Sommet Mondial sur le Développement Durable
Deuxième Comité Préparatoire (PrepCom-II)
New York, 28 jan- 8 fév 2002
 
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Mercredi 6 février:

La Plénière du matin prévue pour la poursuite de l'examen de la Liste des Questions et Propositions pour Discussion du Président a été annulée pour permettre la conduite de concertations régionales. L'après-midi, des séances parallèles ont été consacrées à un débat autour du rôle des media dans le développement durable et, dans une séance qui s'est poursuivie jusque dans la soirée, à la poursuite de commentaires sur la Liste du Président. Photo, de gauche à droite: Snuki Zikalala, South African Broadcasting Corporation, Afrique du Sud; Tim Hirsch, BBC, UK; Shashi Tharoor, Departement de l'InformationsUN; Jim Laurie, Star TV, Chine; Barbara Pyle, anciennement avec Turner Broadcasting, US; et Simone Duarte, Globo TV, Brazil.

Séance de discussion avec les média

James Laurie, Vice-président de News and Current Affairs, Star TV (Chine), fit remarquer que le terme développement durable est rarement prononcé à la télévision, car c'est "une locution sans signification pour la plupart des gens," même si bon nombre d'histoires comportent des éléments de ce thème.
 
Barbara Pyle, Ex- vice-présidente de l'Environmental Programming, à la Turner Broadcasting (Etats-Unis), mit en exergue les programmes qui présentent des gens vivant dans tel ou tel contexte plutôt que des thèmes d'ordre général, notant que moins de couvertures sont consacrées à Johannesburg qu'il n'y en avait pour Rio.
 
Simone Duarte, Chef du Bureau NewYorkais de Globo TV (Brésil), indiqua que le thème du développement durable est souvent couvert par la chaîne, sur un éventail allant des informations en prime time aux émissions consacrées aux problèmes environnementaux et jusque dans les feuilletons à l'eau de rose, et nota que les journaux d'informations sont conçus de manière différente aux Etats-Unis.
 
Dans le débat qui a suivi, Kimo Goree, de l'Institut International du Développement Durable, a posé la question de savoir pourquoi les représentants des nouveaux media n'étaient pas présents dans ce débat et a souhaité savoir ce que le DIP était en train d'entreprendre pour le soutien des nouveaux moyens d'information. Il a en outre précisé que le public n'attend plus qu'on lui livre l'information et que désormais, c'est lui qui va à sa recherche. Tharoor a répondu que les organisateurs auraient dû, sans doute, penser à inclure un membre des nouveaux media, mais qu'il pensait tout de même que les sources médiatiques traditionnelles étaient encore le plus communément utilisées.
 

L'Autriche a déclaré que les gouvernements n'ont peut-être pas fait leur travail en ne transmettant pas aux media les tenants et les aboutissants du développement durable. L'oratrice a mis l'accent sur les questions environnementales et a souligné que le développement durable portait sur les interconnexions entre les problèmes économiques, sociaux et environnementaux.

 
La représentante de Green Earth Volunteers (Chine) a demandé si une aide était prévue pour s'assurer de la participation des media des pays en développement au Sommet. Elle s'est également enquise de l'impact négatif qu'une mauvaise couverture de la question environnementale par les media pourrait exercer sur les moyens de subsistance de beaucoup.
 
A l'ouverture de la séance, le Modérateur Shashi Tharoor, du Département de l'Information Publique des Nations Unies, posa aux participants les questions suivantes: Comment les media peuvent- ils créer une prise de conscience et un enthousiasme pour le Sommet, si l'on reconnaît par ailleurs que le terme développement durable n'est pas ce qu'il y a de plus convivial? Comment les media devraient-ils apporter leur soutien à l'ordre du jour du développement durable? Les media s'intéressent-ils uniquement à la couverture des événements spectaculaires et des catastrophes et pas du tout au "journalisme aux épinards" - c'est à dire aux histoires bonnes pour vous.
 
Tim Hirsch, Senior Environmental Correspondent, BBC (Royaume-Uni), nota le risque posé par le 'spinach journalism'' qui prétend donner des leçons de comportement, et la confusion qui pourrait gagner les esprits autour du terme développement durable par l'inadvertance des média et l'inaction des gouvernements.
 
Snuki Zikalala, Executive Editor of News, à la South African Broadcasting Corporation (Afrique du Sud), parla de leur approche basée sur des émissions thématiques mensuelles consacrées à l'intérêt des êtres humains et qui couvre bien les thèmes du Sommet.
 
Jocelyn Dow, de la Women's Environment and Development Organization, demanda si les nouvelles agences étaient en train d'étudier leurs audiences par sexe et par tranche d'âge pour voir qui regarde quoi.  
 

La France a requis un calendrier pour la traduction des documents figurant sur le site web des Nations Unies, affirmant que cela était nécessaire pour la planification des activités médiatiques. Tharoor a assuré les délégués que la plupart des documents rendus publics étaient déjà traduits et que la traduction des documents de fond relevait de la responsabilité du DAES.
 
Un représentant d'ONG a plaidé pour l'avancement des associations de base locales en apportant le message du développement durable au commun des mortels, a appelé à un effort permettant d'assurer la continuité et a souligné que le processus de développement durable doit avoir priorité sur un événement particulier et ponctuel, comme le SMDD. Tharoor a encouragé les ONG à tirer des matériaux du site web des Nations Unies et de les traduire.
 

Closing comments:

Pyle a noté que le SMDD ne va pas être "facile à vendre", et qu'une certaine persévérance sera nécessaire pour obtenir sa couverture.

Laurie a anticipé que la phrase qui a le moins de chance d'être entendue d'ici l'an prochain sur les ondes est la suivante "et voici venue l'heure de notre émission vedette tant prisée - le développement durable." L'orateur a précisé que le genre qui sied le mieux aux sujets de développement durable est le documentaire, la rubrique des actualités ou les magasines. Il a ajouté qu'amener une équipe de télévision en Afrique du Sud pour enregistrer une réunion de chefs d'Etat ne produira pas pour autant une émission captivante et que de toutes les manières l'industrie médiatique ne disposait pas d'argent pour une telle couverture.

Hirsch a affirmé que plus l'ordre du jour du Sommet sera focalisé et concret, plus ce dernier aura de chance d'en entendre parler. Il a suggéré que les catastrophes écologiques sont l'occasion de montrer le lien avec des processus environnementaux de plus grande échelle.

 

Tharoor devait également donner un briefing sur les efforts fournis par le programme de
communication des Nations Unies pour la promotion du Sommet, signalant que de nombreux représentants de
media ont déjà fait part de leur intérêt et sont en train de s'informer sur les procédures d'accréditation au Sommet .
 

Liste des Questions et Propositions pour Discussion du Président


Les Vice-présidents du PrepCom, Lars-Göran Engfeldt (Suède) et Ositadinma Anaedu (Nigéria) coprésidèrent les débats.
 
Au sujet du financement, L'ESPAGNE, au nom de l'UE, mit en relief les ressources domestiques, comme étant les principales sources de financement pour le développement durable, les stratégies nationales de développement durable comme étant des instruments clés, ainsi que l'importance des mécanismes innovants.
Le MEXIQUE proposa l'intégration des considérations de développement durable dans les initiatives de promotion de l'investissement privé.
 
L'AFRIQUE ET LA DESERTIFICATION: L'AFRIQUE DU SUD, pour le G- 77/CHINE, appela à séparer le thème de la désertification du chapitre consacré à l'Afrique et à accorder une proéminence au Nouveau Partenariat pour le Développement Africain (NEPAD).
 
Le délégué des ETATS-UNIS appuya la proposition du G-77/Chine appelant à mettre en relief le NEPAD, plaida pour l'expansion de la production agricole et pour l'insertion d'une référence aux questions de santé publique posées pour l'industrialisation de l'Afrique, nota que la désertification est un problème mondial, et indiqua que le FEM devait être considéré comme "un," et non "le," principal mécanisme de financement pour la CCD.
 
Au sujet de la gouvernance pour le développement durable, l'ARGENTINE, au nom du G-77/CHINE, souligna l'importance d'une évaluation et d'une assignation de nouvelles fonctions à la CDD.
 

Logistique du SMDD

l'Afrique du Sud a donné un exposé exhaustif sur la logistique du SMDD (à droite) et sur l'effort quasi-surhumain fourni pour l'accueil de plus de 65,000 participants au Palais des Congrès de Sandton et autres sites annexes. L'oratrice a donné des indications sur les services et des facilités mises à la disposition des délégations et des ONG, les manifestations parallèles et les programmes culturels et sociaux. Les mesures de sécurité prises pour les chefs d'Etat et de gouvernement promettent d'être strictes et d'assurer en même temps au processus toute la transparence requise par les participants : joburgsummit2002.com

A gauche: Préparatifs pour le PrepCom-IV à Jakarta, 27 Mai-7 Juin, 2002. Pour de plus amples informations, visitez: www.pc-wssd.com

 

 

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