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CITES CdP-11
Photos et RealAudio du 22 mai
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Sixième journée de la CdP-5, les délégués se sont réunis, le matin, en séance Plénière pour entendre lecture des rapports sur les progrès réalisés par les Groupes de Travail et les déclarations des organisations internationales, et procéder à l'examen des décisions pour adoption. Après la Plénière, le Groupe de Travail I (GT-I) s'est réuni pour traiter des thèmes des espèces exotiques et de l'initiative mondiale pour la préservation des plantes. Le Groupe de Travail II (GT-II) s'est penché, pour sa part, sur les questions d'identification, de suivi et d'évaluation, et sur les indicateurs, ainsi que sur le thème de l'éducation et de la conscientisation du grand public. Des groupes de contact sur l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages (APA), sur l'Article 8(j), sur la biodiversité agricole et la biodiversité forestière ont tenu des séances de travail nocturnes.


LA PLENIERE
Le Président de la CdP-5, Francis Nyenze (Kenya), ouvrit la Plénière en faisant remarquer que la CDB avait été adopté à cette date et dans ces lieux mêmes en 1992.
LE NOUVEAU PRESIDENT DU SBSSTA: Dr Jan Plesnik du Ministère Tchèque de la Préservation de Nature, désigné par la Slovénie, au nom de l'Europe Centrale et de l'Est, a été endossé en Plénière en tant que Président de la SBSTTA-7 et de la SBSTTA-8. Plesnik [à gauche] recevant les félicitations du Président sortant de la SBSTTA-5 et de la SBSTTA-6, Christian Samper (Colombie).
LA PLENIERE: L'ETAT D'AVANCEMENT DU PROTOCOLE DE BIOSECURITE

Le Président de la CdP-5, Nyenze et Ambassadeur Philémon Yang (Cameroun, à gauche ), Président du Comité Intergouvernemental pour le Protocole de Carthagène (CIPC), introduirent, pour adoption, le rapport sur l'état d'avancement du Protocole de Biosécurité et le plan de travail du CIPC (UNEP/CBD/CBD/5/L.2).

L'ARGENTINE fit part de ses réserves concernant le plan de travail, soulignant que l'Article 18 (Manutention, Transport, Emballage et Identification) devait être abordé à la seconde réunion du CIPC. Elle souhaita voir le CIPC limiter son travail aux thèmes du renforcement des capacités, de l'échange d'information et du MEI.
Mettant en relief le fait que le mandat du CIPC était restreint aux travaux préparatoires, le MEXIQUE apporta son soutien en faveur de l'adoption du plan de travail
L'ETHIOPIE a déclaré qu'il n'était pas besoin de faire entrer les "fantômes de Carthagène et de Montréal" dans le Programme de Travail du CIPC.
La déléguée des ETATS-UNIS déclara que les produits pharmaceutiques devaient rester en dehors du plan de travail, étant donné qu'ils ne sont pas inscrits dans le champ d'action du Protocole, et requit des éclaircissements sur la sélection du Groupe d'Experts Techniques du MEI de biosécurité
LA PLENIERE: LES DECLARATIONS DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES
Mohammed El Ashry, le représentant du FEM, mit en exergue ses projets de biodiversité et ses nouveaux programmes intéressant la gestion des écosystèmes et l'agrobiodiversité, et offrit l'assistance du FEM dans la mobilisation de ressources financières additionnelles. L'orateur fit noter, par ailleurs, une initiative, récemment approuvée, en matière de renforcement des capacités, élaborée en coopération avec le PNUD dans les domaines de la biodiversité, des changements climatiques et de la lutte contre la dégradation des sols.
Jorge Illueca, UNEP, au nom du SECRETARIAT de la CITES souligna l'importance de l'amélioration de la coopération entre la CITES, la CDB et d'autres conventions ayant rapport avec la biodiversité. L'orateur rapporta que lors que la récente CdP-11 de la CITES, les délégués ont endossé des propositions appelant à des synergies dans les domaines, entre autres, de la coopération scientifique et technique, de l'application, du renforcement des capacités et de la collecte des fonds.
Roberto Lenton, au nom du PNUD, nota son engagement continu en faveur de la mise en application de la CDB, mettant l'accent sur les activités menées dans les domaines de la biosécurité, des forêts et des populations autochtones. Le représentant mit également en relief les projets du FEM destinés à aider les pays à mettre en œuvre la CDB, notamment: le Programme de Soutien de la Planification pour la Biodiversité; le programme des ateliers nationaux de dialogue sur l'accès au financement; et le Programme des Petites Subventions.

Groupe de travail II : LES ESPECES EXOTIQUES
La COLOMBIE et le BRESIL introduisirent l'initiative pour la préservation des plantes, pour développement et examen à la CdP-6.
le NIGERIA, au nom du G-77/CHINE, et d'autres Etats apportèrent leur soutien à la proposition jointe et souligna l'importance des plantes médicinales.
La TANZANIE a soutenu l'adoption de lignes directrices intérimaires sur les espèces invasives et l'application du principe de précaution en tandem avec les communautés locales pour faire face au problème des invasions transfrontières d'espèces exotiques, l'une des causes premières de perte de la biodiversité entre les régions.

La SWISS a d�clar� que les �tudes de cas doivent �tre men�es � une �chelle r�gionale et a appel� � l'�laboration des d�finitions des termes exotiques, invasives et introduction.

Le KENYA a d�clar� que la CdP-5 doit prendre position contre les agents biologiques destin�s � la destruction des r�coltes et a appel� le FEM � soutenir les programmes de contr�le des esp�ces invasives.
La repr�sentante des ILES SALOMON a appel� �galement la CdP-5 � condamner toute tentative visant � �radiquer les esp�ces cultiv�es � l'aide de pathog�nes et autres agents biologiques capables de se comporter comme des esp�ces invasives. Elle a d�clar� par ailleurs que le renforcement de la prise de conscience au niveau local sur de tels agents et sur les esp�ces invasives, devrait constituer une priorit�.
La CHINE proposa le traitement de la question des OGM et de celle des g�notypes comme des especes exotiques potentielles

DANS LES ALLEES
Alors que les d�l�gu�s attendent l'arriv�e des ministres et la signature du Protocole, les fant�mes de Carthag�ne et de Montr�al �taient, pour ainsi dire, pr�sents dans leurs esprits tout au long de la discussion Pl�ni�re autour du plan de travail du CIPC. Plusieurs voix �taient, en effet, les m�mes que celles entendues lors des n�gociations de la table ronde sur la bios�curit�, et les questions d'identification et de documentation �taient les m�mes qui avaient conclu les n�gociations � Montr�al. Certains d�l�gu�s ont not� que de telles tensions �taient sans doute in�vitables dans un processus pr�paratoire suppos� faciliter la mise en �uvre du Protocole dans ses aspects centraux et ceux parfois pol�miques, sans pr�tendre �tre un processus de n�gociation proprement dit.

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