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"L'Humanité ne nous le pardonnera pas, si nous
venions à échouer" (Le Président de la CdP-5 de la CCCC)

C'est sur cette
mise en garde que le Président Jan Szyzsko (Pologne) a clos,
vendredi, les travaux de la cinquième Conférence de Parties de la
Convention-Cadre sur les Changements Climatique. La Conférence avait
été marquée par ce que le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael
Zammit Cutajar, a qualifié "d'ambiance d'optimisme inespéré". L'orateur
devait préciser que les Parties étaient désormais face à leur propre
'Challenge Y2K': nommément, la réussite de CdP-6 où les Parties
auront à adopter les décisions clés mandatées par le Plan d'Action
de Buenos Aires et à passer à une entrée en vigueur précoce du Protocole
de Kyoto.
Ministres et autres officiels de 166 gouvernements
ont conclu deux semaines de négociations centrées sur des décisions
importantes et un calendrier pour l'achèvement des détails en suspens
du Protocole de Kyoto de 1997, d'ici la CdP-6 prévue du 13 au 24
novembre 2000 à La Haye. Plusieurs pays, faisant écho à l'appel
lancé par le Chancelier Allemand, Gerhard Schröder, lors de la Plénière
d'ouverture, sont en train de chercher à obtenir une ratification
dans les meilleurs délais, si possible avant le dixième anniversaire
du 'Sommet de la Terre' (CNUED) prévue en 2002. La communauté des
ONG a, pour sa part, joué un rôle clé et un travail de lobbying
important auprès des gouvernements, à l'intérieur de leurs pays
respectifs et à la CdP, pour l'adoption de la date butoir de 2002.
La CdP de La Haye sera précédée par deux sessions d'une semaine
de pourparlers au sein des deux organes subsidiaires, du 12 au 16
juin et du 11 au 15 septembre. Chacune de ces sessions sera elle-même
précédée d'une semaine de discussions informelles et d'ateliers.
Dans
un commentaire, à l'issue de CdP, le Secrétaire Exécutif, Zammit
Cutajar, a déclaré que l'atmosphère politique a été bonne -
mieux que prévue; que l'engagement des ministres à fait la différence
et qu'il y a eu quelques décisions techniques encourageantes; que
le protocole n'entrera en vigueur et ne deviendra juridiquement
contraignant qu'après sa ratification par au moins 55 pays, dont
des pays industrialisés Parties représentant au moins 55% du total
des émissions des pays industrialisés. A ce jour, 16 Parties seulement
- toutes issues du monde en développement - ont ratifié le Protocole.
Quatre-vingt-trois pays et l'Union Européenne ont entrepris l'étape
initiale d'ajouter leurs signatures à l'accord. .
Suite sur notre page des négociations du 5 novembre.
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