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La Sixième Conférence des Parties (CdP-6) de la Convention-Cadre sur les Changements Climatiques (CCCC)
à La Haye, aux Pays-Bas, 13 - 24 novembre 2000

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Evénements spéciaux du lundi , 13 novembre

LA CEREMONIE DE BIENVENUE

La Sixième Conférence des Parties (CdP-6) de la Convention-Cadre sur les Changements Climatiques (CCCC) et les treizièmes sessions de ses organes subsidiaires se sont ouvertes lundi 13 novembre à La Haye, aux Pays-Bas. Les délégués se sont réunis, le matin, pour la cérémonie de bienvenue. Puis, suivi l'ouverture de la Plénière de la CdP-6 durant laquelle Jan Pronk, ministre néerlandais de l'habitat, de la planification territoriale et de l'environnement, devait être élu Président de la CdP-6. Les participants devaient ensuite se pencher sur les questions d'organisation, adopter l'ordre du jour de la réunion et entendre des déclarations d'ordre général données par un certain nombre de délégués.Les treizièmes sessions des organes subsidiaires de la CCCC reprirent en fin d'après-midi dans une session conjointe consacrée à l'examen des effets adverses, des mécanismes du Protocole, du régime de mise en conformité aux obligations, et du renforcement des capacités. L'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA) se réunit en nocturne pour aborder un certain nombre de points à l'ordre du jour, notamment ceux ayant trait à la question d'utilisation des sols, changements intervenus dans l'utilisation des sols et foresterie (LULUCF), aux lignes directrices relevant des Articles 5 (questions méthodologiques), 7 (communication des données) et 8 (évaluation des informations) du Protocole, et au thème des politiques et mesures. L'Organe 
Subsidiaire de Mise en Oeuvre (SBI) devait plancher, pour sa part, sur les questions d'organisation, les communications nationales, le mécanisme de financement, et les questions administrative et 
financières. Par ailleurs, des groupes de contact ont été tenus pour débattre des mécanismes et du transfert des technologies.

  Photo ci-dessus (de gauche-de droite): UNFCCC Executive Secretary Michael Zammit Cutajar, Queen Beatrix of the Netherlands, and UNEP Executive Director Klaus Töpfer

Couverture Photo de la CdP-6

 


Le Président désigné de la CdP-6, Jan Pronk, souhaita la bienvenue aux participants. Notant le "succès sans égal" réalisé par les négociateurs à Kyoto en parvenant à un accord sur des objectifs quantifiés en matière d’émission, l’orateur déclara que les participants aux travaux de la CdP-6 ont devant eux un défi encore plus grand à relever en parvenant à conclure un accord sur les instruments et les détails de la concrétisation de ces objectifs. Il indiqua que bien qu’étant les moins responsables des problèmes touchant aux changements climatiques, sont les moins pourvus en matière de ressort économique et auront à souffrir le plus de leurs conséquences dévastatrices. Reconnaissant les divergences importantes qui séparent les positions des pays sur les questions clés, il affirma que des compromis raisonnables étaient toutefois possibles à réaliser sur l’ensemble des sujets, et encouragea les délégués à prendre des décisions basées sur des principes, équilibrées et crédibles.

Enregistrement Real Audio de l’allocution d’ouverture de Jan Szyszko  1ère partie  2ème partie

Wim Deetman, Mire de la Haye, fit part de son espoir de voir sa ville devenir celle où se fera l’histoire du développement de la gestion du problème de l’évolution climatique. Il souhaita en particulier la bienvenue aux jeunes participants indiquant qu’il était important que leurs voix soient entendues. Les délégués devaient ensuite entendre clamer par la bouche de l’acteur néerlandais.

La Déclaration de bienvenue de Wim Deetman

 

Aus Greidanus, de courts quatrains sur les changements climatiques écrits par le poète national des Pays-Bas, Gerrit Komrij.

 

Dans un message enregistré en vidéo à l’adresse des délégués, le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, indiqua que la tâche consistant à réduire les émissions de gaz à effet de serre était énorme et qu’elle nécessitait un "changement radical." Il y affirma que le succès requérait un ensemble de règles crédibles, une nouvelle voie et un nouvel engagement en faveur du développement et un signal convainquant à la communauté du monde des affaires que la réduction des gaz à effet de serre est dans leur propre intérêt. Il attira l’attention sur le soutien exprimé, lors de récent Sommet du Millénaire, en faveur de tous les efforts qui doivent être fournis pour permettre l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto d’ici 2002.

 

Enregistrement Real Audio du message de Kofi Annan


Robert Watson, Président du Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution Climatique (GIEC), donna un bref aperçu sur l’état actuel des connaissances scientifique concernant le système climatique de la planète, soulignant le caractère vulnérable des systèmes écologiques et mettant en exergue l’impératif de réponses politiques et technologiques efficaces. Notant que les deux dernières décennies ont été les plus chaudes du siècle écoulé, il affirma que la question posée n’est plus celle de savoir si le climat est en train de changer en raison des activités humaines mais plutôt celle de connaître le degré de ces changements, leur vitesse et les endroits qui en seront les plus affectés. L’orateur situa l’augmentation prévue dans la moyenne des températures de la surface de la Terre, d’ici l’an 2100, entre 1.5oC - 6oC (quasiment le double des prévisions précédentes du GIEC), laquelle sera accompagnée par une �l�vation des niveaux des mers et un accroissement de la fr�quence et de la magnitude des effets d�El Nino, et souligna les implications n�gatives de ces bouleversements sur les ressources d�eau, sur l�agriculture, sur les �cosyst�mes naturels et sur la sant� humaine.

Enregistrement Real Audio de l�expos� de Robert Watson
1�re partie  2�me partie

LA PLENIERE INAUGURALE

Projection de diapositives au cours de l�ouverture officielle de la CdP

Jan Szyszko, Pr�sident de la CdP-5, ouvrit les travaux de la CdP-6 d�clarant qu�il �tait possible de parvenir � un accord permettant une entr�e en vigueur du Protocole avant fin 2002, mais que nombre de difficult�s devaient d�abord �tre r�solues. Il exprima sa gratitude � l�endroit de ceux qui lui avaient apport� leur aide durant sa pr�sidence..

La D�claration de bienvenue de Jan Szyszko

Jan Pronk, Ministre N�erlandais de l�Habitat, de la Planification Territoriale et de l�Environnement fut �lu Pr�sident de la CdP-6. Il r�affirma son engagement � s�assurer que l�int�r�t de l�ensemble des d�l�gations puisse �tre servi par la CCCC.


Le Secr�taire Ex�cutif de la CCCC, Michael Zammit Cutajar, attira l�attention sur les preuves expos�es par Robert Watson et souligna que le traitement des probl�mes de l��volution climatique ne devait pas �tre retard�. Il indiqua que les pays en d�veloppement doivent pouvoir se sentir soutenus dans leurs efforts visant � faire face aux changements climatiques et � leurs effets et que toutes les Parties se devaient de consid�rer le Protocole comme �tant un instrument m�ritant d��tre ratifi�. Il souhaita voir se concr�tiser des r�sultats tangibles d�s la premi�re semaine de la CdP-6 pour permettre aux accords politiques d��tre sell�s d�ici le milieu de la semaine prochaine, et aux travaux de r�daction techniques de pouvoir s�effectuer avant la cl�ture de la r�union.

Enregistrement Real Audio de la d�claration d�ouverture de Michael Zammit Cutajar

Le NIGERIA, au nom du G-77/CHINE, d�clara que les discussions de la CdP-6 devaient �tre bas�es sur l��quit� et la justice. Notant que nombre de Parties vis�es � l�Annexe n�ont pas honorer leurs engagements relevant de la CCCC tant au niveau de la r�duction des �missions qu�� celui du transfert des technologies et de l�assistance financi�re, l�orateur indiqua que son groupe rejetait la proposition avanc�e par "un pays important de l�Annexe I" soumettant la mise � disposition de l�aide financi�re aux pays en d�veloppement, � quelque forme d�engagement pour de nouvelles r�ductions d��missions, par ces derniers. Il encouragea la fourniture des financements � travers un m�canisme autre que le FEM.

La FRANCE, au nom de l�UE, souligna que l�action domestique doit constituer le principal moyen de la r�alisation des engagements des pays industrialis�s.

 
Couverture Photo de la CdP-6

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