au cours de la SE/AGNU sur:
laccélération de la suppression du plomb de lessence; la
promotion dun plan directeur volontaire pour un transport
écologiquement rationnel; et la réduction des rejets de dioxyde
de carbone, de monoxyde de carbone, des oxydes de nitrogène, des
particules et des composés organiques volatiles, et ce, dans les
délais les plus courts possibles. LUE modifia sa proposition
concernant la taxe sur les combustibles de laviation pour
appeler à la poursuite des études sur lopportunité de recourir
à des instruments économiques "tels quune taxe sur les
combustibles de laviation".
La phrase fut placée entre crochets par lArgentine. Au cours de
la réunion de la GC du vendredi après-midi, lArabie Saoudite,
le Koweït, Oman, le Qatar, Bahreïn, le Venezuela, lIran et le
Maroc appelèrent à la suppression du paragraphe entier. Les USA,
la Norvège et la Suisse sopposèrent à la suppression du
paragraphe. LUE exprima sa déception concernant ces
propositions et refusa de retirer la référence. OSBORN nota
quune formulation similaire avait été approuvée à la CDD-4. Les
délégués acceptèrent de retenir le paragraphe sans la référence
à la taxe sur les combustibles de laviation. A la fin de la
session, lUE fit une déclaration à inclure dans les minutes,
notant quil est présumé que la taxe sur les combustibles de
laviation fait parties des instruments économiques mentionnés
dans le texte.
LAtmosphère: A la CDD-5, les délégués saccordèrent sur un
paragraphe stipulant quune volonté politique et des efforts
sont requis pour sassurer que le climat de la planète ne soit
pas endommagé davantage. Il y est également noté quen dépit des
premiers pas entrepris, des progrès insuffisants ont été
réalisés par plusieurs pays dans les efforts visant à ramener
les rejets de gaz à effet de serre à leurs niveaux de 1990,
dici lan 2000. Le paragraphe note par ailleurs limportance de
ladoption dun protocole ou autre instrument juridique, dans le
courant de cette année et plus précisément à la troisième
Conférence de Parties de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques (CdP-3 de la CCCC), à Kyoto.
Un groupe ministériel sur les changements climatiques se tint
jeudi 26 Juin, sous la présidence des Ministres Argentin et
Japonais. Les délégations qui avaient fait des propositions dans
le texte y donnèrent de plus amples détails sur leurs positions.
Le Brésil et la Suisse notèrent que le public jugera le succès
de la SE/AGNU daprès la déclaration sur le changement
climatique qui sera produite. Le Japon proposa dutiliser un
libellé tiré du Sommet des G-8 de Denver: "A la CdP-3, les pays
industrialisés doivent sengager pour des objectifs
significatifs, réalistes et équitables, permettant de
concrétiser des réductions des rejets de gaz à effet de serre,
dici lan 2010. Laccord doit assurer la transparence et la
responsabilité, ainsi quune flexibilité dans la manière que les
participants utiliseront pour la réalisation de leurs objectifs.
LUE proposa un libellé appelant: à un accord sur un engagement
juridique contraignant pour les pays industrialisés, à conclure
à la CdP-3 de la CCCC, portant sur une réduction significative
des rejets de gaz à effet de serre, pour les ramener à des
niveaux inférieurs à ceux de 1990, dici 2005 et 2010, ainsi
quà des politiques et mesures obligatoires et recommandées, et
à lharmonisation dun certain nombre dentre elles. Les
délégués qui avaient fait des propositions de texte se réunirent
dans un groupe de contact pour lélaboration de la synthèse.
La synthèse stipule quà la CdP-3, les pays industrialisés
doivent retenir des objectifs juridiques contraignants
significatifs, réalistes et équitables, permettant daboutir à
des réductions importantes des rejets de gaz à effet de serre à
des dates butoirs précises, telles que 2005, 2010 et 2020. Le
Japon fit objection au terme "importantes" et lAustralie
désapprouva les termes "juridiques contraignants". Les Co-
Présidents, rapportèrent le résultat à la GC et les délégués
saccordèrent sur la reconvocation du groupe ministériel.
Le vendredi 27 Juin, les Co-Présidents informèrent la GC que le
groupe ministériel a mené de nouvelles discussions mais quaucun
consensus ne put être atteint. TOLBA déclara quà défaut de
consensus, le paragraphe devra être supprimé et que les
délégations devront se contenter du texte sur les changements
climatiques disponible.
La Norvège, le Brésil, lAOSIS, la Suisse, Trinité et Tobago et
lUE exprimèrent leur regret que la SE/AGNU nait pas pu
saccorder sur des recommandations et demandèrent la tenue dune
séance supplémentaire. LArabie Saoudite et le Venezuela se
déclarèrent sceptiques quant à la résolution des points en
suspens dans les délais qui restaient. La République de Corée,
la Fédération Russe et lAustralie acceptèrent dessayer de
nouveau, mais mirent en garde que le groupe devait être non
restreint, affirmant que lutilisation dun groupe restreint
auparavant avait suscité des problèmes. Les USA notèrent, pour
leur part que les difficultés avaient surgi parce quon avait
empiété sur certaines positions durant les discussions. Un
groupe non restreint, présidé par Derek OSBORN fut convoqué pour
une dernière tentative de réaliser le consensus. OSBORN présenta
un rapport sur les résultats: Après avoir procédé par votation
durant la réunion, un nouveau paragraphe fut rédigé.
De nouvelles consultation permirent daboutir au texte approuvé
suivant: "à la SE/AGNU, la communauté internationale a confirmé
sa reconnaissance du problème des changements climatiques comme
étant lun des plus grands défis auxquels le monde sera
confronté au cours du siècle à venir. Les dirigeants de
plusieurs pays ont souligné limportance de cela dans leurs
adresses à lAssemblée et donnèrent un aperçu sur les moyens de
réponses dont ils disposent, à la fois dans leurs pays et à
léchelle internationale. Le but ultime commun à tous les pays
consiste à réaliser une stabilisation des concentrations de gaz
à effet de serre dans latmosphère à un niveau permettant de
prévenir toute interférence anthropogénique dangereuse avec le
système climatique. Cela nécessitera des politiques et des
mesures efficaces et rentables permettant daboutir à une
réduction significative des rejets. Lors de cette réunion, les
pays ont passé en revue les préparatifs de la CdP-3 et sont
davis quil est vital dy parvenir à un résultat satisfaisant.
Les positions de plusieurs pays concernant ces négociations sont
encore en évolution et tout le monde est daccord pour dire
quil nest pas approprié de chercher à prédéterminer les
résultats, même si des interactions utiles ont eu lieu.
Il existe déjà un accord répandu mais pas universel sur le fait
quil sera nécessaire denvisager des objectifs juridiques
contraignants significatifs, réalistes et équitables, pour les
pays visés à lAnnexe I, permettant daboutir à des réductions
importantes des rejets de gaz à effet de serre avec des dates
butoirs, telles que 2005, 2010 et 2020. En outre, laccord est
largement répandu sur le fait quil sera nécessaire de
considérer les voies et moyens permettant de les réaliser et de
tenir compte des effets économiques et environnementaux des
mesures de réponse sur lensemble des pays, et en particulier
sur lensemble des pays en développement."
Les Produits chimiques toxiques: Un accord avait été réalisé sur
ce paragraphe à la CDD-5. Il y est noté que la gestion
écologiquement rationnelle des produits chimiques doit continuer
à être un thème important, après lan 2000. Une attention
particulière doit être accordée à la coopération dans le domaine
du développement et du transfert des technologies pour
lintroduction des produits de substitution qui ne présentent
pas de risques, et dans le domaine du renforcement des capacités
pour la production de tels substituts. La décision du 19ème
Conseil dAdministration du PNUE concernant la gestion
rationnelle des produits chimiques doit être mise en
application, conformément au calendrier retenu pour les
négociations sur le consentement informé préalable (PIC) et sur
les polluants organiques persistants (POPs). La différence entre
les rôles et le comportement des produits chimiques inorganiques
et organiques est également notée.
Les Déchets dangereux: Ce paragraphe avait été également
approuvé à la CDD-5. Il fait état des initiatives importantes,
visant à promouvoir la gestion écologiquement rationnelle des
déchets dangereux, menées dans le cadre de la Convention de
Bâle, et appelle à la poursuite de leur développement. Les
terres contaminées par les décharges de déchets dangereux
doivent être identifiées et des actions de réhabilitation
doivent être mises en place. Des solutions de gestion intégrée
sont également requises pour minimiser la production des déchets
urbains et industriels et pour promouvoir le recyclage et la
réutilisation.
Les Déchets radioactifs: Deux des trois paragraphes de ce
chapitre étaient restés crochetés à la fin de la CDD-5, La
Fédération Russe ayant fait des réserves sur la section entière.
Le texte approuvé à la SE/AGNU stipule que les déchets
radioactifs peuvent avoir, à long terme, de très sérieux effets
sur lenvironnement et la santé. Suite à une proposition des G-
77/Chine, le texte note aussi que le stockage, le transport, le
mouvement transfrontalier et la décharge des déchets radioactifs
doivent être guidés par le principe 2 de la Déclaration de Rio.
Il appelle par ailleurs, les Etats à ni promouvoir, ni permettre
le stockage ou la décharge des déchets radioactifs à proximité
des environnements marins; et, à des efforts internationaux pour
linterdiction de lexportation des déchets radioactifs vers les
pays qui ne disposent pas de sites de traitement et de stockage
appropriés. Suite à une proposition du G-77, il met en relief la
nécessité de mener "le cas échéant, des études sanitaires autour
des sites touchés par les activités nucléaires, aux fins de
déterminer les endroits nécessitant un traitement sanitaire".
Suite à une proposition Russe, les références aux "déchets
nucléaires" dans le texte sont remplacées par "déchets
radioactifs", et la phrase stipulant "quil vaut mieux pour les
déchets radioactifs dêtre placés dans des décharges" est
remplacée par "les déchets radioactifs doivent être placés dans
des décharges situées sur le territoire de lEtat où ils ont été
produits."
La Terre et lagriculture durable: Les deux paragraphes
consacrés à ce thème avaient été largement approuvés à la CDD-5
et au cours des consultations officieuses de la SE/AGNU.
Laccord final fut réalisé lorsquune référence aux peuples
indigènes fut approuvée dans le libellé stipulant la nécessité
de limplication de toutes les parties intéressées dans la
gestion durable des terres et des sols. Le libellé approuvé note
que la dégradation des terres menace lexistence de plusieurs
millions dindividus et appelle les Etats à combattre ou à
inverser la tendance mondiale de lérosion des sols, en
utilisant lapproche écosystémique. Il note également la
nécessité déradiquer la pauvreté, à travers entre autres, le
renforcement des capacités pour le soutien des systèmes
alimentaires locaux, et lamélioration de la sécurité
alimentaire. Il appelle, dautre part, les Etats à poursuivre ou
à accroître linvestissement dans la recherche agricole et à
mettre en application la décision de lOMC sur les Mesures
Concernant les Effets Négatifs Possibles du Programme de Réforme
sur les Pays les Moins Avancés et les Pays en Développement
Importateurs de Denrées Alimentaires. Enfin, le texte appelle
les gouvernements à mettre en application la Déclaration et le
Plan dAction de Rome sur la Sécurité Alimentaire adoptés au
Sommet Alimentaire Mondial en 1996.
La Désertification et la sécheresse: Lors de la CDD-5, les
délégués sétaient mis daccord pour encourager les
gouvernements à mettre en uvre la Convention sur la Lutte
Contre la Désertification (CCD) dans les meilleurs délais
possibles et à soutenir et à participer à la première session de
la Conférence des Parties de la Convention en Septembre 1997. Le
libellé concernant le Mécanisme Mondial et le transfert
technologique resta alors entre crochets, pour considération à
la SE/AGNU. Des consultations informelles et des négociations
eurent lieu tout au long de la semaine.
Le vendredi 27 Juin, Derek OSBORN, Président du groupe officieux
sur les questions sectorielles rapporta que les positions sur la
question de la désertification étaient assez éloignées les unes
des autres. Les G-77/Chine proposèrent de stipuler que la
communauté internationale, en particulier les pays
industrialisés, se doivent de fournir des ressources financières
nouvelles et supplémentaires au Mécanisme Mondial. Les G-
77/Chine exprimèrent aussi leurs préoccupations, quen dépit de
leur esprit coopératif sur différents autres sujets de la
SE/AGNU, les pays industrialisés nont pas fourni defforts sur
cette question.
Plusieurs pays industrialisés préférèrent en effet, "soutenir un
Mécanisme Mondial doté dune capacité réelle de promouvoir des
actions de mobilisation et de canalisation de ressources
substantielles". Les USA et lUE avaient fait noter à la CDD-5
que cette formulation nétait pas préjudiciable pour le
mécanisme mondial à établir dans le cadre de la CDD. Le Co-
Président OSBORN proposa de retenir un libellé reflétant la
position des deux groupes. Les G-77/Chine insistèrent pour que
les pays industrialisés sengagent ou fassent part de leur
manque de volonté en indiquant clairement les efforts quils
sont prêts à consentir à ce stade. TOLBA rappela au porte-parole
des G-77/Chine quil était en train de demander que le texte
reflète un accord qui nexiste pas encore. Après un long débat,
les délégués acceptèrent un texte reflétant les deux positions.
Une référence à la nécessité du transfert technologique à des
termes mutuellement approuvés fut également débarrassée de ses
crochets.
La Biodiversité: Ce paragraphe, qui renferme 12 alinéas, avait
été approuvé à la CDD-5. Il fait état du besoin urgent:
* dentreprendre une action décisive pour la préservation et le
maintien des gènes, des espèces et des écosystèmes;
* de ratifier la Convention sur le Diversité Biologique et de la
mettre en uvre, pleinement et de manière efficace,
parallèlement à la décision de la Conférence des Parties;
* dentreprendre des actions concrètes pour le partage juste et
équitable des profits tirés de lutilisation des ressources
génétiques;
* de respecter, de préserver et de maintenir le savoir, les
innovations et les pratiques des communautés indigènes et
locales incarnant les styles de vie traditionnels;
* de conclure rapidement un protocole sur la biodiversité sur la
base de Lignes Directrices Techniques Internationales du PNUE
pour la Sécurité dans le domaine de la Biotechnologie;et,
* de souligner limportance de létablissement dun mécanisme de
déploiement de linformation, par les Parties.
Le Tourisme durable: Les 4 paragraphes de cette section avaient
été approuvés à la CDD-5. Ils notent la nécessité de considérer
davantage limportance du tourisme dans le contexte du Plan
dAction 21. Particulièrement préoccupante est la dégradation de
la biodiversité et des écosystèmes fragiles, tels que les récifs
coralliens, les montagnes, les littoraux et les terres humides.
Le texte appelle la CDD à développer un programme de travail
international orienté vers laction pour la concrétisation des
objectifs du tourisme durable. Enfin, il note que la coopération
internationale est nécessaire pour faciliter lessor du tourisme
dans les pays en développement.
Les Petits Etats Insulaires en Développement: Les 2 paragraphes
de cette section avaient été approuvés à la CDD-5. Ils font état
de la réaffirmation par la communauté internationale de son
engagement à la mise en uvre du Programme dAction pour les
Petits Etats Insulaires en Développement (SIDS). Le texte note
par ailleurs, que la CDD a adopté une décision sur les modalités
de la revue du Programme dAction, incluant la tenue dune
session extraordinaire de deux jours, juste avant la 54ème
Session de lAssemblée Générale. Les efforts visant à mettre en
uvre le Programme dAction doivent être assortis du soutien
financier effectif de la communauté internationale, et le réseau
dinformation sur les SIDS ainsi que le programme dassistance
technique en leur faveur doivent être mis en opération.
Les Catastrophes naturelles: Cette section de 2 paragraphes
approuvée lors de la CDD-5, stipule que les catastrophes
naturelles ont des conséquences disproportionnées dans les pays
en développement, et en particulier sur les SIDS, et quil y a
un besoin spécial à fournir aux pays en développement une
assistance dans les domaines:
* du renforcement des mécanismes et des politiques destinées à
amoindrir les effets des catastrophes naturelles, à améliorer
les capacités de réaction et à intégrer les considérations liées
aux catastrophes naturelles dans les plans de développement;
* de lamélioration de laccès à la technologie pertinente et à
la formation en matière dévaluation des dangers et des risques
et aux systèmes de télédétection; et,
* de la fourniture du soutien dans le cadre de la décennie
internationale de la réduction des catastrophes naturelles.
Les catastrophes technologiques majeures ayant un impact sur
lenvironnement: Le paragraphe de cette section resta crocheté à
la fin de la CDD-5, en raison dun désaccord sur la terminologie
à utiliser dans lintitulé et dans la phrase introductive. Le
libellé approuvé dans lintitulé stipule: "les catastrophes
majeures technologiques et autres exerçant un impact néfaste sur
lenvironnement", plutôt que "et les catastrophes dues à
lhomme" ou "les catastrophes technologiques et dorigine
humaine". Le paragraphe note que de telles catastrophes peuvent
devenir un obstacle important pour la réalisation du
développement dans plusieurs pays, et appelle la communauté
internationale à intensifier la coopération dans le domaine de
la prévention et de la réduction de ces catastrophes, et celui
des secours dans les situations de catastrophes et de la
réhabilitation.
Cette section contenait un certain nombre de crochets qui
devaient être négociés à la SE/AGNU. Il y est affirmé que les
ressources financières et les mécanismes de financement jouent
un rôle central dans la mise en uvre du Plan dAction 21.
Les Ressources financières et les mécanismes de financement: Ces
paragraphes:
* appellent à la concrétisation urgente de tous les engagements
financiers du Plan dAction 21, en particulier ceux qui figurent
dans le Chapitre 33, et à la mise à disposition de ressources
nouvelles et supplémentaires;
* soulignent la complémentarité et le rôle catalyseur de lAPD
dans la promotion de la croissance économique;
* reconnaissent que les flux du capital privé sont un outil
important de croissance économique dans un nombre de plus en
plus grand de pays en développement;
* appellent à lamélioration des activités des Nations Unies, à
travers un accroissement substantiel des financements;
* appellent le Secrétariat Général de lONU, la Banque Mondiale
et le FMI à collaborer avec la CNUCED dans lexamen des liens
entre la situation sans dette et le développement durable;
* réaffirment que dune manière générale, le financement du Plan
dAction 21 doit provenir des secteurs public et privé des pays
eux-mêmes;
* appellent à la considération des conditions particulières et
des différences des niveaux de développement dans léventualité
des réductions de subventions; et,
* appellent à la collecte et à léchange des informations
économiques.
Au cours des consultations qui ont précédé la SE/AGNU, lUE et
les USA résistèrent à la tentative des G-77/Chine de rouvrir les
paragraphes approuvés qui notent que les ressources financières
pour la mise en uvre du Plan dAction 21 proviendront des
propres ressources du pays. Les USA refusèrent de négocier le
libellé crocheté portant sur les termes de commerce et de
concurrence des pays en développement et déférèrent ce sujet aux
fora intéressant le commerce. Les G-77/Chine sopposèrent aux
liens entre lAPD et les efforts de réformes politiques menées
dans les pays. La Norvège, la Nouvelle Zélande, les USA et le
Japon appuyèrent la proposition en faveur dun processus
intergouvernemental sur les finances chargé dexaminer, entre
autres, les réponses politiques aux recommandations émanant de
la Réunion du Groupe dExperts sur les Questions Financières
liées au Plan dAction 21. Les G-77/Chine souhaitèrent la
suppression du paragraphe. La proposition sera référée à
lECOSOC par le Président de lAssemblée Générale, lAmb.
RAZALI. Dans le paragraphe sur lannulation progressive des
subventions exerçant des effets de distorsion sur le marché et
un impact social et environnemental négatif, les G-77/Chine
acceptèrent la suppression de la référence au principe des
"responsabilités communes mais différenciées" et son
remplacement par un libellé notant que les réductions des
subventions doivent tenir compte des différents niveaux de
développement, en particulier de ceux des pays en développement.
Le Transfert des technologies écologiquement rationnelles: Cette
section réaffirme que la mise à disposition de linformation
scientifique et technologique ainsi que laccès au et le
transfert des technologies écologiquement rationnelles (TER)
sont des exigences essentielles pour le développement durable.
Lensemble des 10 paragraphes, à lexception de 2 dentre eux,
arrivèrent à la Session Extraordinaire sans crochets. Par
ailleurs, cette section:
* appelle à la concrétisation urgente des engagements de la
CNUED concernant les mesures tangibles pour le transfert des TER
aux pays en développement, assorti dune évaluation régulière à
inclure dans le programme pluriannuel de la CDD;
* affirme limportance de lidentification des barrières et des
restrictions au transfert des TER relevant des domaines public
et privé;
* affirme le rôle des gouvernements dans les travaux de
recherche et de développement visant à promouvoir et à
contribuer au renforcement des capacités institutionnelles et
humaines;
* appelle à linstauration dun environnement favorable à
linvestissement du secteur privé, au transfert des TER et à
létablissement de partenariats entre les secteurs privé et
public; et
* identifie la nécessité dexplorer et daméliorer lutilisation
des technologies dinformation et de communication.
Dans les consultations officieuses qui ont précédé la SE/AGNU,
les délégations débattirent de deux ensembles de références
crochetées portant sur les "engagements" et sur les "objectifs"
en matière de TER lun ayant rapport avec le Chapitre 34 du
Plan dAction 21 et lautre ayant rapport avec Action 21 dans
son ensemble. Les G-77/Chine acceptèrent de remplacer le libellé
crocheté par une formulation tirée de lAgenda du Développement
élaboré par les Nations Unies. Ils acceptèrent aussi de
remplacer la deuxième paire de crochets par un appel à une
évaluation régulière des dispositions du Chapitre 34 du Plan
dAction 21.
Le Renforcement des capacités: Les trois paragraphes de ce
chapitre avaient été approuvés à la CDD-5. Le texte stipule que
le renouvellement de lengagement et du soutien de la communauté
internationale est essentiel pour les efforts nationaux en
matière de renforcement des capacités dans les pays en
développement et les pays en transition économique. Le PNUD se
doit, à travers son programme Capacité 21, daccorder une
priorité au renforcement des capacités dans le domaine de
lélaboration des stratégies de développement durable basées sur
des approches participatives. En outre, une attention doit être
accordée aux besoins des femmes et des peuples indigènes, au
rôle du secteur privé et à la coopération Sud-Sud en matière de
renforcement des capacités.
La Science: Le texte fut approuvé durant la CDD-5. Il stipule
que linvestissement public et privé dans la science,
léducation et la formation, et la recherche et le
développement, doit être accru de manière significative. La
coopération scientifique et lamélioration de laccès à
linformation scientifique liée à lenvironnement et au
développement durable y sont proposés, tout comme la
collaboration pour la promotion des innovations en matière de
technologies dinformation et de communication, aux fins de
réduire les effets environnementaux néfastes.
LEducation et la sensibilisation: les 2 paragraphes avaient été
approuvés à la CDD-5. Le texte note le préalable fondamental de
disposer dun système éducationnel efficace et adéquatement
financé à tous les niveaux, et stipule quune priorité doit être
accordée à laccès égalitaire des femmes et des filles à tous
les niveaux déducation et de formation. Léducation pour un
avenir durable doit engager un large éventail dinstitutions et
de secteurs.
Enfin, la coopération entre les universités et les différents
centres académiques, en particulier entre les pays
industrialisés et les pays en développement, est indispensable.
Les instruments juridiques internationaux et la Déclaration de
Rio sur lEnvironnement et le Développement: Lensemble des 3
paragraphes de cette section était crocheté au début de la
SE/AGNU. Lun des paragraphes, le seul à avoir été examiné à la
CDD-5 appelait à la mise en place dune législation
internationale sur le développement durable. Le second
paragraphe sur la mise en uvre et la mise en conformité avec
les traités touchant au développement durable, contenait un
certain nombre de propositions crochetées. Le troisième
paragraphe, proposé par la Norvège, appelait à la promulgation
dune législation internationale concernant la responsabilité et
la compensation. Sagissant de la codification dune législation
internationale, les délégations approuvèrent une reformulation
basée sur les propositions avancées par lUE, le Mexique et les
G-77/Chine. Le texte stipule quil est nécessaire de poursuivre
le développement progressif et, le cas échéant, la codification
de la législation internationale liée au développement durable.
Concernant la mise en uvre et la mise en conformité, les G-
77/Chine proposèrent une reformulation stipulant, entre autres,
que la mise en uvre des engagements pris dans le cadre des
traités internationaux et autres instruments liés au domaine de
lenvironnement, reste tributaire dun soutien financier sûr,
soutenu et prévisible, des capacités institutionnelles et des
ressources humaines et dun accès adéquat à la technologie. La
Chine, lArabie Saoudite et la Colombie notèrent que mise en
uvre et financement doivent être liés parce que le soutien
financier est essentiel à la réussite de la protection
environnementale.
Les USA exprimèrent la difficulté détablir un lien entre la
mise en uvre et le soutien financier dans une déclaration
générale sur les traités internationaux, parce que cela
impliquerait que le soutien financier soit nécessaire dans tous
les cas. LUE proposa que la mise en uvre "peut être promue
par" au lieu de "est tributaire" du soutien financier. La
Norvège appela les G-77/Chine à percevoir ce paragraphe comme
relevant du chapitre du renforcement des instruments, plutôt que
celui du transfert technologique. La Suisse se demanda si la
répétition des références aux obligations financières ne
finirait pas par affaiblir leur impact. La Chine déclara
quinsister sur les obligations de mise en conformité sans
mettre un accent sur les engagements financiers relève du
"tragique".
Le paragraphe reformulé stipule que la concrétisation des
engagements pris dans le cadre des traités internationaux
touchant à lenvironnement reste une priorité. La mise en uvre
peut être promue par un soutien financier sûr, soutenu et
prévisible des capacités institutionnelles suffisantes, des
ressources humaines et un accès adéquat à la technologie. Et une
coopération entre les Etats, conclue à des conditions
mutuellement acceptés, peut réduire les sources potentielles de
conflits.
Le Canada souligna limportance des prises de décisions basées
sur des faits scientifiquement établis. La Suisse, les USA, le
Canada, lUE et la Norvège proposèrent un libellé notant
limportance de lamélioration des rapports davancement et des
systèmes de collecte des données, et celle de lélaboration des
régimes de mise en conformité. Le texte final stipule quil est
également important daméliorer les rapports et les systèmes de
collecte des données et délaborer les mécanismes et les
procédures appropriés de mise en conformité, sur une base
mutuellement approuvée, pour aider et encourager les Etats à
sacquitter de leurs obligations, y compris pour ce qui est des
moyens dexécution inscrits dans le cadre des accords
environnementaux multilatéraux. Le paragraphe crocheté portant
sur les notions de responsabilité et de compensation fut
supprimé.
Linformation et les outils de mesure des progrès: Lensemble
des six paragraphes de ce chapitre contenait des sections
crochetées, les délégués nayant pas eu le temps de les examiner
durant la CDD-5. Le libellé approuvé pour le premier paragraphe
note le besoin urgent de développer des outils efficaces pour la
collecte et la divulgation de linformation au profit des
décideurs à tous les niveaux. La proposition Canadienne
préconisant la collecte de "données désagrégées en fonction des
genres", dabord refusée par les G-77/Chine, fut retenue dans le
texte final, précédée par la locution "le cas échéant". Une
référence proposée par les USA et portant sur linformation
permettant de rendre visible le travail non rémunéré des femmes
fut également retenue, tout comme la référence proposée par le
Pérou, préconisant le soutien des centres chargés de la gestion
des données scientifiques et techniques à léchelle nationale et
internationale, qui doivent être reliés entre eux par des liens
de communication électronique.
Le second paragraphe de ce texte qui est à lorigine une
proposition du Japon appelant à lamélioration de la
conscientisation mondiale sur les questions environnementales, à
travers lutilisation dune infrastructure dinformation et de
communication high tech, contient des reformulations proposées
par les G-77/Chine et soulignant la nécessité détablir un
environnement favorable à lamélioration des aptitudes
nationales en matière de collecte, de traitement et de diffusion
de linformation, en particulier dans les pays en développement.
Il note aussi limportance de la coopération internationale dans
ce domaine.
Le troisième paragraphe note limportance des évaluations de
limpact environnemental (EIE), en tant quoutil de
développement durable. Il englobe, sur proposition de lUE et
des USA, une référence au Principe 17 de la Déclaration de Rio,
ainsi quune proposition des G-77/Chine, appelant à
lapplication des EIE aux seules "activités susceptibles davoir
des effets négatifs importants sur lenvironnement". Une
proposition Norvégienne, notant limportance des EIE là où les
valeurs environnementales sont en jeu, ainsi que la nécessité
dentreprendre des EIE pour les programmes dinvestissements
nationaux et internationaux, fut supprimée.
Le quatrième paragraphe stipule que le travail de la CDD sur les
indicateurs du développement durable doit aboutir à un "ensemble
dindicateurs pratiques et approuvés" (UE), "adapté aux
conditions particulières des pays" (G-77/Chine), "à utiliser sur
une base volontaire dici lan 2000" (UE). Le cinquième
paragraphe qui se réfère à limportance des indicateurs pour
donner une empreinte écologique aux budgets nationaux, fut
supprimé. Le dernier paragraphe de cette section stipule que les
rapports nationaux relatifs à la mise en uvre du Plan dAction
21, savèrent précieux pour le partage dinformation, et appelle
à leur continuation.
LES ARRANGEMENTS INSTITUTIONNELS
INTERNATIONAUX
Le texte consacré aux arrangements institutionnels
internationaux avait été approuvé entièrement lors de la CDD-5,
à une exception près: le paragraphe portant sur le
réapprovisionnement, par la communauté des bailleurs de fonds,
de lInternational Development Association et du FEM. Le
paragraphe douverture stipule que le cadre institutionnel
décrit dans le Chapitre 38 du Plan dAction 21 et déterminé par
la résolution 47/191 et dautres résolutions pertinentes de
lAssemblée Générale, qui englobe les fonctions et les rôles
spécifiques des divers organes, organismes et programmes de
lintérieur et de lextérieur du système des Nations Unies,
continuera à être pertinent dans la période qui suit la SE/AGNU.
1. Amélioration de la cohérence entre les divers organismes et
processus intergouvernementaux
La nécessité dune meilleure coordination politique au niveau
intergouvernemental est reconnue. Le renforcement du rôle de
lECOSOC dans la coordination des activités du système des
Nations Unies dans le domaine économique et social, est
également recommandé. Par ailleurs, cette section appelle:
* à la coopération entre les Conférences des Parties des
conventions liées au développement durable;
* au soutien effectif et efficace des arrangements prévus pour
les secrétariats des conventions;
* au renforcement de la Commission Inter-Agences de lACC sur le
Développement Durable et de son système de gestionnaires des
tâches; et
* à la promotion, par la CDD, dune mise en uvre régionale
accrue du Plan dAction 21, en coopération avec les organismes
régionaux et sous-régionaux pertinents.
2. Rôle des institutions et des organismes pertinents du système
des Nations Unies
Cette section stipule que les organismes et les programmes du
système des Nations Unies doivent, dans le cadre de leurs
mandats, renforcer leur soutien aux efforts nationaux de mise en
uvre du Plan dAction 21. Le rôle du PNUE, en sa qualité de
principal organe des Nations Unies dans le domaine de
lenvironnement, doit être amélioré. Le PNUE revitalisé doit
être soutenu par un financement adéquat, stable et prévisible.
Le PNUD et la CNUCED doivent continuer à jouer un rôle dans la
mise en uvre du Plan dAction 21. Concernant le libellé
crocheté portant sur le réapprovisionnement de lIDA et du FEM,
les délégués saccordèrent à la SE/AGNU que la mise en uvre de
lengagement des institutions financières internationales en
faveur du développement durable doit continuer à être renforcée.
Le texte note par ailleurs que la Banque Mondiale a un rôle
important à jouer, compte tenu de son expertise et des
ressources dont elle dispose.
3. Rôle et programme de travail futurs de la Commission du
Développement Durable
Cette section stipule que dans le cadre de son mandat, la CDD
continuera à servir de forum central pour lévaluation des
progrès réalisés et lencouragement de la poursuite de la mise
en uvre du Plan dAction 21.
La CDD a un rôle à jouer dans lévaluation des challenges posés
par la mondialisation, dans leur rapport au développement
durable, et doit se focaliser sur les questions cruciales pour
la réalisation des objectifs du développement durable. La CDD
doit mener son travail en évitant les duplications inutiles et
la répétition du travail entrepris par dautres fora pertinents.
Enfin, il est recommandé à la CDD dadopter le programme de
travail pluriannuel pour la période 1998-2002 figurant dans
lannexe (voir plus bas).
4. Méthodes de travail de la Commission du Développement Durable
La CDD est également appelée:
* à fournir des efforts concertés pour susciter une implication
plus importante dans ses travaux, des ministres et des décideurs
politiques nationaux de haut niveau, responsables des secteurs
économiques et sociaux;
* à continuer à servir de forum pour léchange des expériences
nationales et des bonnes pratiques dans le domaine du
développement durable;
* à établir une étroite interaction avec les institutions
financières, développementales et commerciales internationales;
* à renforcer son interaction avec les représentants des
principaux groupes sociaux; et * à organiser lapplication de
son prochain programme de travail pluriannuel de la manière la
plus efficace et la plus productive.
Par ailleurs, le Secrétaire Général est invité à procéder à la
revue du fonctionnement du Conseil Consultatif de Haut Niveau
chargé du Développement Durable. Le travail de la Commission sur
les Nouvelles Sources dEnergie Renouvelable et sur lEnergie
pour le Développement, et celui de la Commission sur les
Ressources Naturelles doivent être plus compatibles avec le
programme de travail de la CDD, pour mieux le soutenir. Enfin,
la dernière évaluation des progrès accomplis dans la mise en
uvre du Plan dAction 21, par lAssemblée Générale, aura lieu
en lan 2002.
ANNEXE: PROGRAMME DE TRAVAIL DE LA
CDD
L e programme de travail couvrant les quatre prochaines sessions
de la CDD identifie les thèmes sectoriels et intersectoriels et
les thèmes liés au secteur économique et aux principaux groupes
sociaux. Au cours de la SE/AGNU, les délégués saccordèrent que
la pauvreté et les modes de consommation et de production seront
à lordre du jour des quatre sessions. Ils décidèrent également
que le thème sectoriel pour la session de 1998 portera sur "les
approches stratégiques de la gestion de leau douce". En outre,
les thèmes et secteurs pour cette même année 1998 seront le
transfert technologique, le renforcement des capacités,
léducation, la science, les programmes de conscientisation et
lindustrie. Les chapitres en suspens du programme dAction des
SIDS seront également revus. En 1999, la CDD examinera: les
océans et les mers, les modes de consommation et de production
et le tourisme. En lan 2000, elle se penchera sur la
planification et la gestion intégrée des ressources en terre;
les ressources financières; le commerce et linvestissement; et,
la croissance économique et lagriculture. Il y aura aussi une
"Journée du Peuple Indigène". Les délégués décidèrent par
ailleurs, que latmosphère, lénergie et le transport seront les
thèmes de lan 2001 et y ajoutèrent la coopération
internationale pour linstauration dun environnement favorable,
linformation au service des prises de décisions et la
participation, comme autres thèmes intersectoriels. La session
de lan 2002 sera consacrée à une évaluation générale.
LA REUNION FINALE DE LA GRANDE
COMMISSION
La journée du vendredi 27 Juin débuta dans la confusion, les
délégués, dont plusieurs avaient les yeux chassieux par les
longues sessions des nuits précédentes, cherchant à savoir le
lieu et lheure de la reprise des travaux. Des rumeurs
commencèrent à circuler, insinuant que les délégués avaient
décidé dabandonner les discussions sur le projet de déclaration
politique. Au milieu de la matinée, des groupes officieux
sactivaient à résoudre les points en suspens liés aux
changements climatiques, à la désertification et aux forêts.
Dautres groupes étaient en train de discuter de questions
sectorielles, telles que le transport et la taxe proposée pour
les combustibles de laviation, et dun certain nombre de
questions intersectorielles, telles que les modes de
consommation et de production et le commerce international. Ces
groupes devaient présenter à TOLBA un rapport sur leurs
résultats en début daprès-midi, et la GC reprit ses travaux
aussitôt.
La réunion de clôture de la GC commença à 17h10. Elle se
poursuivit, nonobstant les nombreuses coupures, jusquà 0h10. Le
Président de la GC annonça que Idunn EIDHEIM (Norvège) servira
de Rapporteur. Elle présenta la proposition de résultat de la
SE/AGNU telle que figurant dans les documents A/S-19/AC.1/L.1 et
Add.1-32. Les additifs contenaient les changements apportés au
document A/S-19/14-E/1997/60 au cours de la SE/AGNU. Tous les
documents furent adoptés moyennant quelques réserves et
commentaires.
TOLBA annonça quune Déclaration dEngagement, Add.1, remplaçait
la déclaration politique attendue, dont les nombreux passages en
suspens navaient pu être résolus malgré de longues et âpres
négociations. Il expliqua que ne disposant plus de temps pour
sattarder sur les nombreux passages restants, le Président de
la SE/AGNU présenta un texte officieux plus restreint aux
diverses représentations régionales qui, croit-il savoir, ny
ont pas fait dobjection.
Suite à ladoption du second paragraphe portant sur
latmosphère, le Japon déclara quen sa qualité de pays hôte de
la prochaine Conférence des Parties de la CCCC, il appréciait
lengament de tous sur ce sujet. LArabie Saoudite remercia
Derek OSBORN davoir réussi à prendre en ligne de compte les
préoccupations de toutes les délégations. Le délégué affirma que
son pays accorde une grande attention à limpact des changements
climatiques mais quil pourrait être également victime des
mesures de réponse que les pays visés à lAnnexe I auront à
entreprendre pour la réduction des rejets. Il nota la volonté de
son pays de coopérer et son souhait de ne pas être un perdant à
cause de ce processus. LUE exprima ses appréciations à légard
du Japon et remercia lArabie Saoudite pour son attitude
constructive. La Norvège, Samoa, la Russie, les USA et
lAustralie parlèrent en faveur du texte et remercièrent le
Japon et le Président OSBORN pour les efforts quils ont fournis
sur cette question. La GC conclut ses travaux à 0h20.
LAssemblée Générale fut convoquée à 0h30 par le Président de
lAssemblée Générale RAZALI Ismail pour ladoption des documents
finaux. Le Président de la GC, Mostafa TOLBA rapporta que dans
le processus complexe et détaillé de la revue du Plan dAction
21, qui venait dêtre achevée, les pays avaient fait montre
dune grande responsabilité. Les Ministres sétaient activement
impliqués dans des questions politiques importantes et dans la
réunion consacrée à lAction à entreprendre pour la Suite de la
Mise en uvre du Plan dAction 21. Il nota quun certain nombre
de points nont toutefois pu être résolus quà la dernière
minute. Il précisa que les pays en développement ont fait part
de leurs préoccupations concernant la tendance déclinante de
lAPD et indiqua quil existe maintenant un signal fort pour les
pays industrialisés sur la nécessité de sengager pour les
objectifs concrets. Il affirma que le texte sur lénergie doit
pouvoir servir de plate-forme à une coopération internationale
fructueuses. Il loua les efforts fournis par lensemble des
participants, qui ont permis de réaliser beaucoup de choses en
un temps relativement court.
Les délégations devaient ensuite communiquer leurs réserves. La
Turquie fit une réserve sur linitiative concernant leau douce.
Le délégué déclara que le texte se réfère aux "utilisations
coutumières de leau" comme si le terme avait une valeur
juridique dans le contexte de la gestion de cette ressource.
Dans le droit international, même le terme "droit acquis" nest
pas accepté comme critère dans lévaluation et la définition des
utilisations pertinentes des ressources en eau. Un certain
nombre de pays Africains, dont lOuganda, le Burundi,
lEthiopie, le Rwanda, le Soudan et le Kenya firent part
également de leurs réserves sur linitiative concernant leau
douce, affirmant que le terme "utilisations coutumières de
leau", qui ne figure pas dans le Plan dAction 21, risque de
permettre la saisie des résultats du programme pour favoriser
certaines utilisations et certains utilisateurs. Ils ne
pouvaient, par conséquent, laccepter comme plate-forme pour les
futurs travaux de la CDD. Malte fit une réserve sur le
paragraphe qui se réfère à la santé en matière de procréation.
Les G-77/Chine déclarèrent que des progrès ont été réalisés dans
la mise en uvre du Plan dAction 21 à léchelon national, mais
que lélément manquant reste la mise en application des
engagements de Rio en matière de financement et de transfert
technologique.
Le porte-parole ajouta que le Groupe na pas obtenu limpulsion
significative quil attendait de la SE/AGNU et posa la question:
"quelles sont les étapes à venir?" La mondialisation intéresse
le monde entier mais nest pas universelle en termes de profits.
Le monde sépoumone pour avoir des réponses, et cette session ne
les a pas fournies.
LUE déclara que ses grandes ambitions nétaient pas accomplies,
notant quaucun progrès nest intervenu sur les questions de
désertification et de finance. Dautres débats ont toutefois
progressé sur des questions telles que les changements
climatiques, les forêts, lefficacité écologique, leau douce et
léradication de la pauvreté. La représentante remercia
également le président RAZALI pour ses efforts en faveur de la
participation des ONG dans ce processus.
Le Secrétaire Général de lONU, Kofi ANNAN, après avoir noté
lheure tardive, donna une brève déclaration. Il déclara en
substance que la SE/AGNU a été un succès sous certains aspects,
mais dautres domaines, en particulier, ceux des finances et du
transfert technologique, nécessiteront un peu plus de temps et
de volonté politique. Il exprima son espoir de voir les délégués
évoluer dans leurs positions de négociation pour réaliser des
résultats plus coopératifs.
Le Président de lAssemblée Générale, RAZALI Ismail, remercia
les délégués pour leur dur labeur et rappela que pour la
première fois, les ONG étaient présents avec les représentants
gouvernementaux à lAssemblée Générale. Laccord na pas été
réalisé sur tous les points mais les échanges ont été honnêtes
et les délégations nont pas "fardé" les choses pour la
consommation médiatique. Les résultats parlent deux-mêmes et
les Nations Unies doivent apprendre à affronter les questions
économiques ardues si lon veut réussir; Il ajourna la 19ème
Session Extraordinaire de lAssemblée Générale à 1h15 du matin.
BREVE ANALYSE DE LA SESSION
EXTRAORDINAIRE
Voilà cinq ans, ils étaient des milliers à se réunir à Rio de
Janeiro pour participer à la création dun outil programmatique
élaboré, susceptible de mettre la planète sur un voie nouvelle,
permettant daboutir au développement durable. Au terme de deux
années de préparation et de deux semaines de négociations non
stop à Rio, la Conférence des Nations Unies sur lEnvironnement
et le Développement adopta le Plan dAction 21, la Déclaration
de Rio sur lEnvironnement et le Développement et la Déclaration
sur les Principes Forestiers. Deux conventions étaient dans la
foulée ouvertes à la signature: la Convention-Cadre sur les
Changements Climatiques (CCCC) et la Convention sur la Diversité
Biologique (CDB). Dans sa globalité, le Sommet de la Terre fut
considéré comme un "grand succès". Même si tout le monde nétait
pas tout à fait satisfait des résultats, le Plan dAction 21 et
la Déclaration de Rio ont servi de parchemin certains disent
de Bible pour le développement durable durant ces cinq
dernières années.
Depuis Rio cependant, les acteurs et les lieux ont changé, mais
les problèmes sont restés les mêmes. Les questions importantes
qui se sont démarquées à Rio étaient latmosphère, la
biotechnologie, les institutions, les instruments juridiques, le
financement, le transfert technologique, leau douce et les
forêts. Les domaines où laccord savéra un peu flottant jusquà
la dernière journée du Sommet, englobaient la nécessité de
conclure une convention sur la désertification, la question des
stocks halieutiques chevauchants et hautement migratoires, le
changement des modes de consommation et de production et le
commerce et lenvironnement.
Les questions qui sétaient avéré les plus difficiles à résoudre
en 1992 sont aujourdhui toujours problématiques. Celles liées à
la mise à disposition des ressources financières et du transfert
des technologies écologiquement rationnelles vers le pays en
développement ont hanté bien des conférences de la Barbade au
Caire, des négociations sur la désertification à Paris à celles
sur les changements climatiques à Berlin en passant par les
pourparlers sur la biodiversité à Buenos Aires. Les forêts ont
fait lobjet de quatre réunions du Panel Intergouvernemental sur
les Forêts issu de la CDD, et malgré tout cela, on est arrivé à
la SE/AGNU sans quil y ait eu le moindre accord sur la manière
de procéder. Arrêter des objectifs et des calendriers pour la
réduction des rejets de gaz à effet de serre savéra impossible
durant les négociations qui se sont déroulées dans le cadre de
la CCCC et reste lobjet des négociations en cours qui
culmineront à Kyoto au mois de Décembre prochain. La régulation
de la sécurité en matière de biotechnologie a failli faire
capoter les négociations sur la biodiversité en 1992 et reste
encore objet de négociation dans le cadre de la Convention sur
la biodiversité. Alors la question qui sest posée, était celle
de savoir si on allait ressortir des plats réchauffés ou si la
communauté internationale a réellement fait des progrès durant
ces cinq dernières années.
Dans certains domaines, la communauté internationale a réalisé
quelques petites avancées. La Convention sur la Lutte Contre la
Désertification est entrée en vigueur. Il y a aujourdhui des
accords sur les sources terrestres de la pollution marine et sur
les stocks de poissons chevauchants et les stocks grands
migrateurs. Des négociations sur un mécanisme du consentement
informé préalable dans le domaine des produits chimiques
dangereux sont en cours, et des négociations autour dune
convention sur les polluants organiques persistants débuteront
dès lannées prochaine. Les gouvernements sont à présent en
train de discuter des indicateurs du développement durable, de
la santé en matière de procréation et des modes de production et
de consommation des sujets qui étaient pratiquement tabous il
y a cinq ans. Et la liste continue. Mais dun autre côté, pour
un certain nombre de sujets, les résultats continuent à être
intangibles et de ce point de vue, certains débats daujourdhui
présentent des ressemblances frappantes avec ceux de Rio.
LES FINANCES: La question de savoir comment financer le
développement durable est certainement aussi grande aujourdhui
quelle ne létait il y a cinq ans. Pourtant, au lieu dessayer
daller de lavant, les délégués semblent avoir choisi de se
rabattre sur les formulations du Plan dAction 21. Lun des
observateurs fit remarquer que le Plan dAction 21 devrait être
considéré comme une plate-forme de discussion, plutôt que comme
une "Bible" et quil devait y avoir une volonté plus marquée de
faire avancer les choses, en particulier, en raison du fait que
le Plan dAction 21 avait été rédigé dans un environnement
économique et politique différent. A titre dexemple, les
négociateurs à New York nont pas abordé la grande question de
la mondialisation de léconomie qui ne fait pas partie du Plan
dAction 21. Le secteur privé est devenu un agent majeur du
changement, mais les négociateurs à la SE/AGNU sont restés
lourdement attachés à des discussions focalisées sur lAPD,
plusieurs participants du G-77 estimant que les tendances de
lAPD constituent la balise permettant de mesurer le succès ou
léchec de la Session Extraordinaire et de la mise en uvre du
Plan dAction 21. De leur côté, les délégations du Nord
nétaient pas venues à la SE/AGNU prêts à reconnaître les
préoccupations liées aux flux du capital privé, y compris la
manière dont leurs potentialités pourraient être mises au
service du bien, des challenges institutionnels, de la capacité
des nations Unies à suivre et à évaluer les changements rapides
intervenant dans les pays dont la croissance est largement due
au secteur privé. Le résultat est un débat gelé du point de vue
politique, alors que le monde réel continue à évoluer de jour en
jour.
Dun point de vue réaliste, lapproche du Plan dAction 21 en
matière de finance, a besoin dêtre élargie à la mondialisation
pour englober des sujets tels que les liens entre le commerce et
environnement, la responsabilité des entreprises, le suivi des
activités des entreprises, et lidentification des problèmes que
la croissance du secteur privé narrivera jamais à résoudre.
La question des mécanismes financiers novateurs pour le
développement durable semble, elle aussi, avancer lentement. Un
grand nombre de symposiums, dateliers et de groupes de travail
intergouvernementaux et non gouvernementaux ont été tenus sur la
question des mécanismes novateurs, au cours des cinq dernières
années, et de nombreuses propositions ont fait surface. Lune de
ces propositions qui fut à la une à la SE/AGNU, était celle de
linstauration dune taxe sur les combustibles de laviation. Au
début de la Session Extraordinaire, certaines ONG suggérèrent
que lacceptation de la proposition de lUE préconisant cette
taxe, constituerait lun des indicateurs les plus importants de
la volonté politique pour une action novatrice en faveur du
développement durable. Daprès certaines estimations, une telle
initiative permettrait de mobiliser entre 2 et 3 milliards de
dollars. Lidée de lUE est dutiliser cette taxe pour aider à
établir dans lesprit du public un lien entre les options du
transport et le développement durable, notamment pour la
promotion de la protection de lenvironnement. En fin de compte,
les gouvernements devaient adopter une approche conservatrice et
lUE dut se contenter dun texte appelant à la poursuite des
études dans les fora appropriés, y compris au sein de
lOrganisation Internationale de lAviation Civile, sur
lopportunité dun recours à des instruments économiques pour la
maîtrise de limpact négatif de laviation sur lenvironnement.
La référence à la taxe sur les combustibles de laviation fut
reléguée à une note en bas de page. LUE est toutefois en train
détudier la possibilité de mettre en application cette taxe à
lintérieur de ses frontières.
LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES: La volonté douvrir la Convention
sur les Changements climatiques à la signature au Sommet de la
Terre de Rio donna aux gouvernements la volonté politique de
pousser les négociations vers une conclusion douce amère en
1992. De même, certains gouvernements et certaines ONG auraient
souhaité utiliser le "Sommet de la Terre +5" pour élever le
profil politique des négociations en cours, renforcer la
Convention et pousser les pays industrialisés à sengager à des
objectifs et des calendriers précis pour les réductions des
rejets de gaz à effet de serre. La SE/AGNU nétait pas mandatée
à prédéterminer les résultats de la CdP-3, mais compte tenu du
degré dattention investi dans les déclarations de haut niveau,
de la ferveur des discussions officieuses et des positions
inchangées, les délégués semblaient être tout à fait conscients
que le monde les suivait de près.
Les observateurs avancèrent un éventail de commentaires, allant
de la consternation à la satisfaction, alors quaucun changement
remarquable ne put être constaté dans les positions et dans
calendriers proposés. Les USA mirent laccent sur les budgets
nécessaires, sur la participation de tous les pays, et, avec
lappui fréquent de lAustralie, sur la nécessité de la
flexibilité au niveau de la mise en uvre.
LArabie Saoudite, lIran et le Venezuela insistèrent sur le
besoin de tenir compte de leffet économique des mesures de
réponse sur les pays en développement.
Certains supporters de la CCCC furent surpris de voir le Japon,
qui est loin dêtre la plus directe des délégations, chercher à
bloquer le consensus en faveur dune déclaration forte. Dautres
arguèrent quen réalité il ny avait pas de consensus à bloquer
et que le Japon, conscient de son statut dhôte, sembla
déterminé à sassurer que la SE/AGNU ne porte pas préjudice aux
résultats de la CdP-3 et ne prépare pas le terrain à léchec des
négociations de Kyoto en Décembre prochain.
LES FORETS: Le consensus réalisé en faveur de létablissement
dun forum intergouvernemental sur les forêts fut décrit par
certains participants comme étant "lunique résultat positif de
la SE/AGNU". Quune décision concrète ait pu être prise sur les
forêts, contrairement à ce qui sest produit avec dautres
sujets, tels que les changements climatiques ou la
désertification, est dû au simple fait que la Session
Extraordinaire a jusque là constitué le principal forum des
prises de décisions multilatérales dans ce domaine.
Les forêts avaient été le sujet de quelques unes des
négociations les plus acrimonieuses du processus de la CNUED.
Sur la route de Rio, certains pensaient que la Déclaration sur
les Principes Forestiers était dans un tel désordre, avec ses 73
paires de crochets, quaucun accord ne pourrait être adopté.
Après une très longue session nocturne à Rio, le consensus fut
réalisé, mais toutes les Parties impliquées devaient quitter le
Sommet de la Terre profondément insatisfaites. En dépit de
laccord sur le libellé, le dialogue Nord-Sud sur les forêts
avait essuyé alors un coup potentiellement irréparable.
Les discussions sur les forêts, dans les premières années qui
ont suivi Rio, étaient extrêmement fragmentées avec une
prolifération dinitiatives à lactif des gouvernements, des
organismes internationaux et des ONG mais très peu de
coordination. Létablissement de lIPF sous les auspices de la
CDD en 1995 servit à mettre un peu dordre dans ce chaos, en
termes à la fois institutionnels et conceptuels, à travers la
concentration du débat multilatéral sur tout un ensemble de
questions forestières, au sein dun seul et même forum.
Avec la conclusion de lIPF qui a engendré des piles
dinformations générales et plus de 100 recommandations
dactions, la question qui domina les débats à la SE/AGNU était
celle de savoir quelles sont les étapes à venir. Mais alors que
lopportunité dune Convention restait une question intraitable,
le débat sur les forêts fut mené dans une atmosphère bien moins
hostile ici que ce ne fut le cas à Rio.
Il y eut un sentiment de soulagement partagé, lorsque la
décision consensuelle détablir un Forum fut réalisé, même si
les points de vue sur le contenu de cette décision et son
incidence sur la gestion durable des forêts demeurent
profondément divergents. Ceux qui étaient en faveur de
négociations dans limmédiat exprimèrent leur déception de voir
ainsi perdue lopportunité denvoyer un signal clair au monde
entier et dengager des actions juridiques contraignantes en
faveur de la gestion et de lutilisation durables des forêts.
Ceux qui nétaient pas prêts à discuter dengagements juridiques
contraignants, soulignèrent pour leur part, quil nexistait
aucune conception claire quant au tenants et aboutissants de
léventuelle convention, et que même ceux qui sont en faveur de
cette option, ont des vues différentes sur le sujet. Par contre,
il fut noté que lIPF avait seulement commencé à aborder des
sujets extrêmement complexes, et que ce processus avait besoin
dêtre poursuivi. Le résultat pour la gestion forestière durable
est un enjeu qui dépendra du point de savoir si le Forum
parviendra à réaliser réellement la mise en uvre des
recommandations de lIPF ou sil savérera, pour 3 ans encore,
un parloir pour ressasser des débats plus vieux que Rio.
LA DECLARATION POLITIQUE: Dans le processus préparatoire de Rio,
la "Charte de la Terre" était supposée être la principale
déclaration politique attendue du Sommet de la Terre. Les
négociations sur la Charte de la Terre lors du PrepCom IV,
lorsque le Président du Groupe de Travail III introduisit un
projet de texte, le moins quon puisse dire, trop tôt dans le
processus, avant même que les délégués naient pu exprimer
suffisamment leurs positions. A la fin, le Président du PrepCom,
Tommy KOH sauva le processus, moyennant de longues consultations
et, à loccasion, une attitude peu diplomatique. Le résultat fut
la Déclaration de Rio sur lEnvironnement et le Développement.
Dans le processus préparatoire de la SE/AGNU, au contraire, la
Déclaration politique na pas bénéficié de cette fortune. En
effet, cette déclaration rendit lâme à la SE/AGNU, lorsquun
certain nombre de ministres demandèrent au Président de
lAssemblée Générale, RAZALI Ismail, de mettre fin aux
délibérations présidées par le Président de la GC, Mostafa
TOLBA. Le dilemme créé par lélaboration de cette déclaration
politique fut exprimé par un participant proche de Secrétariat,
lorsquil fit observer que si la déclaration devait être un
simple résumé des points daccord du programme de la Suite de la
Mise en uvre du Plan dAction 21, elle serait bien superflue.
Si elle devait déborder le texte du Programme principal, il
allait être difficile de prendre tout le monde à bord. Certains
étaient davis que dautres facteurs ont contribué à la mort de
la déclaration politique, lun deux étant la manière dont le
Président TOLBA et le Vice-Président Monika LINN-LOCHER ont mené
les consultations initiales et répondu aux sérieuses questions
de procédure posées à la fin de CDD-5.
Le rôle de TOLBA a été identifié comme lun des facteurs ayant
contribué à leffondrement des négociations sur la déclaration
politique, même si en fin de compte, cest labsence dun accord
qui a fait dérailler le processus. Lun des participants déclara
que plusieurs actions à linitiative de TOLBA étaient perçues
avec un manque de confiance dès le début, en particulier par
certains membres du G-77.
Certains observateurs pensent que si TOLBA avait à la CDD-5,
accordé aux délégués un peu plus de temps pour formuler
officiellement leurs positions initiales concernant la
déclaration politique, avant que lui ou LINN-LOCHER ne
soumettent le premier projet de texte, les délégués auraient
sans doute eu un plus grand sentiment dappartenance au
document. Bien que TOLBA ait tenu des consultations sur la
déclaration politique, et à la CDD-5 et durant la période
intérimaire, la réalité est que les délégués nont pas
loccasion de présenter leurs commentaires officiels sur quoi
que ce soit, jusquaux négociations qui se sont déroulées la
semaine qui a précédé la SE/AGNU. Il était alors trop tard.
Par contre, les pays ayant la langue Française en partage, ont
réussi à conclure leur propre déclaration ministérielle. Les
observateurs se félicitèrent de sa focalisation, de son contenu
et de sa concision. Elle renferme notamment des références à la
nécessité dun rôle important pour les femmes à tous les niveaux
des processus décisionnels, à la contribution innovante des ONG
et à la mise en uvre du développement durable à léchelle
locale.
LE ROLE DES PRINCIPAUX GROUPES SOCIAUX: Dun point de vue
institutionnel, il y a un domaine où de grands progrès sont
intervenus depuis Rio. Durant le processus préparatoire de la
CNUED et à Rio, les ONG avaient bénéficié dun accès limité aux
délégations et aux négociations. Lors du PrepCom IV de la CNUED,
on a même vu les agents de sécurité des Nations Unies devant la
porte des salles de conférences pour interdire aux ONG laccès
aux consultations officieuses. Grâce au travail de la CDD et
dautres conférences tenues depuis 1992, les ONG ont réalisé de
grandes avancées dans laccès et dans linfluence des
délibérations. De ce point de vue, la SE/AGNU marqua une étape
majeure. En effet, pour la première fois, les ONG et les
principaux groupes sociaux se tinrent côte à côte avec les Chefs
dEtats et de Gouvernements pour sadresser à la Session
Extraordinaire de lAssemblée Générale et furent également
autorisés à assister à des consultations de niveau ministériel.
La doigté extraordinaire et lhumour singulier du Chef de
lUNED-UK, Derek OSBORN, ancien fonctionnaire, aujourdhui
représentant dune ONG, qui parla avec profusion de la
contribution des ONG. Les délégués rendirent hommage à M. OSBORN
pour son habilité dans la conduite des négociations sur
plusieurs questions difficiles dans le Groupe de Travail chargé
des Questions Sectorielles. La qualité de certaines propositions
parmi les plus pratiques et les plus saillantes - celles
concernant le panel sur les finances et la taxe internationale
sur les combustibles aéronautiques - est également à lactif des
ONG.
Le rôle clé des ONG fut reconnu dans la réunion entre les ONG et
le Premier Ministre Britannique, Tony BLAIR. Commentant la force
de lengagement pour les changements climatiques dont il avait
fait montre lors de son discours de lundi, BLAIR déclara que
"cétait là la part aisée. Cest au ONG maintenant de soutenir
ces efforts". Cette volonté de prendre les ONG à bord pour
maintenir la pression et mobiliser lopinion publique à se
préparer à de grande mesures politiques en matière de changement
climatique fut également évoquée dans le discours du Président
des Etats-Unis, Bill CLINTON, lorsquil annonça la Conférence de
la Maison Blanche et affirma que "nous devons dabord convaincre
le peuple Américain et le Congrès que le problème des
changements climatiques est réel et immenses".
QUELLES SONT LES ETAPES A VENIR?: Alors quapprochait la fin de
la 19ème Session Extraordinaire, de nombreux délégués et
observateurs se demandaient si la réunion pouvait être
considérée comme une réussite. Cest sans doute le Président de
lAssemblée Générale RAZALI Ismail qui, dans sa déclaration de
clôture à la Plénière, a le mieux exprimé la réalité de ce
second Sommet de la Terre. Il présenta léchec des efforts des
délégués dans la préparation dune déclaration politique "à
usage médiatique" des Chefs dEtats, dans un message, en lui
même, positif: Il ne sagissait pas de "paperasser" sur les
fissures du "partenariat mondial" pour le développement durable
pour présenter les choses sous un jour meilleur que celui qui
est le leur en réalité. Cétait lheure de procéder à une
évaluation sobre et une reconnaissance honnête que les progrès
en matière de mise en uvre du développement durable restent
insuffisants", et le moment de reconnaître les énormes
difficultés à dépasser les intérêts incrustés et de court terme,
et ouvrir la voie à la prise dengagements concrets pour des
objectifs précis et des programmes englobant le monde entier.
Comme le rappela RAZALI dans son commentaire, lhonnêteté de
lévaluation fut en elle-même un résultat et sans doute même le
résultat le plus important de la Session Extraordinaire: "les
grands espoirs" suscités à Rio sont entrées en collision avec la
Realpolitik de la diplomatie New-Yorkaise, au siège de lONU.
Néanmoins, la SE/AGNU a élevé le profil politique du
développement durable et le travail de la Commission du
Développement Durable à des niveaux encore jamais atteints
depuis 1993. Le vrai challenge maintenant pour les gouvernements
et les ONG, consiste à engranger les acquits et à essayer
davancer de nouvelles initiatives aux niveaux local, national
et international. Le seul point sur lequel il y a eu consensus
immédiat, était que beaucoup de travail reste encore à faire
avant que le développement durable ne devienne une réalité de
tous les jours.
CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES: Les prochaines
sessions des organes subsidiaires auront lieu à Bonn du 28
Juillet au 7 Août 1997, à lHôtel Maritim. Le SBSTA, le SBI et
lAG-13 se réuniront du 28 au 30 Juillet et se retrouveront
probablement de nouveau la semaine suivante. LAGBM commencera
le jeudi 31 Juillet. Les organes subsidiaires sont prévus de
tenir de nouvelles réunions du 20 au 30 Octobre 1997 à Bonn,
dans un lieu qui reste à déterminer. Tous les organes
subsidiaires, à lexception de lAG-13, sont programmés pour la
réunion dOctobre.
La troisième Conférence des Parties se déroulera du 1er au 12
Décembre 1997 à Kyoto, au Japon. La CdP-3 attribuera
immédiatement lachèvement des décisions du processus du Mandat
de Berlin à une Grande Commission sessionnelle ouverte à toutes
les délégations. Les négociations politiques seront finalisées
dans un segment ministériel qui sera convoqué du 8 au 10
Décembre et où sera adopté le texte final du protocole ou autre
instrument juridique.
Pour toute information concernant les réunions de la CCCC,
contacter le Secrétariat à Bonn, en Allemagne; tel:+49-228-815-
1000; fax:+49-228-815-1999; e-mail: secretariat@unfccc.de .
Consulter aussi la page daccueil de la CCCC au
http://www.unfccc.de et celle de lunit� dinformation sur les
conventions du PNUE au http://www.unep.ch/iuc.html.
CONVENTION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE: Le SBSTA-3 se tiendra �
Montr�al du 1er au 5 Septembre 1997. La r�union du Groupe Ad Hoc
sur la Biodiversit� (BSWG-3) est pr�vue du 13 au 17 Octobre 1997
� Montr�al. Parmi dautres r�unions li�es � la CDB: une r�union
r�gionale Am�rique Latine et Cara�bes sur le M�canisme de
D�ploiement de lInformation, programm� pour Juillet en Colombie
et un atelier sur la mise en uvre de lArticle 8(j) (savoir
traditionnel) pr�vu du 10 au 14 Novembre 1997 dans un lieu qui
reste � fixer. La CdP-4 est pr�vue du 4 au 15 Mai 1998 �
Bratislava, en Slovaquie. Pour plus dinformation contacter le
Secr�tariat de la CDB, World Trade Center, 413 St. Jacques
Street, Montr�al, Qu�bec, Canada H2Y IN9; tel: +1 514 288 2220;
fax: +1 514 288 6588; e-mail: biodiv@mtl.net . Consulter aussi
http://www.biodiv.org .
CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION: La session de
reprise du CIND-10 est pr�vue du 18 au 22 Ao�t 1997 � Gen�ve. La
CdP-1 est programm�e du 29 Septembre au 1er Octobre 1997 � Rome.
Pour plus de renseignements, contacter le Secr�tariat de la CCD,
Geneva Convention Center, 11/13 Chemin des An�mones, CH-1219
Ch�telaine, Gen�ve, Suisse; tel: +41 22 979 9419; fax: +41 22
979 9030/31; e-mail secretariat@unccd.ch . Essayer aussi le site
WWW du CIND au http://www.unep.ch/incd.html .
PROTOCOLE DE MONTREAL: La r�union pr�paratoire de la Neuvi�me
Conf�rence des Parties du Protocole de Montr�al est pr�vue du 9
au 12 Septembre 1997 � Montr�al. Elle sera suivie par la
Neuvi�me R�union des Parties du 15 au 17 Septembre. Pour plus
dinformation contacter le Secr�tariat de la Convention de
Vienne et du Protocole de Montr�al, P.O. Box 30552, Nairobi,
Kenya; tel: +254 2 62 1234/62 3851; fax +254 2 52 1930; e-mail:
ozoneinfo@unep.org . Consulter aussi
http://www.unep.org/unep/secretar/ozone/home.htm .
ONZIEME CONGRES MONDIAL SUR LES FORETS:Ce congr�s, sous le th�me
de "Forestry for Sustainable Development Toward the 21st
Century" se tiendra du 13 au 22 Octobre 1997 � Antalya en
Turquie.
Le programme technique est structur� en 7 principaux domaines
qui suivent lordre des 7 crit�res de base de la gestion
foresti�re durable examin�s par les diff�rents processus en
cours (Montr�al, Helsinki, Tarapoto etc.
). Pour plus
dinformation, contacter: Mesut Y. Kamiloglu, Ministry of
Forestry, Ataturk Bulvari 153, Ankara, Turkey; tel: +90 312
4177724; fax: +90 312 4179160; e-mail: obdi-f@servis.net tr ou
Luis Santiago Botero, FAO, Forestry Department, tel: +396/5225
5088; fax: +39 6/5225 5137; e-mail: luis.botero@fao.org. Essayer
aussi http://www.fao.org/waicent/faoinfo/forestry/wforcong/.
CONSENTEMENT INFORME PREALABLE: La quatri�me session du CIN pour
l�laboration dun instrument juridique contraignant
international pour lapplication de la proc�dure du consentement
inform� pr�alable pour certains produits chimiques dangereux,
dans le commerce international (CIN-4) se tiendra � Bruxelles du
20 au 24 Octobre 1997. Une conf�rence diplomatique pr�c�d�e par
une courte session pr�paratoire du CIN est envisag�e pour
D�cembre 1997, � Rotterdam, aux Pays-Bas. Lors de sa derni�re
r�union, le Conseil dAdministration du PNUE a adopt� une
d�cision appelant � lach�vement des n�gociations sur laccord
p�riodique contraignant, dici la fin de lann�e 1997. Pour plus
dinformation, contacter: UNEP Chemicals (IRPTC); tel:+41 22 979
9111; fax: +41 22 797 3460; e-mail: IRTPC@unep.ch .
CONVENTION DE BALE: La Quatri�me Session de la Conf�rence des
Parties de la Convention de B�le sur les D�chets Dangereux est
pr�vue � Kuala Lumpur (Malaisie) du 6 au 10 Octobre 1997. Pour
plus dinformation, contacter: I. Rummel-Bulska, Basel
Secretariat; tel: +41 22 979 9213; fax: +41 22 797 3454; e-mail:
sbc@unep.ch . Consulter aussi lUnit� dInformation du PNUE sur
les Conventions au http://www.unep.ch/iuc.html.
CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LE DROIT DE LA MER:
LInternational Seabed Authority (ISBA) tiendra sa troisi�me
session de reprise du 18 au 29 Ao�t 1997 � Kingston (Jama�que).
La premi�re session de reprise de la Commission sur les Limites
du Plateau Continental se tiendra du 2 au 12 Septembre 1997. La
Huiti�me R�union des Etats Parties de la Convention des Nations
Unies sur le Droit de la Mer (UNCLOS) se tiendra du 18 au 22 Mai
1998. Pour plus dinformation, contacter: doalos@un.org ou
consulter http://www.un.org/Depts/los .
COMMISSION MONDIALE INDEPENDANTE SUR LES OCEANS: La Commission
Ind�pendante sur les Oc�ans tiendra sa cinqui�me session � la
Ville du Cap en Afrique du Sud du 11 au 14 Novembre 1997, et sa
sixi�me session � Lisbonne au Portugal, en Juillet 1998
parall�lement � EXPO98. "Les Oc�ans: H�ritage de lAvenir". La
Commission cherche � attirer lattention sur les questions li�es
au d�veloppement des oc�ans et lencouragement des r�gimes qui
sy rapportent dans le cadre de lUNCLOS. Pour plus
dinformation, contacter le Secr�tariat � Gen�ve; tel: +41 22
710 0711; fax: +41 22 710 0722; e-mail:
secretariat@worldoceans.org .
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