Sommet Mondial sur le Développement Durable
Deuxième Comité Préparatoire (PrepCom-II)
New York, 28 jan- 8 fév 2002
 
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Lundi 4 février:

Les délégués se sont réunis en Plénière, le matin, pour entendre la présentation de Jan Pronk, Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l'ONU auprès du SMDD, puis dans l'après-midi et dans la soirée, pour le Débat Interactif autour de la Liste des thèmes et des Propositions à Discuter élaborée par le Président au cours du week-end et ce, aux fins d'aider à l'élaboration du rapport du Président qui doit être examiné jeudi.. Photo: Jan Pronk, JoAnne DiSano, et the Président Emil Salim.

Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l'ONU auprès du SMDD

Ecoutez la déclaration de Pronk: partie A  partie B
 
Un délégué échangeant un mot avec Pronk, à la fin de la séance plénière du matin.
 

Le matin, au cours d'une brève séance Plénière, Jan Pronk, Ministre Néerlandais de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire et Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l'ONU auprès du Sommet Mondial sur le Développement Durable, expliqua sa mission et donna un aperçu sur ce qu'il a accompli et sur les réponses obtenues des différentes capitales. Pronk indiqua qu'il était principalement chargé d'obtenir des Chefs d'Etat et de Gouvernement de prendre part au Sommet, ainsi que de l'identification des attentes des dirigeants, de la sollicitation de leur engagement et de l'encouragement de la coordination des préparatifs au niveau national.

 
Introduction de la Liste des Thèmes et des Propositions à Discuter
Le Président du PrepCom, Emil Salim (Indonésie), introduisit la Liste des Thèmes et des Propositions à Discuter, devant être examinée par les deux Groupes parallèles de Discussion Interactive. Soulignant que l'exercice ne doit pas consister en des négociations mais, plutôt, en l'identification de choses qui manquaient et des choses qui avaient besoins d'être améliorées, Salim proposa, et les délégués approuvèrent, l'ajournement de la séance du matin pour permettre la tenue des consultations régionales autour de la Liste.
Extrait RealAudio
 
Venezuela, au nom du G-77/Chine, déclara que le regroupement des themes dans le document ne refleta pas celui de l'Agenda 21.
 
Attirant l'attention sur le processus en cours concernant la gouvernance environnementale internationale et les consultations autour de la gouvernance du développement durable, le délégué des Etats-Unis a fait noter que le thème de gouvernance nationale manquait à la liste et a affirmé que thème a besoin d'être traité.
 
Joanne DiSano, Directeur à la Division du Développement Durable, intervenant au nom du Secrétariat, a expliqué le lien entre le document du Président et le Rapport du Secrétaire Général.
   
 
Un membre du Secrétariat discutant des procédures avec le Président Salim
 
Le Président Salim avant le démarrage de la séance de l'après-midi.
 

Débat sur la Liste des Thèmes et des Propositions à Discuter

Une fois les consultations terminées, il a été décidé que les discussions seront menées en Plénière et non dans deux groupes de discussion groups.


A la demande du G-77/Chine, entre autres, on décida de supprimer l'intitulé des ensembles thématiques du projet de document.

 
Au sujet de la question d'un accord multilatéral sur la responsabilité mondiale du secteur de l'entreprise, le Canada a déclaré que cela devrait revêtir un caractère volontaire et qu'il devrait revenir aux pays individuels de réguler leurs entreprises.
    
L'ARABIE SAOUDITE nota que l'éradication de la pauvreté ne devait pas être liée uniquement au secteur de l'agriculture.
 
Le ZIMBABWE, au nom du G-77/CHINE, suggéra l'adjonction d'un libellé sur l'occupation étrangère, les conflits, les réfugiés, la disponibilité des denrées alimentaires, "l'adéquation" et l'accès à l'énergie.
 
L'ESPAGNE, au nom de l'UE, mit en exergue les domaines clés de la mondialisation: des institutions adéquates pour l'action et la gouvernance à l'échelle nationale; le commerce international; la répartition des profits de l'investissement extérieur direct; et la gouvernance environnementale internationale.
 
Le SAINT SIEGE nota le besoin d'un accès aux services sociaux, tels que la santé et l'éducation, et du renforcement des programmes existants, plutôt que du lancement de nouveaux programmes.
 
Le délégué des Etats-Unis a a déclaré que la liste du Président a manqué de mentionner que les pauvres ne sont pas pauvres à cause de la mondialisation mais parce que cette dernière n'est pas réalisée de manière plus importante. L'orateur a affirmé que les marchés ouverts sont le moteur du développement, s'est opposé au lancement de nouveaux accords multilatéraux et a apporté son appui à l'idée d'améliorer la mise en application de ceux déjà disponibles. Il a également fait objection à l'imposition davantage de régulations sur les entreprises.
 
Le Brésil, au nom du G-77/Chine, a déclaré que le Groupe a apprécié la décision du Président de supprimer les intitulés figurant dans le document. L'oratrice a indiqué également que le Groupe préférait encore la répartition des tâches proposée par le G-77/Chine mais qu'il travaillerait en se basant sur le document du Président.
 

Au sujet de la mondialisation, La Hongrie proposa d'attirer l'attention sur les questions transfrontalières et de traiter des synergies entre le Financement des processus du Développement et du SMDD.

 

Le Chili, au nom du G-77/Chine, a signalé que le paragraphe traitant du thème des Technologies d'Information et de Communication (TIC) était trop limité et que la référence au transfert des technologies y faisait défaut. L'oratrice a indiqué aussi que le Groupe n'était pas à l'aise avec le libellé appelant l'OMC à jouer un rôle plus complet en prenant des décisions globales en faveur du développement durable.
Le Zimbabwe, intervenant également au nom du G-77/Chine, a déclaré que la mondialisation ne concerne pas uniquement l'OMC et le commerce international, mais qu'elle porte aussi sur le financement, l'emploi et le transfert des technologie; et a souhaité voir le texte refléter cette diversité de sens de la mondialisation.

 
Le JAPON souhaita un accent plus prononcé sur le renforcement des capacités liées au domaine du commerce international, sur l'évitement de références spécifiques aux accords ou aux calendriers de l'OMC et s'opposa à toute référence à une responsabilité globale du monde de l'entreprise.
   
La CHINE souligna l'importance de l'accès des produits des pays en développement aux marchés et proposa l'insertion d'une référence au rôle des compagnies transnationales dans la mondialisation.

 

Le BRESIL déclara que la notion de compétitivité du développement durable manquait au document, que le texte ne doit pas donner l'impression que la mondialisation n'avait d'effets que sur les seuls pays en développement et que son rôle, pour les pays industrialisés, devait également être traité, mentionnant à titre d'exemple, l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre. L'orateur appela aussi à un libellé plus spécifique dans les références au "lancement" de divers programmes. Il indiqua par ailleurs: que les conclusions de la réunion régionale d'Amérique Latine et des Caraïbes n'étaient pas bien reflétées dans la Liste du Président; que les points faisant référence à l'agriculture durable devaient être regroupés; et que la pauvreté devait être abordée comme étant un thème intersectoriel.

 

SAMOA attira l'attention sur le programme de travail retenu, pour les petites économies, par la réunion de l'OMC à Doha et suggéra l'élaboration de la manière dont la pleine participation des pays en développement pouvait être rendue opérationnelle.
 
 

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