Les
délégués se sont réunis, le matin, dans
une brève Plénière, pour entendre la déclaration
du Vice-président de l'Ouganda, puis se sont retrouvés
dans les groupes de travail. Le Groupe de Travail I s'est réuni
dans la matinée puis de nouveau dans l'après-midi, pour
conclure l'examen du Papier du Président (A/CONF.199/PC/L.1).
Le Groupe de Travail II s'est réuni dans la matinée pour
poursuivre la considération du Papier du Président, et
le Groupe de Travail III s'est réuni de 16h30 à 18h pour
continuer l'examen du papier informel consacré au thème
de la gouvernance pour le développement durable.
Plénière
President
Salim et Andrey Vasiliev, DAES.
Spesioza
Wandira-Kazibwe, Vice-président de l'Ouganda, souligna
la nécessité d'une amélioration de la productivité
des ressources en terre et en eau, d'un renforcement du leadership
et de l'engagement politique, d'une bonne gouvernance, d'une responsabilisation
des acteurs sociaux, de la protection des forêts montagneuses
pour la sauvegarde de la qualité de l'eau, de technologies
et de programmes de recherche participatifs, et de documents applicables.
Groupe de travail I: éradication de la pauvreté
Le
JAPON a déclaré qu'il souhaitait voir les objectifs
et le calendrier retenu pour la fourniture des services énergétiques.
L'orateur a appelé à l'insertion d'un libellé
appelant à la promotion d'une baisse des taux démographiques
à travers des politiques nationales et internationales
en faveur du développement économique et social
et de l'environnement, mettant en exergue, en particulier, l'éducation
et la santé reproductive.
Le G-77/CHINE apporta son appui aux libellés appelant
à la mise en place d'un fonds de solidarité consacré
à l'éradication de la pauvreté, à
l'accès des exportations des pays en développement
aux marchés, et au programme "Education pour Tous".
.
L'UE
proposa l'insertion d'un chapitre séparé sur l'énergie
et, soulignant l'importance de l'accès aux services énergétiques
modernes, annonça le lancement et le financement d'une
nouvelle initiative dans ce domaine.
L'UICNappela au traitement du problème de la redistribution
des richesses.
Les
Coprésident Kiyotaka Akasaka (Japon) et Maria Viotti
(Brésil)
La
SUISSE
plaida pour la bonne gouvernance, y compris l'implication des femmes
dans les projets de partenariats et pour l'aide dans le domaine
des infrastructures d'approvisionnement de l'eau. La Suisse a mis
l'accent aussi sur la participation des pauvres dans les processus
décisionnels.
le Canada mit en exergue la parité des sexes et l'importance
d'une approche axée sur l'être humain dans les domaines
de l'agriculture durable et du développement rural.
La
FAO a mis en exergue la revue quinquennale du Sommet Alimentaire
Mondial (SAM+5) prévue en juin 2002, et a déclaré
que le programme d'action du SAM constituait un cadre approprié
pour le programme de mise en application du SMDD.
Groupe de travail I: changement des modes non viables
de consommation et de production
Le G-77/Chine introduit plusieurs nouvelles propositions sur,
entre autres, les décisions du Forum Intergouvernemental
sur la Sécurité Chimique.
L'Espagne, au nom de l'UE, a souligné la nécessité
d'examiner le lien entre la productivité économique
et l'intensité appliquée dans l'utilisation des ressources
pour sa réalisation, et a appelé à une séparation
entre développement économique et dégradation
des ressources environnementales. L'orateur a réitéré
le souhait de l'UE d'avoir un chapitre séparé sur
l'énergie.
Le délégué des Etats-Unis, souhaitant avoir
un intitulé plus positif pour ce chapitre, a suggéré
de le rebaptiser "promotion de modes viables de production
et de consommation."
Tuvalu a encouragé une certaine prudence dans la référence
aux combustibles et à l'énergie fossiles, craignant
qu'elle ne soit comprise comme une ré-interprétation
du Protocole de Kyoto.
La
Norvège déclara que l'impératif
de promouvoir des modes de production et de consommation viables
est applicable à tous les pays. Elle a appelé à
l'insertion d'une référence au principe 'pollueurs-payeurs"
dans le chapeau.
La HONGRIE a souhaité voir un accent plus prononcé
placé sur certains secteurs économiques ayant une
responsabilité dans les modes non viables de consommation
et de production, tels que celui de l'énergie. Le délégué
a suggéré de commencer par des actions de caractère
très général, comme celle consistant à
traiter de l'efficacité dans l'utilisation des ressources.
Il a aussi déploré le manque d'attention accordée
au secteur du tourisme.
La REPUBLIQUE
DE COREE proposa un libellé appelant à une réduction
progressive et une suppression des subventions préjudiciables
à l'environnement.
L'Australie
suggéra d'utiliser la formulation retenue dans les décisions
de la CDD-7, concernant les modes de production et de consommation.
La
FEDERATION DE RUSSIE s'opposa à l'insertion de références
spécifiques à des normes et objectifs dans le domaine
de l'efficience énergétique.
Groupe
de travail I: protection et gestion des ressources naturelles
de base du développement économique et social
Le
Bangladesh a appelé à l'insertion d'une référence
à un système de gestion participatif et inclusif au
niveau communautaire de base.
La Nouvelle Zélande s'opposa à un débat
autour de la levée du moratoire sur la pêche des
baleines. S'agissant du Protocole de Kyoto, l'orateur a plaidé
pour le maintien de la référence appelant à
sa ratification dans les meilleurs délais possibles. Il
s'est également opposé au libellé appelant
à la redistribution des terres.
Groupe de travail III: Sustainable Development Governance
La TURQUIE mit en relief la gouvernance à l'échelle
locale
Au sujet du papier du Vice-président, consacré
à la GDD, Nauru,
au nom du FORUM des ILES du PACIFIQUE, mit l'accent sur la coopération
régionale, les institutions et les mécanismes de gouvernance,
et les engagements englobant une aide au développement à
la fois transparente, efficace et responsable.
L'AFRIQUE DU SUD a déclaré que le débat
doit aborder la question de l'éradication de la pauvreté.
Le représentant a précisé que l'objectif
commun consistait à réaliser des processus décisionnels
basés sur des règles et a indiqué que le
rôle de la CDD devait être rehausser et qu'elle devait
être adéquatement financée.
Le délégué des Etats-Unis a décrit
sa vision concernant la CDD pour la période post-SMDD:
Elle ne doit engager des négociations de texte qu'une fois
tous les cinq ans et elle doit passer les quatre autres années
à s'occuper de la mise en uvre et des partenariats.
Le
Vice-président du Bureau, Lars-Göran Engfeldt (Suède),
présida cette session consacrée au thème
de la gouvernance pour le développement durable (GDD).
Répondant à des demandes d'explication formulées
par l'IRAN et par l'INDONESIE, Patrizio
Civili, Secrétaire Général Adjoint du DAES,
nota entre autres possibilités, le segment de dialogue
de haut niveau avec l'ECOSOC, les partenariats des Nations Unies,
et la session annuelle indépendante de l'ECOSOC.
TUVALU appela à placer un accent plus prononcé
sur la bonne gouvernance au niveau national.
La Norvège a requis que soient mises à disposition
davantage d'informations sur les implications de la mise en place
de nouveaux mécanismes de coordination inter-agences.
La BOLIVIE a fait part de ses réserves concernant
la direction générale prise par les discussions,
et a déclaré craindre de voir le débat actuel
déboucher sur une situation "où les affaires
continueront comme d'habitude."
Photos divers
Le Directeur
Général du ENB, Kimo Goree, et Calestous Juma, de
Université de Harvard.